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CONFERENCES DE PRESSE - Page 4

  • 66ème Festival de Cannes : compte-rendu détaillé et commenté de la conférence de presse

    Pour une meilleure lecture de cet article, notamment pour un meilleur format des photos, retrouvez-le sur mon site http://inthemoodforfilmfestivals.com sur lequel il est également publié: http://inthemoodforfilmfestivals.com/la-selection-officielle-du-festival-de-cannes-2013/

    Comme chaque année, un mois avant l’ouverture du Festival de Cannes, à Paris, a lieu la conférence de presse d’annonce de la sélection qui, cette année s’est déroulée, non pas au Grand Hôtel comme ces dernières années mais sur les Champs-Elysées, à l’UGC Normandie. Avant de vous livrer cette enthousiasmante sélection 2013 et le compte-rendu de la conférence de presse, au préalable, je vous rappelle que je vous ferai vivre le Festival en direct du 14 au 27 Mai. Certes, ce sera (déjà !) mon 13ème Festival de Cannes et jamais, lorsque j’y étais allée pour la première fois après avoir été sélectionnée par le Prix de la jeunesse en 2001, non, jamais, je n’aurais imaginé avoir le bonheur d’y retourner, quoiqu’il arrive, chaque année. Les années n’ont pas entamé la passion, bien au contraire, et c’est aussi la voix de la passion que je souhaite continuer à faire entendre sur mes sites, en particulier quand les sources d’informations se multiplient et quand cela devient parfois une course vaine à l’immédiateté, souvent au détriment de la réflexion, parfois indispensable pour réellement appréhender un film. Je vous rappelle au passage (puisque je reçois fréquemment des emails adressés à « mes collaborateurs ») que mes 7 sites sont créés et rédigés par une seule et même personne.

    Avant de commenter la sélection, une dernière digression qui n’en est pas tout à fait une pour vous recommander à nouveau le livre du Président du Festival Gilles Jacob, publié le 24 Avril prochain, chez Flammarion, intitulé « Les pas perdus » (dont vous pouvez retrouver ma critique, ici). J’espère vous donner envie de les suivre si je vous dis que ces « Pas perdus » s’achèvent par un hommage à la vie, une douce confusion entre cinéma et réalité, et par « Woody », évidemment par Woody dont le plaisir à mélanger fiction et réalité, l’enthousiasmante et enthousiaste curiosité, l’amour du cinéma et plus encore l’humour, décidément, le rapprochent tant. Leur lecture, elle, s’achève par l’envie de réécouter la chanson de ces Pas perdus et de retourner sur ce doux rivage bercé par le flux et le flot d’une mémoire composée d’oublis judicieux et de souvenirs drôles, élégants, émouvants. Pouvoir, inestimable, de ce doux « démon » de l’écriture que de rendre universelle une mélodie finalement très personnelle et que de rendre harmonieux tous ces souvenirs épars de 7 décennies. Un savoureux et mélodieux tourbillon de (la) vie, de mots et de cinéma, « en-chanté» et enchanteur qui est aussi un avant-goût de ce qu’est (aussi) le Festival de Cannes.

    Lorsque le Président du Festival Gilles Jacob et le Délégué général Thierr Frémaux (qui ont en commun un enthousiasme et une passion pour le cinéma communcatifs ) font leur entrée dans la salle de l’UGC, celle-ci retient son souffle. L’évènement revêt toujours une joyeuse solennité (pour moi en tout cas) même si pour certains c’est surtout l’occasion de se revendiquer tristement blasés ou du moins de s’en donner l’air.

    Cela commence par « le mot du président » puis Thierry Frémaux dévoile la sélection tant attendue. Gilles Jacob a ainsi rappelé le rôle essentiel du festival « la maison où viennent s’abriter les artistes en danger », « Cannes, terre d’accueil» tout en évoquant cette belle initiative pour l’année 2013 quand la liberté est mise à rude épreuve dans tant d’endroits du globe : « L’année 2013 illustre au sens propre cette ligne de conduite. Nous avons invité en effet des dessinateurs de presse qui se battent à leur manière pour la liberté. Sous l’égide de Plantu, nous présenterons à l’étage de la presse une exposition de dessins humoristiques autour du cinéma, dessins vifs et talentueux. Petite flamme du caricaturiste dont l’art est de tout dire, de tout résumer en une image, prenons garde qu’elle ne s’éteigne jamais : c’est le dernier rempart contre le despotisme et la dictature du fort sur le faible. En programmant un ensemble où vibre un appel à l’indocilité, le festival n’a pas craint de prendre le risque qu’on l’applique à lui-même! » Le 20 Mai, aura ainsi lieu une vente aux enchères au profit de Cartooning for Peace.

    Gilles Jacob a également fait l’éloge de « Lady Jane » (Jane Campion, l’occasion pour moi de vous rappeler qu’elle présidera cette année le jury de la Cinéfondation et des courts métrages, de retour à Cannes, après avoir présenté « Bright star » en 2009, alors en compétition, le récit des amours contrariées du jeune poète anglais John Keats et de sa voisine Fanny Brawne) dont le parcours cannois est exemplaire mais aussi symptomatique du rôle d’accompagnement et de « propulseur » de carrière que peut jouer Cannes. « C’est une force, une unité, un lyrisme sec, une violence. Elle sait de quoi elle parle. Ses trois courts-métrages montrés groupés la première fois qu’elle est venue, en 86, disaient tout de son univers. Ils étaient grands pour toutes ces qualités mais aussi parce qu’ils ne répétaient pas ce qui existait déjà. Et 7 ans après « Peel », « La Leçon de piano » a gagné la Palme d’or. Quel bel exemple, quel rêve pour nos futurs cinéastes… », a ainsi rappelé Gilles Jacob.

    Ce dernier a également annoncé la composition du jury qui l’accompagnera. Elle sera ainsi accompagnée par « Maji-daAbdi, réalisatrice et productrice éthiopienne, par Nicoletta Braschi, actrice italienne, par Nandita Das, actrice indienne et par Semih Kaplanoglu, réalisateur turc. »

    Vous le saviez déjà, puisque je vous en avais parlé, ici : c’est « Gatsby le magnifique » le film de Baz Luhrmann avec notamment Leonardo DiCaprio, Carey Mulligan et Tobey Maguire qui ouvrira cette 66ème édition. Je suis curieuse de découvrir cette nouvelle adaptation du roman de Francis Scott Fitzgerald après l’adaptation par Jack Clayton en 1974 qui nous laissait avec l’irrésistible envie de relire encore et encore le chef d’œuvre de Fitzgerald et d’être dangereusement grisés par l’atmosphère du film et du livre : de chaleur écrasante, d’extravagance et d’ennui étrangement mêlés dans une confusion finalement criminelle. Un film empreint de la fugace beauté de l’éphémère et de la nostalgie désenchantée qui portent le fascinant et romanesque Gatsby. L’élégance mélancolique et romantique et le jeu irréprochable de Robert Redford sont aussi pour beaucoup dans cette réussite. Jusqu’ici, je n’aurais jamais imaginé un autre Gatsby mais s’il y a bien un acteur qui pourrait me faire changer d’avis, c’est Leonardo DiCaprio qui, tant de fois, que ce soit dans « Les noces rebelles » de Sam Mendes ou « Shutter island » de Martin Scorsese s’est glissé de manière époustouflante dans la peau de personnages si différents.

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    Vous comprendrez donc à quel point je me réjouis également de la venue de Robert Redford qui viendra à Cannes cette année pour « All is lost » de J.C Chandor (hors compétition) et à qui le festival a l’excellente idée de rendre un hommage. Un acteur rare dans tous les sens du terme, et d’une élégance tout aussi rare.

    Je vous l’avais déjà annoncé avant-hier : c’est Sofia Coppola qui donnera le coup d’envoi à Un Certain Regard, le jeudi 16 Mai, avec « The Bling Ring », un film avec Emma Watson dans le rôle-titre, Taïssa Farmiga, Leslie Mann et Kirsten Dunst. L’histoire vraie d’un groupe d’adolescents californiens qui cambriolèrent les maisons de plusieurs célébrités hollywoodiennes d’octobre 2008 à août 2009. Parmi leurs victimes : Megan Fox, Orlando Bloom, ou encore Paris Hilton…

    Le jury Un Certain Regard sera cette année présidé par Thomas Vinterberg, en compétition en 2012 avec « La Chasse » pour lequel Mads Mikkelsen (également attendu à Cannes) avait obtenu le prix d’interprétation.

    Nous savions également déjà que l’Inde serait cette année le pays invité à l’honneur. Le cycle 100 ans de cinéma indien sera l’occasion de rendre hommage à la nouvelle génération cinéma indien et pour le festival d’accueillir notamment Amitabh Bachchan, véritable star dans son pays, également au générique de « Gatsby le magnifique » pour lequel il viendra à l’ouverture.

    De cette édition, nous connaissions également la très belle affiche avec Joanne Woodward et Paul Newman, une photo d’une beauté étourdissante, prise sur le tournage de « A New Kind of Love » de Melville Shavelson, et qui nous invite à un tourbillon de cinéma, à un désir infini de pellicule, le désir infini…comme celui (de cinéma) que suscite Cannes. Une affiche qui donne l’illusion du mouvement, de la profondeur, du cinéma donc. Une affiche moderne et intemporelle, d’un noir et blanc joyeusement nostalgique, paradoxale à l’image de tous ces cinémas qui se côtoient à Cannes. Une affiche qui nous donne envie de ce tourbillon de (la) vie, d’envies, de cinéma, d’envies de cinéma, un vertig(o)e (presque hitchcockien) troublant. Thierry Frémaux a par ailleurs rappelé que la présence de Joanne Woodward était espérée à Cannes.

    « Nous allons faire en sorte qu’elle soit joyeuse, généreuse, plein de cinéma, de surprises, de stars» a annoncé en préambule Thierry Frémaux à propos de cette 66ème édition. Il a également devancé les polémiques récurrentes en précisant : « On a coutume de dire qu’il y a beaucoup d’habitués. Les grands auteurs font les grands films. » « Pourquoi se priverait-on, au nom du renouvellement permanent, des grands auteurs ? Encore une fois les grands metteurs en scène font de grands films. » Nous pourrions difficilement lui donner tort d’autant que les nombreuses sections cannoises permettent à de nouveaux talents d’émerger.

    Il a également tenu à préciser que si certains films évoqués par la presse n’avaient pas été retenus, c’est souvent qu’ils n’avaient même pas été présentés, précisant également que, auparavant, le comité de sélection recevait les films beaucoup plus longtemps avant car le délai de post-production était très long, ce que la révolution du numérique a évidemment changé.

    Il a également devancé une autre polémique (l’an passé il avait été reproché au festival l’absence de femmes dans la compétition officielle) concernant la présence d’une seule femme en compétition (Valeria Bruni Tedeschi pour « Un château en Italie ») précisant qu’ils recevaient « des films dont ne nous préjugeons pas des qualités selon que réalisés par des hommes ou des femmes. », évoquant notamment le problème dans les écoles de cinéma. « Ce n’est pas à Cannes une fois par an qu’il faut se poser la question. », « On s’y attendait à la polémique sur ce sujet. On a discuté de cela avec Najat Vallaud-Belkacem et Aurélie Filippetti » « Là où nous pouvons le faire, il y aura parité », ce qui est par exemple le cas du jury de la Cinéfondation et des courts-métrages a rappelé Gilles Jacob puisque celui-ci sera majoritairement composé de femmes.

    Lors de la conférence ont donc été annoncés 19 films en compétition (que vous pourrez découvrir ci-dessous) parmi les 1858 longs-métrages soumis au festival même si la liste pourra être prochainement complétée, comme c’est le cas chaque année. Le jury dont nous savons seulement pour l’instant qu’il sera présidé par Steven Spielberg (retrouvez, ici, mes critiques de films de ce dernier) que Thierry Frémaux dit déjà « très impliqué » devra donc décerner la palme d’or 2013 parmi les films suivants.

    Au programme, figurent beaucoup de français avec, pour mon plus grand plaisir François Ozon, en compétition pour « Jeune et jolie » (venu une seule fois en compétition en 2003 avec « Swimming pool », en attendant (re)voyez « Dans la maison »), Arnaud Desplechin (avec son premier film américain « Jimmy P. »), Arnaud Des Pallières ( qui vient à Cannes avec « Michael Kohlhaas » …et avec Mads Mikkelsen dont je vous rappelle qu’il avait reçu le prix d’interprétation du Festival de Cannes 2012 pour « La Chasse » de Thomas Vinterberg, lui-même président d’un Certain Regard cette année), Abdellatif Kechiche (« La vie d’Adèle »), et Roman Polanski (« La Vénus à la fourrure ») sans oublier la franco-italienne Valeria Bruni Tedeschi (« Un château en Italie »).

    A propos de Roman Polanski, venu pour « Tess » l’an passé, Thierry Frémaux a précisé qu’il était un « réalisateur polonais » et que, avec « La vénus à la fourrure » , il était« dans la condition d’Haneke l’an dernier », qu’il était par ailleurs « de plus en plus difficile de dire quelle est la nationalité d’un film » prenant l’exemple de Guillaume Canet qui a tourné « Blood ties » aux USA ou de Desplechin dont « Jimmy P. » est un film tourné aux USA avec Mathieu Amalric et Guillermo Del Toro.

    Deux autres films français seront donc également présentés hors compétition : « Blood Ties », de Guillaume Canet et « Zulu » de Jérôme Salle, en clôture du festival.

    Parmi les films en compétition, nous retrouvons 4 films américains, 4 grands cinéastes: « Behind the Candelabra » (« Ma vie avec Liberace ») de Steven Soderbergh, « Inside Llewyn Davis » des frères Coen, « The Immigrant » de James Gray, (film annoncé comme « très sombre » dans lequel joue notamment Marion Cotillard, à l’affiche de deux films de cette édition 2013) et « Nebraska » d’Alexander Payne.

    Plusieurs films d’acteurs sont également au programme puisque si Valeria Bruni-Tedeschi aura les honneurs de la sélection officielle avec « Un château en Italie », il y aura également James Franco qui viendra présenter « As I lay dying » à Un Certain Regard ou encore « Miele » de Valeria Golino également à Un Certain Regard.

    Parmi les grands évènements, en plus de l’hommage au cinéma indien et l’hommage à Robert Redford, à signaler l’hommage à la carrière de Jerry Lewis.

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    Parmi les films très attendus, après « Drive », il y aura également « Only god forgives » de Nicolas Winding Refn au sujet suquel Thierry Frémaux a d’ailleurs parlé de « film radical de cette sélection ». « Ne vous attendez pas à Drive 2 », a-t-il ajouté.

    Il a également évoqué le film de Soderbergh, « Ma vie avec Liberace » décidément très prolifique ces derniers temps (je reviendrai prochainement sur le très réussi « Effets secondaires ») film sur le pianiste Liberace, « pas un un biopic complètement » précisant qu’ « il voulait être hors compétition. On l’a convaincu d’être en compétition en particulier parce qu’il a annoncé que c’était son dernier. Or, son 1er a gagné la palme d’or. Nous lui souhaitons le même futur » avant de raconter lui avoir envoyé un long email pour le convaincre, se terminant par « Say yes », ce à quoi Soderbergh a répondu par un laconique et décisif « Yes ». Matt Damon et Michael Douglas, dans la distribution, viendront à Cannes pour l’occasion.

    A propos d’Alexander Payne, Thierry Frémaux a précisé qu’il était « à l’intérieur du système des studios continuant à leur proposer des films que d’habitude ils ne produisent pas. Film que nous avons vu il y a 48H. »

    « Ethan et Joel Coen sont contents de retrouver leur oncle Gilles» a-t-il ironisé (revoyez « Une journée particulière »…) à propos de ce « film qui raconte l’émergence, l’invention et le succès de la Folk song américaine »

    A propos de « The immigrant », le nouveau titre du film de James Gray : « Nous verrons si sa présence à Cannes sera comme d’habitude » a ajouté Thierry Frémaux faisant référence à l’accueil mitigé de la presse à Cannes pour ses précédents films contrastant avec le succès en salles et égratignant gentiment une presse souvent versatile et injustement assassine, en particulier à Cannes. Profitez-en pour revoir le sublime « Two lovers », Un film d’une tendre cruauté, d’une amère beauté, et parfois même d’une drôlerie désenchantée, un thriller intime d’une vertigineuse sensibilité à l’image des sentiments qui s’emparent des personnages principaux, et de l’émotion qui s’empare du spectateur. James Gray parvient à faire d’une histoire a priori simple un très grand film d’une mélancolie d’une beauté déchirante qui nous étreint longtemps encore après le générique de fin.

    Le cinéma asiatique sera également présent avec notamment Takashi Miike avec « Shield of straw », en compétition, pour un « film criminel, de poursuite, policier, qui en dit long de la société japonaise » mais aussi Jia Zhangke, également en compétition officielle : « on apprendra beaucoup de ce qu’est la Chine contemporaine dans ce film à histoires » a ainsi précisé Thierry Frémaux.

    Au programme également, « un film mexicain qui dit que dans la désagrégation absolue que connait ce pays avec la drogue il y a quand même des lueurs d’espoir» ou encore « Le Passé » d’Ashgar Farhadi, thriller psychologique tourné à Paris avec Tahar Rahim et Bérénice Béjo. Tahar Rahim sera donc de retour en compétition après le Grand prix reçu en 2009 par « Un Prophète » de Jacques Audiard et « A perdre la raison » de Joachim Lafosse à Un Certain Regard l’an passé.

    Enfin, la conférence de presse s’est achevée par quelques questions de la presse parmi lesquelles « Est-ce que la crise affecte le cinéma ? », ce à quoi Thierry Frémaux a répondu ceci :

    « La crise a commencé en 2008 et le festival n’a jamais été affecté du point de vue de sa santé économique, jamais en terme de présence, d’accréditation. », « Nous sommes très heureux de la sélection, néanmoins beaucoup de films n’y sont pas n’étant pas présentés », « Plutôt moins une santé éclatante sur le plan artistique et économique. Il est arrivé très souvent que des gens se montrent heureux et surtout soulagés par leur sélection officielle. Je ne révèle pas un secret en disant que le cinéma connaît une petite crise. Le festival s’associe aux débats qui ont lieu en ce moment sur cette notion d’exception culturelle. Nous continuons à dire que le système français produit une bonne santé artistique. »

    Il a terminé en saluant le travail de l’Agence Bronx sur l’affiche dont je vous parlais plus haut et par un judicieux clin d’œil au débat actuel en précisant que « 2 films montrent que l’amour concerne tout le monde », faisant notamment référence au film de Steven Soderbergh «Ma vie avec Liberace ».

    C’est sur ces belles paroles que s’achève ce premier article sur cette sélection qui s’annonce réjouissante et éclectique (bien sûr, j’y reviendrai chaque jour pour la détailler) et que je vous donne rendez-vous chaque jour sur http://inthemoodforfilmfestivals.com pour de nouvelles informations sur le festival, de nouvelles critiques de films, de nouveaux « bons plans ».

    J’en profite pour vous parler de mon roman « Les Orgueilleux » puisqu’il se déroule dans le cadre d’un festival de cinéma et puisqu’il qui sortira début Mai, juste avant le festival. Il sera publié chez Numeriklivres. Ce roman possède un compte twitter http://twitter.com/LesOrgueilleux et une page Facebook http://facebook.com/LesOrgueilleux sur lesquels vous pourrez recevoir de nombreuses informations en avant-première.

    Enfin, je vous recommande également de suivre les pages Facebook de mes blogs pour des infos régulières http://facebook.com/inthemoodforcinema et http://facebook.com/inthemoodforfilmfestivals et mes comptes twitter pour davantage d’informations et ensuite pour me suivre en direct du festival http://twitter.com/moodforcinema et http://twitter.com/moodforcannes .

    En Compétition

    Film d’ouverture    
         
    Baz LUHRMANN THE GREAT GATSBY (H.C.) (GATSBY LE MAGNIFIQUE) 1h45
         
      ***  
         
    Valeria BRUNI-TEDESCHI UN CHÂTEAU EN ITALIE 1h44
         
    Ethan COEN, Joel COEN INSIDE LLEWYN DAVIS 1h45
         
    Arnaud DESPALLIÈRES MICHAEL KOHLHAAS 2h05
         
    Arnaud DESPLECHIN JIMMY P. (PSYCHOTHERAPY OF A PLAINS INDIAN) 2h
         
    Amat ESCALANTE HELI 1h45
         
    Asghar FARHADI LE PASSÉ 2h10
         
    James GRAY THE IMMIGRANT 2h
         
    Mahamat-Saleh HAROUN GRIGRIS 1h40
         
    JIA Zhangke TIAN ZHU DING (A TOUCH OF SIN) 2h15
         
    KORE-EDA Hirokazu SOSHITE CHICHI NI NARU (LIKE FATHER, LIKE SON) 2h
         
    Abdellatif KECHICHE LA VIE D’ADЀLE 3h07
         
    Takashi MIIKE WARA NO TATE (SHIELD OF STRAW) 2h05
         
    François OZON JEUNE ET JOLIE 1h30
         
    Alexander PAYNE NEBRASKA 1h50
         
    Roman POLANSKI LA VÉNUS À LA FOURRURE 1h30
         
    Steven SODERBERGH BEHIND THE CANDELABRA (MA VIE AVEC LIBERACE) 1h58
         
    Paolo SORRENTINO LA GRANDE BELLEZZA (THE GREAT BEAUTY) 2h30
         
    Alex VAN WARMERDAM BORGMAN 1h58
         
    Nicolas WINDING REFN ONLY GOD FORGIVES 1h30
         
      ***  
    Film de clôture    
         
    Jérôme SALLE ZULU (H.C.) 1h50

     

     

     

    Un Certain Regard

    Film d’ouverture    
         
    Sofia COPPOLA THE BLING RING 1h30
         
      ***  
         
    Hany ABU-ASSAD OMAR 1h37
         
    Adolfo ALIX JR. DEATH MARCH 1h45
         
    Ryan COOGLER FRUITVALE STATION 1er film 1h30
         
    Claire DENIS LES SALAUDS 2h
         
    Lav DIAZ NORTE, HANGGANAN NG KASAYSAYAN 4h
         
    James FRANCO AS I LAY DYING 2h
         
    Valeria GOLINO MIELE 1er film 1h36
         
    Alain GUIRAUDIE L’INCONNU DU LAC 1h32
         
    Flora LAU BENDS 1er film 1h32
         
    Rithy PANH L’IMAGE MANQUANTE 1h30
         
    Diego QUEMADA-DIEZ LA JAULA DE ORO 1er film (LA CAGE DORÉE) 1h42
         
    Mohammad RASOULOF ANONYMOUS 2h14
         
    Chloé ROBICHAUD SARAH PRÉFÈRE LA COURSE 1er film 1h34
         
    Rebecca ZLOTOWSKI GRAND CENTRAL 1h35
         

     

    Hors Compétition

     

     

    J.C CHANDOR ALL IS LOST   1h45
           
    Guillaume CANET BLOOD TIES   2h24
           

     

     

     

     

    Séances de minuit

     

     

    Amit KUMAR MONSOON SHOOTOUT 1er film 1h22
         
    Johnnie TO BLIND DETECTIVE 2h07
         

     

     

     

    Hommage à Jerry Lewis

     

     

    Daniel NOAH MAX ROSE   1h26
           

     

     

     

     

    Séances spéciales

     

     

    Stephen FREARS MUHAMMAD ALI’S GREATEST FIGHT 1h37
         
    Roberto MINERVINI STOP THE POUNDING HEART 1h38
         
    Roman POLANSKI WEEK END OF A CHAMPION 1h20
         
    James TOBACK SEDUCED AND ABANDONED 1h35
         
    Cinéfondation : Taisia IGUMENTSEVA OTDAT KONCI 1er film (BITE THE DUST) 1h41
         

     

     

     

    Séance de Gala en l’honneur de l’Inde

     

     

    Anurag KASHYAP, Dibakar BANERJEE, Zoya AKHTAR, Karan JOHAR BOMBAY TALKIES
    Catégories : CONFERENCES DE PRESSE Lien permanent 0 commentaire Pin it! Imprimer
  • 66ème Festival de Cannes : programme et sélection officielle

    En attendant mon compte-rendu complet de la conférence de presse d’annonce de sélection du 66ème Festival de Cannes à laquelle j’ai eu le plaisir d’assisster ce matin, avec mes commentaires sur la sélection (cet article sera complèté dans la journée), retrouvez, ci-dessous, l’enthousiasmante sélection 2013 que je me réjouis d’avance de vous faire suivre en direct pour la 13ème année consécutive ici et surtout sur http://inthemoodforfilmfestivals.com (sur lequel vous pourrez trouver la sélection au bon format) .

    En Compétition

    Film d’ouverture    
         
    Baz LUHRMANN THE GREAT GATSBY (H.C.) (GATSBY LE MAGNIFIQUE) 1h45
         
      ***  
         
    Valeria BRUNI-TEDESCHI UN CHÂTEAU EN ITALIE 1h44
         
    Ethan COEN, Joel COEN INSIDE LLEWYN DAVIS 1h45
         
    Arnaud DESPALLIÈRES MICHAEL KOHLHAAS 2h05
         
    Arnaud DESPLECHIN JIMMY P. (PSYCHOTHERAPY OF A PLAINS INDIAN) 2h
         
    Amat ESCALANTE HELI 1h45
         
    Asghar FARHADI LE PASSÉ 2h10
         
    James GRAY THE IMMIGRANT 2h
         
    Mahamat-Saleh HAROUN GRIGRIS 1h40
         
    JIA Zhangke TIAN ZHU DING (A TOUCH OF SIN) 2h15
         
    KORE-EDA Hirokazu SOSHITE CHICHI NI NARU (LIKE FATHER, LIKE SON) 2h
         
    Abdellatif KECHICHE LA VIE D’ADЀLE 3h07
         
    Takashi MIIKE WARA NO TATE (SHIELD OF STRAW) 2h05
         
    François OZON JEUNE ET JOLIE 1h30
         
    Alexander PAYNE NEBRASKA 1h50
         
    Roman POLANSKI LA VÉNUS À LA FOURRURE 1h30
         
    Steven SODERBERGH BEHIND THE CANDELABRA (MA VIE AVEC LIBERACE) 1h58
         
    Paolo SORRENTINO LA GRANDE BELLEZZA (THE GREAT BEAUTY) 2h30
         
    Alex VAN WARMERDAM BORGMAN 1h58
         
    Nicolas WINDING REFN ONLY GOD FORGIVES 1h30
         
      ***  
    Film de clôture    
         
    Jérôme SALLE ZULU (H.C.) 1h50

     

     

     

    Un Certain Regard

    Film d’ouverture    
         
    Sofia COPPOLA THE BLING RING 1h30
         
      ***  
         
    Hany ABU-ASSAD OMAR 1h37
         
    Adolfo ALIX JR. DEATH MARCH 1h45
         
    Ryan COOGLER FRUITVALE STATION 1er film 1h30
         
    Claire DENIS LES SALAUDS 2h
         
    Lav DIAZ NORTE, HANGGANAN NG KASAYSAYAN 4h
         
    James FRANCO AS I LAY DYING 2h
         
    Valeria GOLINO MIELE 1er film 1h36
         
    Alain GUIRAUDIE L’INCONNU DU LAC 1h32
         
    Flora LAU BENDS 1er film 1h32
         
    Rithy PANH L’IMAGE MANQUANTE 1h30
         
    Diego QUEMADA-DIEZ LA JAULA DE ORO 1er film (LA CAGE DORÉE) 1h42
         
    Mohammad RASOULOF ANONYMOUS 2h14
         
    Chloé ROBICHAUD SARAH PRÉFÈRE LA COURSE 1er film 1h34
         
    Rebecca ZLOTOWSKI GRAND CENTRAL 1h35
         

     

    Hors Compétition

     

     

    J.C CHANDOR ALL IS LOST   1h45
           
    Guillaume CANET BLOOD TIES   2h24
           

     

     

     

     

    Séances de minuit

     

     

    Amit KUMAR MONSOON SHOOTOUT 1er film 1h22
         
    Johnnie TO BLIND DETECTIVE 2h07
         

     

     

     

    Hommage à Jerry Lewis

     

     

    Daniel NOAH MAX ROSE   1h26
           

     

     

     

     

    Séances spéciales

     

     

    Stephen FREARS MUHAMMAD ALI’S GREATEST FIGHT 1h37
         
    Roberto MINERVINI STOP THE POUNDING HEART 1h38
         
    Roman POLANSKI WEEK END OF A CHAMPION 1h20
         
    James TOBACK SEDUCED AND ABANDONED 1h35
         
    Cinéfondation : Taisia IGUMENTSEVA OTDAT KONCI 1er film (BITE THE DUST) 1h41
         

     

     

     

    Séance de Gala en l’honneur de l’Inde

     

     

    Anurag KASHYAP, Dibakar BANERJEE, Zoya AKHTAR, Karan JOHAR BOMBAY TALKIES
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  • Programme et sélection officielle du Festival de Cannes 2013 : conférence de presse en direct

    C'est demain, à 11H, qu'aura lieu la conférence de presse d'annonce de la sélection du 66ème Festival de Cannes par Gilles Jacob et Thierry Frémaux. Je vous propose de me suivre en direct sur twitter sur http://twitter.com/moodforcinema . Des éléments du programme ont d'ores et déjà été dévoilés, retrouvez-les sur mon site consacré au Festival de Cannes http://inthemoodforfilmfestivals.com sur lequel vous pourrez aussi trouver de très nombreuses rubriques et informations sur le Festival de Cannes. Accédez à ce site en cliquant sur la photo ci-dessous.

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  • La Conférence de presse du 66ème Festival de Cannes en direct

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    Comme chaque année, j’aurai le plaisir d’assister à la conférence de presse d’annonce de sélection du Festival de Cannes donnée par le Président du festival M. Gilles Jacob et par le délégué général M. Thierry Frémaux et qui aura lieu ce jeudi 18 avril, à 11H, à l’UGC Normandie (alors qu’elle avait auparavant lieu à l’InterContinental Grand hôtel de Paris) et que je vous ferai suivre en direct sur twitter, sur mon compte principal http://twitter.com/moodforcinema et dont vous pourrez bien entendu retrouver le compte-rendu détaillé et commenté ici dès jeudi après-midi.

    Je vous rappelle que vous pourrez me suivre en direct du 66ème Festival de Cannes, de l'ouverture à la clôture sur http://inthemoodforfilmfestivals.com sur lesquel vous pouvez retrouver d'ores et déjà de nombreuses informations sur ce 66ème Festival de Cannes.

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  • Conférence de presse de "Pater" d'Alain Cavalier avec Vincent Lindon, Alain Cavalier...

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    C’est une des bizarreries cannoises : alors que pour la conférence de presse de « Pirate des Caraïbes » il était impossible d’entrer (c’est le cas, la plupart du temps, des conférences de presse de films américains), pour celle de « Pater » et alors que je venais simplement attendre pour la conférence suivante (celle de « La Conquête » que je vous raconterai ultérieurement), et alors que celle de « Pater » était déjà commencé, on m’a fait entrer dans la salle ...car quasiment vide et c’est bien dommage car cette conférence était réellement passionnante, et n’a fait qu’accroître mon envie de découvrir le film d’Alain Cavalier. Vincent Lindon s’est révélé passionné, engagé même en parlant du film, mais aussi touchant, drôle, sincère, à fleur de peau.

    Vincent Lindon a notamment parlé d’économie du cinéma, un sujet qui le passionne, rappelant que la qualité d’une scène ou d’un film n’était pas affaire de budget prenant pour exemple la scène d’ « Itinéraire d’un enfant gâté » dont tout le monde se souvient, celle du face-à-face  entre Belmondo et Anconina dans une chambre de bonne et au cours de laquelle il lui apprend à ne pas être surpris, ou celle de Titanic « avec la buée sur la vitre », des films qui ont coûté très chers et dont les scènes les plus mémorables sont les moins coûteuses.

    Vincent Lindon a déclaré que c’était la première fois qu’il voyait le film sur grand écran : « Tous les gens attendaient un OVNI. On confond bizarre avec chiant » a-t-il dit.

    « On ne faisait qu’une prise et si elle ne fonctionnait pas, elle n’était pas dans le film ».

    Cavalier : « On prenait la caméra et on continuait une sorte de conversation. »

    Vincent Lindon a également révélé avoir été très touché par l’accueil dans le Grand Théâtre Lumière (le film le plus applaudi de cette sélection 2011 ) : « Cela faisait 25 ans que j’attendais ce moment, ce n’était pas un bon accueil mais un accueil incroyable. » « Je l’aurai en souvenir toute ma vie. » « On prenait la caméra et on continuait une sorte de conversation. »  « J’adore qu’on m’aime, j’adore qu’on aime ce que je fais quand j’aime autant ce que je fais. » Quant à Cavalier : « Le fait d’être aimé régulièrement dans la vie n’est pas mon problème. » Concernant les artistes, d’après Cavalier : « On ne s’aime pas tellement que ça et on s’abrite derrière ce qu’on fait. »

    Pour Cavalier, concernant les citations du film se rapprochant de citations réelles : « Je sais tout sur ceux qui ont le pouvoir mais c’est moi qui avais le pouvoir. Les citations étaient inconscientes. »

    Pour Vincent Lindon : « On passe son temps à vouloir plaire ou déplaire à son papa ou sa maman, toujours en réaction ».

    Pour lui ce film a changé son regard sur son métier : «  Je crois que, Alain, est en train de m’influencer sur une chose et une idée est en train de naitre » se déclarant las de tout ce qui précède habituellement le tournage (attente, maquillage, répétitions…), ce qui n’était pas le cas pour « Pater ». « Je pense que j’arrêterai ce métier plus tôt que prévu car je n’ai pas envie de devenir un vieil acteur. C’est ça qui a changé chez moi, je ne prends rien au sérieux, tout au tragique ».

    Sur ces paroles péremptoires et finalement très justes me rappelant la devise crétoise « tout est grave, rien n’est sérieux », je vous laisse pour partir vers de nouvelles aventures …un peu frustrée de ne pas avoir le temps de vous en raconter davantage…

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  • Festival de Cannes 2011 : Lars von Trier, Almodovar en bref et la conférence de presse de « Pater » d’Alain Cavalier avec Vincent Lindon

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    Cette année, j’ai été plus avare d’articles que jamais, non pas parce que je n’avais rien à raconter mais, au contraire, parce que les évènements, projections, conférences de presse, soirées s’enchaînent sans que je puisse trouver le temps de vous les relater en m’y consacrant comme je le souhaiterais, également sans doute aussi parce que les émotions tumultueuses et contradictoires engendrées par ce festival annihilent le recul nécessaire pour écrire, ou peut-être aussi parce que cela les exacerbe, et que j’ai envie de trier ce que je peux vous raconter ou non, et que je n’ai surtout pas envie de  tomber dans la facilité des phrases lapidaires, finalement imprécises, peut-être aussi parce que, pour une fois, j’ai -un peu seulement- décidé de préférer la vie au cinéma (ou plutôt de la privilégier, non de la préférer) même si je continue à penser comme Truffaut que, le plus souvent, « Les films sont plus harmonieux que la vie » (mais recherchons-nous l’harmonie, vaste question que j’aurai encore moins le temps de développer ici), mais, rassurez-vous, tout est mémorisé et je vous raconterai tout la semaine suivant la fin du festival, du petit-déjeuner en présence de Thierry Frémaux, en passant par ma soirée dans les coulisses du Grand Journal, sans oublier l’essentiel : mes critiques de films mais aussi mes très nombreuses vidéos et photos que je n’ai pas eu le temps de mettre en ligne. Je vous parlerai également plus tard du film d’Almodovar vu hier, un film horriblement fascinant, avec une réalisation incroyablement maîtrisée (comme toujours chez Almodovar) et qui pourrait à nouveau lui valoir un prix (interprétation pour Banderas particulièrement inquiétant ? Un prix de la mis en scène ? Un prix du jury ?) mais sans doute pas la palme d’or qu’il n’a toujours pas réussi à obtenir malgré ses nombreuses sélections à Cannes  et ses nombreux prix.

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    Je vous parlerai également du film de cette édition 2011 qui m’a le plus marquée et dont j’espère qu’il ne sera pas éclipsé par les sinistres déclarations de son réalisateur Lars von Trier. « Melancholia » est ainsi de ces (rares) films qui vous scotchent à votre siège tant ce qui se déroule sur l’écran est une explosion  (implosion serait d’ailleurs peut-être plus juste)  d’une beauté, d’une cruauté, d’une lucidité remarquables. Au contraire de pas mal de festivaliers qui se sont ennuyés, j’ai été totalement captivée par cette allégorie éblouissante, audacieuse, pessimiste et cruelle sur la mélancolie (au sens clinique et non romantique du terme) dont le dernier plan à lui seul mériterait une récompense. Le festival a eu la judicieuse idée de séparer l’œuvre de son réalisateur pour reprendre les termes de Gilles Jacob et en demandant à Lars von  Trier de quitter Cannes, de permettre ainsi au film de rester en compétition. Il serait vraiment étonnant qu’il ne soit pas présent au palmarès à moins que les déclarations désastreuses de Lars von Trier ne dissuadent le jury de lui attribuer un prix. Je vous livrerai demain soir mes pronostics et mon bilan de cette compétition 2011. En attendant, retrouvez ci-dessous, mon résumé de la conférence de presse de « Pater » (LE film de cette compétition 2011 que je souhaite rattraper, espérons que ce sera possible dimanche).

    Conférence de presse de « Pater » d’Alain Cavalier avec Alain Cavalier, Vincent Lindon…

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    C’est une des bizarreries cannoises : alors que pour la conférence de presse de « Pirate des Caraïbes » il était impossible d’entrer (c’est le cas, la plupart du temps, des conférences de presse de films américains), pour celle de « Pater » et alors que je venais simplement attendre pour la conférence suivante (celle de « La Conquête » que je vous raconterai ultérieurement), et alors que celle de « Pater » était déjà commencé, on m’a fait entrer dans la salle ...car quasiment vide et c’est bien dommage car cette conférence était réellement passionnante, et n’a fait qu’accroître mon envie de découvrir le film d’Alain Cavalier. Vincent Lindon s’est révélé passionné, engagé même en parlant du film, mais aussi touchant, drôle, sincère, à fleur de peau.

    Vincent Lindon a notamment parlé d’économie du cinéma, un sujet qui le passionne, rappelant que la qualité d’une scène ou d’un film n’était pas affaire de budget prenant pour exemple la scène d’ « Itinéraire d’un enfant gâté » dont tout le monde se souvient, celle du face-à-face  entre Belmondo et Anconina dans une chambre de bonne et au cours de laquelle il lui apprend à ne pas être surpris, ou celle de Titanic « avec la buée sur la vitre », des films qui ont coûté très chers et dont les scènes les plus mémorables sont les moins coûteuses.

    Vincent Lindon a déclaré que c’était la première fois qu’il voyait le film sur grand écran : « Tous les gens attendaient un OVNI. On confond bizarre avec chiant » a-t-il dit.

    « On ne faisait qu’une prise et si elle ne fonctionnait pas, elle n’était pas dans le film ».

    Cavalier : « On prenait la caméra et on continuait une sorte de conversation. »

    Vincent Lindon a également révélé avoir été très touché par l’accueil dans le Grand Théâtre Lumière (le film le plus applaudi de cette sélection 2011 ) : « Cela faisait 25 ans que j’attendais ce moment, ce n’était pas un bon accueil mais un accueil incroyable. » « Je l’aurai en souvenir toute ma vie. » « On prenait la caméra et on continuait une sorte de conversation. »  « J’adore qu’on m’aime, j’adore qu’on aime ce que je fais quand j’aime autant ce que je fais. » Quant à Cavalier : « Le fait d’être aimé régulièrement dans la vie n’est pas mon problème. » Concernant les artistes, d’après Cavalier : « On ne s’aime pas tellement que ça et on s’abrite derrière ce qu’on fait. »

    Pour Cavalier, concernant les citations du film se rapprochant de citations réelles : « Je sais tout sur ceux qui ont le pouvoir mais c’est moi qui avais le pouvoir. Les citations étaient inconscientes. »

    Pour Vincent Lindon : « On passe son temps à vouloir plaire ou déplaire à son papa ou sa maman, toujours en réaction ».

    Pour lui ce film a changé son regard sur son métier : «  Je crois que, Alain, est en train de m’influencer sur une chose et une idée est en train de naitre » se déclarant las de tout ce qui précède habituellement le tournage (attente, maquillage, répétitions…), ce qui n’était pas le cas pour « Pater ». « Je pense que j’arrêterai ce métier plus tôt que prévu car je n’ai pas envie de devenir un vieil acteur. C’est ça qui a changé chez moi, je ne prends rien au sérieux, tout au tragique ».

    Sur ces paroles péremptoires et finalement très justes me rappelant la devise crétoise « tout est grave, rien n’est sérieux », je vous laisse pour partir vers de nouvelles aventures …un peu frustrée de ne pas avoir le temps de vous en raconter davantage…

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  • Festival de Cannes 2011 - Conférence de presse de « Polisse » de Maïwenn avec Joeystarr, Emmanuelle Bercot, Marina Foïs, Sandrine Kiberlain, Nicolas Duvauchelle, Jérémie Elkaïm…

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    Pour ceux qui ne sont pas à Cannes (mais aussi pour les autres), cette année plus que jamais, j’ai décidé de vous permettre de vivre les différents aspects de ce festival et donc également les conférences de presse.

    Hier midi avait lieu la conférence de presse de « Polisse » de Maïwenn, film figurant en compétition officielle, en présence de l’équipe au grand complet (retrouvez ma critique du film en cliquant ici). C’est aussi cela Cannes pour les équipes de films : le marathon journalistique et les conférences de presse qui peuvent parfois se révéler tendues en raison des enjeux. La conférence était présentée par Jean-Pierre Lavoignat. La fébrilité et l’anxiété, comme souvent dans les conférences de presse cannoises, étaient palpables (même si un(e)membre de l’équipe a essayé de détendre l’atmosphère avec son humour pince sans-rire et qu’un autre semblait un peu ailleurs et las sauf pour désapprouver certaines questions, je vous laisse deviner de qui il s’agit).

    Cette conférence a ainsi été l’occasion pour Maïwenn d’évoquer ses motivations en choisissant ce sujet : « ce qui m’a transcendée, c’est le thème de l’enfance, point commun entre mes films. » Sur la défensive, et s’avouant impressionnée, Maïwenn a en tout cas montré une vraie connaissance de son sujet et une véritable empathie pour ces policiers « qui ne restent jamais plus de 10 ans à la Brigade des mineurs ».

     « Ce qui motivait les enfants, c’est lorsque je leur disais qu’il s’agissant d’histoires vraies a-t-elle ajouté. Ce sont des choses très pures et dignes qui les poussaient à jouer. » Concernant les dialogues très crues sur la sexualité, entre les membres de la brigade des mineurs lors de leurs moments de pauses, c’est « un moyen de décompresser ». « Les policiers de la brigade des mineurs ont en tout cas tous des raisons personnelles d’être dans cette brigade ». Maïwenn est également revenue sur son rôle dans le film : « ce n’est pas quelque chose que j’ai bien vécu de jouer dans ce film et ce personnage est très renfermé, en contradiction avec l’énergie que nécessite la réalisation  et ce n’est pas un rôle que j’aurais dû jouer, », « C’est une erreur de casting ».

     Maïwenn a répondu à une question sur le nombre de femmes en compétition cette année à Cannes : « Je trouverais ça déplorable qu’il y ait des quotas de femmes. », « C’est très dur sur un plateau. C’est un milieu très masculin. C’est difficile d’être face à des financiers parfois misogynes. »

    Vient ensuite une question pour Joeystarr, un journaliste lui demandant si son personnage de policier a changé son regard sur la police, question à laquelle l’intéresse n’a pas répondu (ou si, par quelques onomatopées).

     Maïwenn s’est dit « frappée de voir que le soir ces policiers ne voulaient pas se quitter. »

    Elle a également évoqué la fin du film « seul moment du film où grâce à la parole et un pardon on comprend qu’un enfant peut se reconstruire. », l’occasion aussi de raconter l’histoire réelle (glaçante) qui lui a inspiré l’histoire de ce petit garçon.

     Sur ses inspirations : « Je crois que j’aime bien Tavernier mais je crois que je préfère Maurice Pialat. C’est surtout les documentaires qui m’ont aidée. »

     Marina Foïs a évoqué la travail de Maïwenn en tant que réalisatrice : « Elle nous fait croire que nous allons inventer ce qui se passe. » Pour Karin Viard, « sa méthode est sans chichis et très direct ». Maïwenn l’a d’ailleurs montré lors de la conférence qualifiant de « scolaire » l’aide d’Emmanuelle Bercot…avant de se rattraper. Pour Sandrine Kiberlain, il n’y a pas « la frontière habituelle », cela l’a aidée à ce qu’il n’y ait pas « le rituel » habituel.

    Maïwenn a également précisé que, pendant le tournage elle était constamment accompagnée d’une psychologue et par une personne de la Dass, qu’elle devait respecter le texte scrupuleusement pour les enfants et qu’elle « n’aurait pu se regarder en face » si elle ne l’avait pas fait en raison d’éventuelles séquelles ultérieures pour les enfants.

    Emmanuelle Bercot a évoqué son admiration pour le « détachement absolu » de Maïwenn, sa « liberté qui a quelque chose de très exaltant ».

     En préambule, j’évoquais les enjeux de Cannes, le producteur Alain Attal a justement répondu à une question à ce sujet. Pour lui « il n’y a pas d’enjeu, c’est une joie énorme » car « c’est un film qui ne peut pas passer sur les chaînes hertziennes traditionnelles » mais il a admit que « les enjeux nous rattrapent. » en parlant de « l’exposition mondiale  pour le film. » Il a également évoqué son admiration pour Maïwenn la remerciant de l’avoir « choisi ».

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  • Sélection officielle complète du Festival de Cannes 2011 et compte rendu de la conférence de presse du 14 avril

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    Pour la première fois, j’étais cette année à la conférence de presse de sélection du Festival de Cannes (vous avez ainsi pu me suivre, pour certains, mes commentaires sur cette annonce en direct sur twitter), au Grand Hôtel Intercontinental (je vous en reparlerai prochainement sur In the mood for luxe mais ce n’est pas le sujet du jour), lieu symbolique et mythique puisque c’est là, dans le Salon Indien du Grand Café, le 28 décembre 1895, qu’eut lieu la première projection publique des frères Lumière. Le salon somptueux procure une certaine solennité à l’évènement. La fébrilité s’empare progressivement de la salle, comble.  Les rumeurs circulent dans les travées, chacun s’enorgueillissant de connaître LE film en sélection que les autres ignorent…forcément. Puis, précédé d’une nuée de caméras arrive Thierry Frémaux suivi un peu plus tard de Gilles Jacob. La salle retient son souffle, enfin moi, je retiens mon souffle. N’en déplaisent à certain(e)s, le plaisir est le même que lors de mon premier Festival de Cannes, il y a 11 ans déjà, et mes blogs, plus que jamais, ont et auront vocation à défendre et partager ma passion, toujours viscérale, avec, je l’espère, un regard singulier par des comptes-rendus "d’atmosphère » et non des critiques, prétextes à l’exercice (facile d’ailleurs) d’une plume vengeresse (mais je reviendrai sur le sujet à l’occasion d’un documentaire intitulé « Tous critiques ? » diffusé en mai et dans lequel je suis intervenue pour parler de la critique et des blogs ), ce qui ne m’empêchera pas d’évoquer autant les films que j’aurai appréciés que les autres pour ce festival, exception cannoise au parti pris de ces blog qui est de parler avant tout de mes coups de cœur (et de temps à autre de quelques coups de gueule quand un film, pour une raison ou une autre, me révolte) et non de tous les films auxquels j’assiste. La devise n’en demeurera pas moins celle empruntée à la citation de Saint-Augustin qui a longtemps figuré en exergue de ce blog « Celui qui se perd dans sa passion est moins perdu que celui qui perd sa passion ».  Mais revenons à l’essentiel, à Cannes, au cinéma, à la vie qui passera comme un rêve, pour paraphraser le titre du livre de Gilles Jacob, et à cette liste tant attendue, particulièrement enthousiasmante, confirmant un cru hétéroclite et d’exception comme les premiers éléments d’informations diffusés ces dernières semaines le laissaient déjà entendre.

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     La conférence débute par un discours de Gilles Jacob, et notamment par l’éloge du cinéma d’auteur «  de nature à faire progresser le cinéma » et par l’évocation de la vocation du festival à défendre un cinéma plus confidentiel. « Le talent ne peut se mesurer au nombre de billets vendus » a-t-il ajouté rappelant que le but du festival est aussi de « permettre aux œuvres non formatées de s’exprimer ». Il a notamment pris l’exemple du cinéma israélien avec des « films faits dans l’urgence sur des problèmes contemporains, un cinéma qui rencontre son époque. » Pour Gilles Jacob, « de ses composantes, le festival tire son efficacité et son élan ». Il  est également revenu sur le rôle de diplomate du festival (que la palme d’or reflète d’ailleurs souvent même si le jury est souverain dans son choix, il est vrai, mais sans doute non moins conscient des répercussions autres que cinématographiques d’un prix cannois) avec un mot pour « Jafar Panahi toujours au centre de nos préoccupations ». Il a également évoqué l’Egypte « pays à l’honneur », ainsi que le Japon et la Tunisie pour lesquels il a eu une pensée.

    Puis, Thierry Frémaux a pris le relai pour présenter la sélection : 49 longs-métrages sur 1715 reçus dont 40 premières mondiales pour 13 pays représentés.

    Il a scindé en deux groupes les 19 films sélectionnés en compétition. Les films des « habitués » d’un côté, ou du moins intitulés comme tels, le plus souvent d’ailleurs dans une acception péjorative par les détracteurs du festival, une « tradition du festival » d’ailleurs revendiquée par Thierry Frémaux (et à raison, comment ne pas sélectionner un film des Dardenne ou d’Almodovar à chaque fois de petits bijoux ?) et le deuxième groupe constitué de jeunes cinéastes. Pour lui, le festival reste ainsi « un voyage, une proposition artistique ».

    Il a souligné « la diversité stylistique et de production » de cette année avec un mot sur chaque film, avec son enthousiasme habituel (si vous suivez les séances d’Un Certain Regard qu’il présente chaque année, vous le constaterez). Il a notamment évoqué le dernier film de Kim Ki-Duk comme « un journal intime, un film passionnant » (que j’attends d’ailleurs avec impatience) tout en tenant à préciser qu’il n’avait subi aucune pression, dans un sens ou dans l’autre pour la sélection ou la non sélection de la « La Conquête ». Il a également précisé que la sélection serait « d’une tonalité moins sombre cette année. »

    Nous connaissions déjà les noms des présidents des différents jurys : Robert De Niro pour le jury des longs métrages, Michel Gondry pour le jury de la Cinéfondation et des courts-métrages, Emir Kusturica pour le jury Un Certain Regard, Bong Joon-Ho pour le jury de la caméra d’or et nous savions déjà que le film d’ouverture serait « Minuit à Paris » de Woody Allen qui, comme toujours, ne figure pas en compétition (il paraît qu’il s’y refuse toujours obstinément) tandis que le film d’ouverture d’Un Certain Regard sera « Restless » de Gus Van Sant, dont je vous parlais hier.

    Michel Gondry décernera les trois prix de la Cinéfondation, le vendredi 20 mai entouré des membres de son jury, ainsi que la palme d’or du court-métrage au cours de la cérémonie du palmarès le 22 mai.

     Le prix de la caméra d’or sera également remis lors de la cérémonie de clôture, le 22 mai.

    Emir Kusturica décernera le prix Un Certain Regard et l’ensemble du palmarès lors du week end de clôture.

    C’est toujours le 17 mai qu’aura lieu la soirée spéciale en l’honneur de Jean-Paul Belmondo. Ce dernier assistera ainsi à la première du documentaire de Vincent Perrot et Jeff Domenech « Belmondo, Itinéraire… ».

    Une palme d’or d’honneur sera remise à Bernardo Bertolucci le mercredi 11 mai lors de la cérémonie d’ouverture.

    C’est (comme nous le savions également déjà) Mélanie Laurent qui sera la maîtresse de cérémonie de l’ouverture et de la clôture, succédant ainsi à Kristin Scott Thomas. Elle vient de réaliser son premier film « Les adoptés ».

    Cannes Classics, qui accompagne la sélection contemporaine de projections de chefs d’œuvre du patrimoine présentés dans des copies restaurés, débutera cette année avec « Portrait d’une enfant déchue » de Jerry Schatzberg, le jeudi 12 mai, en présence du réalisateur et de son actrice Faye Dunawaye dont la photo sur l’affiche 2011 du festival a ainsi été prise par Jerry Schatzberg.

    L’exposition du festival sera cette année consacrée aux pin-ups rappelant que si Cannes est le plus grand festival de cinéma au monde, c’est aussi un spectacle…

    Un programme encore une fois diversifié et de qualité également dans la section Un certain regard qui  accueillera cette année  Gus Van Sant, Robert Guédiguian, Bruno Dumont, Hong Sangsoo, Kim Ki-Duk…

    Dans la sélection des « habitués » déjà primés par le festival : Lars von Trier avec « Melancholia », « le Gamin au vélo » des frères Dardenne  ou encore Nanni Moretti pour  « Habemus Papam »,  Pedro Almodovar avec « La Piel que habito » (inspiré de Mygale, de Thierry Jonquet) dont Marisa Paredes m’avait parlé, les yeux brillants, suscitant ma curiosité lors du déjeuner presse des « Yeux de sa mère ». Almodovar aurait été au départ réticent à le montrer à Cannes avant sa sortie en Espagne, c'est donc une des bonnes surprises de cette sélection.

    Côté films français, on retrouvera en compétition Alain Cavalier avec  Pater dans lequel le cinéaste  joue avec Vincent Lindon ;  Maïwenn avec Polisse, son troisième film et le premier présenté à Cannes et Bertrand Bonnello avec Apollonide – souvenirs de la maison close.

    La Conquête, de Xavier Durringer sera donc finalement projetée à Cannes, hors compétition, le 18 mai, le  jour de sa sortie en salles. Thierry Frémaux a ainsi tenu à affirmer que le film ne serait pas montré avant cette date.

    4 femmes seront cette année en compétition : Lynne Ramsay, Naomi Kawase, Maïwenn, Julia Leigh.

    Quant aux inconditionnels des montées des marches, sans doute déçus par un générique moins prestigieux qu’à l’accoutumé l’an passé, ils seront ravis cette année, ne serait-ce qu’avec les présidents de jurys et les cinéastes en compétition mais aussi notamment  avec « Pirates des caraïbes : la fontaine de Jouvence » qui donnera l’occasion à Penelope Cruz et à Johnny Depp de monter les marches, ou encore avec « Tree of life » pour lequel Brad Pitt montera les marches, ainsi que vraisemblablement Angelina Jolie. Sean Penn, absent l’an passé malgré un film en compétition, devrait revenir cette année avec deux films en sélection (celui de Terrence Malick et celui de Paolo Sorrentino). Générique de rêve également pour le film de Lars Von Trier : Charlotte Gainsbourg, Kirsten Dunst et Charlotte Rampling.

     Nombreux sont les films que je ne souhaite pas manquer, le choix sera donc cornélien. Il me sera évidemment impossible de vous parler de tout mais j’essaierai de vous livrer une vue d’ensemble du festival.

    Il ne s’agit là que d’un résumé et chaque jour, jusqu’à l’ouverture, je vous détaillerai ici chacun des films de la compétition en attendant de vous livrer ici mes critiques en direct de Cannes et mes Live tweets à partir du 11 mai sur http://twitter.com/moodforcannes .  Je continuerai aussi à vous livrer de nombreuses informations pratiques et notamment les blogs et sites sur lesquels je vous recommanderai de suivre le festival comme Cannesenlive (des cinéphiles en direct de Cannes et habitués de Cannes qui vous parleront aussi bien des soirées que des films, un des premiers blogs consacrés au festival), Hugo Mayer Leblogreporter (le roi des soirées cannoises –et parisiennes- également aux manettes de l’excellent site Cannes Addict d'Adr Prod , lui aussi un des « vétérans » des sites en direct de Cannes) et Cinedouard (qui parle sur son blog d’opéra et évidemment de cinéma que vous pourrez retrouver sur Artistik Rézo) également croisés avec plaisir à la conférence ce matin.

    Je vous laisse découvrir ci-dessous en détails la sélection officielle : compétition, hors compétition, séances spéciales, séances de minuit, Cinéfondation, Un Certain Regard.

    Sachez enfin qu’une application officielle « Festival de Cannes » bilingue et très détaillée (avec un espace dédié aux professionnels) sera téléchargeable gratuitement à partir du 7 mai 2011

    Je vous rappelle que, comme chaque année, vous pourrez suivre le 64ème Festival de Cannes en direct sur ce blog mais aussi sur deux de mes autres blogs, http://wwwinthemoodforcinema.com et http://www.inthemoodforluxe.com . Suivez-moi également sur mon compte twitter spécial Cannes  (http://twitter.com/moodforcannes ) et sur la nouvelle page Facebook d’Inthemoodforcannes (http://facebook.com/inthemoodforcannes )

    Sélection officielle- Compétition

    Woody ALLEN MIDNIGHT IN PARIS (Hors competition)

    Films en compétition

    Pedro ALMODÓVAR LA PIEL QUE HABITO

    Bertrand BONELLO L'APOLLONIDE - SOUVENIRS DE LA MAISON CLOSE

    Alain CAVALIER PATER

    Joseph CEDAR HEARAT SHULAYIM

    Nuri Bilge CEYLAN BIR ZAMANLAR ANADOLU'DA (ONCE UPON A TIME IN ANATOLIA)

    Jean-Pierre et Luc DARDENNE LE GAMIN AU VÉLO

    Aki KAURISMÄKI LE HAVRE

    Naomi KAWASE HANEZU NO TSUKI

    Julia LEIGH SLEEPING BEAUTY

    MAÏWENN POLISSE

    Terrence MALICK THE TREE OF LIFE

    Radu MIHAILEANU LA SOURCE DES FEMMES

    Takashi MIIKE ICHIMEI

    (HARA-KIRI: DEATH OF A SAMURAI)

    Nanni MORETTI HABEMUS PAPAM

    Lynne RAMSAY WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN

    Markus SCHLEINZER MICHAEL

    Paolo SORRENTINO THIS MUST BE THE PLACE

    Lars VON TRIER MELANCHOLIA

    Nicolas WINDING REFN DRIVE

    Sélection officielle – Un Certain Regard

    Film d’Ouverture

    Gus VAN SANT RESTLESS

    Bakur BAKURADZE THE HUNTER

    ANDREAS DRESEN HALT AUF FREIER STRECKE

    Bruno DUMONT HORS SATAN

    SEAN DURKIN MARTHA MARCY MAY MARLENE

    Robert GUEDIGUIAN LES NEIGES DU KILIMANDJARO

    Olivier HERMANUS SKOONHEID

    Hong Sangsoo THE DAY HE ARRIVES

    Cristian JIMENEZ BONSAÏ

    Eric KHOO TATSUMI

    Kim Ki-Duk ARIRANG

    Nadine LABAKI ET MAINTENANT ON VA Où

    Catalin MITULESCU LOVERBOY

    Na Hong-Jin YELLOW SEA

    Gerardo NARANJO MISS BALA

    Juliana ROJAS, Marco DUTRA TRABALHAR CANSA (Travailler fatigue)

    Pierre SCHOELLER L’EXERCICE DE L’ETAT

    Ivan SEN TOOMELAH

    Joachim TRIER OSLO, AUGUST 31ST

    Hors Compétition :

    Xavier DURRINGER LA CONQUETE

    Jodie FOSTER THE BEAVER (LE COMPLEXE DU CASTOR)

    Michel HAZANAVICIUS THE ARTIST

    Rob MARSHALL PIRATES OF THE CARIBBEAN: ON STRANGER TIDES

    (PIRATES DES CARAÏBES : LA FONTAINE DE JOUVENCE)

    Séances de minuit :

    CHAN Peter Ho-Sun WU XIA

    Tekla TAIDELLI DIAS DE GRACIA (JOURS DE GRÂCE)

    Séances spéciales :

    Frederikke ASPÖCK LABRADOR

    Rithy PANH LE MAÎTRE DES FORGES DE L'ENFER

    Michael RADFORD MICHEL PETRUCCIANI

    Christian ROUAUD TOUS AU LARZAC

    Sélection Cinéfondation 2011 :

    ARAMISOVA

    FAMU, République Tchèque CAGEY TIGERS

    Nathanael CARTON

    NYU Asie, Singapour     SUU ET UCHIKAWA

    Simão CAYATTE

    Columbia University, États-Unis A VIAGEM

    Anat COSTI

    Bezalel Academy, Israël BEFETACH BEITY

    D. Jesse DAMAZO, Joe BOOKMAN

    University of Iowa, États-Unis THE AGONY AND SWEAT OF THE HUMAN SPIRIT

    Pieter DIRKX

    Sint-Lukas University, Belgique BENTO MONOGATARI

    Doroteya DROUMEVA

    dffb, Allemagne  DER BRIEF

    Alice FURTADO

    Universidade Federal Fluminense, Brésil DUELO ANTES DA NOITE

    Kamal LAZRAQ

    La fémis, France DRARI

    Mariano LUQUE

    Universidad Nacional de Córdoba, Argentine SALSIPUEDES

    Gastón MARGOLIN, Martín MORGENFELD

    Universidad del Cine, Argentine LA FIESTA DE CASAMIENTO

    Pasquale MARINO

    Centro Sperimentale di Cinematografia, Italie L'ESTATE CHE NON VIENE

    Jefferson MONEO

    Columbia University, États-Unis BIG MUDDY

    Ma'ayan RYPP

    Tel Aviv University, Israël AL MARTHA LAUF

    SON Tae-gyum

    Chung-Ang University, Corée du Sud YA-GAN-BI-HANG

    Maria STEINMETZ

    HFF ''Konrad Wolf'', Allemagne DER WECHSELBALG

     
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  • La conférence de presse du 64ème Festival de Cannes avec Gilles Jacob et Thierry Frémaux, en direct

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    Nouveauté pour les blogs in the mood. Cette année, je serai en effet pour la première fois à la conférence de presse de l'annonce de la programmation et de la sélection officielle du 64ème Festival de Cannes par Thierry Frémaux et Gilles Jacob qui aura lieu ce jeudi 14 avril, à 11H. Je vous invite donc à la suivre en direct sur mon compte twitter (http://twitter.com/moodforcannes ) et bien sûr vous pourrez en retrouver le compte rendu détaillé dès mon retour sur http://www.inthemoodforcannes.com et http://www.inthemoodforcinema.com / en attendant d'y suivre le festival en direct, du 11 au 23 mai. (ainsi que sur http://www.inthemoodforluxe.com pour un aspect plus "gastronomique" et "festif".)

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  • Conférence de presse de « La nostra vita » de Daniele Luchetti : avec Elio Germano …

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    Je n'ai pas (encore) vu « La nostra vita » (le festivalier cannois se retrouve parfois confronté  à des choix cinématographiques cornéliens...), film italien de Daniele Luchetti figurant en compétition du Festival de Cannes 2010, en revanche j'ai assisté à sa conférence de presse animé par Jean Gili, en présence d'Elio Germano, prix d'interprétation masculine pour ce film (ex-aequo avec Javier Bardem qui a également reçu ce même prix pour « Biutiful ») et de toute l'équipe du film. La cérémonie de clôture a été l'occasion pour Elio Germano  de donner une fois de plus une résonance politique à ce palmarès dont le retentissement dépasse bien souvent les frontières cinématographiques, en déclarant ainsi « Je voulais dédier ce prix à l'Italie et aux Italiens qui font tout ce qui est en leur pouvoir pour faire de l'Italie un pays meilleur malgré la classe dirigeante ».

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     Voici mes photos de cette conférence et quelques extraits des différentes interventions des membres de l'équipe du film.

    Pour Daniele Luchetti, le but initial était de « faire un documentaire sur une ville balnéaire à quelques kilomètres de Rome avec des appartements peuplés de familles simples. » Ce qui l'a frappé c'est la différence entre ce qu'il voyait dans la réalité et ce qu'il voyait dans les films italiens. 

    Pour le scénariste Sandro Petraglia le « milieu est essentiel dans le film italien pour raconter l'Italie. Dans ce film il s'agit d'une famille traditionnelle normale et tout à coup survient la perte de la femme. Le père ne sait plus ce qu'il doit faire. Comment trouver un sens dans cette union familiale ? C'est un sentiment difficile en Italie qui fait que l'argent se substitue aux relations humaines mais aussi aux idéologies. » «  C'est un voyage plein de vitalité qui l'aidera à trouver une autre manière d'être avec l'autre. » « Au début, l'idée était celle de l'espace externe puis de l'espace interne émotionnel des acteurs. Il y a un problème d'identité en Italie. Notre pays en ce moment est déconnecté. »

    Selon Daniele Luchetti, il ne s'agit « pas vraiment d'une critique de la société italienne. Il s'agissait plutôt de la raconter, la regarder en s'abstrayant de tout jugement. C'est un film qui épouse une certaine miséricorde envers l'être humain. »

    Pour Elio Germano c'est l'aspect dramatique du personnage qui a été le plus difficile à affronter.

    Selon le comédien Raoul Bova, son personnage est « ingénu, mélancolique, naïf, il a beaucoup aimé la famille et voulait maintenir les vieilles traditions créées avec ses parents. » C'est un rôle qui lui a beaucoup plu en raison de la sincérité de ses personnages. « La famille est la seule chose qui puisse donner la force de surmonter certaines difficultés. C'est un personnage qui peut sembler faible et qui se dépasse pour l'amour de son frère même s'il a fait des choses qu'il ne partage pas. »

    Pour la comédienne Stefania Montorsi, son personnage est une « sorte de remplacement maternel pour ses frères mais elle n'est pas en mesure de transmettre de l'affection. »

    Pour le comédien Luca Zingaretti il y a « du changement profond dans le pays. La vie des gens s'est profondément modifiée.  L'Italie n'est pas devenue immorale mais amorale  même si la barrière entre l'immoralité et l'amoralité devient de plus en plus fine. » Son personnage, selon lui, est le reflet de ce changement, est le personnage de cette nouvelle classe sociale Il est le « résultat de la désagrégation de la société. »

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