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manuel de oliveira

  • Hommage du Festival de Cannes 2008 à Manuel de Oliveira: Clint, Sean, Michel et les autres

    1330992456.JPGA Cannes, comme ou plus qu’ailleurs, c’est bien souvent quand vous vous y attendez le moins que l’émotion vous saisit, vous fait prendre conscience à quel point ce festival symbolise le septième art, son histoire, l’Histoire, et toutes les émotions qu’il peut incarner ou susciter. Le festivalier est sujet à une multitude de sollicitations étourdissantes, ne réalisant pas toujours la chance qu’il a, un peu hypnotisé, il lui arrive de
    refuser ce qu’en temps normal il accepterait sans la moindre hésitation.
    C’est bien ce qui a failli m’arriver hier après la projection du « Silence de Lorna » des frères Dardenne, c’est justement de silence dont j’avais besoin tant le film des Dardenne étaient intense de   violence, de vie, de désespoir contenus prêts d’un instant à l’autre à exploser, tant la tension et l’attention étaient soutenues, tant les souffrances de ces êtres fragiles et forts blessés par la vie se heurtent, se rencontrent, s'aimantent et nous embarquent. (J'y reviendrai). 
    150286232.JPGJ’ai donc failli préférer le silence à Manuel de Oliveira et à l’hommage rendu au cinéaste en question quelques minutes après. Et puis la crainte de regretter l’a emporté… Encore un peu étourdie par le film que je venais de voir et dont le silence résonait encore en moi, je me suis donc retrouvée devant une rangée sur les fauteuils desquels figuraient les noms de nombreuses personnalités venus assister à l'hommage à Manuel de Oliveira :de nombreuses personnalités étaient en effet présentes dont Clint Eastwood mais aussi l’intégralité du jury des longs-métrages et bien sûr son président Sean Penn ou encore le président de la Commission Européenne José Manuel Barroso et la Ministre française de la Culture et de la Communication Christine Albanel autant applaudie qu’huée. Rien à voir avec l’accueil réservé à Clint Eastwood pour lequel toute la salle du Grand Théâtre Lumière s’est levée (je verrai son dernier film « L’échange » en compétition officielle, demain, on murmure déjà qu’il pourrait bien figurer au palmarès tant il a emballé les festivaliers à sa première projection ce matin).
    C’est Michel Piccoli que Manuel de Oliveira avait filmé dans « Je rentre à la maison », en compétition à Cannes en 2001 qui lui a remis une palme d’or pour l’ensemble de sa carrière avant que soit projeté « Douro Faina Fluvial », la première œuvre de Manuel de Oliveira, un documentaire de 1931.
     Gilles Jacob a qualifié l’œuvre de De Oliveira d’ « ouverte sur le monde, le temps, les hommes », en précisant qu’il « construit chaque film contre le précèdent », qu’il cultive « le principe d’incertitude », qu’il représente « le diapason des amoureux du cinéma d’auteur ». Il a aussi parlé, avec humour, tendresse, et admiration, de la « Oliveira’s touch ».
    Manuel de Oliveira dont on peine à croire qu’il est centenaire tant il fait preuve d’humour et de vitalité, a évoqué ces « 78 ans consacrés à cette passion qui nous unit ». Il a salué la mémoire d’Henri Langlois, le fondateur de la Cinémathèque, en rappelant le rôle fondamental des cinémathèques dans la vie des films. Il a ajouté « C’est le cinéma qui m’a fait grandir » en terminant par un « Vive le cinéma » à l’enthousiasme et l’optimisme significatifs. Une magnifique leçon de vie sur le pouvoir de la passion qui semble demeurer intact chez ce centenaire au regard brillant d’enfant fasciné, malicieux, déterminé.
    Moi pour qui ce 19 Mai était aussi une journée un peu singulière (certes avec un certain nombre de décennies en moins !), cet hommage a pris une résonance toute particulière, et surtout les paroles de Manuel de Oliveira, un écho à cette passion dévorante qui m’anime et qui nous unissaient en effet tous dans cette salle prestigieuse, une passion qui ne fait pas vieillir mais grandir, une passion qui a le plus beau des pouvoirs : suspendre le vol du temps et donner à un centenaire un regard d’enfant merveilleusement émerveillé . Le regard de la passion, dévorante, qui révèle et sublime l'existence, et en atténue les tourments, parfois, autant qu'elle les cristallise.
    Oui, vive le cinéma !
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    Photos ci-dessus, Sandra.M pour "In the mood for Cannes": Clint Eastwood à l'hommage de Manuel de Oliveira
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    Photo Sandra.M pour "In the mood for Cannes": Clint Eastwood à l'hommage de Manuel de Oliveira
     
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    Photos ci-dessus et ci-dessous Sandra.M pour "In the mood for Cannes : Thierry Frémaux, Gilles Jacob et Michel Piccoli remettent la palme d'or à Manuel de Oliveira
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    Photo ci-dessus prise par Sandra.M pour "In the mood for Cannes"
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    Ci-dessus, petite pause méritée dans un célèbre restaurant cannois en attendant la suite de mes mésaventures festivalières avec ma critique du film des frères Dardenne "Le silence de Lorna", de "Two lovers" de James Gray et bien d'autres choses encore!

  • La programmation détaillée de "Cannes Classics" 2008

    Pour la 5e année consécutive, Cannes Classics met le rayonnement du Festival au service du cinéma retrouvé, des copies restaurées et des ressorties en salles ou en DVD des grandes œuvres du passé. Cette programmation est présentée dans le Palais des Festivals (salle Buñuel et Salle du Soixantième) ainsi qu’au Cinéma de la Plage et dans la salle La Licorne.


    Cannes Classics 2008 est placé sous le signe de Manoel de Oliveira auquel le Festival rend un vibrant hommage à l’occasion de ses 100 ans en présentant son premier film DOURO, FAINA FLUVIAL (1931, 18’, Portugal) dans le grand amphithéâtre Lumière et de Wong Kar Wai qui présentera ASHES OF TIME REDUX (1994, 120’, Hong-Kong) salle Debussy.


    LE PROGRAMME DETAILLE DE CANNES CLASSICS 2008:

    Evénement : Lola Montes de Max Ophüls

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    La restauration Technicolor de Lola Montès, réalisé en 1955 par Max Ophüls, est présentée par la Cinémathèque française en avant-première mondiale, le samedi 17 mai. Inspiré par la vie scandaleuse de la comtesse de Landsfeld, dite Lola Montès, le film est la dernière œuvre de Max Ophüls mais aussi son unique film en couleur. Sous le regard attentif de Marcel Ophuls, en suivant l’expertise technique de François Ede, et grâce aux Laboratoire Technicolor, la Cinémathèque française s’est engagée à restaurer Lola Montès dans son montage initial, en lui restituant ses couleurs, le son et le format d’origine, offrant ainsi à ce film culte la possibilité d’émerveiller les jeunes spectateurs et de séduire à nouveau celles et ceux que le film avait déjà conquis. La présentation de cette restauration sera l’occasion de rendre hommage à Max Ophüls, disparu en 1957, peu de temps après la sortie du film.


    Documentaires sur le cinéma

    NO SUBTITLES NECESSARY : LASZLO & VILMOS (105’, Etats-Unis) de James Cressanthis
    . Un documentaire racontant le parcours et l’amitié de Laszlo Kovacs et Vilmos Zsigmond, les célèbres directeurs de la photographie d’origine hongroise ayant contribué à l’âge d’or d’Hollywood des années 70 et 80.

    LA COLLECTION CINEMA CINEMAS (104’, France, 1980-1990) de Claude Ventura. Deux épisodes choisis parmi les dizaines d’heures de programmes tournés dans les années 80.

    « YOU MUST REMEMBER THIS » : UNE HISTOIRE DE LA WARNER (120’, 2008, Etats-Unis)
    Warner Bros. fête ses 85 ans avec le documentaire de Richard Schickel, YOU MUST REMEMBER THIS sur l’histoire du studio.
    Programme accompagné par une « projection Warner » chaque soir au Cinéma de la Plage dont une soirée exceptionnelle « Looney Tunes » regroupant le meilleur de l’animation de l’entreprise de Burbank.


    Un sélection de 9 copies neuves ou restaurées

    GUIDE de Vijay Anand (1965, 179', Inde)
    LOLA MONTES de Max Ophüls (1955, 115’, France)
    DE L’INFLUENCE DES RAYONS GAMMA SUR LE COMPORTEMENT DES MARGUERITES de Paul Newman (1972, 100’, Etats-Unis)
    LET’S GET LOST de Bruce Weber (1988, 120’, USA)
    SANTA SANGRE de Alejandro Jodorowsky (1989, 123’, Mexique)
    ORPHEE de Jean Cocteau (1949, 93’, France)
    FINGERS (Mélodie pour un tueur) de James Toback (1977, 90’, Etats-Unis)
    GAMPERALIYA (Changements au village) de Lester James Peries (1965, 105’)
    THE SAVAGE EYE de Ben Maddow, Sydney Meyers, Joseph Strick (1960, 71’, Etats-Unis)



    1968 : 40 ans après
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    En 1968, le Festival fut interrompu quelques jours après son ouverture en raison des événements liés au mouvement social. Montrer quelques films qui ne l’ont pas été projeté cette année-là sera une façon active et joyeuse de faire un clin d’œil à l’édition 1968 du Festival, en présence de Carlos Saura dont le film Peppermint Frappé fut précisément celui sur lequel la manifestation ferma son rideau.

     PEPPERMINT FRAPPE de Carlos Saura (92’, 1968, Espagne), en présence de Carlos Saura.

    13 JOURS EN FRANCE de Claude Lelouch (115’, 1968, France), en présence de Claude Lelouch, présenté dans une copie restaurée.
    ANNA KARENINE d’Aleksandr Zarkhi (145’, 1968, URSS)
    THE LONG DAY’S DYING (Un jour parmi tant d’autres) de Peter Collinson (95’, 1968, Grande-Bretagne)
    24 HEURES DE LA VIE D’UNE FEMME de Dominique Delouche (80’, 1968, France), en présence de Dominique Delouche.


    Centenaire David Lean (1908-1991)

    THE PASSIONATE FRIENDS (Les Amants passionnées) (1949, 91', Royaume-Uni)
    THIS HAPPY BREED (Heureux mortels) (1944, 114', Royaume-Uni)
    IL ETAIT UNE FOIS... LAURENCE D’ARABIE (52’, 2008, France) de Anne Kunvari


    Kawakita Memorial Film Institute

    L’Institut Kawakita promeut les films japonais dans les festivals, les mussées et centre culturels autour du monde. Regroupé sur l’enseigne de Kawakita on retrouve une bibliothèque, un musée et un prix annuel décerné à une personne ou une société qui aide au développement du cinéma japonais.
    Le Centenaire de la Kawakita Memorial Film Institute sera célébré avec la projection du film de Seijun Suzuki, ZIGEUNERWEISEN (Mélodie tzigane, 1980, 145', Japon)


    World Cinema Foundation : deuxième année, deuxième récolte.
    La World Cinema Foundation est une association à but non lucrative créée afin d’aider les pays les pays en voie de développement à la sauvegarde de leurs trésors cinématographiques. Présidée par Martin Scorsese, elle consiste à demander à des cineastes de parrainer chaque année une restauration.
    SUSUZ YAZ (Dry Summer) de Metin Erksan (1964, 85’, Turquie) – film présenté par Fatih Akin
    HANYO (La Servante) de Kim Ki-young (1960, 109’, Corée)
    TOUKI BOUKI (Le Voyage de la hyène) de Djibril Diop Mambéty (1973, 88’, Sénégal)

    Source: Site internet du Festival de Cannes