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CONFERENCES DE PRESSE - Page 5

  • Conférence de presse de « Hors-la-loi » de Rachid Bouchareb

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    La conférence de presse du film de Rachid Bouchareb (« Hors-la-loi ») qui revenait sur la Croisette 4 ans après la présentation d' « Indigènes » en compétition, était sans aucun doute la plus attendue de ce festival en raison de la polémique évoquée dans mon article précédent. C'est pourtant ( et heureusement) le cinéma qui fut davantage évoqué lors de cette conférence. En voici un résumé.

    Rachid Bouchareb  a tout d'abord tenu à remercier Thierry Frémaux. Puis il a précisé que le film n'était « pas fait pour mettre en place un affrontement  mais au contraire pour avoir un débat .» « Que cela suscite une telle violence autour du film » est exagéré a-t-il ajouté. « Il n'y a aucune raison pour que les générations qui arrivent héritent du passé. »

    Jamel Debbouze évoquant son personnage et l'attitude qu'il aurait eu dans les mêmes circonstances : « Mon personnage ne rentre pas complètement dans la révolution. Je pense que c'est ce que j'aurais fait et en même temps ceux qui l'ont fait n'avaient pas d'autre alternative. » Rachid Bouchareb a également démenti la rumeur selon laquelle Matignon aurait fait des pressions pour que le film ne soit pas sous pavillon français au festival.

    Rachid Bouchareb a défini ainsi son film : « Mon film parle de la violence politique. Cette violence politique est liée à tout mouvement révolutionnaire et pas seulement à la révolution algérienne. » « Je voulais aussi que mon film soit un western. » Concernant la réaction parfois virulente des pieds noirs, Rachid Bouchareb a précisé : « Quand j'ai vu « Le coup de Sirocco » j'ai été très ému mais chacun a son histoire dans la grande Histoire. » « Mon film n'est pas un film contre. Il a le même esprit qu' »Indigènes ». Dans ce film chacun a sa place. La douleur c'est l'histoire de toutes les mères. C'est la meilleure réponse qu'on peut donner. »

    Pour Jamel Debbouze, « une polémique n'existe que si elle est en résonance avec le présent. Pour aborder l'avenir il faut bien avoir fait le point sur le passé. » Pour Rachid Bouchareb, le film est « un voyage dans le passé colonial. Pour moi c'est aussi découvrir des choses quand je fais un film, par exemple comment le public et la presse réagissent. »

    A la fin de la conférence Rachid Bouchareb a tenu à déclarer que « les promesses faîtes aux anciens combattants n'ont pas été tenues ». Enfin pour clore la polémique : « Je ne discuterai pas avec les gens qui veulent faire du film un champ de bataille car il y a eu trop de violence dans le passé. On ne va pas remettre ça aujourd'hui. »

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  • Conférence de presse de l’équipe de « Carlos » d’Olivier Assayas

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    C'est un peu tardivement hier que j'ai découvert que mon pass me donnait accès aux conférences de presse (je pensais que les télévisions étaient prioritaires et donc n'avoir que peu de chances d'y accéder). C'est avec surprise que j'ai découvert que non seulement il m'était simple d'y accéder mais qu'en plus certaines étaient très loin de faire le plein de journalistes. (A noter que vous pouvez également suivre ces conférences de presse en direct sur TV festival). Hier, j'ai donc profité de ce privilège découvert un peu tardivement en assistant à deux conférences de presse dont celle du film « Carlos » d'Olivier Assayas (je vous parlerai de l'autre ultérieurement).

    Assayas y raconte l'existence du célèbre terroriste né en 1949 à Caracas, un  triptyque pour Canal + de plus de 5H30. Pour certains, cette série tournée initialement pour la télévision n'avait pas sa place sur la Croisette. L'équipe du film est revenue sur ce sujet ainsi que les tentatives de Carlos pour faire interdire le film.

    Ainsi pour Olivier Assayas «  il y a 120 personnages dans le film. S'il avait fallu demander une opinion à chacun, on n'aurait pas envisagé de faire ce film. Carlos est une figure médiatique controversée dont les actions ont suscité des thèses contradictoires. Il ne s'agit pas d'une biographie mais d'une interprétation d'un mythe contemporain. Dire que Carlos doit être consulté est une vision très enfantine de ce que peut être le cinéma ».

     Pour l'acteur principal qui incarne Carlos, le charismatique et polyglotte Edgar Ramirez ce n'est pas « l'histoire de Carlos mais une histoire basée sur les événements publics . C'est une interprétation de la vie de Carlos. » « Le but n'était pas de faire une biographie. C'est une fiction basée sur des faits historiques. Carlos est une métaphore entre l'envie de défendre des causes collectives et les ambitions individuelles, le tout lié par le pouvoir, l'argent, le sexe, l'amour. »

     Pour le producteur, Daniel Leconte,  Carlos c'est « la figure excentrique de la violence terroriste, un décrypteur formidable de l'époque. Carlos a ainsi traversé un monde, la fin d'un monde et le début d'un autre. » 

    Assayas quant à lui s'est dit intéressé par « les contradictions qui définissent l'humanité » et que reflète la personnalité de Carlos. « Ce n'est pas un film politique mais un film sur la politique. », « Ce qui incluait de recréer la complexité de la politique », « Carlos est fascinant car déterminé par la géopolitique ».

    A un journaliste qui demandait à Olivier Assayas pourquoi il avait fait de Carlos une rockstar ce dernier a répondu : « il est une rockstar car il s'est construit comme ça. » « S'il n'avait pas été aussi visible il serait aujourd'hui libre. Il a été un visage arrogant du terrorisme. Son charisme est aussi la caractéristique de son déclin. Carlos a toujours vécu avec une image médiatique de star ».

     Pour Daniel Leconte  « Carlos a érigé le terrorisme en communication exceptionnelle. »

     Concernant le fait qu'un film initialement destiné à la télévision soit sélectionné à Cannes, Assayas a répondu que « Cannes doit rendre compte de la transformation du cinéma au présent. Tous les choix que j'ai faits relèvent de trouver ou se trouver une zone de liberté. » « Je crois que ce film bouscule autant le cinéma que la télévision. »

    Je vous parlerai ultérieurement de la conférence de presse de « La nostra vita » à laquelle j'ai également assisté hier pour aller à celle de « Hors-la-loi » de Rachid Bouchareb qui promet d'être mouvementée en raison de la polémique suscitée par le film. A suivre demain sur les blogs inthemood !

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