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Blog créé en 2003 par Sandra Mézière, romancière. Blog cinéma sur les éditions passées du Festival de Cannes. Et le Festival de Cannes 2026 en direct ici. Pour l'actualité cinéma quotidienne et mon actualité d'auteure : Inthemoodforcinema.com.
Vous aviez pu lire, ici, il y a 10 jours mon compte-rendu de la conférence de presse de sélection du Festival de Cannes 2013. Comme chaque année, quelques jours plus tard ont été dévoilés le jury puis un complément de sélection que je vous invite à découvrir ci-dessous avec, notamment, le film de Claude Lanzmann, ce qui n’est pas vraiment une surprise, celui-ci ayant évoqué sa fort probable présence à Cannes lors du dernier Salon de Livre dont je vous avais parlé sur http://inthemoodlemag.com .
COMPÉTITION
ONLY LOVERS LEFT ALIVE de Jim JARMUSCH HORS COMPETITION
LE DERNIER DES INJUSTES de Claude LANZMANN UN CERTAIN REGARD
MY SWEET PEPPERLAND de Hiner SALEEM TORE TANZT de Katrin GEBBE 1er Film WAKOLDA de Lucia PUENZO
La sélection Cannes Classics 2013 sera annoncée lundi 29 avril.
Jia Zhangke est déjà venu à Cannes, la première fois, en 2002 pour « Plaisirs inconnus », avant d’être président du jury de la Cinéfondation en 2007, puis à nouveau compétition en 2008 pour « 24 City » et en 2010 avec « I Wish, I Knew » à Un Certain Regard.
Concernant « A Touch of Sin », nous savons pour le moment uniquement qu’il s’agit d’ »un film en quatre histoires au coeur de la Chine d’aujourd’hui, des nouvelles métropoles aux zones plus rurales du pays. » et que Wu Jiang fera partie du casting.
Si j’ai choisi de vous parler de « Still life » c’est que ce film m’avait forte impression (cf ma critique ci-dessous) mais aussi parce qu’il est lié à un souvenir particulier pour moi puisque après avoir remporté un concours de critiques de films suivi d’un entretien j’avais été chroniqueuse d’un jour sur l’émission « Le Cercle », justement pour présenter une séquence de ce film puis pour en débattre.
Je vous rappelle enfin que, cette année, c'est sur mon nouveau site http://inthemoodforfilmfestivals.com que vous pourrez me suivre en direct de Cannes.
CRITIQUE : STILL LIFE de Jia Zhang Ke ou à la recherche du temps perdu…
Dès l’admirable plan séquence du début, ensorcelés et emportés déjà par une mélodieuse complainte, nous sommes immergés dans le cadre paradoxal du barrage des 3 Gorges situé dans une région montagneuse du cœur de la Chine : cadre fascinant et apocalyptique, sublime et chaotique. En 1996, les autorités chinoises ont en effet entrepris la construction du plus grand barrage hydroélectrique du monde. De nombreux villages ont été sacrifiés pour rendre possible ce projet.
Là, dans la ville de Fengjie nous suivons le nonchalant, morne et taciturne San Ming courbé par le poids du passé et des années, parti à la recherche du temps perdu. Il voyage en effet à bord du ferry The World (du nom du précèdent film du réalisateur, référence loin d’être anodine, témoignage d’une filiation évidente entre les deux films) pour retrouver son ex-femme et sa fille qu’il n’a pas vues depuis 16 ans.
Pendant ce temps, Shen Hong, dans la même ville cherche son mari qu’elle n’a pas vu depuis deux ans. Leurs déambulations mélancoliques se succèdent puis alternent et se croisent le temps d’un plan dans un univers tantôt désespérant tantôt d’une beauté indicible mis en valeur par des panoramiques étourdissants.
Tandis que les ouvriers oeuvrent à la déconstruction, de part et d’autre de la rivière, ces deux personnages essaient de reconstruire leur passé, d’accomplir leur quête identitaire au milieu des déplacements de population et des destructions de villages. Engloutis comme le passé de ses habitants.
Ce film présenté en dernière minute dans la catégorie film surprise de la 63ème Mostra de Venise a obtenu le lion d’or et a ainsi succédé à Brokeback Mountain.
The World était le premier film du réalisateur à être autorisé par le gouvernement chinois. Jusqu’ici ils étaient diffusés illégalement sur le territoire, dans des cafés ou des universités. Dans The World Jia Zhang Ke traitait déjà du spectacle triomphant de la mondialisation et de l’urbanisation accélérée que subit la Chine.
A l’étranger, ses films étaient même présentés dans des festivals comme Cannes en 2002 avec Plaisirs inconnus. Son parcours témoigne avant tout de son indépendance et de sa liberté artistique.
Ancien élève de l’école des Beaux-Arts de sa province, il étudie le cinéma à l’Académie du film de Pékin, avant de fonder sa structure de production le Youth Experimental Film Group. Son œuvre entend révéler la réalité de la Chine contemporaine.
En 2006, Jia Zhang-Ke réalise Dong, un documentaire autour de la construction du barrage des Trois Gorges à travers les peintures de son ami, le peintre Liu Xiaodong, présenté dans la section Horizons lors de la 63e Mostra de Venise.
Entre brumes et pluies, d’emblée, le décor nous ensorcelle et nous envoûte. Qu’il présente la nature, morte ou resplendissante, ou la destruction Jia Zhang Ke met en scène des plans d’une beauté sidérante. Le décor est dévasté comme ceux qui l’habitent. La lenteur et la langueur reflètent la nostalgie des personnages et le temps d’une caresse de ventilateur, la grâce surgit de la torpeur dans cet univers âpre.
Jia Zhang Ke se fait peintre des corps, en réalisant une véritable esthétisation de ceux-ci mais aussi de la réalité et, si son tableau est apocalyptique, il n’en est pas moins envoûtant. Le film est d’ailleurs inspiré de peintures, celles du peintre Liu Xiaodong qui a peint le barrage des 3 Gorges à plusieurs reprises dont Jia Zhang Ke avoue s’être inspiré.
Ces personnages sont « encore en vie » malgré la dureté de leurs existences et le poids des années, du silence, des non dits. C’est un cinéma à l’image de la vie, l’ennui est entrecoupé d’instants de beauté fulgurante et fugace.
Still life, malgré son aspect et son inspiration documentaires n’en est pas moins un film éminemment cinématographique : par l’importance accordée au hors champ (comme ces marins qui mangent leur bol de nouilles tandis que San Ming leur parle, hors champ), par des plans séquences langoureux et impressionnants, et puis par des références cinématographiques notamment au néoréalisme et à Rossellini et Rome, ville ouverte ou à John Woo avec cet enfant qui imite Chow Yun Fat ou encore celui qui regarde le Syndicat du crime de John Woo.
C’est un film polysémique qui, comme dans The World, nous parle des rapports entre tradition et modernité comme avec cet enfant qui chante des musiques sentimentales surannées ou ces portables qui jouent des musiques sentimentales ou ces comédiens en costumes traditionnelles qui s’amusent avec leurs portables.
Jia Zhang Ke ausculte subtilement les contradictions de son pays en pleine mutation. Le barrage des 3 Gorges, c’est la Chine en concentré, la Chine d’hier avec ces immeubles que l’on détruit, la Chine intemporelle avec ses décors majestueux, pluvieux et embrumés et la Chine de demain. La Chine écartelée entre son passé et son présent comme le sont les deux personnages principaux dans leur errance. Les ruines qui contrastent avec le barrage scintillant allumé par les promoteurs comme un gadget symbolisent cette Chine clinquante, en voie de libéralisme à défaut d’être réellement sur la voie de la liberté.
Jia Zhang Ke a ainsi voulu signer une œuvre ouvertement politique avec « le sentiment d’exil permanent des ouvriers, tous plus ou moins au chômage, tous plus ou moins sans domicile fixe », « les ouvriers détruisent ce qu’ils ont peut-être eux-mêmes construits ».
Un plan nous montre une collection d’horloges et de montres. Comme le cinéma. Dans une sorte de mise en abyme, il immortalise doublement le temps qui passe. C’est donc aussi un film sur le temps. Celui de la Chine d’hier et d’aujourd’hui. Celui de ces deux ou seize années écoulées. Ce n’est pas pour rien que Jia Zhang Ke a étudié les Beaux-Arts et la peinture classique. Il dit lui-même avoir choisi le cinéma « parce qu’il permet de saisir et de montrer le temps qui passe ». C’est l’idée bouddhiste qui « si le destin est écrit, le chemin importe d’autant plus ».
Comme dans J’attends quelqu’un dont je vous parlais il y a quelques jours , ici aussi on prend le temps (ce n’est d’ailleurs pas leur seul point commun comme évoqué plus haut). De s’ennuyer. Un ennui nécessaire et salutaire. Pour se dire qu’on est « encore en vie » ou pour déceler la beauté derrière et malgré la destruction car Still life (=Encore en vie ) est un film de contrastes et paradoxes judicieux : à l’image de son titre, il sont encore en vie malgré les années, malgré la destruction, malgré tout. Prendre le temps de voir aussi : l’histoire devant l’Histoire et l’Histoire derrière l’Histoire, les plans de Jia Zhang Ke mettant souvent l’intime au premier plan et le gigantisme (des constructions ou déconstructions) au second plan.
C’est aussi un hommage à la culture chinoise du double, des opposés yin et yang, entre féminin et masculin, intérieur et extérieur, construction-destruction et nature, formes sombres et claires, le tout séparé par la rivière, frontière emblématique de ce film intelligemment dichotomique.
C’est un film en équilibre et équilibré à l’image de son magnifique plan final du funambule suspendu entre deux immeubles. Parce que, ce qu’il faut souligner c’est que ce film plaira forcément à ceux qui ont aimé « The World » mais qu’il pourra aussi plaire à ceux qui ne l’ont pas aimé, notamment par son aspect surréaliste, ses plans imaginaires qui instillent de la légèreté et un décalage salutaire comme ce plan de l’immeuble qui s’écroule ou ces plans poétiques de ces couples qui dansent sur une passerelle aérienne contrebalançant la dureté des paroles échangées ou la douleur du silence, l’impossibilité de trouver les mots.
Enfin il faut souligner la non performance et le talent éclatant de ses acteurs principaux Han Sanming et Zhao Thao qui ont d’ailleurs joué dans presque tous les films de Jia Zhang Ke. C’est en effet leur quatrième collaboration commune.
Je vous invite donc à partir dans cette errance poétique à la recherche du temps perdu au rythme d’une complainte nostalgique et mélancolique…
Pour mon plus grand plaisir, James Gray sera à nouveau en compétition cette année à Cannes avec, « The immigrant » (auparavant intitulé « Lowlife »), un film dans lequel jouent notamment Marion Cotillard, Joaquin Phoenix et Jeremy Renner. Il sortira en France en novembre 2013. Ce sera ainsi son 4ème film projeté dans le cadre de la compétition après « The Yards » (en 2000), « La nuit nous appartient » (en 2007) et, enfin, « Two lovers » en 2008. Il fut également membre du jury des longs-métrages en 2009.
Synopsis: 1920, Ewa Cybulski et sa sœur Magda quittent leur Pologne natale pour la terre promise, New York. Arrivées à Ellis Island, Magda est atteinte de tuberculose et est placée en quarantaine. Ewa, seule et désemparée, tombe dans les filets de Bruno, un souteneur sans scrupules et avide de réussite. Pour sauver sa sœur, elle est prête à tous les sacrifices et se livre, la mort dans l’âme, à la prostitution. L’arrivée d’Orlando, illusionniste et cousin de Bruno, lui redonne confiance, mais la jalousie de Bruno va les précipiter dans la folie meurtrière.
1920, Ewa Cybulski et sa sœur Magda quittent leur Pologne natale pour la terre promise, New York. Arrivées à Ellis Island, Magda est atteinte de tuberculose et est placée en quarantaine. Ewa, seule et désemparée, tombe dans les filets de Bruno, un souteneur sans scrupules et avide de réussite. Pour sauver sa sœur, elle est prête à tous les sacrifices et se livre, la mort dans l’âme, à la prostitution. L’arrivée d’Orlando, illusionniste et cousin de Bruno, lui redonne confiance, mais la jalousie de Bruno va les précipiter dans la folie meurtrière.
En attendant de découvrir ce film à Cannes et de vous en livrer ma critique, ici, je vous propose, ci-dessous, mes critiques de « La Nuit nous appartient » et « Two lovers ».
CRITIQUE – LA NUIT NOUS APPARTIENT de James Gray
La nuit nous appartient. Voilà un titre très à-propos pour un film projeté en compétition officielle au dernier Festival de Cannes. Cannes : là où les nuits semblent ne jamais vouloir finir, là où les nuits sont aussi belles et plus tonitruantes que les jours et là où les nuits s’égarent, délicieusement ou douloureusement, dans une profusion de bruits assourdissants, de lumières éblouissantes, de rumeurs incessantes. Parmi ces rumeurs certaines devaient bien concerner ce film de James Gray et lui attribuer virtuellement plusieurs récompenses qu’il aurait amplement méritées (scénario, interprétation, mise en scène…) au même titre que « My blueberry nights », mon grand favori, ou plutôt un autre de mes grands favoris du festival, l’un et l’autre sont pourtant repartis sans obtenir la moindre récompense…
Ce titre poétique (« We own the night » en vo, ça sonne encore mieux en Anglais non ?) a pourtant une source plus prosaïque qu’il ne le laisserait entendre puisque c’est la devise de l’unité criminelle de la police de New York chargée des crimes sur la voie publique. Ce n’est pas un hasard puisque, dans ce troisième film de James Gray ( « The Yards » son précèdent film avait déjà été projeté en compétition au Festival de Cannes 2000) qui se déroule à New York, à la fin des années 80, la police en est un personnage à part entière. C’est le lien qui désunit puis réunit trois membres d’une même famille : Bobby Green (Joaquin Phoenix), patron d’une boîte de nuit appartenant à des Russes, à qui la nuit appartient aussi, surtout, et qui représentent pour lui une deuxième et vraie famille qui ignore tout de la première, celle du sang, celle de la police puisque son père Burt (Robert Duvall) et son frère Joseph (Mark Walhberg) en sont tous deux des membres respectés et même exemplaires. Seule sa petite amie Amada (Eva Mendes), une sud américaine d’une force fragile, vulgaire et touchante, est au courant. Un trafic de drogue oriente la police vers la boîte détenue par Bob, lequel va devoir faire un choix cornélien : sa famille d’adoption ou sa famille de sang, trahir la première en les dénonçant et espionnant ou trahir la seconde en se taisant ou en consentant tacitement à leurs trafics. Mais lorsque son frère Joseph échappe de justesse à une tentative d’assassinat orchestrée par les Russes, le choix s’impose comme une évidence, une nécessité, la voie de la rédemption pour Bobby alors rongé par la culpabilité.
Le film commence vraiment dans la boîte de nuit de Bobby, là où il est filmé comme un dieu, dominant et regardant l’assemblée en plongée, colorée, bruyante, gesticulante, là où il est un dieu, un dieu de la nuit. Un peu plus tard, il se rend à la remise de médaille à son père, au milieu de la police de New York, là où ce dernier et son frère sont des dieux à leur tour, là où il est méprisé, considéré comme la honte de la famille, là où son frère en est la fierté, laquelle fierté se reflète dans le regard de leur père alors que Bobby n’y lit que du mépris à son égard. C’est avec cette même fierté que le « parrain » (les similitudes sont nombreuses avec le film éponyme ou en tout cas entre les deux mafias et notamment dans le rapport à la famille) de la mafia russe, son père d’adoption, regarde et s’adresse à Bobby. Le décor est planté : celui d’un New York dichotomique, mais plongé dans la même nuit opaque et pluvieuse, qu’elle soit grisâtre ou colorée. Les bases de la tragédie grecque et shakespearienne, rien que ça, sont aussi plantées et même assumées voire revendiquées par le cinéaste, de même que son aspect mélodramatique (le seul bémol serait d’ailleurs les mots que les deux frères s’adressent lors de la dernière scène, là où des regards auraient pu suffire…)
Les bons et les méchants. L’ordre et le désordre. La loi et l’illégalité. C’est très manichéen me direz-vous. Oui et non. Oui, parce que ce manichéisme participe de la structure du film et du plaisir du spectateur. Non, parce que Bobby va être écartelé, va évoluer, va passer de l’ombre à la lumière, ou plutôt d’un univers obscur où régnait la lumière à un univers normalement plus lumineux dominé par des couleurs sombres. Il va passer d’un univers où la nuit lui appartenait à un autre où il aura tout à prouver. Une nuit où la tension est constante, du début et la fin, une nuit où nous sommes entraînés, immergés dans cette noirceur à la fois terrifiante et sublime, oubliant à notre tour que la lumière reviendra un jour, encerclés par cette nuit insoluble et palpitante, guidés par le regard lunatique (fier puis désarçonné, puis déterminé puis dévasté de Joaquin Phoenix, magistral écorché vif, dont le jeu est d’ailleurs un élément essentiel de l’atmosphère claustrophobique du film). James Gray a signé là un film d’une intensité dramatique rare qui culmine lors d’une course poursuite d’anthologie, sous une pluie anxiogène qui tombe impitoyablement, menace divine et symbolique d’un film qui raconte aussi l’histoire d’une faute et d’une rédemption et donc non dénué de références bibliques. La scène du laboratoire (que je vous laisse découvrir) où notre souffle est suspendu à la respiration haletante et au regard de Bob est aussi d’une intensité dramatique remarquable.
« La nuit nous appartient », davantage qu’un film manichéen est donc un film poignant constitué de parallèles et de contrastes (entre les deux familles, entre l’austérité de la police et l’opulence des Russes,-le personnage d’Amada aussi écartelé est d’ailleurs une sorte d’être hybride, entre les deux univers, dont les formes voluptueuses rappellent l’un, dont la mélancolie rappelle l’autre- entre la scène du début et celle de la fin dont le contraste témoigne de la quête identitaire et de l’évolution, pour ne pas dire du changement radical mais intelligemment argumenté tout au long du film, de Bob) savamment dosés, même si la nuit brouille les repères, donne des reflets changeants aux attitudes et aux visages. Un film noir sur lequel plane la fatalité : fatalité du destin, femme fatale, ambiance pluvieuse. James Gray dissèque aussi les liens familiaux, plus forts que tout : la mort, la morale, le destin, la loi.
Un film lyrique et parfois poétique, aussi : lorsque Eva Mendes déambule nonchalamment dans les brumes de fumées de cigarette dans un ralenti langoureux, on se dit que Wong Kar-Wai n’est pas si loin… même si ici les nuits ne sont pas couleur myrtille mais bleutées et grisâtres. La brume d’une des scènes finales rappellera d’ailleurs cette brume artificielle comme un écho à la fois ironique et tragique du destin.
C’est épuisés que nous ressortons de cette tragédie, heureux de retrouver la lumière du jour, sublimée par cette plongée nocturne. « La nuit nous appartient » ne fait pas partie de ces films que vous oubliez sitôt le générique de fin passé (comme celui que je viens de voir dont je tairai le nom) mais au contraire de ces films qui vous hantent, dont les lumières crépusculaires ne parviennent pas à être effacées par les lumières éblouissantes et incontestables, de la Croisette ou d’ailleurs…
CRITIQUE – TWO LOVERS de James Gray
Direction New York, ville fétiche du cinéma de James Gray, où, après avoir tenté de se suicider, un homme hésite entre suivre son destin et épouser la femme que ses parents ont choisie pour lui, ou se rebeller et écouter ses sentiments pour sa nouvelle voisine, belle, fragile et inconstante, dont il est tombé éperdument amoureux, un amour dévastateur et irrépressible.
L’intérêt de « Two lovers » provient avant tout des personnages, de leurs contradictions, de leurs faiblesses. Si James Gray est avant tout associé au polar, il règne ici une atmosphère de film noir et une tension palpable liée au désir qui s’empare du personnage principal magistralement interprété par Joaquin Phoenix avec son regard mélancolique, fiévreux, enfiévré de passion, ses gestes maladroits, son corps même qui semble crouler sous le poids de son existence, sa gaucherie adolescente.
Ce dernier interprète le personnage attachant et vulnérable de Leonard Kraditor (à travers le regard duquel nous suivons l’histoire : il ne quitte jamais l’écran), un homme, atteint d’un trouble bipolaire (mais ce n’est pas là le sujet du film, juste là pour témoigner de sa fragilité) qui, après une traumatisante déception sentimentale, revient vivre dans sa famille et fait la rencontre de deux femmes : Michelle, sa nouvelle voisine incarnée par Gwyneth Paltrow, et Sandra, la fille d’amis de ses parents campée par l’actrice Vinessa Shaw. Entre ces deux femmes, le cœur de Leonard va balancer…
Il éprouve ainsi un amour obsessionnel, irrationnel, passionnel pour Michelle. Ces « Two lovers » comme le titre nous l’annonce et le revendique d’emblée ausculte la complexité du sentiment amoureux, la difficulté d’aimer et de l’être en retour, mais il ausculte aussi les fragilités de trois êtres qui s’accrochent les uns aux autres, comme des enfants égarés dans un monde d’adultes qui n’acceptent pas les écorchés vifs. Michelle et Leonard ont, parfois, « l’impression d’être morts », de vivre sans se sentir exister, de ne pas trouver « la mélodie du bonheur ».
Par des gestes, des regards, des paroles esquissés ou éludés, James Gray dépeint de manière subtile la maladresse touchante d’un amour vain mais surtout la cruauté cinglante de l’amour sans retour qui emprisonne ( plan de Michelle derrière des barreaux de son appartement, les appartements de Leonard et Michelle donnant sur la même cour rappelant ainsi « Fenêtre sur cour » d’Hitchcock de même que la blondeur toute hitchcockienne de Michelle), et qui exalte et détruit.
James Gray a délibérément choisi une réalisation élégamment discrète et maîtrisée et un scénario pudique et la magnifique photographie crépusculaire de Joaquin Baca-Asay qui procurent des accents lyriques à cette histoire qui aurait pu être banale, mais dont il met ainsi en valeur les personnages d’une complexité, d’une richesse, d’une humanité bouleversantes. James Gray n’a pas non plus délaissé son sujet fétiche, à savoir la famille qui symbolise la force et la fragilité de chacun des personnages (Leonard cherche à s’émanciper, Michelle est victime de la folie de son père etc).
Un film d’une tendre cruauté, d’une amère beauté, et parfois même d’une drôlerie désenchantée, un thriller intime d’une vertigineuse sensibilité à l’image des sentiments qui s’emparent des personnages principaux, et de l’émotion qui s’empare du spectateur. Irrépressiblement. Ajoutez à cela la bo entre jazz et opéra ( même influence du jazz et même extrait de l’opéra de Donizetti, L’elisir d’amore, « Una furtiva lagrima » que dans le chef d’œuvre de Woody Allen « Match point » dans lequel on retrouve la même élégance dans la mise en scène et la même « opposition » entre la femme brune et la femme blonde sans oublier également la référence commune à Dostoïevski… : les ressemblances entre les deux films sont trop nombreuses pour être le fruit du hasard ), et James Gray parvient à faire d’une histoire a priori simple un très grand film d’une mélancolie d’une beauté déchirante qui nous étreint longtemps encore après le générique de fin. Trois ans après sa sortie : d’ores et déjà un classique du cinéma romantique.
2AUTOMNES 3 HIVERS Sébastien Betbeder France, 2013, fiction, 90' Première mondiale Avec Vincent Macaigne, Maud Wyler, Bastien Bouillon, Audrey Bastien, Thomas Blanchard, Pauline Etienne, Jean-Quentin Châtelain, Olivier Chantreau Synopsis A 33 ans, Arman a décidé de changer de vie. Pour commencer il court. Cest un bon début. Amélie poursuit la sienne (de vie) et court, elle aussi. La première rencontre est un choc. La seconde sera un coup de couteau en plein cur. [Le film commence avec un barbu déprimé qui fait un footing à Paris, parce quil ne sait pas quoi faire de ses journées. On pourrait sattendre au pire. Et le pire arrive en effet. Sauf quon en rit beaucoup.]
AU BORD DU MONDE Claus Drexel France, 2013, documentaire, 98' Première mondiale Synopsis Paris, la nuit. Cest ici que vivent Jeni, Wenceslas, Christine, Pascal et les autres. Sans-abri, ils hantent trottoirs, ponts et couloirs du métro, au bord dun monde où la société ne protège plus. Ils nous font face, ils nous parlent. [Dans un Paris de carte postale, des clochards nous parlent. De plain-pied, la caméra les filme, leur fait épouser le décor. Remisés au bord du monde, le cinéaste les ramène au centre du plan... Dans le collage quose la mise en scène, entre le trivial et le sublime, entre lindigence et la beauté séculaire, comment nous situer ?]
LA BATAILLE DE SOLFERINO Justine Triet France, 2013, fiction, 94' / 1er long métrage Première mondiale Avec Laetitia Dosch, Vincent Macaigne, Arthur Harari, Virgil Vernier, Marc-Antoine Vaugeois Synopsis 6 mai 2012, Solférino. Laetitia, journaliste télé, couvre les présidentielles. Mais débarque Vincent, l'ex, pour voir leurs filles. Gamines déchaînées, baby-sitter submergé, amant vaguement incrust, avocat misanthrope, France coupée en deux : cest dimanche, tout s'emmêle, rien ne va plus ! [Son impressionnante maîtrise du cadre et son sens précis de la mise en scène permettent à la jeune réalisatrice de mêler dans une même dynamique comédie, drame, suspens et plongée dans le réel. Elle nous livre un film touchant et juste sur notre condition danimal social.]
BRADDOCK AMERICA Jean-Loïc Portron et Gabriella Kessler France, 2012, documentaire, 100' / 1er long métrage Première mondiale Synopsis Braddock, Pennsylvanie. Quelques rescapés teigneux trouvent la force de saccrocher à ce lieu ingrat car ils ont conscience que cette infime parcelle du territoire américain porte en elle, enfouie dans le sol et dans les mémoires, les traces dévénements essentiels qui font lhistoire de leur nation. [Exploration dun territoire qui raconte autant les prémices de lAmérique que son évolution industrielle et économique jusquà la déglingue daujourdhui. Qualité du filmage des lieux et beau travail sur les archives qui ont une charge fictionnelle autant quinformative.]
C'EST EUX LES CHIENS... Hicham Lasri Maroc, 2013, fiction, 85' / 2e long métrage Première mondiale Avec Hassan Badida, Yahya El Fouandi, Imad Fijjaj, Jalal Boulftaim Synopsis Lhistoire de Majhoul, emprisonné en 1981 pendant les émeutes du pain au Maroc, qui ressort, 30 ans plus tard, en plein printemps arabe. Une équipe de télévision publique, qui réalise un reportage sur les mouvements sociaux au Maroc, décide de le suivre dans la recherche de son passé... [Un univers filmique fort pour un portrait du Maroc contemporain et de ses casseroles, hors des sentiers battus...]
Ô HEUREUX JOURS ! Dominique Cabrera France, 2013, documentaire, 93' Synopsis Il y a dix ans mon frère Bernard qui vit à Boston sest remarié, on est tous allés au mariage, cétait comme si on était à nouveau petits, les quatre enfants avec papa et maman. Javais apporté une caméra pour filmer le mariage, je me suis retrouvée à filmer notre famille jusquà aujourdhui... [En questionnant sans relâche la généalogie singulière de son identité, la cinéaste réussit à interroger la nôtre ; en tentant de compenser sa perte, elle sévertue à combler les nôtres.]
SWANDOWN Andrew Kötting Angleterre, 2013, documentaire, 94' Avec Andrew Kötting, Iain Sinclair, Stewart Lee, Alan Moore Distribution E.D. Distribution Synopsis Swandown relate léquipée humoristique de deux Anglais parcourant pendant 4 semaines plus de 230 km sur un pédalo en forme de cygne. En route, ils font la connaissance de riverains du canal et prêtent une oreille attentive aux échos ambiants de la culture historique, littéraire et politique britannique. [L'art non-sensique anglais dans toute sa splendeur, poésie et pas seulement celle de l'absurde, épopée mythologique et puissance narrative des petits riens du fil de leau, Beckett, Homère, Debord, les bretelles rouges du charpentier de navire...]
THE STRANGE LITTLE CAT Ramon Zürcher Allemagne, 2013, fiction, 72' / 1er long métrage Première française Avec Jenny Schily, Anjorka Strechel, Mia Kasalo, Luk Pfaff, Armin Marewski Synopsis Une famille se retrouve dans un appartement berlinois. Derrière lapparence dune journée partagée, chaque membre est enclos dans son imaginaire... Conçu dans un atelier dirigé par Béla Tarr, le film est librement inspiré des Métamorphoses de Kafka. [Des lieux filmés comme le cadre de scènes subtilement surréalistes où sagitent dans un ballet chorégraphié les membres dune famille dont chaque membre, derrière lapparence dune journée partagée, est enclos dans son imaginaire et ses obsessions ... On pense à Resnais dans cette proposition de donner à voir linconscient sous le manifeste.]
WAJMA Barmak Akram France /Afghanistan, 2013, fiction, 85' / 2e long métrage Première française Avec Wajma Bahar, Hadji Gul, Mustafa Habibi, Breshna Bahar Synopsis A Kaboul, Mustafa séduit la jolie étudiante Wajma. Les deux débutent une relation clandestine : ils sont espiègles et passionnés, mais aussi prudents face aux règles de la société qu'ils enfreignent... [Un drame poignant qui interroge avec beaucoup de justesse le passage difficile à la modernité d'une société patriarcale...] ____________________________
Après avoir célébré 20 ans d'indépendance par des programmations spéciales, notamment à la Cinémathèque française, au Forum des Images et au Festival du Réel, mais aussi à Istanbul, Buenos Aires ou New York, l'ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) présentera à nouveau 9 films cette année à Cannes. Du 16 au 25 mai, ces longs métrages, documentaires ou de fiction, productions indépendantes françaises ou internationales, avec ou sans distributeur en France, seront projetés en présence des équipes des films et de leurs parrains de l'association, lors de séances ouvertes à tous les publics. LACID a sa propre programmation au Festival International du Film de Cannes depuis 1993, qui repose sur le coup de cur des cinéastes. En 20 ans, les cinéastes de l'association ont fait découvrir de nombreux auteurs en sengageant sur plus de 450 films, dont près de 200 montrés à Cannes. Parmi ceux-ci, beaucoup de premiers films : ceux, entre autres, de Serge Bozon, Lucas Belvaux, Alain Gomis, Claire Simon, Djinn Carrénard, Pierre Schoeller, Vincent Dieutre, Arnaud et Jean-Marie Larrieu, Rachid Djaïdani, Nicolás Pereda, Ursula Meier, Avi Mograbi, Yolande Moreau et Gilles Porte... Soucieuse du devenir des films après Cannes, l'ACID les propose à d'autres festivals ainsi quà des distributeurs et les accompagne à leur sortie auprès de ses 300 salles partenaires. LACID, cest aussi depuis 20 ans nombre de textes politiques et de propositions pour améliorer la diffusion des uvres, de même que de nombreuses actions en direction des publics : animation dun réseau de spectateurs relais, édition de documents pédagogiques, organisation de projections scolaires... La programmation ACID - CANNES 2013 sera reprise du 27 au 29 septembre 2013 au Nouveau Latina à Paris et dans une trentaine de salles en Ile-de-France et en régions.
Quel beau jury pour ce 66ème Festival de Cannes! Nous savions déjà qu’il serait présidé par Steven Spielberg. Voici les noms des prestigieux jurés qui l’entoureront:
Le Jury du 66e Festival de Cannes aura à départager les films en Compétition pour composer le Palmarès qui sera annoncé sur scène lors de la cérémonie de Clôture, le 26 mai prochain, cérémonie qui culminera avec l’attribution de la Palme d’or.
Ci-dessus, photos de l'Hôtel Barrière Majestic Cannes
Il y a quelques jours, je vous donnais, ici,tous mes conseils pour trouver un logement, même tardivement, pour ce 66ème Festival de Cannes.
Aujourd'hui, suite aux nombreux emails reçus après cet article, je vous propose une petite sélection très subjective d'hôtels pour un séjour de détente à Cannes, en particulier si vous êtes friands de thalassothérapie, de luxe et d'activités balnéaires.
1/ L'hôtel Majestic
Je vous le disais déjà dans mon précèdent article, mon hôtel cannois de prédilection est sans aucun doute le Majestic qui, en 2010, à l'occasion de l'ouverture du Festival de Cannes avait révélé sa nouvelle aile spectaculaire lors d'une inauguration qui l'avait également été. Avaient ainsi été dévoilés :
-10.000 m2 supplémentaires,
-44 nouvelles suites dont 2 suites duplex de 450 m2
-un spa de 450 m2
-1500 m2 de luxueuses boutiques
L'hôtel se situe à la fois en plein centre de Cannes et un peu en retrait de son agitation. C'est aussi l'adresse idéale pour les festivaliers puisqu'il se trouve juste en face du palais des festivals. Il est également située sur la Croisette et à deux pas des boutiques de la rue d'Antibes.
Pour les gastronomes, il comprend également 3 restaurants (le Fouquet's Cannes, la Petite Maison de Nicole -qui vient récemment d'ouvrir également au Fouquet's de Paris-,et un restaurant sur la plage privée le B-sud) et 1 bar. Je vous recommande vivement "Le Fouquet's" ou de prendre un verre dans les salons, un moment toujours hors du temps.
L'hôtel compte 265 chambres, 84 suites dont 2 penthouses d'exception comme la sublime suite Christian Dior (cf photo plus haut, vous la reconnaîtrez aisément puisque celle-ci emprunte les teintes grises et chics chères au grand couturier), un espace au sixième et splendide étage de l’aile ouest de l’hôtel, conçu par l’architecte Renaud d’Hauteserre.
A certaines périodes, vous pourrez y trouver des promotions, comme actuellement avec une chambre à 175 euros!
L'hôtel vous propose de nombreuses activités:
-spa my Blend by Clarins avec les activités suivantes:
- Zumba
- LIA (Low Impact Aerobic)
- TRX
- Core training
- Freedom Spirit
- Pilates
- PNL (Programmation Neuro-Linguistique)
- LPG
- Intraceuticals Oxygen Infusion
-une plage privée avec de nombreuses activités nautiques (attention: celle-ci est louée pendant le Festival du Film de Cannes).
L'hôtel dispose également d'une salle de projection privée, un bar à champagne, un club Diwi and co pour les enfants.
Evidemment, pour des tarifs avantageux, je vous déconseille la période du Festival du Film. L'hôtel est de toute façon actuellement complet pour la période même s'il peut y avoir des désistements.
Si vous voulez vous détendre tout en profitant du luxe ultime, en étant en plein centre de Cannes, n'hésitez pas : choisissez le Majestic Barrière.
2/ C'est vers l'hôtel Radisson Blu 1835 Hotel & Thalassoque se porte mon 2ème choix. J'avais profité d'une journée de présence supplémentaire après le festival l'an passé pour le visiter et je n'ai pas regretté cette escapade qui m'a embarquée ailleurs, un délicieux ailleurs.
L'hôtel est situé à l'emplacement de l'ancien Sofitel qui devint ensuite White Palm après de gros travaux et qui est désormais un Radisson.
Cet hôtel est un véritable havre de paix et de luxe sur le port de Cannes, entièrement reconstruit, doté d’un splendide spa et d’une vue à couper le souffle sur la baie de Cannes. Les photos ci-dessous et les deux ci-dessus ont toutes été prises du Radisson.
La chaîne Radisson choisit toujours des emplacements de choix comme le nouveau Radisson de Nantes situé dans l'ancien palais de justice. C'est aussi un des nombreux atouts de cet hôtel à Cannes. La vue depuis sa terrasse est sans aucun doute la plus vertigineuse et spectaculaire de Cannes. Vous découvrirez toute la baie et elle vous procurera un délicieux sentiment d'ailleurs.
Si vous ne séjournez pas à l'hôtel, je vous recommande tout de même d'y aller, ne serait-ce que pour y prendre un verre. Vous pourrez aussi y dîner au restaurant 360 qui, comme son nom l'indique, offre une vue panoramique unique de la baie de Cannes, les collines d'Esterel et de la vieille ville. Les menus du 360 sont conçus pour prolonger l’extase de l’expérience de la Thalasso et du Spa de l’hôtel. Vous pourrez aussi y siroter des boissons rafraîchissantes depuis le bar où la vue est inoubliable. La Terrasse Panoramique attenante de 400m² offre une vue imprenable sur la mer. Elle accueille jusqu'à 250 personnes pour des événements.
L'autre grand atout de cet établissement sont ses Thermes Marins qui vous plongeront dans une atmosphère de quiétude et de bien-être rares, des installations haute performance qui offrent 2 700 m2 de technologies de pointe en matière de remise en forme et d'environnement.
Situé dans un cadre élégant à la lumière tamisée, Les Thermes Marins de Cannes se trouvent juste en face de la Mer Méditerranée et offre un accès direct à la plage et à l'hôtel. Ce centre offre 46 salles de soins, trois tables de gommage en marbre chauffées, et un menu beauté avec des soins du visage, des manucures, des pédicures et un salon de coiffure.
Il est recommandé de réserver vos soins au moins deux semaines avant votre arrivée pour disposer des meilleurs disponibilités.
L'établissement dispose également d'un centre de conditionnement physique où vous trouverez un équipement de musculation ultramoderne et pourrez suivre des cours de remise en forme individuels: du yoga, du jogging, d’une piscine d’eau de mer intérieure et extérieure, des vestiaires privés, un sauna, un hammam (bain turc), un caldarium (bain romain), et des jacuzzis.
Le restaurant Le Bio se trouve dans le centre de bien-être et sert des tisanes, boissons et plats sains, en mettant l'accent sur le concept « Bento Box ».
Les Thermes Marins de Cannes vous proposent:
avec accès direct à la plage
Soins harmonieux dans une philosophie holistique pour ressourcer le corps et l'esprit
Un équipement haute performance, adapté spécifiquement aux soins
Un cadre luxurieux à la lumière tamisée, des matériaux nobles et une ambiance chaleureuse
Une attention permanente portée à l'hygiène et à la sécurité
Une équipe de professionnels et une supervision médicale
46 salles de soins, y compris trois salles doubles
Un caldarium (bain romain)
Des soins du visage
Une salle de sport avec équipement de musculation
Un hammam (bain turc)
Un salon de coiffure avec services de manucure et de pédicure
Des cours de remise en forme individuels qui comprennent du yoga et du jogging (sur réservation)
Une piscine d’eau de mer intérieure et extérieure
Un bain japonais et une douche multi-sensorielle
Des massages et soins physiques de luxe
Un restaurant bio avec tisanes, boissons, et plats sains
Des vestiaires privés
Un sauna
Trois tables de gommage en marbre chauffées
Les chambres sont modernes, bien conçues et bien équipées et disposent d'internet haut débit sans fil gratuit.
Vous pourrez aussi choisir une de ses nombreuses suites comme l'unique suite sky qui fait environ 100 m2 et qyu offre le summum du confort et de la commodité à l'hôtel Radisson Blu 1835 Hotel & Thalasso. La suite Sky offre aux voyageurs exigeants une chambre séparée, un coin repas et un salon séparés, ainsi que deux dressings et des vues inoubliables sur la mer ou le Vieux Port. Les hôtes de la suite Sky peuvent également profiter d'un accès internet haut débit sans fil gratuit.
3/Mon dernier choix se portera sur l'Hôtel Cézanne, un Boutique hôtel qui possède également un spa, récemment rénové et "redesigné". Je choisirais cet hôtel sans aucun doute pour son emplacement en retrait, au calme, dans un oasis de verdure mais aussi pour sa décoration particulièrement soignée, pour son petit nombre de chambres et suites (28) et l'intimité qui en découle mais aussi pour son service personnalisé et son spa.
Les 28 chambres et suites de l'hôtel sont climatisées, insonorisées, spacieuses et très bien équipées. L'hôtel comprend 5 chambres classiques et 5 Junior suite. Dans chacune, vous serez accueillis par des produits d’accueil personnalisés, des peignoirs et chaussons, ainsi qu’un mini bar très complet !
L'hôtel ne propose pas de restaurant (mais ils sont suffisamment nombreux aux alentours à commencer par ceux des hôtels précités) mais un pink bar situé dans un jardin paysager, ouvert midi et soir, et qui vous permettra de vous poser entre deux promenades, virées shopping ou à la plage.
Enfin, je vous laisse découvrir les nombreus services que propose cet hôtel rénové avec goût.
Bagagiste,
Personnel multilingue,
Conciergerie 24H/24,
Réveil par téléphone,
Climatisation,
Ascenseur, non fumeur,
Coffre-fort
Garage fermé télé surveillé (17€),
Service de blanchisserie,
Service baby-sitting,
Petits animaux domestiques acceptés (20€/jour),
Salle fitness et Hammam, coach sur demande
Plage partenaire (réservation de matelas)
Massages, soins du corps & du visage (sur demande),
Coiffeur en chambre (sur demande),
Petit déjeuner buffet ou servi en chambre, (servis l’un et l’autre de 7H30 à 10H30),
Room service 24H/24,
Service couverture tous les soirs,
Presse régionale & nationale à disposition,
Outil informatique à disposition,
Connexion Wi Fi gratuite,
Réservation de restaurants et de soirées,
Réservation de vos transferts aéroports Mandelieu et Nice,
Organisation de vos déplacements : train, avion, hélicoptère, …
Réservation de vos transports (Véhicule de prestige, taxi, limousine)
A Strange Course of Events de / by Raphaël Nadjari Première mondiale / World première Les Apaches* de / by Thierry de Peretti Première mondiale / World première Ate ver a luz / Après la nuit* de / by Basil Da Cunha Première mondiale / World première Blue Ruin de / by Jeremy Saulnier Première mondiale / World première The Congress / Le Congrès de / by Ari Folman La danza de la realidad de / by Alejandro Jodorowsky Première mondiale / World première L’Escale* de / by Kaveh Bakhtiari Première mondiale / World première La Fille du 14 Juillet* de / by Antonin Peretjatko Première mondiale / World première Henri de / by Yolande Moreau Première mondiale / World première Ilo Ilo* de / by Anthony Chen Première mondiale / World première Jodorowsky’s Dune* de / by Franck Pavich Première mondiale / World première Last Days on Mars* de / by Ruairi Robinson Première mondiale / World première Les Garçons et Guillaume, à table !* de / by Guillaume Gallienne Première mondiale / World première Magic Magic de / by Sebastian Silva Première internationale / International premiere On the Job de / by Erik Matti Première mondiale / World première The Selfish Giant / Le Géant égoïste de / by Clio Barnard Première mondiale / World première Tip Top de / by Serge Bozon Première mondiale / World première Ugly de / by Anurag Kashyap Première mondiale / World première Un voyageur de / by Marcel Ophuls Première mondiale / World première El verano de los peces voladores / L’Eté des poissons volants de / by Marcela Said Première mondiale / World première We Are What We Are de / by Jim Mickle Première internationale / International première * Film concourant pour la Caméra d’Or / Film competiting for the « Caméra d’Or » Prize
>>> COURTS METRAGES / SHORT FILMS
Gambozinos de / by João Nicolau Première mondiale / World première Lágy Eső de / by Dénes Nagy Première mondiale / World première Le Quepa sur la vilni ! de / by Yann Le Quellec Première mondiale / World première Man kann nicht auf einmal alles tun, aber man kann auf einmal alles lassen de / by Marie-Elsa Sgualdo O umbra de nor de / by Radu Jude Première mondiale / World première Pouco mais de um mês de / by André Novais Oliveira Première internationale / International première Que je tombe tout le temps de / by Eduardo Williams Première mondiale / World première Solecito de / by Oscar Ruiz Navia Première mondiale / World première Swimmerde / by Lynne Ramsay Première internationale / International première
C’est chaque année mon lieu de prédilection pour terminer les soirées cannoises et discuter tardivement des projections de la journée et cette année ne devrait pas déroger à la règle puisque, pour les 150 ans de la marque, la Terrazza Martini prévoit un programme exceptionnel avec, notamment, parmi de très nombreuses autres surprises, un live exclusif de Woodkid. Comme chaque année, ce sera convivial et chaleureux, avec un exprit « factory » avec notamment la possibilité d’y jouer au ping-pong (!). Le dispositif sera cool et vintage avec, aussi, la possibilité très ludique d’envoyer des instagrams en temps réel sur le mur avec le hashtag #TERRAZZA150. Rendez-vous très bientôt sur la plage du Gray d’Albion et ici prochainement pour de nouvelles informations.
Retrouvez, ci-dessous le communiqué de presse du festival au sujet de cette annonce et je vous rappelle que, cette année, c'est sur http://inthemoodforfilmfestivals.com que vous pourrez me suivre en direct du festival.
A l’occasion de la restauration d’un des chefs-d’œuvre du cinéma mondial, Vertigo (Sueurs froides) d’Alfred HITCHCOCK, le Festival de Cannes a invité son héroïne, Kim NOVAK à honorer de sa présence la manifestation.
Kim NOVAK assistera à la présentation de Sueurs froides, tourné en 1958, qui sera projeté en copie restaurée dans le cadre de Cannes Classics. Elle participera également à la cérémonie de Clôture du 66e Festival de Cannes où elle remettra un des prix du Palmarès, le dimanche 26 mai 2013. Kim NOVAK était venue pour la première fois au Festival en 1959 pour la présentation de Middle of the Night (Au milieu de la nuit), de Delbert MANN (Palme d’or 1955 avec Marty). Elle a surtout marqué les mémoires avec ses rôles de prostituée au grand cœur dans Embrasse-moi, idiot (Kiss Me, Stupid) de Billy Wilder, la sorcière de l’Adorable Voisine (Bell Book and Candle), de Richard Quine, ou encore la femme adultère de Liaisons secrètes (Strangers When We Meet), du même Quine. Kim Novak fut, surtout, la troublante héroïne de Sueurs froides (Vertigo, 1958), le plus beau film d’Alfred Hitchcock que son réalisateur décrit comme « une histoire d’amour au climat étrange. »
Kim NOVAK déclarait à propos de son rôle : « Ce qui est intéressant, c’est que le scénario me renvoyait à ce que je vivais à l’époque : c’était l’histoire d’une femme que l’on force à être quelqu’un qu’elle n’est pas. » Réfractaire à la dictature des studios, elle s’éloignera tôt d’Hollywood pour se consacrer à la peinture.
Découvrez, ci-dessous, la sélection complète de la Semaine de la Critique qui aura lieu du 16 au 24 Mai 2013. Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site officiel de la Semaine de la Critique : http://www.semainedelacritique.com/ .
COMPETITION
Long-métrages
Salvo Fabio Grassadonia & Antonio Piazza (Italie/France)
The Lunchbox Dabba Ritesh Batra (Inde/France/Allemagne)
For Those in Peril Paul Wright (Royaume-Uni)
Le Démantèlement The Dismantlement Sébastien Pilote (Canada)
Nos héros sont morts ce soir David Perrault (France)
Los Dueños Agustin Toscano & Ezequiel Radusky (Argentine)
The Major Yury Bykov (Russie)
Courts métrages
Vikingar Magali Magistry (France/Islande)
Agit Pop Nicolas Pariser (France)
Pátio Ali Muritiba (Brésil)
Come and Play Komm und Spiel Daria Belova (Allemagne)
The Opportunist David Lassiter (États-Unis)
Pleasure Ninja Thyberg (Suède)
Océan Emmanuel Laborie (France)
Tau Seru Rodd Rathjen (Inde/Australie)
La lampe au beurre de Yak HU Wei (Chine/France)
Breathe me HAN Eun-young (Corée du Sud)
Séances spéciales
Film d’Ouverture
Suzanne Katell Quillévéré (France)
Films de Clôture
La Soirée de Clôture sera annoncée ultérieurement
Séance spéciale
Les Rencontres d’après minuit Yann Gonzalez (France)
Séances spéciale
Les Amants du Texas Ain’t Them Bodies Saints David Lowery (États-Unis)
INVITATIONS
La Collection CANAL+Festival de MoreliaTalents Cannes Adami