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  • « La vie passera comme un rêve » : autobiographie de Gilles Jacob, entre rêve et réalité

    citizen Cannes.jpgAlors que dans 15 jours aura débuté le 62ème Festival de Cannes et retentira à nouveau l’électrisante musique de Saint-Saens indissociable du festival, la fébrilité qui précède toujours le plus grand festival de cinéma au monde s’accroît peu à peu, pour ceux qui auront la chance d’y aller en tout cas, encore que… je me souviens, il y a 10 ans déjà, avant d’aller au Festival pour la première fois, et même bien avant, lorsque je suivais cet évènement avec la plus grande attention et avec une curiosité insatiable, de mon canapé alors ou dans les journaux de cinéma que je dévorais déjà, ce festival illuminait les mois de Mai les plus sombres.

     

    Cette fébrilité est pour moi à son comble cette année d’une part parce que le programme de cette 62ème édition est particulièrement réjouissant avec un nombre record de grands cinéastes (de grands auteurs dirait, à juste titre, Gilles Jacob), d’autre part parce que, pour de nombreuses raisons sur lesquelles je reviendrai ultérieurement, cette édition s’annonce pour moi particulièrement riche et palpitante.

     

    « La vie passera comme un rêve ». La phrase du titre de l’ouvrage de Gilles Jacob est aussi celle que pourraient s’approprier tous ceux qui veulent faire de leur passion une profession, une vie même. Faire que la vie passe comme un rêve. Ressemble à du cinéma, que l’un et l’autre se confondent dans un tango passionné. Et passionnant. Que la vie soit un tourbillon étourdissant comme l’est le Festival de Cannes tout comme il peut, parfois, aussi, être effrayant, ravageur, déstabilisant (mais l’étourdissement l’emporte toujours, la preuve : depuis 9 ans, ce rendez-vous cannois est pour moi incontournable).

     

    Même si vous n’êtes pas des habitués de la Croisette, vous connaissez forcément Gilles Jacob, cet homme à la silhouette longiligne, à l’élégance joliment surannée (tout comme l’est son écriture), au sourire imperturbable, au regard rassurant qui accueille les invités du Festival en haut des marches (ou descendant parfois jusqu’au parvis pour les accueillir, ce dont on apprend dans le livre qu’il s’agit là du privilège suprême).

     

    Plutôt que de n’évoquer que ce tourbillon étourdissant,  qui l’est évidemment d’autant plus pour lui qu’il en occupe les plus hautes fonctions depuis plus de trente ans, Gilles Jacob a eu la bonne idée d’y mêler sa propre histoire personnelle et notamment son enfance qu’il a en partie vécue caché dans un séminaire pour échapper aux nazis, après avoir échappé à une arrestation qui aurait probablement été fatale. Sa deuxième bonne idée est la construction de l’ouvrage, d’ailleurs très cinématographique, une (dé)construction judicieuse un peu à la Mankiewicz ou à la Orson Welles, un ouvrage assaisonné d’humour et d’autodérision à la Woody Allen dont Gilles Jacob est un fervent admirateur. La dernière bonne idée est de n’avoir pas céder à cette mode du déballage personnel sans pour autant que ce soit inintéressant ou convenu. Bien au contraire.

     

    Ce livre qui mêle astucieusement les lumières, souvent aveuglantes de la Croisette (mais par lesquelles il ne s’est jamais laissé éblouir sans pour autant en être blasé), et la mélancolie de l’enfance en apprendra beaucoup à ceux qui ne connaissent rien du festival et ravira encore davantage ceux qui le fréquentent.

     

    On imagine qu’il a dû être difficile de choisir entre la multitude de souvenirs qu’il a engrangés toutes ces années., de choisir ce qui devait rester dans l’ombre ou pouvait passer dans la lumière.

     

    Parmi les anecdotes les plus passionnantes :

     La concurrence avec la Quinzaine des Réalisateurs dont on comprend l’origine et la teneur. Son admiration pour les actrices, en particulier Juliette Binoche ; Isabella Rossellini ;  Jeanne Moreau qu’il définit comme sensuelle, intelligente, malicieuse , talentueuse ; Catherine Deneuve dont il rappelle la peur de parler en public (et qui avait eu l’immense modestie aussi de l’évoquer, lors de sa venue à SciencesPo ) mais là aussi l’intelligence et l’élégance ;  Isabelle Huppert qu’il a choisie comme présidente pour ce festival 2009 et dont deux phrases pourraient justifier le choix :« Je n’ai connu aucune actrice au monde ayant obtenu autant de sélections à Cannes » et « elle est à la fois au centre et à la marge. »  Comment Benigni aura le Grand Prix alors que son film ne correspond pas à la définition de ce prix qui est « un film qui manifeste un esprit de recherche et d’originalité. » Les démons attendrissants de Lars Van Triers. Que deux réalisateurs ont refusé la présidence : Carlos Saura et Andrzej Wajda. Son amitié pour Daniel Toscan du Plantier. Les caprices de certains politiques et, plus encore, de leurs entourages. Son émotion lors du cinquantième anniversaire. L’élégance imperturbable de Clint Eastwood, lors d’un tremblement de terre. Le pourquoi du pin’s star d’Alain Delon et son admiration, aussi, pour celui-ci. L’explication des trois récompenses attribuées à « Barton Fink » des frères Coen, l’année où Roman Polanski présidait le jury et les caprices d’enfant gâté de ce dernier. Le cyclone Depardieu, aussi talentueux qu’imprévisible. Les délibérations, les constitutions épiques des jurys. Les revirements de situations. Les tractations palpitantes et invraisemblables pour obtenir un film. Et autant de personnalités qui deviennent ici des personnages dont il dévoile le plus souvent une facette touchante, sans pour autant édulcorer leurs aspects les plus sombres, notamment ceux de Pialat dont il parle à de nombreuses reprises.  Et puis évidemment, le personnage principal : le cinéma qu’il sert si bien et que Cannes honore si bien depuis trente ans.

      

    Comme l’écrit Gilles Jacob : « Cannes n’est pas un paradis pour les âmes sensibles ». On imagine aisément (d’autant plus que je l’ai parfois constaté) la violence que peut parfois représenter une projection cannoise pour une équipe. Cannes ne connaît pas la demi-mesure dans la majesté comme dans la brutalité, dans le rêve comme dans le cauchemar, mais c’est aussi ce qui rend ce festival irrésistible et unique.

     

    C’est le livre savoureux d’un homme passionné (de cinéma, par les cinéastes, par son festival évidemment mais aussi par la vie), enthousiaste et enthousiasmant, qui mêle intelligemment, cinéma et réalité, son histoire et l’Histoire, et évidemment l’Histoire du cinéma, un homme doucement ironique, empathique, au regard sensible et aiguisé, pétri de cette inquiétude bien légitime, qui ne l’a pas quitté depuis la guerre, et qui fait qu’il a peut-être aussi toujours gardé ce regard d’enfant inquiet et curieux. Un homme   qui a l’humilité et l’élégance des grands. L’élégance de ne pas trop en dire. L’élégance de nous faire partager ce rêve. L’élégance de partager sa passion. L’élégance de faire passer les artistes et les films avant tout. L’élégance qui nous fait comprendre pourquoi Cannes est encore et toujours le premier festival de cinéma au monde. L’élégance mais aussi la folie des passionnés car, comme il le dit lui-même : « Il faut être vraiment fou pour continuer à relever ce défi : révéler, surprendre, faire rêver ». Gageons d’ores et déjà que ce Festival 2009 remplira à nouveau ce beau défi. Révéler. Surprendre. Faire rêver.   Un Festival 2009 qui, à n’en pas douter, à nouveau « passera comme un rêve ».

     

    Si je ne devais garder qu’un souvenir de Cannes, ce serait bien difficile, tant j’en ai déjà, même « seulement » après 8 éditions, mais ce serait peut-être la  mémorable soirée des 60 ans- voir mon article, mes photos et vidéos de cette soirée en cliquant ici- (dont il est dommage que Gilles Jacob n’ait pas parlé, peut-être dans un tome 2 ?), et un souvenir de Gilles Jacob, ce serait son hommage mémorable, ému et émouvant à Catherine Deneuve (voir mon récit ici) qu’il évoque d’ailleurs dans le livre.

     

     Rendez-vous sur  "In the mood for Cannes"  et sur « In the mood for cinema », du 13 au 25 mai, de l’ouverture à la clôture, des salles de projection aux soirées cannoises, pour en avoir le récit de ce 62ème Festival de Cannes.

     

    Sandra.M

  • Le programme de la Cinéfondation 2009

    Les films de la Cinéfondation 2009:

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    Giulia Barbera, Gianluca Lo Presti - IL NATURALISTA - 6’
    Federico Parodi et Michele Tozzi
    Centro Sperimentale di Cinematografia, Italie

    Dominique Baumard - LE CONTRETEMPS - 39’
    La fémis, France

    Dorte Bengtson - SYLFIDDEN - 8’
    Den Danske Filmskole, Danemark

    Noamir Castéra -  #1 - 4’
    ENSAV La Cambre, Belgique

    Daniel Day  - GUTTER - 17’
    New York University, Etats-Unis

    Hugo Frassetto - TRAVERSER - 5’
    La Poudrière, France

    Jo Sung-hee -  DON’T STEP OUT OF THE HOUSE - 43’
    Korean Academy of Film Arts, Corée du Sud

    Yaelle Kayam - DIPLOMA  - 22’
    The Sam Spiegel Film & TV School, Israël

    Elisabet Lladó - KASIA - 11’
    IAD, Belgique

    Ralitza Petrova - BY THE GRACE OF GOD - 37’
    NFTS, Royaume-Uni

    Juan Ignacio Pollio - EL BOXEADOR -10’
    Universidad del Cine, Argentine

    Thiago Ricarte - CHAPA -15’
    FAAP, Brésil

    Yuval Shani  - SEGAL - 23’
    Tel-Aviv University, Israël

    Song Fang - GOODBYE - 31’
    Beijing Film Academy, Chine

    Zuzana Kirchnerová-Špidlová  - BÁBA - 21’
    FAMU, République Tchèque

    Dara Van Dusen  - MALZONKOWIE  - 12’
    PWSFTViT, Pologne

    Yim Kyung-dong  - THE HORN  - 24’
    Kaywon School of Art, Corée du Sud

  • Les courts-métrages en compétition

    court.jpgMark ALBISTON, Louis SUTHERLAND - THE SIX DOLLAR FIFTY MAN -15’ Nouvelle-Zélande

    Daniel BORGMAN - LARSOG PETER-15’ Danemark

    Alex BRENDEMÜHL - RUMBO A PEOR-12’ Espagne

    Jochem DE VRIES - MISSEN-12’ Pays-Bas

    Jean-Christophe LIE - L'HOMME A LA GORDINI-10’ France

    Goran ODVORCIC - CIAO MAMA-10’ Croatie

    Laila PAKALNINA - KLUSUMS-14’ Lettonie

    João SALAVIZA - ARENA-15’ Portugal

    Emma SULLIVAN - AFTER TOMORROW-15’ Royaume-Uni      

  • Le programme intégral de Cannes Classics 2009

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    Sous la présidence d’honneur 2009 de Martin Scorsese, Cannes Classics, section créée en 2004, accompagne les œuvres contemporaines de la Sélection officielle par un programme de films restaurés, de films retrouvés, dans le cadre de leur ressortie en salle ou en DVD. Les projections ont lieu dans le Palais des Festivals et les rediffusions à La Licorne.


    Le programme détaillé


    The Red Shoes / Les Chaussons rouges présenté salle Debussy

    Cannes Classics invite Martin Scorsese pour présenter le chef d’œuvre de Michael Powell et Emeric Pressburger, THE RED SHOES (Les Chaussons rouges, 1948, Royaume-Uni) restauré par UCLA Film & Television Archive, le BFI, la Film Foundation, ITV Global Entertainment Ltd. et Janus Films, avec l’aide financière de la Hollywood Foreign Press Association, la Film Foundation et la Louis B. Mayer Foundation. Le film sera présenté salle Debussy en présence de Martin Scorsese et de Thelma Schoonmaker-Powell.


    L’Enfer retrouvé, souvenirs d’Henri-Georges Clouzot

    En 1964, le tournage mouvementé du film L’ENFER d’Henri-Georges Clouzot, avec Romy Schneider et Serge Reggiani, est interrompu. Il ne sera jamais repris, le film ne sera jamais terminé, restant avec ses images et sa légende à l’état de mythe. En retrouvant les boîtes qui contenaient les essais et les plans déjà tournés, Serge Bromberg qui s’est fait connaître au sein de Lobster Films par son inlassable activité patrimoniale, a réussi une « recomposition » de l’œuvre disparue, créant ainsi un nouveau film qui permet au projet d’exister enfin.


    World Cinema Foundation 2009

    Inaugurée à Cannes en 2007 pour aider les pays en voie de développement à sauvegarder leur patrimoine cinématographique, la World Cinema Foundation, présidée par Martin Scorsese, présente trois films (restaurés ?) que viennent soutenir des cinéastes-parrains :
    A BRIGHTER SUMMER DAY d’Edward Yang (1991, 237’ Taiwan), version inédite.
    AL-MOMIA (La Momie) de Shadi Abdel Salam (1969, 103’ Egypte)
    REDES d’Emilio Gomez Muriel et Fred Zinnemann (1936, 61’ Mexique)

    Ajoutons que la World Cinema Foundation a aidé la Fondation Bergman qui présentera également JEUX DE TOURNAGE de Stig Björkman (29’ Suède), des images restaurées inédites, issus des « homes movies » tournés par Ingmar Bergman lui-même à chacun de ses films.


    Centenaire de Joseph Losey

    Cent ans après la naissance de Joseph Losey, dix ans après la disparition de Dirk Bogarde, son interprète principal, et un an après celle du dramaturge et scénariste Harold Pinter, ACCIDENT (1967, 105’ Royaume-Uni) restauré par le BFI National Archive et Studio Canal, sera présenté en leur hommage salle Buñuel. Il est à noter qu’une copie neuve de DON GIOVANNI (1979, 176’ Italie) sera projetée dans le cadre de la programmation thématique du Cinéma de la Plage.


     Documentaires sur le cinéma

    LES DEUX DE LA VAGUE (90’ France), un film d'Antoine de Baecque et Emmanuel Laurent.
    A l’occasion du cinquantenaire de la naissance de la Nouvelle vague, ce documentaire évoque la présentation à Cannes en 1959 des Quatre cent coups et la genèse de A bout de souffle, évoquant ainsi les débuts de deux des cinéastes emblématiques de la Nouvelle vague : François Truffaut et Jean-Luc Godard.

    PIETRO GERMI, IL BRAVO, IL BELLO, IL CATTIVO (60’ Italie) de Mario Bondí.
    La carrière et la personnalité d’un cinéaste injustement oublié : Pietro Germi, qui a montré sept de ses films en compétition au Festival de Cannes et obtenu la Palme d’Or en 1966 pour SIGNORE E SIGNORI (119’ Italie) dont une copie neuve sera également projetée, à l’occasion de la ressortie du film en salle.


    Une sélection de copies neuves et restaurées

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    L’AVVENTURA de Michelangelo Antonioni (1960, 143’ Italie), qui a inspiré l’affiche du Festival 2009. Copie neuve.
     

    AN UNS GLAUBT GOTT NICHT MEHR (Dieu ne croit plus en nous) d’Axel Corti (1982, 104’ Autriche). Copie restaurée par Le Pacte.
     

    GIU LA TESTA (Il était une fois… la révolution) de Sergio Leone (1971, 153’ Italie). Copie restaurée par Cineteca di Bologna, laboratoire Immagine Ritrovata.
     

    LOIN DU VIETNAM de Joris Ivens, William Klein, Claude Lelouch, Agnés Varda, Jean-Luc Godard, Chris Marker, Alain Resnais (1967, 115’ France). Copie restaurée par Archives françaises du film du CNC.
     

    PIERROT LE FOU de Jean-Luc Godard (1965, 107’ France). Restauration et projection numérique de Studio Canal.
     

    PRINCE YEONSAN de Shin Sang-ok (1961, 133’ Corée). Copie restaurée par Korean Film Archive, le laboratoire HFR.
     

    SENSO de Luchino Visconti (1954, 123’ Italie). Copie restaurée par StudioCanal, Centro Sperimentale de Cinematografia, Cineteca Nazionale, Cineteca di Bologna / l'Immagine Ritrovata, avec l’aide de GUCCI et la Film Foundation.

    LES VACANCES DE M. HULOT de Jacques Tati (1953, 88’ France). Copie restaurée par la Fondation Thompson, la Fondation Groupama Gan, Les Films de Mon Oncle et la Cinémathèque française.
     

    VICTIM (Victime) de Basil Dearden (1961, 101’ Angleterre). Copie neuve.
     

    WAKE IN FRIGHT (Réveil dans la terreur) de Ted Kotcheff (1971, 109’ Australie). Copie restaurée par le National Film & Television Archive.
     

    LES YEUX SANS VISAGE de Georges Franju (1960, 91’ France). Copie restaurée par Gaumont.

  • "Looking for Eric" de Ken Loach (compétition officielle)

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    Je poursuis mes présentations quotidiennes détaillées de la compétition officielle 2009, avec "Looking for Eric" de Ken Loach.

    Synopsis:  Eric Bishop (Steve Evets) , postier à Manchester, traverse une mauvaise passe. Sous son nez, ses deux beaux fils excellent dans des petits trafics en tous genres, sa fille lui reproche de ne pas être à la hauteur et sa vie sentimentale est un désert. Malgré la joyeuse amitié et la bonne humeur de ses collègues postiers qui font tout pour lui redonner le sourire, rien n'y fait...Un soir, Eric s'adresse à son idole qui, du poster sur le mur de sa chambre semble l'observer d'un oeil malicieux. Que ferait à sa place le plus grand joueur de Manchester United ? Eric en est persuadé, le King Cantona, peut l'aider à reprendre sa vie en mains.

    Sortie en salles: 27 mai 2009

    Durée: 1H59

    Casting: Steve Evets, Eric Cantona,  Stephanie Bishop,  John Henshaw,  Gerard Kearns,  Stefan Gumbs,  Lucy-Jo Hudson,  Cole Williams, Dylan Williams...

    Premiers échos et/ou précisions: Ken Loach revient en compétition à Cannes après sa palme d'or pour "Le vent se lève" en 2006. Le film est coproduit par Eric Cantona qui y interprète également son propre rôle.

  • Compétition officielle: "Les herbes folles" d'Alain Resnais

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    © StudioCanal
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    © StudioCanal
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    © StudioCanal
    Je poursuis aujourd'hui mon tour d'horizon de la compétition officielle 2009 avec un des quatre films français sélectionnés à savoir "Les herbes folles" d'Alain Resnais que, en tant qu'inconditionnelle du cinéaste (mes préférés: "Hiroshima mon amour", "Je t'aime, je t'aime", "On connaît la chanson", "Smokin/no smoking") j'attends avec beaucoup d'impatience, et dont je ne manquerai donc pas de vous parler depuis la Croisette.

    Durée: 1H36

    Sortie en salles: le 21 octobre 2009

    Avec: André Dussolier, Sabiné Azéma, Emmanuelle Devos, Anne Consigny, Mathieu Amalric, Michel Vuillermoz, Roger Pierre, Sara Forestier, Nicolas Duvauchelle, Cédéric Deruytère, Emilie Jeoffroy 

    Synopsis: Marguerite n'avait pas prévu qu'on lui volerait son sac à la sortie du magasin, encore moins que le voleur jetterait le contenu dans un parking. Quant à  Georges, s'il avait pu se douter, il ne se serait pas baisser pour le ramasser.

    Premiers échos:  Pas encore vraiment d'échos pour ce film au casting impressionnant. Alain Resnais est un habitué des récompenses: Lion d'or pour "L'Anne dernière à Marienbad" à la Mostra de Venise de 1961,  Prix de la Critique Internationale pour "Muriel" à la Mostra de Venise 1963, César du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Providence en 1978,  Grand prix du jury et prix de la Critique Internationale pour "Mon Oncle d'Amérique" au Festival de Cannes 1980,  Ours d'argent au Festival de Berlin 1994 pour "Smoking, no smoking", César du meilleur film et du meilleur réalisateur la même année pour le film précité,  César du meilleur film pour "On connaît la chanson" en 1998,  Lion d'argent pour "Coeurs" à la Mostra de Venise 2006... Alors...: une palme d'or pour couronner cette majestueuse carrière? Un prix collectif d'interprétation pour celui qui sait si bien mettre en valeur les acteurs? A suivre...

    Articles associés: Cliquez ici pour lire ma critique de "Coeurs" d'Alain Resnais

  • Le programme de la Semaine de la Critique 2009

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    PROGRAMME DE LA 48ème SEMAINE DE LA CRITIQUE

     

    COMPETITION  

    Long-métrages / Feature films

     

    Huacho d'Alejandro Fernández Almendras (Chili / France / Allemagne)

    Ordinary People de Vladimir Perisic (Serbie / France)

    Lost Persons Area de Caroline Strubbe (Belgique)

    Adieu Gary de Nassim Amaouche (France)

    Mal día para pescar (Bad Day to Go Fishing) d'Alvaro Brechner (Uruguay / Espagne)

    Sirta la gal ba (Whisper with the Wind) de Shahram Alidi (Irak)

    Altiplano de Peter Brosens et Jessica Woodworth (Belgique / Allemagne / Pays-Bas)

    Court-métrages / Short films

     

    Together d'Eicke Bettinga (Allemagne / Royaume-Uni)

    Noche adentro de Pablo Lamar (Paraguay)

    Runaway de Cordell Barker (Canada)

    C’est gratuit pour les filles de Marie Amachoukeli & Claire Burger (France)

    Tulum (La virée) de Dalibor Matanic (Croatie)

    Logorama de François Alaux, Hervé de Crécy, Ludovic Houplain (H5) (France)

    Slitage (Seeds of the Fall) de Patrick Eklund (Suède)

    SEANCES SPECIALES LONGS METRAGES

    SPECIAL SCREENINGS FEATURE FILMS  

    Soirée d’ouverture / Opening Night

    Rien de personnel de Mathias Gokalp (France) 

    Film des Parrains / Godfathers’s movie

    Hierro de Gabe Ibañez (Espagne)   

    SEANCES SPECIALES COURTS ET MOYENS METRAGES

    SPECIAL SCREENINGS SHORT AND MEDIUM LENGHT FILMS

    Soirée de clôture / Closing Night

    La baie du renard de Grégoire Colin (France)

    1989 de Camilo Matiz (Colombie) 

    Faiblesses de Nicolas Giraud (France)

    6 Hours de Moon Seong-hyeok (Corée du Sud)

    Les Miettes de Pierre Pinaud (France)

    Elo de Vera Egito (Brésil)

    Espalhadas pelo ar (Dispercées dans l’air) de Vera Egito (Brésil)

  • "Tetro" de Francis Ford Coppola en ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs 2009

    quinzaine2.jpgUn temps pressenti pour faire partie de la sélection officielle, c'est en ouverture de la Quizaine des Réalisateurs qui sera présenté le dernier film de Francis Ford Coppola "Tetro".

    Synopsis: Les rivalités artistiques d'une famille d'immigrés italiens installés en Argentine. (avec Vincent Gallo, Alden Ehrenreich, Carmen Maura, Maribel Verdu)

  • La sélection officielle de la Quinzaine des Réalisateurs 2009

    Voici la sélection officielle de cette 41ème édition de la Quizaine des Réalisateurs: quinzaine2.jpg 

    Ajami de/by Scandar Copti et/and Yaron Shani (Allemagne, Israël/Germany, Israel) * (clôture)
    Amreeka
    de/by Cherien Dabis (Etats-Unis/USA) *
    Les Beaux Gosses
    de/by Riad Sattouf (France) *
    Carcasses
    de/by Denis Coté (Canada)
    Daniel y Ana
    de/by Michel Franco (Mexique/Mexico) *
    Eastern Plays
    de/by Kamen Kalev (Bulgarie/Bulgary) *
    La Famille Wolberg
    de/by Axelle Ropert (France) *
    Go Get Some Rosemary
    de/by Benny et/and Josh Safdie (Etats-Unis/USA)
    Here
    de/by Tzu-Nyen Ho (Singapour/Singapore) *
    Humpday
    de/by Lynn Shelton (Etats-Unis/USA)
    I Love You Phillip Morris
    de/by Glenn Ficarra et/and John Requa (Etats-Unis/USA)* 
    J’ai tué ma mère
    de/by Xavier Dolan (Canada) *
    Jal Aljido Motamyunseo (Like You Know It All)
    de/by Hong Sangsoo (République de
    Corée/Republic of Korea)
    Karaoke
    de/by Chan Fui (Chris) Chong (Malaisie/Malaysia) *
    La Merditude des choses
    de/by Felix Van Groeningen (Belgique/Belgium)
    Navidad
    de/by Sebastian Lelio (Chili/Chile)
    Ne change rien
    de/by Pedro Costa (Portugal)
    Oxhide II
    de/by Liu Jiayin (Chine/China)
    La Pivellina
    de/by Tizza Covi et/and Rainer Frimmel (Autriche/Austria)
    Polytechnique
    de/by Denis Villeneuve (Canada) 
    Le Roi de l’évasion
    de/by Alain Guiraudie (France)
    La Terre de la folie
    de/by Luc Moullet (France)
    Tetro
    de/by Francis Ford Coppola (Argentine, Espagne, Italie/Argentina, Spain, Italy)
    (ouverture)
    Yuki & Nina
    de/by Nobuhiro Suwa et Hippolyte Girardot (France, Japon/France, Japan)
     
    * films concourrant à la Caméra d’Or / Films competed to the « Caméra d’Or » Prize

  • "Les étreintes brisées" de Pedro Almodovar avec Penelope Cruz: synopsis et bande-annonce

    Jusqu'au 13 mai, Inthemoodforcannes vous présentera, un à un, les différents films de la compétition officielle, avec, pour commencer, aujourd'hui, "Les étreintes brisées" de Pedro Almodovar avec Penelope Cruz.

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    © Sony Pictures Classics
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    Synopsis:

    Dans l'obscurité, un homme écrit, vit et aime. Quatorze ans auparavant, il a eu un violent accident de voiture, dans lequel il n'a pas seulement perdu la vue mais où est morte Lena, la femme de sa vie. Cet homme a deux noms : Harry Caine, pseudonyme ludique sous lequel il signe ses travaux littéraires, ses récits et scénarios ; et Mateo Blanco, qui est son nom de baptême, sous lequel il vit et signe les films qu'il dirige. Après l'accident, Mateo Blanco devient son pseudonyme, Harry Caine. Dans la mesure où il ne peut plus diriger de films, il préfère survivre avec l'idée que Mateo Blanco est mort avec Lena, la femme qu'il aimait, dans l'accident. Désormais, Harry Caine vit grâce aux scénarios qu'il écrit et à l'aide de son ancienne et fidèle directrice de production, Judit García, et du fils de celle-ci, Diego. Depuis qu'il a décidé de vivre et de raconter des histoires, Harry est un aveugle très actif et attractif qui a développé tous ses autres sens pour jouir de la vie, sur fond d'ironie et dans une amnésie qu'il a volontairement choisie ou, plus exactement, qu'il s'est imposé. Il a effacé de sa biographie tout ce qui est arrivé quatorze ans auparavant. Il n'en parle plus, il ne pose plus de questions ; le monde a eu vite fait d'oublier Mateo Blanco et il est lui-même le premier à ne pas désirer le ressusciter... Une histoire d'amour fou, dominée par la fatalité, la jalousie et la trahison. Une histoire dont l'image la plus éloquente est la photo de Mateo et Lena, déchirée en mille morceaux.