22.05.2008
"L'échange" de Clint Eastwood ( compétition officielle) : politique et manichéen
C'est avec fébrilité que j'entrai donc dans la salle, m'apprêtant à vivre une expérience cinématographique aussi intense que "Sur la route de Madison" (mon préféré de Clint Eastwood cinéaste mais aussi acteur, voir ma critique de "Sur la route de Madison" en cliquant ici).
Le synopsis était en effet particulièrement attractif et propice à un suspense eastwoodien. Clint Eastwood revenait ainsi hier sur la Croisette de nouveau avec un film noir 5 ans après y avoir présenté "Mystic River" dans lequel jouait un certain Sean Penn...
Synopsis: Los Angeles, 1928 : un samedi matin, dans une banlieue ouvrière, Christine (Angelina Jolie) dit au revoir à son fils Walter et part au travail. Quand elle rentre à la maison, Walter a disparu. Une recherche effrénée s’ensuit et, quelques mois plus tard, un garçon de neuf ans affirmant être Walter lui est restitué. Désorientée par l’avalanche de policiers et de reporters et par ses propres émotions, Christine ramène le garçon à la maison. Mais au fond de son coeur elle sait qu’il n’est pas son fils.
Il en va des films comme des personnes: il y en a que l'on aimerait savoir détester ou par lesquels on aimerait savoir être envoûté. J'aurais aimé porter (et être portée par) un enthousiasme inconditionnel pour ce film d'un des maîtres du cinéma américain, malheureusement j'en suis ressortie avec une impression très mitigée.
Inspiré de faits réels le scénario a été écrit par Joe Michael Straczynski et nous plonge dans l'angoisse puis le combat de cette mère dont le fils était la raison de vivre et dont le retrouver est la raison de se battre. C'est d'abord un portrait de femme meurtrie, courageuse, déterminée, portée par la foi et un espoir irrationnel qu'Angelina Jolie incarne avec beaucoup de talent, de sensibilité, avec l'aura des stars hollywoodiennes des années 40 et 50, un cinéma auquel Clint Eastwood rend d'ailleurs ouvertement hommage, notamment en nimbant la photographie, magnifique, d'une lumière subtilement surannée.
Vous vous demanderez alors probablement pourquoi ce film dont l'action débute en 1928 et qui traite d'une réalité lointaine est pressenti pour recevoir la palme d'or alors que Sean Penn a précisé qu'il faudrait que le lauréat ait "conscience du monde dans lequel il vit", tout simplement parce que, et c'est là le grand intérêt du film, en nous parlant des injustices hier, Clint Eastwood nous parle de celles d'aujourd'hui. A quelques détails près, le sujet est finalement effroyablement actuel et le combat de Christine a une résonance intemporelle et universelle, de même que la corruption, le poids de la religion dans la société ou encore le rôle de la presse .
Au risque de susciter de nombreuses réactions de désapprobation, ce qui m'a avant tout gênée c'est ce qui m'avait gênée dans la fin du scénario de "Million dollar baby": son caractère outrancièrement mélodramatique et davantage encore ici, ce à quoi se prête le style, en l'occurrence celui du film noir: le manichéisme. Ainsi Angelina Jolie incarne une femme qui ne fléchit ni ne doute jamais, le capitaine Jones incarne la corruption sourde des autorités, prêtes à tout pour voiler la vérité, imposer la leur, (même interner une femme saine d'esprit, tenter de lui faire croire et de faire croire à tous qu'un enfant qui lui est étranger est le sien) et donner l'image d'une police exemplaire. La vérité face au mensonge. La justice du combat d'une femme pour retrouver son fils face à l'injustice d'institutions corrompues. L'identification devrait être immédiate et pourtant ce manichéisme a fait que je suis toujours restée à distance, certes constamment là, mais à distance.
Par ailleurs, si le sujet n'avait été tiré d'un fait réel, j'aurais eu du mal à adhérer à cette histoire de tueur en série bourreau d'enfants(dont un instant j'ai imaginé qu'il serait manipulé par la police, créant de nouvelles ramifications dans cette histoire finalement un peu trop limpide à l'image de sa réalisation d'un classicisme certes impeccablement maîtrisé) .
Clint Eastwood reste un raconteur d'histoire exemplaire, sachant magnifier ses histoires et ses acteurs par une réalisation fluide mais à force de trop vouloir magnifier, à force de vouloir lui aussi, avec beaucoup de conviction, nous imposer sa vérité, il en oublie d'en donner le sentiment ave tout ce qu'elle recèle d'ambivalence. Certaines scènes demeurent particulièrement réussies comme celle qui nous glace le sang, de la confession de l'enfant ou celle dans laquelle un psychiatre tente de convaincre et se convaincre de la folie de Christine. Nous retrouvons alors ici l'ambivalence qui fait défaut au reste du film, chacune de ses paroles ayant un double sens, chaque rictus, chaque regard, chaque mot pouvant témoigner de sa folie. Une démonstration implacable du caractère alors subjectif de la vérité.
Il vous faudra attendre la sortie en février 2009 pour vous faire votre propre opinion.
Clint Eastwood toujours reparti bredouille de la compétition cannoise (à l'exception d'un prix d'interprétation pour Forest Whitaker dans "Bird") se verra-t-il cette année récompensé? Réponse dans 3 jours sur "In the mood for Cannes"!
Sandra.M
09:51 Écrit par Sandra Mézière (Webmaster) dans COMPETITION OFFICIELLE 2008 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, festival de cannes, clint eastwood, l'échange, angelina jolie |
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20.05.2008
Hommage du Festival de Cannes 2008 à Manuel de Oliveira: Clint, Sean, Michel et les autres
16:18 Écrit par Sandra Mézière (Webmaster) dans HOMMAGES DU FESTIVAL (2007 à 2011) | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, cannes, festival, manuel de oliveira, clint eastwood, sean penn |
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08.05.2008
Editorial du Festival de Cannes 2008: J-6
J’ai déjà souvent évoqué ici ma vision du Festival de Cannes (là notamment : cliquez ici pour lire l’éditorial 2007 et les origines du blog "In the mood for Cannes") , pourtant après 8 ans à le parcourir et en scruter les étrangetés, ce Festival reste pour moi une inépuisable source de curiosité, de curiosités surtout.
Les critiques de films seront sans doute moins exhaustives que celles que j’écris habituellement sur mon autre blog « In the mood for cinema » car j’ai d’abord envie de profiter de la réalité avant d’en donner une version virtuelle et parce qu’à Cannes le temps est une denrée rare. Je vous livrerai néanmoins bien entendu mes impressions en direct du festival, quotidiennes dans la mesure du possible, au gré de mes émotions, vous parlerai de mes coups de cœur et découvertes cinématographiques, j’essaierai de vous plonger dans la frénésie mélancolique cannoise, dans son tourbillon éblouissant et terrifiant, je tenterai de vous dépeindre cet animal sauvage palmé, mystérieux et indomptable qui en a perdu certains et tant à force de les éblouir, les fasciner, les aliéner. Je ne suis pas dupe de ce jeu dangereux-là, là où plus qu’ailleurs, les personnalités peuvent prendre des reflets changeants, finalement éclairants, révélant le portrait de Dorian Gray en chacun.
Ne vous méprenez pas: malgré la noirceur, ou plutôt la lucidité du tableau, j’y vais avec un enthousiasme inégalé, une curiosité insatiable pour le cinéma et la vie qui s’y entremêlent, s’y défient et entrechoquent, étrangement et parfois même sublimement, l’espace d’un inestimable instant, lequel instant sublime, à lui seul, éclipse alors le souvenir amer de la foire aux vanités que Cannes est aussi. C’est en effet parfois le culte du dérisoire qui y devient essentiel mais qui, à y regarder de plus près, le révèle aussi, si bien ou si mal, cet essentiel.
Et puis évidemment on aurait presque tendance à l’oublier: il y a aussi le cinéma presque dissimulé derrière tous ceux qui font le leur, le cinéma si multiple, si surprenant, si audacieux, si magique encore et plus que jamais, à Cannes, plus qu’ailleurs. D’ailleurs, à Cannes, tout est plus qu’ailleurs. Les émotions. Le soleil. Les solitudes qui se grisent et s’égarent et se noient dans la multitude. Les soirées sans fin, sans faim à force d’être enchaînées pour certains.
Je sais pourtant déjà que quand le train va s’élancer vers le Sud, après cette fébrilité qui régnera à la gare de Lyon déjà lui procurant des airs de festival, quand les Baux de Provence apparaîtront au loin, si et trop vite, un des derniers sursauts de normalité et de beauté naturelle avant la folie et les artifices cannois, j’éprouverai cette même envie irrépressible de m’y retrouver que la première fois où je regardais ce festival comme une mythologie inaccessible, réminiscence jubilatoire de mes souvenirs d’enfance, de l’image d’Epinal d’un festival idéalisé à travers le petit écran qui me renvoyait le cliché insaisissable et majestueux d’un cénacle impénétrable (aussi loin que je me souvienne j’ai toujours regardé les cérémonies d’ouverture et de clôture et j'ai toujours regardé avec intérêt la sélection cannoise), idéalisé comme un diamant pur et étincelant (j’ignorais alors que le diamant, en plus de briller, fasciner, peut dangereusement éblouir et surtout couper, blesser) j’éprouverai cette même tentation inassouvissable de suspendre le vol du temps, de retarder l’arrivée à Cannes, pour prolonger les rêveries insensées (forcément moins que la réalité) et la délectable construction imaginaire de ce que pourra être ce festival ...
Et puis, à peine arrivée, savoureusement éblouie et réjouie par les premiers rayons du soleil tant attendus qui caresseront mon regard assoiffé de lumière et de celles du cinéma, j’irai me perdre dans la foule si pressée et atypique du festival qui mieux que nulle autre sait être passionnément exaltée et aussi impitoyable avec la même incoercible exaltation, chercher mon badge, précieux sésame tant honni pour leur être inaccessible pour certains (heureux ignorants de l'insondable hiérarchie festivalière), fièrement exhibé par ses 28600 possesseurs (25000 professionnels, 3600 journalistes) et puis ce seront les retrouvailles avec ceux que j’ai le plaisir d’y croiser chaque année, et puis l’ouragan cannois va m’emporter dans son ivresse cinéphilique et festive, probablement me faire oublier que cela ne durera pas toujours, que la vie ne peut pas toujours ressembler à un tel cinéma , que cette extravagance n’est qu’à Cannes une quotidienneté, que la vraie vie peut aussi être ailleurs, que Cannes n’est pas le centre du monde et le monde à lui tout seul, juste le monde cinématographique, et encore 12 jours seulement, avec ses excès, ses instants magiques, ses instants réellement irréels, où un peu comme Anconina dans « Itinéraire d’un enfant gâté » on ne cesse d’être surpris, de s'acharner à ne pas le paraître, même si d'autres sont vraiment blasés, tristement: valse troublante des apparences que Cannes exhale et exhibe, adore et abhorre. Cannes décidément si versatile et éclectique. Itinéraire d’enfants gâtés donc. Oui, à Cannes, nous sommes tous des enfants gâtés, capricieux qui oublions le lendemain, qui oublions que tout doit finir un jour, que la vie ne peut être une fête et un spectacle et une histoire et une nuit sans fin. Même les films de Fellini ou Kusturica seraient (presque) des symboles de sobriété à côté de l’irréalité cannoise : inénarrable aventure, cinématographique. Emotionnelle, surtout.
J’ai bien entendu d’ores et déjà envie de voir « Changeling »-L’échange - de Clint Eastwood, « Vicky Cristina Barcelona » de Woody Allen (que serait un festival sans un film de Woody Allen dont le dernier film "Le rêve de Cassandre" était d’ailleurs encore exceptionnel !), « Ashes of time redux » de Wong Kar Wai dont chaque projection cannoise est un évènement, « Un conte de noël » de Arnaud Desplechin, « Entre les murs » de Laurent Cantet, « 24 City » de Jia Zhangke, « Che » de Steven Soderbergh, « Two lovers » de James Gray (qui peut-être cette année recevra la récompense qu’il aurait déjà méritée l’an passé pour « La nuit nous appartient »), la leçon de cinéma de Tarantino, « Tokyo » à Un Certain Regard, « Les Bureaux de Dieu » de Claire Simon à la Quinzaine des Réalisateurs (avec le souvenir incandescent de son magnifique « Ca brûle » déjà présenté à la Quinzaine il y a deux ans), les courts-métrages de la Cinéfondation..., d’être surprise, émue, bouleversée, interpellée ou même heurtée par les films de cinéastes dont je n’attends ni ne connais rien, de voir la mer aussi parce qu’à Cannes on aurait tendance à oublier qu’elle est là, émergeant péniblement entre les affiches de films et les yachts qui l’obscurcissent à perte de vue.
J’essaierai aussi évidemment de voir un maximum de films de la compétition officielle pour vous en dresser un tableau d’ensemble mais n’oubliez pas que Cannes est lui-même un excellent film qui fait son propre cinéma où rien ne se passe jamais comme prévu. Par ailleurs, il n’est pas exclu que le wifi très sollicité ne fonctionne pas dès le premier soir mais, soyez-en certains, même avec un peu de retard, je n’oublierai pas de vous immerger « in the mood for Cannes ».
Alors... prêts à plongez « in the mood for Cannes » et vivre ce 61ème Festival de Cannes comme si vous y étiez ? Alors rendez-vous ici le 14 Mai pour suivre:
LE 61ème FESTIVAL DE CANNES EN DIRECT SUR IN THE MOOD FOR CANNES DU 14 AU 25 MAI 2008

Toutes les notes concernant le Festival de Cannes 2008 seront publiées sur « In the mood for Cannes », et vous pouvez par ailleurs d’ores et déjà y trouver la programmation intégrale du festival, de nombreuses informations pratiques, de nombreux articles…
Vous pouvez aussi retrouver mes récits des Festivals de Cannes 2005, 2006, 2007 (une partie du blog « In the mood for Cannes » est consacrée aux 60 ans du Festival avec de nombreuses critiques, des vidéos, des photos…) en cliquant sur l’année qui vous intéresse.
Pour le reste de l'actualité cinématographique, rendez-vous sur mon blog principal "In the mood for cinema" ou sur "In the mood for Deauville" pour ceux qui s'intéresseraient aux Festivals du Cinéma Américain et du Cinéma Asiatique de Deauville.
Festivalièrement vôtre. A très bientôt en direct de la Croisette, in the mood for Cannes donc!
13:15 Écrit par Sandra Mézière (Webmaster) dans EDITORIAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, festival de cannes, clint eastwood, james gray, woody allen, quentin tarantino |
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Le programme détaillé du 61ème Festival de Cannes
Compétition et film de clôture (Grand Théâtre Lumière sur invitation)
Je vous rappelle que tous ces films repassent en "séances du lendemain" dans la salle du soixantième (voir les horaires en bas de cette note), accessible sur badge (professionnel ou presse) uniquement, donc sans invitations.
MER/WED 14
19.15 Cérémonie d’ouverture : 23.30 BLINDNESS 1h58 de Fernando Meirelles
JEU/THU 15
8.30 - 16.30 LEONERA 1h53 de Pablo Trapero
14.00 - 22.00 WALTZ WITH BASHIR 1h27 (Valse avec Bashir) de Ari Folman
VEN/FRI 16
8.30 - 14.30 UN CONTE DE NOËL 2h30 19.00 de Arnaud Desplechin
12.00 - 22.30 ÜÇ MAYMUN 1h49 (Les Trois Singes) de Nuri Bilge Ceylan
SAM/SAT 17
8.30 - 22.00 LINHA DE PASSE 1h48 de Walter Salles, Daniela Thomas
16.00 ER SHI SI CHENG JI 1h52 (24 City) de Jia Zhangke
DIM/SUN 18
8.30 - 22.00 GOMORRA 2h15 de Matteo Garrone
16.30 SERBIS 1h30de Brillante Mendoza
LUN/MON 19
9.00 - 13.00 LE SILENCE DE LORNA 1h45 19.00 de Jean-Pierre et Luc Dardenne
22.00 TWO LOVERS 1h40 de James Gray
MAR/TUE 20
8.30 - 12.00 CHANGELING 2h21 19.30 (L’Échange) de Clint Eastwood
16.00 DELTA 1h32 de Kornél Mundruczó
MER/WED 21
16.00 LA MUJER SIN CABEZA 1h27de Lucrecia Martel
18.30 CHE 4h28 de Steven Soderbergh
JEU/THU 22
8.30 - 14.30 LA FRONTIÈRE DE L’AUBE 1h46 19.30 de Philippe Garrel
11.30 - 22.30 ADORATION 1h40 de Atom Egoyan
VEN/FRI 23
8:30 - 19.30 SYNECDOCHE, NEW YORK 2h04 de Charlie Kaufman
11.30 - 22.30 IL DIVO 1h50 de Paolo Sorrentino
16.30 MY MAGIC 1h15 de Eric Khoo
SAM/SAT 24
8.30 - 16.00 ENTRE LES MURS 2h08 de Laurent Cantet
19.30 PALERMO SHOOTING 2h04 (Rendez-vous à Palerme) de Wim Wenders
DIM/SUN 25
19.30 Cérémonie de clôture
23.00 WHAT JUST HAPPENED? H.C. 1h46 de Barry Levinson
HORS COMPÉTITION ET SÉANCES DE MINUIT
(GRAND THÉÂTRE LUMIÈRE SUR INVITATION)
SÉANCES SPÉCIALES
(SALLE DEBUSSY / SALLE DU SOIXANTIÈME / SALLE BUÑUEL BADGE)
En présence de l’équipe du film / Film crews in attendance
JEU/THU 15
11.15 - 19.30 KUNG FU PANDA 1h35 de Mark Osborne, John Stevenson
SAM/SAT 17
11.30 - 19.30 VICKY CRISTINA BARCELONA 1h36 de Woody Allen
00.15 THE CHASER 2h03 de Na Hong-jin
DIM/SUN 18
13.00 - 19.00 INDIANA JONES AND THE KINGDOM OF THE CRYSTAL SKULL 2h03 (Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal) de Steven Spielberg
LUN/MON 19
16.00 SÉANCE HOMMAGE À MANOEL DE OLIVEIRA 1h00
MAR/TUE 20
23.30 MARADONA BY KUSTURICA 1h30 de Emir Kusturica
MER/WED 21
23.45 SURVEILLANCE 1h38 de Jennifer Lynch
SAM/SAT 24
11.30 - 22.30 THE GOOD, THE BAD, THE WEIRD 2h00 (Le Bon, la Brute, le Cinglé) de Kim Jee-woon
VEN/FRI 16
19.15 THE THIRD WAVE de Alison Thompson 1h34
Séance du Président en présence de Sean Penn Salle du Soixantième
SAM/SAT 17
20.00 C’EST DUR D’ÊTRE AIMÉ PAR DES CONS 1h58 de Daniel Leconte Salle Buñuel
DIM/SUN 18
22.00 ASHES OF TIME REDUX 1h33 de Wong Kar Wai Salle Debussy
LUN/MON 19
19.15 SANGUEPAZZO (Une Histoire italienne) 2h28 de Marco Tullio Giordana Salle du Soixantième
MAR/TUE 20
19.45 ROMAN POLANSKI: WANTED AND DESIRED 1h39 de Marina Zenovich Salle du Soixantième
22.00 OF TIME AND THE CITY 1h12 de Terence Davies Salle du Soixantième
JEU/THU 22
14.30 LEÇON DE CINÉMA de Quentin Tarantino Salle Debussy
VEN/FRI 23
19.45 CHELSEA ON THE ROCKS 1h24 de Abel Ferrara Salle du Soixantième
UN CERTAIN REGARD
(SALLE DEBUSSY BADGE)
film concourant pour la Caméra d’Or /Les films en V.O. langue étrangère sont présentés avec sous-titres français.
JEU/THU 15
14.00 - 19.30 HUNGER Ouverture 1h40 de Steve McQueen
11.00 - 22.00 TOKYO! 1h50 de Bong Joon Ho, Leos Carax, Michel Gondry
VEN/FRI 16
11.00 - 17.00 SOI COWBOY 1h57 de Thomas Clay
14.30 MILH HADHA AL-BAHR 1h49 (Le Sel de la mer) de Annemarie Jacir
22.00 TYSON 1h30 de James Toback
SAM/SAT 17
11.00 - 17.00 WOLKE 9 1h38 de Andreas Dresen
14.00 JE VEUX VOIR 1h15 de Joana Hadjithomas, Khalil Joreige
22.00 TOKYO SONATA 1h59 de Kurosawa Kiyoshi
DIM/SUN 18
11.00 - 17.00 LA VIE MODERNE 1h28 de Raymond Depardon
14.00 AFTERSCHOOL 2h02 de Antonio Campos
LUN/MON 19
11.00 - 17.00 VERSAILLES 1h53 de Pierre Schoeller
14.00 DE OFRIVILLIGA 1h38 (Involontaires) de Ruben Östlund
MAR/TUE 20
11.00 - 17.00 LOS BASTARDOS 1h30 de Amat Escalante
14.00 - 22.00 JOHNNY MAD DOG 1h37 de Jean-Stéphane Sauvaire
MER/WED 21
11.00 - 16.30 O’ HORTEN 1h30 de Bent Hamer
14.00 A FESTA DA MENINA MORTA 1h55 (La Fête de la fille morte) de Matheus Nachtergaele
JEU/THU 22
11.00 - 17.00 OCEAN FLAME 2h10 de Liu Fen Dou
22.00 WENDY AND LUCY 1h20 de Kelly Reichardt
VEN/FRI 23
11.00 - 17.00 TULPAN 1h40 de Sergey Dvortsevoy
14.00 - 22.00 TING CHE 1h52 (Parking) de Chung Mong Hong
SAM/SAT 24
20.00 Clôture - Palmarès et projection du film primé
SÉANCES DU LENDEMAIN
JEU/THU 15
12.00 S BLINDNESS de Fernando Meirelles 1h58
VEN/FRI 16
12.00 S KUNG FU PANDA de M. Osborne, J. Stevenson 1h35
14.00 S WALTZ WITH BASHIR (Valse avec Bashir) de Ari Folman 1h27
15.00 B HUNGER de Steve McQueen 1h40
16.00 S LEONERA de Pablo Trapero 1h53
17.00 B TOKYO! de Bong Joon Ho, Leos Carax, Michel Gondry 1h50
SAM/SAT 17
11.45 S TYSON de James Toback 1h30
13.15 B TYSON de James Toback 1h30
13.45 S ÜÇ MAYMUN (Les Trois Singes) de Nuri Bilge Ceylan 1h49
15.15 B SOI COWBOY de Thomas Clay 1h57
16.00 S UN CONTE DE NOËL de Arnaud Desplechin 2h30
22.00 S MILH HADHA AL-BAHR de Annemarie Jacir 1h49
DIM/SUN 18
12.30 S ER SHI SI CHENG JI (24 City) de Jia Zhangke 1h52
13.00 B TOKYO SONATA de Kurosawa Kiyoshi 1h59
14.45 S VICKY CRISTINA BARCELONA de Woody Allen 1h36
15.15 B JE VEUX VOIR de Joana Hadjithomas, Khalil Joreige 1h15
16.45 S TOKYO SONATA de Kurosawa Kiyoshi 1h59
17.00 B WOLKE 9 de Andreas Dresen 1h38
19.00 S LINHA DE PASSE de Walter Salles, Daniela Thomas 1h48
21.00 S THE CHASER de Na Hong-jin 2h03
LUN/MON 19
11.15 S GOMORRA de Matteo Garrone 2h15
13.30 B LA VIE MODERNE de Raymond Depardon 1h28
14.00 S SERBIS de Brillante Mendoza 1h30
15.30 B AFTERSCHOOL de Antonio Campos 2h02
16.00 S INDIANA JONES… de Steven Spielberg 2h03
MAR/TUE 20
12.00 S TWO LOVERS de James Gray 1h40
14.00 S LE SILENCE DE LORNA de J.-P. et L. Dardenne 1h45
15.00 B VERSAILLES de Pierre Schoeller 1h53
16.15 S ASHES OF TIME REDUX de Wong Kar Wai 1h33
17.15 B DE OFRIVILLIGA de Ruben Östlund 1h38
MER/WED 21
11.30 S CHANGELING (L’Échange) de Clint Eastwood 2h21
14.00 S DELTA de Kornél Mundruczó 1h32
15.00 B LOS BASTARDOS de Amat Escalante 1h30
16.00 S MARADONA BY KUSTURICA de Emir Kusturica 1h30
17.00 B JOHNNY MAD DOG de Jean-Stéphane Sauvaire 1h37
JEU/THU 22
11.15 S LA MUJER SIN CABEZA de Lucrecia Martel 1h27
13.15 S CHE de Steven Soderbergh 4h28
15.00 B O’ HORTEN de Bent Hamer 1h30
17.00 B A FESTA DA MENINA MORTA de M. Nachtergaele 1h55
18.15 S A FESTA DA MENINA MORTA de M. Nachtergaele 1h55
22.00 S SURVEILLANCE de Jennifer Lynch 1h38
VEN/FRI 23
14.15 S ADORATION de Atom Egoyan 1h40
15.00 B OCEAN FLAME de Liu Fen Dou 2h10
16.15 S LA FRONTIÈRE DE L’AUBE de Philippe Garrel 1h46
17.30 B WENDY AND LUCY de Kelly Reichardt 1h20
SAM/SAT 24
11.00 B TULPAN de Sergey Dvortsevoy 1h40
11.30 S SYNECDOCHE, NEW YORK de Charlie Kaufman 2h04
13.00 B TING CHE (Parking) de Chung Mong Hong 1h52
14.00 S IL DIVO de Paolo Sorrentino 1h50
16.15 S MY MAGIC de Eric Khoo 1h15
Pour le programme des courts-métrages, de la Cinéfondation et du Cinéma de la plage (dans les 3 cas accessibles sur badge) et pour télécharger l'intégralité de ce programme, rendez-vous sur:
13:14 Écrit par Sandra Mézière (Webmaster) dans IN THE MOOD FOR NEWS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, programme, festival de cannes, invitations, clint eastwood, sean penn |
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