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clint eastwood

  • "L'échange" de Clint Eastwood ( compétition officielle) : politique et manichéen

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    Ci-dessus, Angelina Jolie dans "L'échange"
     L'évènement d'hier c'était la projection de "L'échange" de Clint Eastwood. Les échos étaient tels que même en séance du lendemain dans la salle du 60ème, sorte de séance de rattrapage qui permet de voir les films le lendemain des projections dans le Grand Théâtre Lumière, la salle était comble 1 heure 30 avant le début de la projection, certains ayant déjà évoqué une potentielle palme d'or pour Clint Eastwood.

    C'est avec fébrilité que j'entrai donc dans la salle, m'apprêtant à vivre une expérience cinématographique aussi intense que "Sur la route de Madison" (mon préféré de Clint Eastwood cinéaste mais aussi acteur, voir ma critique de "Sur la route de Madison" en cliquant ici).

    Le synopsis était en effet particulièrement attractif et propice à un suspense eastwoodien. Clint  Eastwood revenait ainsi hier sur la Croisette de nouveau avec un film noir 5 ans après y avoir présenté "Mystic River" dans lequel jouait un certain Sean Penn...

    Synopsis: Los Angeles, 1928 : un samedi matin, dans une banlieue ouvrière, Christine  (Angelina Jolie) dit au revoir à son fils Walter et part au travail. Quand elle rentre à la maison, Walter a disparu. Une recherche effrénée s’ensuit et, quelques mois plus tard, un garçon de neuf ans affirmant être Walter lui est restitué. Désorientée par l’avalanche de policiers et de reporters et par ses propres émotions, Christine ramène le garçon à la maison. Mais au fond de son coeur elle sait qu’il n’est pas son fils.

    Il en va des films comme des personnes: il y en a que l'on aimerait savoir détester ou par lesquels on aimerait savoir être envoûté. J'aurais aimé porter (et être portée par) un enthousiasme inconditionnel pour ce film d'un des maîtres du cinéma américain, malheureusement j'en suis ressortie avec une impression très mitigée.

     Inspiré de faits réels le scénario a été écrit par Joe Michael Straczynski et nous plonge dans l'angoisse puis le combat de cette mère dont le fils était la raison de vivre et dont le retrouver est la raison de se battre. C'est d'abord un portrait de femme meurtrie, courageuse, déterminée, portée par la foi et un espoir irrationnel qu'Angelina Jolie incarne avec beaucoup de talent, de sensibilité, avec l'aura des stars hollywoodiennes des années 40 et 50, un cinéma auquel Clint Eastwood rend d'ailleurs ouvertement hommage, notamment en nimbant la photographie, magnifique, d'une lumière subtilement surannée.

    Vous vous demanderez alors probablement pourquoi ce film dont l'action débute en 1928 et qui traite d'une réalité lointaine est pressenti pour recevoir la palme d'or alors que Sean Penn a précisé qu'il faudrait que le lauréat ait "conscience du monde dans lequel il vit", tout simplement parce que, et c'est là le grand intérêt du film, en nous parlant des injustices hier, Clint Eastwood nous parle de celles d'aujourd'hui. A quelques détails près, le sujet est finalement effroyablement actuel et le combat de Christine a une résonance intemporelle et universelle, de même que la corruption, le poids de la religion dans la société ou encore le rôle de la presse .

    Au risque de susciter de nombreuses réactions de désapprobation, ce qui m'a avant tout gênée c'est ce qui m'avait gênée dans la fin du scénario de "Million dollar baby": son caractère outrancièrement mélodramatique et davantage encore ici, ce à quoi se prête le style, en l'occurrence celui du film noir: le manichéisme. Ainsi Angelina Jolie incarne une femme qui ne fléchit ni ne doute jamais, le capitaine Jones incarne la corruption sourde des autorités, prêtes à tout pour voiler la vérité, imposer la leur, (même interner une femme saine d'esprit, tenter de lui faire croire et de faire croire à tous qu'un enfant qui lui est étranger est le sien) et donner l'image d'une police exemplaire. La vérité face au mensonge. La justice du combat d'une femme pour retrouver son fils face à l'injustice d'institutions corrompues. L'identification devrait être immédiate et pourtant ce manichéisme a fait que je suis toujours restée à distance, certes constamment là, mais à distance.

     Par ailleurs, si le sujet n'avait été tiré d'un fait réel, j'aurais  eu du mal à adhérer à cette histoire de tueur en série  bourreau d'enfants(dont un instant j'ai imaginé qu'il serait manipulé par la police, créant de nouvelles ramifications dans cette histoire finalement un peu trop limpide à l'image de sa réalisation d'un classicisme certes impeccablement maîtrisé) .

     Clint Eastwood reste un raconteur d'histoire exemplaire, sachant magnifier ses histoires et ses acteurs par une réalisation fluide mais à force de trop vouloir magnifier, à force de vouloir lui aussi, avec beaucoup de conviction, nous imposer sa vérité, il en oublie d'en donner le sentiment ave tout ce qu'elle recèle d'ambivalence.  Certaines scènes demeurent particulièrement réussies comme celle qui nous glace le sang, de la confession de l'enfant ou celle dans laquelle un psychiatre tente de convaincre et se convaincre de la folie de Christine. Nous retrouvons alors ici l'ambivalence qui fait défaut au reste du film, chacune de ses paroles ayant un double sens, chaque rictus, chaque regard, chaque mot pouvant témoigner de sa folie. Une démonstration implacable du caractère alors subjectif de la vérité.

    Il vous faudra attendre la sortie en février 2009 pour vous faire votre propre opinion.

    Clint Eastwood toujours reparti bredouille de la compétition cannoise (à l'exception d'un prix d'interprétation pour Forest Whitaker  dans "Bird") se verra-t-il cette année récompensé? Réponse dans 3 jours sur "In the mood for Cannes"!

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    Sandra.M

  • Hommage du Festival de Cannes 2008 à Manuel de Oliveira: Clint, Sean, Michel et les autres

    1330992456.JPGA Cannes, comme ou plus qu’ailleurs, c’est bien souvent quand vous vous y attendez le moins que l’émotion vous saisit, vous fait prendre conscience à quel point ce festival symbolise le septième art, son histoire, l’Histoire, et toutes les émotions qu’il peut incarner ou susciter. Le festivalier est sujet à une multitude de sollicitations étourdissantes, ne réalisant pas toujours la chance qu’il a, un peu hypnotisé, il lui arrive de
    refuser ce qu’en temps normal il accepterait sans la moindre hésitation.
    C’est bien ce qui a failli m’arriver hier après la projection du « Silence de Lorna » des frères Dardenne, c’est justement de silence dont j’avais besoin tant le film des Dardenne étaient intense de   violence, de vie, de désespoir contenus prêts d’un instant à l’autre à exploser, tant la tension et l’attention étaient soutenues, tant les souffrances de ces êtres fragiles et forts blessés par la vie se heurtent, se rencontrent, s'aimantent et nous embarquent. (J'y reviendrai). 
    150286232.JPGJ’ai donc failli préférer le silence à Manuel de Oliveira et à l’hommage rendu au cinéaste en question quelques minutes après. Et puis la crainte de regretter l’a emporté… Encore un peu étourdie par le film que je venais de voir et dont le silence résonait encore en moi, je me suis donc retrouvée devant une rangée sur les fauteuils desquels figuraient les noms de nombreuses personnalités venus assister à l'hommage à Manuel de Oliveira :de nombreuses personnalités étaient en effet présentes dont Clint Eastwood mais aussi l’intégralité du jury des longs-métrages et bien sûr son président Sean Penn ou encore le président de la Commission Européenne José Manuel Barroso et la Ministre française de la Culture et de la Communication Christine Albanel autant applaudie qu’huée. Rien à voir avec l’accueil réservé à Clint Eastwood pour lequel toute la salle du Grand Théâtre Lumière s’est levée (je verrai son dernier film « L’échange » en compétition officielle, demain, on murmure déjà qu’il pourrait bien figurer au palmarès tant il a emballé les festivaliers à sa première projection ce matin).
    C’est Michel Piccoli que Manuel de Oliveira avait filmé dans « Je rentre à la maison », en compétition à Cannes en 2001 qui lui a remis une palme d’or pour l’ensemble de sa carrière avant que soit projeté « Douro Faina Fluvial », la première œuvre de Manuel de Oliveira, un documentaire de 1931.
     Gilles Jacob a qualifié l’œuvre de De Oliveira d’ « ouverte sur le monde, le temps, les hommes », en précisant qu’il « construit chaque film contre le précèdent », qu’il cultive « le principe d’incertitude », qu’il représente « le diapason des amoureux du cinéma d’auteur ». Il a aussi parlé, avec humour, tendresse, et admiration, de la « Oliveira’s touch ».
    Manuel de Oliveira dont on peine à croire qu’il est centenaire tant il fait preuve d’humour et de vitalité, a évoqué ces « 78 ans consacrés à cette passion qui nous unit ». Il a salué la mémoire d’Henri Langlois, le fondateur de la Cinémathèque, en rappelant le rôle fondamental des cinémathèques dans la vie des films. Il a ajouté « C’est le cinéma qui m’a fait grandir » en terminant par un « Vive le cinéma » à l’enthousiasme et l’optimisme significatifs. Une magnifique leçon de vie sur le pouvoir de la passion qui semble demeurer intact chez ce centenaire au regard brillant d’enfant fasciné, malicieux, déterminé.
    Moi pour qui ce 19 Mai était aussi une journée un peu singulière (certes avec un certain nombre de décennies en moins !), cet hommage a pris une résonance toute particulière, et surtout les paroles de Manuel de Oliveira, un écho à cette passion dévorante qui m’anime et qui nous unissaient en effet tous dans cette salle prestigieuse, une passion qui ne fait pas vieillir mais grandir, une passion qui a le plus beau des pouvoirs : suspendre le vol du temps et donner à un centenaire un regard d’enfant merveilleusement émerveillé . Le regard de la passion, dévorante, qui révèle et sublime l'existence, et en atténue les tourments, parfois, autant qu'elle les cristallise.
    Oui, vive le cinéma !
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    Photos ci-dessus, Sandra.M pour "In the mood for Cannes": Clint Eastwood à l'hommage de Manuel de Oliveira
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    Photo Sandra.M pour "In the mood for Cannes": Clint Eastwood à l'hommage de Manuel de Oliveira
     
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    Photos ci-dessus et ci-dessous Sandra.M pour "In the mood for Cannes : Thierry Frémaux, Gilles Jacob et Michel Piccoli remettent la palme d'or à Manuel de Oliveira
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    Photo ci-dessus prise par Sandra.M pour "In the mood for Cannes"
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    Ci-dessus, petite pause méritée dans un célèbre restaurant cannois en attendant la suite de mes mésaventures festivalières avec ma critique du film des frères Dardenne "Le silence de Lorna", de "Two lovers" de James Gray et bien d'autres choses encore!

  • Editorial du Festival de Cannes 2008: J-6

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    104832473.jpg J’ai déjà souvent évoqué ici ma vision du Festival de Cannes (là notamment : cliquez ici pour lire l’éditorial 2007 et les origines du blog "In the mood for Cannes")  , pourtant après 8 ans à le parcourir et en scruter les étrangetés, ce Festival reste pour moi une inépuisable source de curiosité, de curiosités surtout.

    Les critiques de films seront sans doute moins exhaustives que celles que j’écris habituellement sur mon autre blog  « In the mood for cinema » car j’ai d’abord envie de profiter de la réalité avant d’en donner une version virtuelle et parce qu’à Cannes le temps est une denrée rare. Je vous livrerai néanmoins bien entendu mes impressions en direct du festival, quotidiennes dans la mesure du possible,  au gré de mes émotions, vous parlerai de mes coups de cœur et découvertes cinématographiques, j’essaierai de vous plonger dans la frénésie mélancolique cannoise, dans son tourbillon éblouissant et terrifiant, je tenterai de vous dépeindre cet animal sauvage palmé, mystérieux et indomptable qui en a perdu certains et tant à force de les éblouir, les fasciner, les aliéner. Je ne suis pas dupe de ce jeu dangereux-là, là où plus qu’ailleurs, les personnalités peuvent prendre des reflets changeants, finalement éclairants, révélant le portrait de Dorian Gray en chacun.

    1620788322.jpgNe vous méprenez pas: malgré la noirceur, ou plutôt la lucidité du tableau, j’y vais avec un enthousiasme inégalé, une curiosité insatiable pour le cinéma et la vie qui s’y entremêlent, s’y défient et entrechoquent, étrangement et parfois même sublimement, l’espace d’un inestimable instant,  lequel instant sublime, à lui seul, éclipse alors le souvenir amer de la foire aux vanités que Cannes est aussi. C’est en effet parfois le culte du dérisoire qui y devient essentiel mais qui, à y regarder de plus près, le révèle aussi, si bien ou si mal, cet essentiel.

    Et puis évidemment on aurait presque tendance à l’oublier: il y a aussi le cinéma presque dissimulé derrière tous ceux qui font le leur, le cinéma si multiple, si surprenant, si audacieux, si magique encore et plus que jamais, à Cannes, plus qu’ailleurs. D’ailleurs, à Cannes, tout est plus qu’ailleurs. Les émotions. Le soleil. Les solitudes qui se grisent et s’égarent et se noient dans la multitude. Les soirées sans fin, sans faim à force d’être enchaînées pour certains.

    Je sais pourtant déjà que quand le train va s’élancer vers le Sud, après cette fébrilité qui régnera à la gare de Lyon déjà lui procurant des airs de festival, quand les Baux de Provence apparaîtront au loin, si et trop vite, un des derniers sursauts de normalité 1666286586.JPGet de beauté naturelle avant la folie et les artifices cannois, j’éprouverai cette même envie irrépressible de m’y retrouver que la première fois où je regardais ce festival comme une mythologie inaccessible, réminiscence jubilatoire de mes souvenirs d’enfance, de l’image d’Epinal d’un festival idéalisé à travers le petit écran qui me renvoyait le cliché insaisissable et majestueux d’un cénacle impénétrable (aussi loin que je me souvienne j’ai toujours regardé les cérémonies d’ouverture et de clôture et j'ai toujours regardé avec intérêt la sélection cannoise), idéalisé comme un diamant pur et étincelant (j’ignorais alors que le diamant, en plus de briller, fasciner, peut dangereusement éblouir et surtout couper, blesser) j’éprouverai cette même tentation inassouvissable de suspendre le vol du temps, de retarder l’arrivée à Cannes, pour prolonger les rêveries insensées (forcément moins que la réalité) et la délectable construction imaginaire de ce que pourra être ce festival ...

    58161039.jpg Et puis, à peine arrivée, savoureusement éblouie et réjouie par les premiers rayons du soleil tant attendus qui caresseront mon regard assoiffé de lumière et de celles du cinéma,  j’irai me perdre dans la foule si pressée et atypique du festival qui mieux que nulle autre sait être passionnément exaltée et aussi impitoyable avec la même incoercible exaltation, chercher mon badge, précieux sésame tant honni pour leur être inaccessible pour certains (heureux ignorants de l'insondable hiérarchie festivalière), fièrement exhibé par ses 28600 possesseurs (25000 professionnels, 3600 journalistes) et puis ce seront les retrouvailles avec ceux que j’ai le plaisir d’y croiser chaque année, et puis l’ouragan cannois va m’emporter dans son ivresse cinéphilique et festive, probablement me faire oublier que cela ne durera pas toujours, que la vie ne peut pas toujours ressembler à un tel cinéma , que cette extravagance n’est qu’à Cannes une quotidienneté, que la vraie vie peut aussi être ailleurs, que Cannes n’est pas le centre du monde et le monde à lui tout seul, juste le monde cinématographique, et encore 12 jours seulement, avec ses excès, ses instants magiques, ses instants réellement irréels, où un peu comme Anconina dans « Itinéraire d’un enfant gâté » on ne cesse d’être surpris, de s'acharner à ne pas le paraître,  même si d'autres sont vraiment blasés, tristement: valse troublante des apparences que Cannes exhale et exhibe, adore et abhorre. Cannes décidément si versatile et éclectique. Itinéraire d’enfants gâtés donc. Oui, à Cannes, nous sommes tous des enfants gâtés, capricieux qui oublions le lendemain, qui oublions que tout doit finir un jour, que la vie ne peut être une fête et un spectacle et une histoire et une nuit sans fin. Même les films de Fellini ou Kusturica seraient (presque) des symboles de sobriété à côté de l’irréalité cannoise : inénarrable aventure, cinématographique. Emotionnelle, surtout.

    555168588.jpg J’ai bien entendu d’ores et déjà envie de voir « Changeling »-L’échange - de Clint Eastwood, « Vicky Cristina Barcelona » de Woody Allen (que serait un festival sans un film de Woody Allen dont le dernier film "Le rêve de Cassandre" était d’ailleurs encore exceptionnel !), « Ashes of time redux » de Wong Kar Wai dont chaque projection cannoise est un évènement, « Un conte de noël » de Arnaud Desplechin, « Entre les murs » de Laurent Cantet, « 24 City » de Jia Zhangke, « Che » de Steven Soderbergh, « Two lovers » de James Gray (qui peut-être cette année recevra la récompense qu’il aurait déjà méritée l’an passé pour « La nuit nous appartient »), la leçon de cinéma de Tarantino, « Tokyo » à Un Certain Regard, « Les Bureaux de Dieu » de Claire Simon à la Quinzaine des Réalisateurs (avec le souvenir incandescent de son magnifique « Ca brûle » déjà présenté à la Quinzaine il y a deux ans), les courts-métrages de la Cinéfondation..., d’être surprise, émue, bouleversée, interpellée ou même heurtée par les films de cinéastes dont je n’attends ni ne connais rien, de voir la mer aussi parce qu’à Cannes on aurait tendance à oublier qu’elle est là, émergeant péniblement entre les affiches de films et les yachts qui l’obscurcissent à perte de vue.

    846579135.jpgJ’essaierai aussi évidemment de voir un maximum de films de la compétition officielle pour vous en dresser un tableau d’ensemble mais n’oubliez pas que Cannes est lui-même un excellent film qui fait son propre cinéma où rien ne se passe jamais comme prévu. Par ailleurs, il n’est pas exclu que le wifi très sollicité ne fonctionne pas dès le premier soir mais, soyez-en certains, même avec un peu de retard, je n’oublierai pas de vous immerger « in the mood for Cannes ».

    Alors... prêts à plongez « in the mood for Cannes » et vivre ce 61ème Festival de Cannes comme si vous y étiez ? Alors rendez-vous ici le 14 Mai pour suivre:

                        LE 61ème  FESTIVAL DE CANNES  EN DIRECT SUR IN THE MOOD FOR CANNES DU 14 AU 25 MAI 2008

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    1704328006.JPGToutes les notes concernant le Festival de Cannes 2008 seront publiées sur   « In the mood for Cannes », et vous pouvez par ailleurs d’ores et déjà y trouver la programmation intégrale du festival, de nombreuses informations pratiques, de nombreux articles…

    Vous pouvez aussi retrouver mes récits des Festivals de Cannes 2005, 2006, 2007 (une partie du blog « In the mood for Cannes » est consacrée aux 60 ans du Festival avec de nombreuses critiques, des vidéos, des photos…) en cliquant sur l’année qui vous intéresse.

    Pour le reste de l'actualité cinématographique, rendez-vous sur mon blog principal "In the mood for cinema" ou sur "In the mood for Deauville" pour ceux qui s'intéresseraient aux Festivals du Cinéma Américain et du Cinéma Asiatique de Deauville.

    Festivalièrement vôtre.  A très bientôt en direct de la Croisette, in the mood for Cannes donc!

    Sandra.M798889105.JPG

     

  • Le programme détaillé du 61ème Festival de Cannes

    Compétition et film de clôture (Grand Théâtre Lumière sur invitation)

    Je vous rappelle que tous ces films repassent en "séances du lendemain" dans la salle du soixantième (voir les horaires en bas de cette note), accessible sur badge (professionnel ou presse) uniquement, donc sans invitations.

    MER/WED 14 

     19.15 Cérémonie d’ouverture : 23.30 BLINDNESS 1h58 de Fernando Meirelles

    JEU/THU 15

     8.30 - 16.30 LEONERA 1h53 de Pablo Trapero

    14.00 - 22.00 WALTZ WITH BASHIR 1h27 (Valse avec Bashir) de Ari Folman

    VEN/FRI 16

    8.30 - 14.30 UN CONTE DE NOËL 2h30 19.00 de Arnaud Desplechin

    12.00 - 22.30 ÜÇ MAYMUN 1h49 (Les Trois Singes) de Nuri Bilge Ceylan

    SAM/SAT 17

     8.30 - 22.00 LINHA DE PASSE 1h48 de Walter Salles, Daniela Thomas

    16.00 ER SHI SI CHENG JI 1h52 (24 City) de Jia Zhangke

    DIM/SUN 18

     8.30 - 22.00 GOMORRA 2h15 de Matteo Garrone

    16.30 SERBIS 1h30de Brillante Mendoza

    LUN/MON 19

    9.00 - 13.00 LE SILENCE DE LORNA 1h45 19.00 de Jean-Pierre et Luc Dardenne

    22.00 TWO LOVERS 1h40 de James Gray

    MAR/TUE 20

     8.30 - 12.00 CHANGELING 2h21 19.30 (L’Échange) de Clint Eastwood

    16.00 DELTA 1h32 de Kornél Mundruczó

    MER/WED 21

    16.00 LA MUJER SIN CABEZA 1h27de Lucrecia Martel

    18.30 CHE 4h28 de Steven Soderbergh

    JEU/THU 22

     8.30 - 14.30 LA FRONTIÈRE DE L’AUBE 1h46 19.30 de Philippe Garrel

    11.30 - 22.30 ADORATION 1h40 de Atom Egoyan

    VEN/FRI 23

     8:30 - 19.30 SYNECDOCHE, NEW YORK 2h04 de Charlie Kaufman

    11.30 - 22.30 IL DIVO 1h50 de Paolo Sorrentino

    16.30 MY MAGIC 1h15 de Eric Khoo

    SAM/SAT 24

    8.30 - 16.00 ENTRE LES MURS 2h08 de Laurent Cantet

    19.30 PALERMO SHOOTING 2h04 (Rendez-vous à Palerme) de Wim Wenders

    DIM/SUN 25

    19.30 Cérémonie de clôture

    23.00 WHAT JUST HAPPENED? H.C. 1h46 de Barry Levinson

    HORS COMPÉTITION ET SÉANCES DE MINUIT

    (GRAND THÉÂTRE LUMIÈRE SUR INVITATION)

    SÉANCES SPÉCIALES

    (SALLE DEBUSSY / SALLE DU SOIXANTIÈME / SALLE BUÑUEL BADGE)

    En présence de l’équipe du film / Film crews in attendance

    JEU/THU 15

    11.15 - 19.30 KUNG FU PANDA 1h35 de Mark Osborne, John Stevenson

    SAM/SAT 17

     11.30 - 19.30 VICKY CRISTINA BARCELONA 1h36 de Woody Allen

    00.15 THE CHASER 2h03 de Na Hong-jin

    DIM/SUN 18

    13.00 - 19.00 INDIANA JONES AND THE KINGDOM OF THE CRYSTAL SKULL 2h03 (Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal) de Steven Spielberg

    LUN/MON 19

    16.00 SÉANCE HOMMAGE À MANOEL DE OLIVEIRA 1h00

    MAR/TUE 20

     23.30 MARADONA BY KUSTURICA 1h30 de Emir Kusturica

    MER/WED 21

    23.45 SURVEILLANCE 1h38 de Jennifer Lynch

    SAM/SAT 24

     11.30 - 22.30 THE GOOD, THE BAD, THE WEIRD 2h00 (Le Bon, la Brute, le Cinglé) de Kim Jee-woon

    VEN/FRI 16

    19.15 THE THIRD WAVE de Alison Thompson 1h34

    Séance du Président en présence de Sean Penn Salle du Soixantième

    SAM/SAT 17

     20.00 C’EST DUR D’ÊTRE AIMÉ PAR DES CONS 1h58 de Daniel Leconte Salle Buñuel

    DIM/SUN 18

    22.00 ASHES OF TIME REDUX 1h33 de Wong Kar Wai Salle Debussy

    LUN/MON 19

     19.15 SANGUEPAZZO (Une Histoire italienne) 2h28 de Marco Tullio Giordana Salle du Soixantième

    MAR/TUE 20

     19.45 ROMAN POLANSKI: WANTED AND DESIRED 1h39 de Marina Zenovich Salle du Soixantième

    22.00 OF TIME AND THE CITY 1h12 de Terence Davies Salle du Soixantième

    JEU/THU 22

    14.30 LEÇON DE CINÉMA de Quentin Tarantino Salle Debussy

    VEN/FRI 23

    19.45 CHELSEA ON THE ROCKS 1h24 de Abel Ferrara Salle du Soixantième

    UN CERTAIN REGARD

    (SALLE DEBUSSY BADGE)

    film concourant pour la Caméra d’Or /Les films en V.O. langue étrangère sont présentés  avec sous-titres français. 

    JEU/THU 15

     14.00 - 19.30 HUNGER Ouverture 1h40 de Steve McQueen

    11.00 - 22.00 TOKYO! 1h50 de Bong Joon Ho, Leos Carax, Michel Gondry

    VEN/FRI 16

    11.00 - 17.00 SOI COWBOY 1h57 de Thomas Clay

    14.30 MILH HADHA AL-BAHR 1h49 (Le Sel de la mer) de Annemarie Jacir

    22.00 TYSON 1h30 de James Toback

    SAM/SAT 17

     11.00 - 17.00 WOLKE 9 1h38 de Andreas Dresen

    14.00 JE VEUX VOIR 1h15 de Joana Hadjithomas, Khalil Joreige

    22.00 TOKYO SONATA 1h59 de Kurosawa Kiyoshi

    DIM/SUN 18

     11.00 - 17.00 LA VIE MODERNE 1h28 de Raymond Depardon

    14.00 AFTERSCHOOL 2h02 de Antonio Campos

    LUN/MON 19

    11.00 - 17.00 VERSAILLES 1h53  de Pierre Schoeller

    14.00 DE OFRIVILLIGA 1h38 (Involontaires) de Ruben Östlund

    MAR/TUE 20

     11.00 - 17.00 LOS BASTARDOS 1h30 de Amat Escalante

    14.00 - 22.00 JOHNNY MAD DOG 1h37 de Jean-Stéphane Sauvaire

    MER/WED 21

     11.00 - 16.30 O’ HORTEN 1h30 de Bent Hamer

    14.00 A FESTA DA MENINA MORTA 1h55 (La Fête de la fille morte) de Matheus Nachtergaele

    JEU/THU 22

     11.00 - 17.00 OCEAN FLAME 2h10 de Liu Fen Dou

    22.00 WENDY AND LUCY 1h20 de Kelly Reichardt

    VEN/FRI 23

    11.00 - 17.00 TULPAN 1h40 de Sergey Dvortsevoy

    14.00 - 22.00 TING CHE 1h52 (Parking) de Chung Mong Hong

    SAM/SAT 24

     20.00 Clôture - Palmarès et projection du film primé

    SÉANCES DU LENDEMAIN

    JEU/THU 15

    12.00 S BLINDNESS de Fernando Meirelles 1h58

    VEN/FRI 16

    12.00 S KUNG FU PANDA de M. Osborne, J. Stevenson 1h35

    14.00 S WALTZ WITH BASHIR (Valse avec Bashir) de Ari Folman 1h27

    15.00 B HUNGER de Steve McQueen 1h40

    16.00 S LEONERA de Pablo Trapero 1h53

    17.00 B TOKYO! de Bong Joon Ho, Leos Carax, Michel Gondry 1h50

    SAM/SAT 17

    11.45 S TYSON de James Toback 1h30

    13.15 B TYSON de James Toback 1h30

    13.45 S ÜÇ MAYMUN (Les Trois Singes) de Nuri Bilge Ceylan 1h49

    15.15 B SOI COWBOY de Thomas Clay 1h57

    16.00 S UN CONTE DE NOËL de Arnaud Desplechin 2h30

    22.00 S MILH HADHA AL-BAHR de Annemarie Jacir 1h49

    DIM/SUN 18

     12.30 S ER SHI SI CHENG JI (24 City) de Jia Zhangke 1h52

    13.00 B TOKYO SONATA de Kurosawa Kiyoshi 1h59

    14.45 S VICKY CRISTINA BARCELONA de Woody Allen 1h36

    15.15 B JE VEUX VOIR de Joana Hadjithomas, Khalil Joreige 1h15

    16.45 S TOKYO SONATA de Kurosawa Kiyoshi 1h59

    17.00 B WOLKE 9 de Andreas Dresen 1h38

    19.00 S LINHA DE PASSE de Walter Salles, Daniela Thomas 1h48

    21.00 S THE CHASER de Na Hong-jin 2h03

    LUN/MON 19

     11.15 S GOMORRA de Matteo Garrone 2h15

    13.30 B LA VIE MODERNE de Raymond Depardon 1h28

    14.00 S SERBIS de Brillante Mendoza 1h30

    15.30 B AFTERSCHOOL de Antonio Campos 2h02

    16.00 S INDIANA JONES… de Steven Spielberg 2h03

    MAR/TUE 20

     12.00 S TWO LOVERS de James Gray 1h40

    14.00 S LE SILENCE DE LORNA de J.-P. et L. Dardenne 1h45

    15.00 B VERSAILLES de Pierre Schoeller 1h53

    16.15 S ASHES OF TIME REDUX de Wong Kar Wai 1h33

    17.15 B DE OFRIVILLIGA de Ruben Östlund 1h38

    MER/WED 21

     11.30 S CHANGELING (L’Échange) de Clint Eastwood 2h21

    14.00 S DELTA de Kornél Mundruczó 1h32

    15.00 B LOS BASTARDOS de Amat Escalante 1h30

    16.00 S MARADONA BY KUSTURICA de Emir Kusturica 1h30

    17.00 B JOHNNY MAD DOG de Jean-Stéphane Sauvaire 1h37

    JEU/THU 22

     11.15 S LA MUJER SIN CABEZA de Lucrecia Martel 1h27

    13.15 S CHE de Steven Soderbergh 4h28

    15.00 B O’ HORTEN de Bent Hamer 1h30

    17.00 B A FESTA DA MENINA MORTA de M. Nachtergaele 1h55

    18.15 S A FESTA DA MENINA MORTA de M. Nachtergaele 1h55

    22.00 S SURVEILLANCE de Jennifer Lynch 1h38

    VEN/FRI 23

     14.15 S ADORATION de Atom Egoyan 1h40

    15.00 B OCEAN FLAME de Liu Fen Dou 2h10

    16.15 S LA FRONTIÈRE DE L’AUBE de Philippe Garrel 1h46

    17.30 B WENDY AND LUCY de Kelly Reichardt 1h20

    SAM/SAT 24

     11.00 B TULPAN de Sergey Dvortsevoy 1h40

    11.30 S SYNECDOCHE, NEW YORK de Charlie Kaufman 2h04

    13.00 B TING CHE (Parking) de Chung Mong Hong 1h52

    14.00 S IL DIVO de Paolo Sorrentino 1h50

    16.15 S MY MAGIC de Eric Khoo 1h15

    Pour le programme des courts-métrages, de la Cinéfondation et du Cinéma de la plage (dans les 3 cas accessibles sur badge) et pour télécharger l'intégralité de ce programme, rendez-vous sur:

     http://www.festivalcannes.fr/assets/Pdf/General/pdf-9141.pdf