20.05.2011

Palmarès de la 50ème Semaine de la Critique - Festival de Cannes 2011

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Malheureusement, cette année je n'ai vu qu'un film de la Semaine de la Critique, le magnifique "La guerre est déclarée" de Valérie Donzelli dont je vous ai déjà brièvement parlé. En attendant que je vous en dise plus sur ce film, retrouvez, ci-dessous, le palmarès de la Semaine de la Critique 2011.

PALMARÈS DE LA 50E SEMAINE DE LA CRITIQUE

 Longs métrages

 Grand Prix Nespresso de la Semaine de la Critique

Jury : Lee Chang-dong (Président) et les critiques de cinéma Scott Foundas (Film Comment Magazine, Etats-Unis), Nick James (Sight and Sound, Royaume-Uni), Cristina Piccino (Il Manifesto, Italie) et Sergio Wolf (El Amante, Argentine).

 TAKE SHELTER Jeff Nichols

 Mention spéciale du Président

 SNOWTOWN Justin Kurzel

 Prix SACD

Jury : Laurent Heynemann, Gérard Krawczyk, Christine Laurent, Benjamin Legrand et Bertrand Tavernier, cinéastes de la SACD.

 TAKE SHELTER Jeff Nichols

 Soutien ACID/CCAS

Jury : Gilles Porte, Chiara Malta, Roberto Garzelli, Claude Duty et Sophie Letourneur (cinéastes membres de ACID (Association du cinema Indépendant pour sa Diffusion) et Anna Defendini (représentante de la CCAS).

 LAS ACACIAS Pablo Giorgelli

 Prix OFAJ de la (Toute) jeune Critique

Jury : 24 lycéens français et allemands qui participent à l’atelier d’apprentissage de la critique de cinéma.

LAS ACACIAS Pablo Giorgelli

 Courts métrages

Grand Prix Canal+ du court métrage

BLUE Stephan Kang

 Prix Découverte Kodak du court métrage

Jury : Jerzy Skolimowski (Président), Gitanjali Rao (réalisatrice, Inde), Àlvaro Brechner (réalisateur, Uruguay) Sylvie Pras (Responsable des Cinémas du Centre Pompidou, France) et Huh Moonyung (programmateur au Festival international du Film de Busan, Corée du Sud).

 DIMANCHES Valéry Rosier

Mention spéciale

Jury : Laurent Heynemann, Gérard Krawczyk, Christine Laurent, Benjamin Legrand et Bertrand Tavernier, cinéastes de la SACD.

 ALEXIS IVANOVITCH VOUS ÊTES MON HÉROS Guillaume Gouix

 

10:57 Écrit par Sandra Mézière (Webmaster) dans SEMAINE DE LA CRITIQUE (2007 à 2011) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer |

14.05.2011

Festival de Cannes 2011, troisième jour : du pathétique au sublime

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C’est seulement mon troisième jour à Cannes et, déjà, je réalise que j’oublie de laisser le temps au temps, que je me laisse entraîner par l’insatiable frénésie cannoise, que je passe de films en soirées, de soirées en concerts, de concerts en films, de films en conférences de presse oubliant déjà qu’existe un ailleurs hors de ce petit microcosme qui ne vit qu’au prétexte du cinéma. J’avais oublié que Cannes peut passer du pathétique au sublime d’une seconde à l’autre. J’avais oublié qu’ici il faut jouer un rôle, que le silence et le mystère y sont bannis. Mais je n’avais pas oublié ces palpitations à chaque fois qu’une projection commence et qui éclipsent tout le reste.  Alors, je vais laisser le pathétique, l’excentrique et le vain, pour vous parler du sublime (et puis surtout je vous ai déjà parlé du pathétique, longuement, dans mon édito, ici). Le sublime c’est une projection à la Semaine de la critique, celle du deuxième film de l’actrice réalisatrice Valérie Donzelli « La guerre est déclarée » (retrouvez ma critique de son premier film « La reine des pommes », ci-dessous) inspiré du combat qu’elle a menée avec son compagnon contre la maladie de son fils.  Une déclaration de guerre mais surtout d’amour. Un hymne à la vie, au courage, à la fugacité du bonheur, un film plein de douce fantaisie, avec une inspiration toujours très truffaldienne, et jamais mièvre. Un film bouleversant. Justement parce que je ne veux pas trahir mes impressions ni la beauté subtile et sensible de ce film, je ferai ma critique ultérieurement, avec le recul nécessaire pour l’appréhender.  Savourer plutôt qu’ingurgiter même si l’inverse est plus à la mode ici. En guise de teaser, vous trouverez ci-dessous l’intégralité du débat qui a suivi le film que j’ai filmé hier après-midi. Sur scène, vous y découvrirez une animatrice inattendue… Je vous laisse avec cette vidéo qui se passe de commentaires.

D’autres aventures m’attendent…à suivre demain sur le blog et en direct sur mon compte twitter spécial Cannes http://twitter.com/moodforcannes . Retrouvez-moi également aujourd’hui sur France info et dans le documentaire « Tous critiques » diffusé sur France 3 Méditerranée et France 3 Côte d'Azur à 15H50 (puis ensuite sur d’autres chaines, je vous en reparlerai).

Je vous parlerai également ultérieurement de « Footnote » de Joseph Cedar, film en compétition officielle vu hier soir, comédie maligne à la mise en scène inspirée et parfois même décalée, et beaucoup plus universelle que son thème pourrait le laisser entendre.  (Synopsis : Les Shkolnik sont chercheurs de père en fils. Alors qu’Eliezer Shkolnik, professeur puriste et misanthrope a toujours joué de malchance, son fils Uriel est reconnu par ses pairs. Jusqu’au jour où le père reçoit un appel : l’académie a décidé de lui remettre le prix le plus prestigieux de sa discipline. Son désir de reconnaissance éclate au grand jour.)

 Et deux petites vues de la plage Majestic 64 pour terminer.

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Critique de "La reine des pommes" de Valérie Donzelli

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Adèle (Valérie Donzelli) une jeune trentenaire se fait quitter par Mathieu (Jérémie Elkaïm), l'amour de sa vie. Anéantie, suffoquée, Adèle ne pense plus qu'à une chose : mourir. Rachel (Béatrice de Staël), une cousine éloignée, la prend en charge. Elle décide d'aider Adèle en essayant de lui trouver du travail, de lui redonner goût à la vie et de la conseiller sentimentalement. Son principal conseil : coucher avec d'autres hommes afin de désacraliser cette histoire. Ce sera Pierre, Paul et Jacques (dans les trois cas, Jérémie Elkaïm).

Adèle donc. Déjà tout un programme truffaldien, Truffaut à qui Valérie Donzelli n'emprunte pas seulement le nom d'une de ses héroïnes mais aussi une tristesse désinvolte, un ton ludique, une légèreté, une narration, un personnage décalé et anachronique à la Antoine Doinel, un jeu agréablement suranné à la Jean-Pierre Léaud. Ajoutez à cela un marivaudage qui relève de Rohmer, des passages en-chantés, enchanteurs à la Demy et une note d'Agnès Varda ou d'Emmanuel Mouret et vous obtiendrez un premier film aussi singulier qu'attachant. Ces multiples références assumées et même proclamées auraient pu alourdir et plomber l'ensemble, et nous agacer mais Valérie Donzelli a l'intelligence de ne pas se prendre au sérieux et de se tourner en ridicule juste à temps pour que son film ne le soit pas. Loin de là !

Avec un  sujet galvaudé, grâce à un ton et un personnage burlesques, à des situations cocasses, à des dialogues décalés, Valérie Donzelli nous emporte dans sa comédie légère aux airs de Nouvelle Vague rafraîchissante et dans son univers (scénariste, réalisatrice, actrice, elle a aussi composé, écrit, interprété la musique du film).

 La légèreté des moyens rend service au sujet puisque le même acteur interprète tous les hommes que rencontre Adèle, tous les hommes en qui elle voit celui qu'elle a perdu, qu'ils s'appellent (avec beaucoup d'ironie) Pierre, Paul ou Jacques.

Seule la fin, à new York (où Adèle a un nouveau regard sur un nouveau monde, quand la reine des pommes se retrouve dans la grosse pomme) redevient sérieuse là où le film aurait peut-être gagné à rester dans le décalage et la légèreté.

Sélectionné à la Quizaine des réalisateurs pour son court-métrage « Il fait beau dans la plus belle ville du monde »,  avec « La Reine des pommes » Valérie Donzelli a reçu le prix du public du festival d'Angers.

Un film fantaisiste, attachant, parfois même touchant qui sort du cadre formaté des comédies habituelles et on aurait bien tord de s'en priver et de ne pas se laisser enchanter par cet air connu et joliment singularisé.

Remarque :  Les plus cinéphiles s'amuseront à reconnaître Serge Bozon, Dominik Moll et Gilles Marchand.

11:01 Écrit par Sandra Mézière (Webmaster) dans IN THE MOOD FOR NEWS, SEMAINE DE LA CRITIQUE (2007 à 2011) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer |

05.05.2011

50 témoignages vidéo pour célèbrer les 50 ans de la Semaine de la Critique

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Je vous en ai déjà parlé: la Semaine de la Critique célèbre cette année ses 50 ans. A cette occasion, la Semaine de la Critique met à l'honneur les personnalités qu'elle a révèlées... et non des moindres! Avec ces 50 témoignages vidéos, la Semaine de la Critique rend ainsi hommage aux comédiens et cinéastes qu'elle a révèlés. Ces vidéos ont été réalisés par un journaliste critique ou par les cinéastes eux-mêmes.

Cliquez ici pour découvrir ces vidéos et pour voir et entendre Ken Loach, Jacques Audiard, Jean-Pierre Darroussin et bien d'autres.

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13:43 Écrit par Sandra Mézière (Webmaster) dans SEMAINE DE LA CRITIQUE (2007 à 2011) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer |

22.04.2011

"La guerre est déclarée" de Valérie Donzelli, en ouverture de la Semaine de la Critique 2011

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J'avais beaucoup aimé le premier film de Valérie Donzelli "La Reine des pommes" dont vous pourrez retrouver ma critique en bas de ce article.  Avec son second long métrage "La guerre est déclarée", elle fera ainsi l'ouverture de la Semaine de la Critique 2011, le 12 mai, un film avec Valérie Donzelli (réalisatrice et interprète comme dans "La Reine des pommes" et Jérémie Elkaïm qui sortira en salles, le 31 août.

Synopsis: Un couple, Roméo et Juliette. Un enfant, Adam. Un combat, la maladie. Et surtout, une grande histoire d'amour, la leur...

Pour suivre l’actualité du film rendez vous sur la page facebook :
https://www.facebook.com/pages/LA-GUERRE-EST-DECLAREE/188...

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Adèle (Valérie Donzelli) une jeune trentenaire se fait quitter par Mathieu (Jérémie Elkaïm), l'amour de sa vie. Anéantie, suffoquée, Adèle ne pense plus qu'à une chose : mourir. Rachel (Béatrice de Staël), une cousine éloignée, la prend en charge. Elle décide d'aider Adèle en essayant de lui trouver du travail, de lui redonner goût à la vie et de la conseiller sentimentalement. Son principal conseil : coucher avec d'autres hommes afin de désacraliser cette histoire. Ce sera Pierre, Paul et Jacques (dans les trois cas, Jérémie Elkaïm).

Adèle donc. Déjà tout un programme truffaldien, Truffaut à qui Valérie Donzelli n'emprunte pas seulement le nom d'une de ses héroïnes mais aussi une tristesse désinvolte, un ton ludique, une légèreté, une narration, un personnage décalé et anachronique à la Antoine Doinel, un jeu agréablement suranné à la Jean-Pierre Léaud. Ajoutez à cela un marivaudage qui relève de Rohmer, des passages en-chantés, enchanteurs à la Demy et une note d'Agnès Varda ou d'Emmanuel Mouret et vous obtiendrez un premier film aussi singulier qu'attachant. Ces multiples références assumées et même proclamées auraient pu alourdir et plomber l'ensemble, et nous agacer mais Valérie Donzelli a l'intelligence de ne pas se prendre au sérieux et de se tourner en ridicule juste à temps pour que son film ne le soit pas. Loin de là !

Avec un  sujet galvaudé, grâce à un ton et un personnage burlesques, à des situations cocasses, à des dialogues décalés, Valérie Donzelli nous emporte dans sa comédie légère aux airs de Nouvelle Vague rafraîchissante et dans son univers (scénariste, réalisatrice, actrice, elle a aussi composé, écrit, interprété la musique du film).

 La légèreté des moyens rend service au sujet puisque le même acteur interprète tous les hommes que rencontre Adèle, tous les hommes en qui elle voit celui qu'elle a perdu, qu'ils s'appellent (avec beaucoup d'ironie) Pierre, Paul ou Jacques.

Seule la fin, à new York (où Adèle a un nouveau regard sur un nouveau monde, quand la reine des pommes se retrouve dans la grosse pomme) redevient sérieuse là où le film aurait peut-être gagné à rester dans le décalage et la légèreté.

Sélectionné à la Quizaine des réalisateurs pour son court-métrage « Il fait beau dans la plus belle ville du monde »,  avec « La Reine des pommes » Valérie Donzelli a reçu le prix du public du festival d'Angers.

Un film fantaisiste, attachant, parfois même touchant qui sort du cadre formaté des comédies habituelles et on aurait bien tord de s'en priver et de ne pas se laisser enchanter par cet air connu et joliment singularisé.

Remarque :  Les plus cinéphiles s'amuseront à reconnaître Serge Bozon, Dominik Moll et Gilles Marchand.

19:20 Écrit par Sandra Mézière (Webmaster) dans SEMAINE DE LA CRITIQUE (2007 à 2011) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer |

18.04.2011

Programme de la Semaine de la Critique du Festival de Cannes 2011

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Je vous laisse découvrir, ci-dessous, la sélection de la Semaine de la Critique 2011 dévoilée aujourd’hui et qui aura lieu du 12 au 20 mai et dont je vous rappelle qu’elle célèbrera cette année ses 50 ans. Comme chaque année (et parce qu’il faut bien faire des choix même si j’aimerais TOUT voir), je privilégierai la sélection officielle même si je verrai très certainement le film de Valérie Donzelli qui présente en ouverture son deuxième long-métrage que je suis très curieuse de découvrir  ayant beaucoup aimé son premier film « La Reine des pommes » (vous pouvez en retrouver ma critique en bas de cet article)

Long-métrages

« Las Acacias » Pablo Giorgelli (Argentine/Espagne)

« Avé » Konstantin Bojanov (Bulgarie/France)

« 17 filles » Delphine Coulin, Muriel Coulin (France)

« Sauna on Moon » Zou Peng (Chine)

« The Slut (Hanotenet)” Hagar Ben Asher (Israël/Allemagne)

“Snowtown (Les Crimes de Snowtown) » Justin Kurzel (Australie)

« Take Shelter » Jeff Nichols (Etats-Unis)

 Courts et moyens métrages

« Alexis Ivanovitch vous êtes mon héros » Guillaume Gouix (France)

« Black Moon » Amie Siegel (Etats-Unis)

« Blue » Stephan Kang (Nouvelle-Zélande)

« Boy » Topaz Adizes (Etats-Unis)

« Bul-Myul-Ui-Sa-Na-Ie » Moon Byoung-gon (Corée du Sud)

« Dimanches » Valéry Rosier (Belgique)

« In Front of the House » Lee Tae-ho (Corée du Sud)

« La inviolabilidad del domicilio se basa en el hombre que aparece empunando un hacha en la puerta de su casa » Alex Piperno (Uruguay/Argentine)

« Junior” Julia Ducournau (France)

“Permanências” Ricardo Alves Júnior (Brésil)     

Séances spéciales

Film d’Ouverture

« La guerre est déclarée » Valérie Donzelli (France)

Séance spéciale

« Walk Away » Renée Jonathan Caouette (Etats-Unis/France/Belgique)

 Séance du 50e anniversaire

« My Little Princess » Eva Ionesco (France)

Film de Clôture

« Pourquoi tu pleures ? » Katia Lewcowicz (France)

Critique de "La reine des pommes" de Valérie Donzelli

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Adèle (Valérie Donzelli) une jeune trentenaire se fait quitter par Mathieu (Jérémie Elkaïm), l'amour de sa vie. Anéantie, suffoquée, Adèle ne pense plus qu'à une chose : mourir. Rachel (Béatrice de Staël), une cousine éloignée, la prend en charge. Elle décide d'aider Adèle en essayant de lui trouver du travail, de lui redonner goût à la vie et de la conseiller sentimentalement. Son principal conseil : coucher avec d'autres hommes afin de désacraliser cette histoire. Ce sera Pierre, Paul et Jacques (dans les trois cas, Jérémie Elkaïm).

Adèle donc. Déjà tout un programme truffaldien, Truffaut à qui Valérie Donzelli n'emprunte pas seulement le nom d'une de ses héroïnes mais aussi une tristesse désinvolte, un ton ludique, une légèreté, une narration, un personnage décalé et anachronique à la Antoine Doinel, un jeu agréablement suranné à la Jean-Pierre Léaud. Ajoutez à cela un marivaudage qui relève de Rohmer, des passages en-chantés, enchanteurs à la Demy et une note d'Agnès Varda ou d'Emmanuel Mouret et vous obtiendrez un premier film aussi singulier qu'attachant. Ces multiples références assumées et même proclamées auraient pu alourdir et plomber l'ensemble, et nous agacer mais Valérie Donzelli a l'intelligence de ne pas se prendre au sérieux et de se tourner en ridicule juste à temps pour que son film ne le soit pas. Loin de là !

Avec un  sujet galvaudé, grâce à un ton et un personnage burlesques, à des situations cocasses, à des dialogues décalés, Valérie Donzelli nous emporte dans sa comédie légère aux airs de Nouvelle Vague rafraîchissante et dans son univers (scénariste, réalisatrice, actrice, elle a aussi composé, écrit, interprété la musique du film).

 La légèreté des moyens rend service au sujet puisque le même acteur interprète tous les hommes que rencontre Adèle, tous les hommes en qui elle voit celui qu'elle a perdu, qu'ils s'appellent (avec beaucoup d'ironie) Pierre, Paul ou Jacques.

Seule la fin, à new York (où Adèle a un nouveau regard sur un nouveau monde, quand la reine des pommes se retrouve dans la grosse pomme) redevient sérieuse là où le film aurait peut-être gagné à rester dans le décalage et la légèreté.

Sélectionné à la Quizaine des réalisateurs pour son court-métrage « Il fait beau dans la plus belle ville du monde »,  avec « La Reine des pommes » Valérie Donzelli a reçu le prix du public du festival d'Angers.

Un film fantaisiste, attachant, parfois même touchant qui sort du cadre formaté des comédies habituelles et on aurait bien tord de s'en priver et de ne pas se laisser enchanter par cet air connu et joliment singularisé.

Remarque :  Les plus cinéphiles s'amuseront à reconnaître Serge Bozon, Dominik Moll et Gilles Marchand.

23:16 Écrit par Sandra Mézière (Webmaster) dans SEMAINE DE LA CRITIQUE (2007 à 2011) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer |

06.04.2011

Lee Chang-dong et Jerzy Skolimowski présidents du jury de la Semaine de la Critique 2011

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Alors que c'est le 18 avril que sera dévoilé officiellement le programme de la Semaine de la Critique 2011, qui célèbre cette année ses 50 ans, nous venons d’apprendre que ce sont  les réalisateurs sud-coréen Lee Chang-dong et polonais Jerzy Skolimowski qui présideront le jury de la Semaine de la Critique 2011.

 Lee Chand-dong décernera le prix des longs métrages tandis que le cinéaste polonais aura la charge de récompenser les courts métrages.

Tous deux connaissent déjà bien le festival.  L'actrice principale du film « Secret sunshine » de Lee Chang-dong, Jeon Do-yeon, est  ainsi repartie  en 2007, couronnée du Prix d'interprétation féminine du festival.   Lee Chang-dong fut déjà membre du jury du Festival, en 2009 (sous la présidence d’Isabelle Huppert). En compétition avec « Poetry » l’an passé, il a remporté la prix du scénario.

Quant à Jerzy Skolomowski, il reçut, en 1978, le Grand prix du Jury du Festival de Cannes pour "Le Cri du sorcier" et en 1982  le prix du scénario  pour "Travail au noir."

 La 50e édition  de la Semaine de la Critique aura lieu du 12 au 20 mai 2011.

Filmographie de Lee Chang-dong en tant que réalisateur :

1997 : Green Fish

2000 : Peppermint Candy

2002 : Oasis

2007 : Secret Sunshine

2010 : Poetry

Filmographie de Jerzy Skolimowski en tant que réalisateur

1961 : Boks, documentaire

1964 : Signe particulier : néant

1965 : Walkower

1966 : La Barrière

1967 : Le Départ

1970 : Les Aventures du brigadier Gérard

1971 : Deep End

1972 : Roi, Dame, Valet

1978 : Le Cri du sorcier

1981 : Haut les mains

1982 : Travail au noir

1984 : Succès à tout prix

1986 : Le Bateau phare

1989 : Les Eaux printanières

1991 : Ferdydurke

2008 : Quatre nuits avec Anna

2010 : Essential Killing

 

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03.04.2011

Les affiches des 50 ans de la Semaine de la Critique (Festival de Cannes 2011)

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La Semaine de la Critique célèbrera sa 50ème édition lors du prochain Festival de Cannes.
A cette occasion, l’agence "Les Bons Faiseurs", avec laquelle la Semaine collabore pour la septième fois, a imaginé une déclinaison d’affiches rendant hommages à différents auteurs révélés par la Semaine.  5 affiches, 5 films, 5 univers nous racontent 50 ans de premières fois. De Bernardo Bertolucci à Alejandro González Iñárritu, de Barbet Schroeder à Jacques Audiard en passant par Wong Kar-wai, la Semaine de la Critique honore, à travers ces affiches, 5 décennies de cinéastes découverts par la Critique française.

10:40 Écrit par Sandra Mézière (Webmaster) dans IN THE MOOD FOR NEWS, SEMAINE DE LA CRITIQUE (2007 à 2011) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cannes, festival, critique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer |

07.02.2011

Devenez critique au Festival de Cannes 2011 pour la 50ème édition de la Semaine de la Critique (la -toute- jeune critique à Cannes)

 

critiques4.jpgC'est grâce à un concours similaire à celui-ci (le prix de la jeunesse) que je suis allée au Festival de Cannes la première fois, en 2001. Alors, pourquoi pas vous?

Retrouvez le règlement ci-dessous:

Par ailleurs, je vous récapitulerai bientôt ici tous les concours permettant d'assister au Festival de Cannes et dès que j'aurai les informations concernant le prix de la jeunesse 2011, je vous les communiquerai ici.

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14:45 Écrit par Sandra Mézière (Webmaster) dans CONCOURS, SEMAINE DE LA CRITIQUE (2007 à 2011) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer |

28.05.2010

Reprises des films de la Semaine de la Critique 2010 à la Cinémathèque Française

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Jeudi 3 juin

20H: séance d'ouverture

"Native son" de Scott Graham (Royaume Uni)

suivi de "Belle épine" de Rebecca Zlotowski (France) en présence de la réalisatrice et de Léa Seydoux

Vendredi 4 juin

19H: "Love patate" de Gilles Cuvelier (France)

suivi de "Sandcastle" de Boo Junfeng (Singapour)

21h : "Vasco" de Sébastion Laudenbach (France)

suivi de "Bedevilled" de Cheol-soo Jang (Corée du sud)

Samedi 5 juin

17H30: "Berik" de Deniel Joseph Borgman (Danemark) Grand Prix Canal+ du meilleur court-métrage

suivi d'"Armadillo" de Janus Metz (Danemark) Grand Prix de la semaine de la critique

19H30: "The boy who wanted to be a lion" d'Alois di Leo (Royaume-Uni)

suivi de "The myth of the american sleepover" de David Robert Mitchell (Etats-Unis)

21H30: "Deeper than yesterday" d'Ariel Kleiman (Australie) Prix Découverte Kodak

suivi de "Sound of noise" d'Ola Simonsson et Johannes Stjärne Nilsson (Suède) Prix OFAJ de la (toute) jeune critique

Dimanche 6 juin:

19H30 : Séance spéciale moyens métrages en présence des réalisateurs

"L'amour propre" de Nicolas Silhol (France)

"Fracture" de Nicolas Sarkissian (France)

Cynthia "Todavia tiene las llaves" de Gonzalo Tobal (Argentine) (Film sous-titré en Anglais uniquement)

21H30: "A distraçao"  de Ivan de Cavi Borges et Gustavo Melo (Brésil)

suivi de "Bi, dung so!" de Phan Dang Di (Vietnam, France, Allemagne)

14:39 Écrit par Sandra Mézière (Webmaster) dans SEMAINE DE LA CRITIQUE (2007 à 2011) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer |

18.05.2010

Semaine de la Critique (séance spéciale)- « Copacabana » de Marc Fitoussi avec Isabelle Huppert, Lolita Chammah, Aure Atika

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Alors que « la ville qui ne dort jamais » ( pour reprendre les termes de Kristin Scott Thomas lors de l'ouverture) commence à m'imprégner délicieusement de ce sentiment étrange que cette vie festivalière entre cinéma et réalité, sous un soleil lui aussi irréel, ne s'achèvera jamais, et que ces journées cette année plus que jamais extraordinaires sont parfaitement normales, hier soir, c'est vers un quartier d'une autre ville qui ne semble jamais dormir, Copacabana, que je me suis dirigée. C'est en tout cas ainsi que se nomme le film de Marc Fitoussi présenté dans le cadre de la 49ème Semaine de la Critique avec notamment dans la distribution : Isabelle Huppert (présidente du jury la 62èmé édition du Festival de Cannes qui revient donc ici dans un tout autre rôle), Lolita Chammah, (et en leur présence) Aure Atika.

 Babou (Isabelle Huppert) y incarne une femme joviale, délurée,  qui ne se soucie pas du lendemain. Ce n'est pourtant pas au Brésil qu'elle vit mais à Tourcoing. Quand elle découvre que sa fille a trop honte d'elle pour l'inviter à son mariage, elle décide pourtant de rentrer dans le droit chemin. En plein hiver, elle trouve ainsi un emploi de vente d'appartements en multipropriété à Ostende.

Le grand atout de ce film c'est le personnage de Babou et évidemment celle qui l'incarne, Isabelle Huppert, qui lui insuffle une folie inhabituelle, loin des rôles en retenue et en silence auxquels elle nous a habitués. Si besoin était ce rôle confirme qu'elle peut tout jouer, y compris donc un personnage joyeusement désinvolte et iconoclaste. Elle est absolument étonnante dans ce rôle aux antipodes de ceux qu'elle a incarnés jusqu'alors. A l'image du film auquel son personnage apporte son extravagante empreinte malgré le cadre  a priori grisâtre (Ostende) d'ailleurs filmé avec une belle luminosité, elle est à la fois fantasque, drôle et touchante. Un véritable arc-en-ciel (que l'on retrouve aussi dans son apparence vestimentaire) que ne reflète malheureusement pas l'affiche du film, sans doute à dessein mais c'est bien dommage...

Cinquième film du réalisateur Marc Fitoussi qui avait notamment réalisé « La vie d'artiste » dans lequel on trouvait également ce mélange d'émotion et de drôlerie, c'est ici  à une autre artiste finalement que s'intéresse Marc Fitoussi, quelqu'un qui en tout cas refuse les règle, et vit dans une forme de marginalité. Elle préfère d'ailleurs la compagnie de marginaux à celle de sa fille (incarnée par Lolita Chammah, également sa fille dans la réalité loin de démériter face à elle) qui souhaite une vie à l'opposé de cette de sa mère.

 Moins léger qu'il n'y paraît cette comédie est aussi le moyen de dénoncer une société qui exploite, broie, cherche à formater ceux pour qui  un travail devient une nécessité vitale, peu en importe le prix, parfois même celui de leur dignité et liberté.

 A signaler également Aure Atika une nouvelle fois formidable avec un rôle très différent de celui qu'elle incarnait dans « Melle Chambon » dans lequel elle excellait également.

La vitalité de l'impétueux personnage d'Isabelle Huppert pour qui la vie est un jeu nous fait oublier les imperfections scénaristiques qui à l'image des défauts de cette dernière rendent ce film ludique, attachant et jubilatoire et font souffler un vent de gaieté brésilienne et de liberté salvateur.

Présentation du film par ses actrices: (en m'excusant pour les problèmes de visibilité dus à des passages inopinés devant la caméra).

Bonus: Critique de "La vie d'artiste" de Marc Fitoussi

« La vie d’artiste » qu’est-ce donc alors ? (voir pitch ici).  Ici, en tout cas, ce sont : le plaisir viscéral d’exercer son art, la rage (de dire, d’écrire, chanter, jouer … ou de paraître) les amitiés intéressées  feintes avec tellement d’habileté, les rancœurs assassines, les coups du destin (oui, encore), les concessions à ses idéaux, les vicissitudes de la chance,  un directeur de casting arrogant, des applaudissements qui résonnent comme des coups de poignard ou comme des regrets amers, des regards qui se détournent  ou captivés en fonction d’un succès ou d’un échec,  des situations cocasses,  la duplicité de ceux qui la méprisent ou feignent de la mépriser, des masques de  jalousies si réussis. C’est oublier un peu la vie, l’autre, celle que certains disent la vraie. C’est un désir avoué ou inavoué, un regret, un remords. La vie d’artiste, c’est ce qui altère les comportements de ceux qui la vivent, de ceux qui  les côtoient ou  ceux qui les regardent plus encore. Si certaines situations sont prévisibles, elles n’en demeurent pas moins très justes. « La vie d’artiste » me fait penser à cette phrase de Martin Scorsese lors du dernier Festival de Cannes : pour faire un film il faut le vouloir plus que toute autre chose au monde. La vie d’artiste c’est le vouloir plus que toute autre chose au monde. Une nécessité impérieuse. Parfois, au détriment des autres. La vie d’artiste, c’est être parfois égocentrique à moins que ce ne soit être injustement jugé comme tel. La vie d’artiste c’est être aveugle au monde extérieur. A moins que ce ne soit un moyen de l’oublier ou de le sublimer ou de le regarder. Autrement. Dommage que les passions des trois protagonistes, ou de qui devraient être leurs passions ( le personnage de Denis Poladydès semble ainsi davantage être guidé par l’envie  de reconnaissance que par celle d’écrire) semblent vécues davantage comme un poids que comme une libération. La passion : poids ou liberté (ou libération) : hein, je vous le demande… J’ai bien ma petite idée… Dommage que certains personnages soient aussi caricaturaux (certes délibérément, comme ressorts de la comédie  que ce film est avant tout) comme celui d’Aure Atika non moins irrésistible en patronne d’Hippopotamus irascible, ou comme celui de Valérie Benguigui jalouse de la passion, de la « vie d’artiste « de son amant qui le lui vole. La vie d’artiste c’est surtout  ce qui donne cette petite flamme dans les yeux et la vie de ceux qui la vivent ou y aspirent. La petite lueur dans les yeux du spectateur au dénouement de ce film drôle et prometteur qui explore toutes les situations ou sensations insolites (souvent), magiques (presque pas, pas suffisamment) que suscitent la « vie d’artiste ». La vie, passionnément. Plus intensément. Un désir ardent que le film ne reflète peut-être pas suffisamment ayant néanmoins ainsi gagné en comédie et drôlerie ce qu’il perd en profondeur.

09:42 Écrit par Sandra Mézière (Webmaster) dans SEMAINE DE LA CRITIQUE (2007 à 2011) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, cannes, festival | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer |

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