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AFFICHES

  • L'affiche de la Semaine de la Critique 2016

    Ce matin a été dévoilée l'affiche de la Semaine de la Critique 2016. Reconnaissez-vous le film dont elle est extraite? Réponse dans le communiqué de presse de la Semaine de la Critique à retrouver ci-dessous.

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    Plus ancienne section parallèle cannoise, la Semaine de la Critique célèbre sa 55e édition en mettant à l’honneur les films et talents révélés depuis son 50e anniversaire. Pour incarner cette édition 50+5, la Semaine a choisi, avec la complicité de l’agence les bons faiseurs, la sublime actrice Jessica Chastain dans une scène de Take Shelter, second long métrage de Jeff Nichols qui l’a révélée dans l’un de ses premiers grands rôles. Lauréat du Grand Prix Nespresso lors de la 50e édition de la Semaine, Jeff Nichols nous offrait déjà dans ce film les prémices d’un univers très personnel, un talent qui n’a cessé depuis de s’affirmer sur la scène internationale avec Mud, présenté en Compétition Officielle à Cannes en 2012 puis Midnight Special, en compétition pour l’Ours d’Or lors de la Berlinale 2016.

    Sur cette image extraite du film de Jeff Nichols, la comédienne semble mesurer avec malice et sérénité le chemin parcouru depuis la 50e, de Terrence Malick à Kathryn Bigelow en passant par Christopher Nolan, J.C. Chandor ou Ridley Scott.

    Le magnifique parcours de ces deux artistes ces 5 dernières années illustre la vocation de la Semaine de la Critique : relever le défi de la nouveauté, repérer l’émergence de nouveaux talents et les révéler sur la scène internationale dès leurs premières œuvres.

    Jeff Nichols : « Quand Take Shelter a été sélectionné, je savais donc que ma carrière avait atteint son point culminant. Je pense que cela m'a apporté non seulement de la crédibilité au sein de l'industrie cinématographique, mais aussi de l'assurance par rapport à moi-même en tant que cinéaste. Le Grand Prix Nespresso a beaucoup influencé ma carrière. Mon nom a tout de suite été propulsé dans des sphères où l'industrie ne m'aurait pas inclus autrement. Ce prix a promu mon film et ma réputation à un niveau qu’ils auraient pris autrement des années à atteindre. »

    La Semaine de la Critique se tiendra à Cannes du 12 au 20 mai. Valérie Donzelli, Présidente d’un jury composé exceptionnellement de 5 talents révélés par la Semaine, décernera le Grand Prix Nespresso, le Prix Révélation France 4 et le Prix Découverte Leica Cine du court métrage entourée de Alice Winocour, Nadav Lapid, David Robert Mitchell et Santiago Mitre.

    La Sélection sera dévoilée, en ligne, le 18 avril prochain.

  • L'affiche de la Quinzaine des Réalisateurs 2016

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    Après l'incandescente (et sublime!) affiche du Festival de Cannes 2016, je vous invite aujourd'hui à découvrir celle de la Quinzaine des Réalisateurs qui se joue de la mémoire, de la vision...

    « Il était une fois une rencontre,
    Une femme, un homme... Leur souvenir s'est presque effacé.
    Il reste une image... déchirée, à moitié gommée.
    Le cinéma n'est pas éternel mais survit parfois à l'oubli. Et il est possible de restaurer une image.
    Qu'y aura-t-il alors entre ces deux personnages, sortis peut être d'une comédie anglaise ou italienne, ou d'un film d'Éric Rohmer ?
    Face à une telle affiche, l'imagination remplit les trous de la représentation, comme au cinéma.»

    Ainsi Édouard Waintrop, Délégué général de la Quinzaine des Réalisateurs, évoque-t-il cette affiche.

    L'affiche de la Quinzaine des Réalisateurs 2016 a été réalisée d'après une photo de Cécile Burban. Sa conception graphique est de Michel Welfringer.

  • L'affiche officielle du 69ème Festival de Cannes

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    Cette année, l'affiche officielle du Festival de Cannes été conçue à partir de photogrammes du film Le Mépris de Jean-Luc Godard.

    Voici le communiqué de presse du festival au sujet de cette affiche qui nous invite à l'évasion, à l'horizon, à l'éternité, à la langueur...


    Tout est là. Les marches, la mer, l’horizon : l’ascension d’un homme vers son rêve, dans la chaleur d’une lumière méditerranéenne qui se change en or. Une vision qui rappelle cette citation qui ouvre Le Mépris : « Le cinéma substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs. »


    C’est donc Michel Piccoli qui, depuis le toit de la légendaire villa-œuvre dessinée par l’écrivain Curzio Malaparte, ouvrira en 2016 la montée des Marches du 69e Festival de Cannes. Un choix symbolique, tant ce film sur le tournage d’un film, considéré par beaucoup comme l’un des plus beaux jamais réalisés en cinémascope (le tandem Piccoli / Bardot aux côtés de Fritz Lang, la photographie de Raoul Coutard, la musique de Georges Delerue…), a marqué l’histoire du cinéma et de la cinéphilie.


    À la veille de son 70e anniversaire, en choisissant de s’afficher sous l’emblème de ce film à la fois palimpseste et manifeste, le Festival renouvelle son engagement fondateur : rendre hommage aux créateurs, célébrer l’histoire du cinéma et accueillir de nouvelles façons de regarder le monde. À l’image d’une montée de marches en forme d’ascension vers l’horizon infini d’un écran de projection.


    Hervé Chigioni et son graphiste Gilles Frappier ont conçu cette affiche du 69e Festival de Cannes. L’identité visuelle 2016 a été créée par Philippe Savoir (Filifox).
     

     

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    Souvenez-vous...:

    En 2013, c'étaient Joanne Woodward et Paul Newman qui étaient à l’honneur, sur l’affiche de la 66ème édition, avec une photo, d'une beauté étourdissante, prise sur le tournage de « A New Kind of Love » de Melville Shavelson, et qui nous invitait à un tourbillon de cinéma, à un désir infini de pellicule, le désir infini…comme celui (de cinéma) que suscite Cannes.

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    En 2014, c'étaient Hervé Chigioni et son graphiste Gilles Frappier qui avaient conçu et réalisé l’affiche de la 67e édition du Festival de Cannes à partir d’un photogramme tiré de Huit et demi de Federico Fellini, qui fut présenté en Sélection officielle en 1963.

    Une affiche couleur sépia, hommage au cinéma d'hier, hommage au cinéma tout court, par cette judicieuse mise en abyme puisque l'affiche faisait écho à un film sur le cinéma...et quel film sur le cinéma! Mastroianni, en regardant par-dessus ses lunettes, avec son regard intense et malicieux, nous invitait à regarder, à nous plonger dans son regard, synonyme de toute la poésie et la singularité du 7ème art.
     

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    En 2015, c'était une actrice qui succédait  à Marcello Mastroianni, Ingrid Bergman qui regarde et sourit vers l'horizon.

     

  • L'affiche de l'ACID pour Cannes 2016

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    C'est à Pierre La Police, célèbre dessinateur et auteur de BD issu de la scène graphique underground, que l'ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) a donné carte blanche pour réaliser cette année son visuel cannois.

    Du 12 au 21 mai, l'ACID présentera 9 longs métrages à Cannes, seule section du festival — — à être proposée par des cinéastes, dont les films y ont été précédemment programmés par l'association, et ont été soutenus par elle lors de leur sortie en salles : une chaîne pour la diffusion des films indépendants qui se prolonge depuis 1992...


    Jusqu'au 24 mars, peuvent être inscrits les longs métrages français et internationaux produits après janvier 2015, avec ou sans distributeur, n'ayant préalablement fait l'objet ni d'une sélection en compétition à Berlin, Venise ou Locarno, ni d'une sortie en salles en France, ni d’une diffusion sur internet ou à la télévision française.

    La liste des 9 films choisis cette année sera dévoilée mardi 19 avril. Ils succèderont à
    Cosmodrama (Philippe Fernandez), Crache Cœur (Julia Kowalski), De l'ombre il y a (Nathan Nicholovitch), Gaz de France (Benoît Forgeard), Je suis le peuple (Anna Roussillon), Pauline s'arrache (Emilie Brisavoine), The Grief of Others/Les secrets des autres (Patrick Wang), La Vanité (Lionel Baier) et Volta à Terra (João Pedro Plácido).


    Et leurs auteurs rejoindront les nombreux cinéastes révélés à Cannes par l'
    ACID : Lucas Belvaux, Serge Bozon, Gilles Porte et Yolande Moreau, Rachid Djaïdani, Arnaud et Jean-Marie Larrieu, Pierre Schoeller, Ursula Meier, Alain Gomis, Justine Triet, Carine May, Hakim Zouhani, Ioanis Nuguet...

  • L'affiche de la Quinzaine des Réalisateurs 2015

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    L’affiche de la Quinzaine des Réalisateurs 2015 a été réalisée d’après une photographie de Cécile Burban. Sa conception graphique est de Michel Welfringer. Voici la déclaration de Edouard Waintrop Délégué général de la Quinzaine des Réalisateurs:

    "Le cinéma est un océan et, en ces temps tumultueux, il n'est pas étonnant qu'il soit bouillonnant… 
    Il n'est pas plus surprenant que par cette image nous célébrions ces femmes suffisamment audacieuses ou téméraires pour affronter cet espace immense et turbulent…
    Dans une Quinzaine où la moitié du ciel assurera sa présence comme protagoniste dans les films certes mais également comme réalisatrice, ces femmes sont à leur place, puisqu'elles se sont jetées à l'eau.
    Que cette Quinzaine, aussi tourbillonnante soit-elle, vous soit favorable… Et régénérante."

  • L'affiche du Festival de Cannes 2015

     

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    En 2013, c'étaient Joanne Woodward et Paul Newman qui étaient à l’honneur, sur l’affiche de la 66ème édition, avec une photo, d'une beauté étourdissante, prise sur le tournage de « A New Kind of Love » de Melville Shavelson, et qui nous invitait à un tourbillon de cinéma, à un désir infini de pellicule, le désir infini…comme celui (de cinéma) que suscite Cannes.

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    En 2014, c'étaient Hervé Chigioni et son graphiste Gilles Frappier qui avaient conçu et réalisé l’affiche de la 67e édition du Festival de Cannes à partir d’un photogramme tiré de Huit et demi de Federico Fellini, qui fut présenté en Sélection officielle en 1963.

    Une affiche couleur sépia, hommage au cinéma d'hier, hommage au cinéma tout court, par cette judicieuse mise en abyme puisque l'affiche faisait écho à un film sur le cinéma...et quel film sur le cinéma! Mastroianni, en regardant par-dessus ses lunettes, avec son regard intense et malicieux, nous invitait à regarder, à nous plonger dans son regard, synonyme de toute la poésie et la singularité du 7ème art.
     

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    C'est une actrice qui succède donc à Marcello Mastroianni, Ingrid Bergman qui regarde et sourit vers l'horizon.

    Ingrid Bergman, In Her Own Words, un documentaire signé Stig Björkman (auteur de livres et documentaires sur Woody Allen et Ingmar Bergman) sera projeté dans le cadre de Cannes Classics.

    Le Festival de Cannes s’associera au « Ingrid Bergman Tribute » qu’Isabella Rossellini, pour célébrer le centenaire de la naissance de sa mère, organisera en septembre prochain (Retrouvez en cliquant ici mes vidéos du Festival Lumière de Lyon 2014 lors duquel Isabella Rossellin a évoué Ingrid Bergman). Il s’agit d’un spectacle, mis en scène par Guido Torlonia et Ludovica Damiani, qui mêlera son autobiographie et les lettres de sa correspondance avec Roberto Rossellini. Il sera présenté dans les cinq villes qui ont compté dans la vie d'Ingrid Bergman : Stockholm, Rome, Paris, Londres et New York, et rassemblera sur scène, outre Isabella Rossellini, Jeremy Irons, Fanny Ardant, Christian De Sica et plusieurs autres comédiens. L’ensemble du spectacle sera annoncé lors du prochain Festival.

    Voici le communiqué de presse du Festival au sujet de l'affiche:

    Icône moderne, femme libre, actrice audacieuse, Ingrid Bergman fut à la fois star hollywoodienne et figure du néoréalisme, changeant de rôles et de pays d’adoption au gré de ses passions, sans jamais perdre ce qu’elle avait de grâce et de simplicité.

    Sur l’affiche, l’actrice d’Alfred Hitchcock, de Roberto Rossellini et d’Ingmar Bergman, qui a donné la réplique à Cary Grant, Humphrey Bogart ou encore Gregory Peck, se dévoile dans l’évidence de sa beauté, offrant un visage serein qui semble tourné vers un horizon de promesses.

    Liberté, audace, modernité, autant de valeurs que revendique le Festival, année après année, à travers les artistes et les films qu’il choisit de mettre à l’honneur. Ingrid Bergman, qui fut Présidente du Jury en 1973, l’encourage dans cette voie…

    « Ma famille et moi-même sommes très touchés que le Festival de Cannes ait choisi notre merveilleuse mère pour figurer sur l’affiche officielle, l’année du centenaire de sa naissance", déclare Isabella Rossellini. "Son exceptionnel parcours a couvert tant de pays, des petites productions artisanales européennes aux grandes machines hollywoodiennes. Maman adorait son métier d’actrice : pour elle, jouer la comédie n’était pas une profession mais une vocation. Elle disait : 'Je n’ai pas choisi de jouer, c’est le jeu qui m’a choisie.'»

    À partir d’une photographie de David Seymour, cofondateur de l’agence Magnum, Hervé Chigioni, déjà auteur de l’affiche remarquée de l’année dernière, signe la nouvelle image du Festival 2015 avec son graphiste Gilles Frappier.

    Il a réalisé également un film d’animation à partir du visuel, sur un remix du thème musical du Festival, "Le Carnaval des animaux" de Camille Saint-Saëns, avec un arrangement imaginé par deux musiciens suédois, Patrik Andersson et Andreas Söderström.

     

  • L'affiche du Festival de Cannes 2014 : Un "certain regard" de Mastroianni...

     

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    En 2012, l’affiche du Festival de Cannes représentait Marilyn Monroe, les yeux baissés, comme une invitation douce et langoureuse au rêve, soufflant une bougie, affiche à la fois gracieuse et épurée réalisée à partir d’une photo de l’actrice faite par Otto L. Bettmann.

    En 2013,  Joanne Woodward et Paul Newman étaient à l’honneur sur l’affiche de cette 66ème édition, avec une photo, d'une beauté étourdissante, prise sur le tournage de « A New Kind of Love » de Melville Shavelson, et qui, cette fois nous invitait à un tourbillon de cinéma, à un désir infini de pellicule, le désir infini…comme celui (de cinéma) que suscite Cannes.

     

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    Cette année, ce sont Hervé Chigioni et son graphiste Gilles Frappier qui ont conçu et réalisé l’affiche de la 67e édition du Festival de Cannes à partir d’un photogramme tiré de Huit et demi de Federico Fellini, qui fut présenté en Sélection officielle en 1963.

    « Son regard par-dessus ses lunettes noires nous rend complices d’une promesse de joie cinématographique mondiale, explique l’auteur de l’affiche. La joie de vivre ensemble le Festival de Cannes.»

    Chiara Mastroianni, fille de l’acteur, a ainsi commenté l'affiche : « Je suis très fière et très touchée que Cannes, avec son affiche, ait fait le choix de rendre hommage à mon père. Je la trouve très belle et très moderne. Et je le trouve très beau et très moderne : une douce ironie et la classe du détachement. Tellement lui, quoi ! »

    Une affiche couleur sépia, hommage au cinéma d'hier, hommage au cinéma tout court, par cette judicieuse mise en abyme puisque l'affiche fait écho à un film sur le cinéma...et quel film sur le cinéma! Mastroianni, en regardant par-dessus ses lunettes, avec son regard intense et malicieux, nous invite à regarder, à nous plonger dans son regard, synonyme de toute la poésie et la singularité du 7ème art.
     

    L’affiche du Festival 2014 est signée Lagency / Taste, Paris.

  • Festival de Cannes 2014 - L'affiche de la 53ème Semaine de la Critique

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    Voici le communiqué de presse de la Semaine de la Critique à ce sujet:

    Pour sa 53ème édition, la Semaine de la Critique dévoile son affiche qui incarne l’énergie créatrice d’une nouvelle génération de cinéastes en mouvement.

    Conçue par l’agence Les bons faiseurs, cette affiche met en scène l’égérie des Rencontres d’après minuit, premier film de Yann Gonzalez, découvert à la Semaine de la Critique. Sous l’objectif du photographe Jean-Claude Moireau, Kate Moran chevauche une moto avec fougue, prête à conquérir de nouveaux horizons.

    Consacrée à l’émergence de nouveaux auteurs, la Semaine de la Critique vous emporte dans le sillon de ces jeunes réalisateurs, suivant les traces de leurs prédécesseurs, Chris Marker, Jean Eustache, Paul Morrissey, Ken Loach, Wong Kar-wai, Leos Carax, Arnaud Desplechin, Guillermo del Toro, Jacques Audiard, Alejandro González Iñárritu, Keren Yedaya, Quentin Dupieux ou Jeff Nichols.

    La Semaine de la Critique vous donne rendez-vous à Cannes du 15 au 23 mai pour découvrir sa sélection de 10 courts et 10 longs métrages, des premières oeuvres audacieuses témoignant de la vitalité du cinéma.

    La Sélection de cette 53ème édition commentée par Charles Tesson, Délégué Général,  sera dévoilée sur le site de la Semaine le lundi 21 avril.

  • L'affiche de la Quinzaine des Réalisateurs 2014

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    L'affiche de la Quinzaine des Réalisateurs vient d’être dévoilée, une affiche décalée et intrigante qui invite à plonger la tête la première dans le cinéma. L’affiche est signée par Michel Welkinger et la photographie, Cécile Burban (comme l’an passé).

     

    "Il y a deux manières extrêmement opposées de voir cette affiche. Soit nous voyons un spectateur qui s'échappe, prend la tangente en pénétrant dans l'écran ... L'échappée belle. Soit cet homme se faufile dans le monde sombre tel qu'il est représenté dans un certain cinéma de l'année 2014, un cinéma qui pourrait en effet être estampillé série noire... si le mot n'était pas déjà breveté" pour Edouard Waintrop, le délégué de la Quinzaine des Réalisateurs. "Comme le suggère cette affiche, les films que nous vous présenterons vous feront entrer dans la dimension du cinéma qui continue d'être du moins nous l'espérons, plus grand que la vie", a-t-il poursuivi.

     

    L’an passé la Quinzaine avait couronné « Les Garçons et Guillaume, à table ! » de Guillaume Gallienne dont je vous propose la critique à cette occasion.

    Critique de "Les Garçons et Guillaume, à table!" de Guillaume Gallienne

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    Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore Guillaume Gallienne, vous pourrez difficilement l’oublier après avoir vu « Les Garçons et Gauillaume, à table ! ».

     

    « Jet set », « Fanfan la tulipe », « Narco », « Fauteuils d’orchestre »,  « Le concert », « Ensemble, nous allons vivre une très très grande histoire d’amour », « Sagan »,  « Marie-Antoinette » , tels sont quelques-uns des films dans lesquels ce Sociétaire de la Comédie Française a joués jusqu’à présent mais rien de comparable avec « Les garçons et guillaume, à table ! », adaptation du spectacle éponyme de Guillaume Gallienne qui en est le chef d’orchestre…et l’orchestre puisqu’il en signe le scénario, la mise en scène…et deux des rôles principaux (dans son spectacle, il incarnait tous les rôles). Pour son premier film, il ne s’est donc pas facilité la tâche.

     Guillaume Gallienne a déjà reçu de multiples récompenses pour ce film, notamment à la Quinzaine des réalisateurs, où je l’ai vu la première fois, et où il a été acclamé, puis au Festival du Cinéma Américain de Deauville où il a reçu le prix Michel d’Ornano, où je l’ai vu, et avec au moins autant de plaisir, une deuxième fois…et où il a été à nouveau ovationné (cf ma vidéo ci-dessus). Il a également reçu le prix du public au Festival du Film francophone d’Angoulême.

     Ne vous arrêtez donc pas à ce titre de série B qui ne vous semblera plus du tout l’être une fois que vous aurez vu le film, le titre se justifiant alors parfaitement. C’est ainsi que sa mère les appelait, son frère et lui, pour qu’ils viennent dîner : « Les Garçons ET Guillaume, à table ! ». A part déjà. Tout un programme. Très efféminé, il a toujours été considéré par tout le monde comme la fille que sa mère n’a jamais eue, enfin surtout par lui-même, fasciné par cette mère à qui il aurait tant aimé ressembler. Un amour fusionnel (le fond rejoignant alors la forme puisqu’il interprète son rôle) dont il va peu à peu dénouer les fils pour apprendre à savoir qui il est et aime vraiment...   

     Cela débute dans la loge d’un théâtre, celle de Guillaume Gallienne qui se (dé)maquille, enlève son masque de clown (triste ?) avant d’entrer en scène. A nu. La salle retient son souffle. Nous aussi. Dès le début, il happe notre attention et emporte notre empathie, par son autodérision, son écriture précise, cinglante, cruelle et tendre à la fois, ne ressemblant à aucune autre. Puis sa voix, posée et précise comme s’il lisait une partition, nous emporte dans son tourbillon de folie, de dérision, de lucidité tendre et caustique : « Le premier souvenir que j’ai de ma mère c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant : "Les garçons et Guillaume, à table !" et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant: "Je t’embrasse ma chérie"; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus. »

     Et s’il ne s’est pas facilité la tâche, c’est parce que non seulement il interprète le rôle de sa mère, aimante (trop ou mal peut-être), sachant rester élégante tout en étant vulgaire, masquant sa tendresse derrière un air revêche et des paroles (fra)cassantes, mais parce qu’il joue aussi son propre rôle… à tous les âges ! Avec un talent tel qu’on oublie d’ailleurs rapidement et totalement qu’il n’a pas l’âge du personnage. La magie du cinéma. Et le talent d’un grand acteur, à tel point qu’il en devient follement séduisant malgré son allure parfois improbable.

     Gallienne multiplie les mises en abyme  et effets narratifs suscitant ainsi un comique de situation en plus de celui du langage qu’il manie avec une dextérité déconcertante et admirable, et qu’il aime visiblement d’un amour immodéré, comme sa mère, à la folie même, avec pour résultat un rythme effréné, un film sans temps mort, d’une drôlerie ravageuse au moins autant que la tendresse et l’émotion qui nous cueillent aux moments parfois les plus inattendus, à l’image d’un autre clown, à la canne et au chapeau melon, qui savait nous bouleverser autant que nous faire rire.

     Dommage que deux scènes cèdent à la facilité, notamment une avec Diane Krüger,  alors que, auparavant, jamais le film n’essayait d’être consensuel ou de répondre aux codes de la comédie. L’interprétation réjouissante nous les fait néanmoins regarder avec indulgence tant la performance de Gallienne est exceptionnelle, y compris dans cette scène et du début à la fin, avec des scènes d’anthologie, sans parler de rôles secondaires tout aussi réjouissants notamment celui incarné par Françoise Fabian, la grand-mère fantasque et doucement folle.

     

    Ce film est aussi et avant tout une déclaration d’amour fou  à sa mère (quel personnage !) et aux femmes dont il aime et scrute jusqu’à la respiration, mais aussi aux mots, avec lesquels il jongle admirablement, et au théâtre, qui libère, et même au cinéma avec les codes duquel il s’amuse ici. Même s’il lorgne parfois du côté d’Almodovar, Woody Allen ou de Wilder (avec une réplique finale comme un écho à son « nobody’s perfect »), ce film peut difficilement être plus personnel tout en étant universel et il faut sans aucun doute une tonne de talent et de sensibilité pour transformer son mal être en film burlesque, en ce rafraichissant plaidoyer pour la différence (qui n’est jamais militant), en film aussi atypique, inclassable que celui qui en est l’auteur et l’acteur. Un grand auteur et un très grand acteur. Et une comédie tendre et caustique à voir absolument.

     

  • L'affiche de la Semaine de la Critique 2013 avec Soko

    Cliquez sur l'affiche pour en savoir plus sur cette affiche:

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