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  • S. Pellegrino présente l’édition limitée « Cinéma »

     

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    S. Pellegrino, partenaire officiel du 65ème Festival International du Film de Cannes, propose sa bouteille d'eau pétillante dans une édition limitée élégante et raffinée, en hommage à la Dolce Vita.

     Après sa première apparition dans la Dolce Vita de Federico Fellini en 1959, la marque iconique du cinéma italien a continué sa carrière cinématographique à l'international avec des apparitions de sa bouteille dans les plus grands films.

    Bons Baisers de Russie en 1963, Emmanuelle en 1969, La Grande Bouffe en 1973, Maudite Aphrodite en 1995, La Famille Tenenbaum en 2001, Dérapages incontrôlés en 2002, Ocean Twelve, Mon beau-père, mes parents et moi et A Corps perdus en 2004, Scoop et Hitch en 2005, Le Diable s’habille en Prada en 2006, Intouchables en 2011… et bien d’autres.

     Un clin d'œil au président du Festival de Cannes 2012, l'acteur et réalisateur italien, Nanni Moretti.

     « La collaboration entre S Pellegrino et le Festival International du Film de Cannes est légitime, c’est un héritage de l’histoire qui lie S. PELLEGRINO au 7ème art.

    S. PELLEGRINO et le Festival partagent ainsi le même univers de glamour et d’exception ! » Fabienne Bravard, Directrice des marques S. Pellegrino-Perrier.

     Cette bouteille édition limitée « Cinéma » sera disponible dès fin avril et durant tout le mois de mai 2012 en verre consigné et en PET, en formats 1L et 50 cL dans les différents circuits de distribution (Alimentaire & Café-Hôtellerie-Restauration).

     

  • Le nail bar L'Oréal Paris à l'hôtel Martinez pour le Festival de Cannes 2012

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    Il y a quelques jours, je vous parlais, ici, de la présence de la marque L'Oréal à Cannes, fidèle au Festival depuis 15 ans.

    Pour l’occasion, un magnifique recueil de photos en noir et blanc l'Oréal Paris, « The golden Edition » ( livre photo du Festival de Cannes en coulisses) sera d'ailleurs édité. Ayant pour objectif de toujours renouveler (je vous avais parlé du concours de blogs organisé par la marque et que j’avais eu la chance de remporter il y a 4 ans), L’Oréal Paris aura cette année un nail bar à l’hôtel Martinez. Ce nail bar L'Oréal Paris mettra à l'honneur sa gamme Color Riche Le Vernis et ses 51 teintes, cette palette sera complétée par le lancement en exclusivité de la collection Color Riche Le Nail Art, nouvelle génération de stickers à ongles. Teintes Electric élégantes, stickers 3D, matières et textures inspirées des défilés : voilà ce que vous trouverez à ce nail bar L'Oréal Paris. Pour l'occasion il lance aussi en exclusivité sa collection Color Riche Le Nail Art, nouvelle génération de stickers à ongles.

     Toutes les ambassadrices L'Oréal présentes sur la Croisette arboreront la manucure electric. Dès le 16 Mai, le nail bar sera ouvert de 10h à 19h et à toutes celles qui monteront les marches pendant le Festival de Cannes 2012.

    Alors, si vous voulez arborer l'accessoire à la mode, rendez-vous au Martinez!

  • Complément de Sélection officielle du Festival de Cannes 2012

    Voici les films qui viendront compléter la (très belle) sélection officielle 2012 du Festival de Cannes (vous pourrez la retrouver en cliquant ici) :

    ■ En Séance Spéciale :
    Trashed de Candida Brady (GB)
    ■ En Séance de minuit :
    The Sapphires de Wayne Blair (Australie, 1er film)
    Maniac de Franck Khalfoun (USA/France)
    ■ Au Certain Regard :
    Djeca de Aida Begic (Bosnie-Herzégovine)
    Gimme the Loot de Adam Leon (USA) (1er film)
    Renoir de Gilles Bourdos (France), en clôture.
    Il y a donc 20 films au Certain Regard. Le Jury est présidé par l’acteur et réalisateur anglais Tim Roth.
    ■ Enfin c’est le film de montage Final Cut - Hölgyeim És Uraim de György Pálfi (Hongrie), produit par Béla Tarr qui fera la clôture de Cannes Classics le samedi 25 mai.

     

  • Présentation de "Laurence Anyways" de Xavier Dolan (sélection Un Certain Regard du Festival de Cannes 2012)

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    Je continue mes présentations des films de ce Festival de Cannes 2012 avec "Laurence Anyways", le troisième film du cinéaste Xavier Dolan après "J'ai tué ma mère" et "Les amours imaginaires", également son troisième film sélectionné à Cannes (après la Quinzaine des Réalisateurs pour le premier, et déjà Un Certain Regard pour le deuxième). Tourné au Québec, ce film met en scène Melvil Poupaud (un habitué de la sélection Un Certain Regard) et Nathalie Baye. Egalement au casting : Monia Chokri et Suzanne Clément.
     

    Synopsis: En 1989, Laurence Alia célèbre son 30e anniversaire au restaurant en compagnie de Fred, sa petite copine. Quand il lui révèle son projet le plus secret, le plus brûlant, celui de devenir une femme, leur monde bascule. Après une retraite légitime en famille pour réfléchir, Fred accepte d'accompagner Laurence tout au long de cette métamorphose. En janvier 1990, celui-ci se présente au Cégep où il enseigne la littérature habillé en femme. Une nouvelle vie commence, qui semble débuter dans la tolérance et la simplicité.

    En bonus, retrouvez ma critique du deuxième film de Xavier Dolan "Les amours imaginaires", un film que je vous recommande plus que vivement.

     
    Découvrez cette excellente interview de Xavier Dolan par touscoprod:
     

     

    Critique "Les Amours imaginaires" : une grisante fantasmagorie

     

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     Après son arrivée explosive dans le monde du 7ème art avec « J’ai tué ma mère », film qu’il avait réalisé à 17 ans, présenté l’an passé à Cannes, à la Quinzaine des Réalisateurs où il avait obtenu trois prix, film que j’avais ignominieusement manqué,  la rencontre de ces amours imaginaires (présenté à Cannes cette année dans la section « Un Certain Regard ») était donc aussi pour moi celle avec l’univers de Xavier Dolan.

    Francis (Xavier Dolan) et Marie (Monia Chokri) sont tous deux amis et épris du même jeune homme rencontré lors d’une soirée, Nicolas (Niels Schneider), et tous les deux bien déterminés à le conquérir, analysant, interprétant, scrutant obsessionnellement le moindre geste ou comportement de leur (obscur) objet du désir.

    Dès les premiers plans se dégage de ce film un charme irrésistible et surtout un ton, un style qui font souffler un vent d’air frais et revigorant sur le cinéma actuel. Xavier Dolan est un vrai cinéphile et son film regorge de références cinématographiques (entre les ralentis langoureux et poétiques à la Wong Kar Waï, les couleurs chatoyantes et la fantaisie jubilatoire à la Almodovar, les plans de dos à la Gus Van Sant, les références à la Nouvelle Vague, au « Mépris » de Godard, un trio à la « Jules et Jim » de Truffaut ou encore des confessions face caméra qui rappellent Woody Allen) mais aussi picturales (Boticelli, Michel Ange) ou littéraire (Musset…).

    Que de brillantes références me direz-vous. Tout cela aurait pu donner un film présomptueux mais Xavier Dolan, d’une part, a su assimiler toutes ces références pour créer son propre univers et d’autre part, y apporter une légèreté masquant savamment la mélancolie sous-jacente (que ne faut-il pas avoir souffert en amour pour faire preuve d’une telle maturité et clairvoyance à seulement 21 ans!), que ce soit par les dialogues, légèrement précieux, souvent hilarants, toujours caustiques ou le jeu des comédiens (à commencer par lui-même mais surtout celui de Monia Chokri absolument irrésistible).

    La caméra de Xavier Dolan est au plus près des visages, ignorant le plus souvent le cadre spatial à l’image de cet amour obsédant qui rend Marie et Francis aveugles au monde qui les entoure. La mise en scène non seulement épouse le propos du film mais devient un élément scénaristique : puisque Marie et Francis se « font des films » (l’un se prenant pour James Dean, l’autre pour Audrey Hepburn), et sont enivrés par leur fantasmagorie amoureuse, par ce destructeur et grisant vertige de l’idéalisation amoureuse, le film en devient lui-même un vertige fantasmatique. Cette soirée aux images syncopées rappelle ce vertige à la fois grisant et déstabilisant, ce manège qui rend si floue la frontière entre enchantement et désenchantement, rêve et illusion. Marie et Francis sont amoureux d’une chimère, d’une image, d’un idéal, d’une illusion, de l’amour même qui prend ici les traits d’un bellâtre ambigu aux allures de Dieu Grec. L’histoire de notre trio est entrecoupée de « témoignages » face caméra de style documentaire de victimes d’illusions amoureuses, là aussi irrésistibles.

    Xavier Dolan a aussi en commun avec quelques uns des plus brillants réalisateurs auxquels il se réfère une bande originale particulièrement soignée, à l’image du film, mêlant modernité, et titres plus anciens, et musique classique : de Dalida qui reprend « Bang Bang » à Indochine jusqu’à « The Knife », « Fever Ray », « Vive la fête » en passant par Bach qui rappelle mélodieusement la douleur de ces irrépressibles et irrationnels élans amoureux, de ces amours qui rongent et enragent.

    Xavier Dolan est un véritable chef d’orchestre qui mêle les couleurs, les références les arts, un prodige du cinéma (à la fois monteur, scénariste, producteur, acteur, s’occupant aussi des costumes) faisant à la fois preuve de l’inventivité et de l’audace de sa jeunesse mais aussi d’une étonnante maturité. Déclaration d’amour au cinéma, déclaration de désespoir d’un amoureux désillusionné sous des allures de fable burlesque et hilarante, « Les amours imaginaires » est un film mélancoliquement caustique.

    Xavier Dolan signe là une fantasmagorie pop, poétique sur la cristallisation amoureuse, sur ces illusions exaltantes et destructrices, sublimes et pathétiques un film enivrant et entêtant comme un amour imaginaire… sans les effets secondaires. A prescrire donc et à très haute dose !

  • Présentation de "Amour" de Michael Haneke (compétition officielle du Festival de Cannes 2012) et critique du "Ruban blanc" (palme d'or 2009)

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                                                                © Les Films du Losange

    Certains s'offusqueront certainement à nouveau du fait que les mêmes, souvent, sont sélectionnés à Cannes mais comment ne pas sélectionner un film d'un auteur tel que Michael Haneke?  Après le grand prix du jury en 2001 (pour "La Pianiste"), le prix de la mise en scène en 2005 (pour "Caché") et la palme d'or en 2009 (pour "Le Ruban blanc" -voir ma critique ci-dessous-), il ne fait aucun doute que Michael Haneke peut encore nous surprendre dans ce film qui signe le grand retour de Jean-Louis Trintignant (qui, en 1966, avait déjà eu les honneurs du festival puisque "Un homme et une femme" de Claude Lelouch avait remporté la palme d'or, un film auquel succéderont 8 autres films en compétition dans lesquels il joue également) qui aura pour partenaire l'inoubliable actrice de "Hiroshima mon amour" d'Alain Resnais (lui aussi en compétition cette année) Emmanuelle Riva.

    Synopsis : Georges et Anne sont octogénaires, ce sont des gens cultivés, professeurs de musique à la retraite.
    Leur fille, également musicienne, vit à l'étranger avec sa famille.
    Un jour, Anne est victime d'un accident.
    L'amour qui unit ce couple va être mis à rude épreuve.

    Avec :  Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva, Isabelle Huppert

    Sortie en salles : le 24 octobre 2012

     

    Films présentés à Cannes par Michael Haneke

    • 2009 - DAS WEISSE BAND (LE RUBAN BLANC)- En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 2005 - CACHÉ- En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 2003 - LE TEMPS DU LOUP- Hors Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 2001 - LA PIANISTE- En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 2000 - CODE INCONNU- En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 1997 - FUNNY GAMES- En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 1994 - 71 FRAGMENTE EINER CHRONOLOGIE DES ZUFALLS (71 FRAGMENTS D'UNE CHRONOLOGIE DU HASARD)- Section parallèle Réalisation
    • 1992 - BENNY'S VIDEO- Section parallèle Réalisation
    • 1989 - DER 7 KONTINENT (LE SEPTIÈME CONTINENT)- Section parallèle Réalisation

    Le Palmarès de Michael Haneke à Cannes

    • 2009 - Palme d'Or - DAS WEISSE BAND (LE RUBAN BLANC) - Long métrage
    • 2005 - Prix de la mise en scène - CACHÉ - Long métrage
    • 2001 - Grand Prix - LA PIANISTE - Long métrage

    CRITIQUE DU "RUBAN BLANC" DE MICHAEL HANEKE

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    Photo: inthemoodforcannes.com (clôture du Festival de Cannes 2009)

    En raison de l’inimitié ou de la potentielle rancœur subsistant entre Isabelle Huppert et Quentin Tarantino suite à leurs dissensions lors du casting d’ « Inglourious Basterds » et du lien particulier qui unit cette dernière à Haneke ( « La Pianiste » du même Haneke lui a valu un prix d’interprétation cannois), je supposai que « Le ruban blanc » devait être un chef d’œuvre tel que ce prix mettait la présidente du jury 2009 hors du moindre soupçon d’avoir favorisé le réalisateur autrichien, pour des raisons autres que cinématographiques.

    Alors, « un ruban blanc » est-il ce chef d’œuvre irréfutable faisant de cette palme d’or une évidence ?

     

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    Haneke est aussi outrancier dans l’austérité que Tarantino l’est dans la flamboyance. Leurs cinémas sont à leurs images, extrêmes. Alors difficile de comparer deux films aussi diamétralement opposés même si pour moi l’audace, l’inventivité, la cinéphilie de Tarantino le plaçaient au-dessus du reste de cette sélection 2009. Audace, inventivité, cinéphilie : des termes qui peuvent néanmoins tout autant s’appliquer à Haneke même si pour moi « Caché » (pour lequel il avait reçu un prix de la mise en scène en 2005) méritait davantage cette palme d’or (et celui-ci un Grand Prix) qui, à défaut d’être une évidence, se justifie et se comprend aisément.

     

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     Synopsis : Un village de l’Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre Mondiale. Un instituteur raconte l’histoire d’étranges incidents qui surviennent dans la petite communauté protestante formée par les élèves et leurs familles. Peu à peu, d’autres accidents surviennent et prennent l’allure d’un rituel primitif.

    Quel qu’en soit l’enjeu et aussi âpre soit-elle, Haneke a le don de créer une atmosphère quasi hypnotique, et de vous y plonger. L’admiration pour la perfection formelle l’emporte toujours sur le rejet de l’âpreté, sur cette froideur qui devrait pourtant nous tenir à distance, mais qui aiguise notre intérêt, notre curiosité. La somptuosité glaciale et glaçante de la réalisation, la perfection du cadre et des longs plans fixes où rien n’est laissé au hasard sont aussi paralysants que l’inhumanité qui émane des personnages qui y évoluent.

    Derrière ce noir et blanc, ces images d’une pureté étrangement parfaite, à l’image de ces chérubins blonds symboles d’innocence et de pureté (que symbolise aussi le ruban blanc qu’on leur force à porter) se dissimulent la brutalité et la cruauté.

    L’image se fige à l’exemple de cet ordre social archaïquement hiérarchisé, et de cette éducation rigoriste et puritaine dont les moyens sont plus cruels que les maux qu’elle est destinée prévenir et qui va provoquer des maux plus brutaux encore que ceux qu’elle voulait éviter. La violence, au lieu d’être réprimé, s’immisce insidieusement pour finalement imposer son impitoyable loi. Cette violence, thème cher à Haneke, est toujours hors champ, « cachée », et encore plus effrayante et retentissante.

    Ce ruban blanc c’est le symbole d’une innocence ostensible qui dissimule la violence la plus insidieuse et perverse. Ce ruban blanc c’est le signe ostentatoire d’un passé et de racines peu glorieuses qui voulaient se donner le visage de l’innocence. Ce ruban blanc, c’est le voile symbolique de l’innocence qu’on veut imposer pour nier la barbarie, et ces racines du mal qu’Haneke nous fait appréhender avec effroi par l’élégance moribonde du noir et blanc.

    Ces châtiments que la société inflige à ses enfants en évoquent d’autres que la société infligera à plus grande échelle, qu’elle institutionnalisera même pour donner lieu à l’horreur suprême, la barbarie du XXème siècle. Cette éducation rigide va enfanter les bourreaux du XXème siècle dans le calme, la blancheur immaculée de la neige d’un petit village a priori comme les autres.

    La forme démontre alors toute son intelligence, elle nous séduit d’abord pour nous montrer toute l’horreur qu’elle porte en elle et dissimule à l’image de ceux qui portent ce ruban blanc.

    Que dire de l’interprétation ? Elle est aussi irréprochable. Les enfants jouent avec une innocence qui semble tellement naturelle que l’horreur qu’ils recèlent en devient plus terrifiante encore.

    Avec une froideur et un ascétisme inflexibles, avec une précision quasi clinique, avec une cruauté tranchante et des dialogues cinglants, avec une maîtrise formelle fascinante, Haneke poursuit son examen de la violence en décortiquant ici les racines du nazisme, par une démonstration implacable et saisissante. Une œuvre inclassable malgré ses accents bergmaniens.

    Un film à voir absolument. L'oeuvre austère, cruelle, dérangeante, convaincante, impressionnante d'un grand metteur en scène.

     

  • Présentation de "De rouille et d'os" de Jacques Audiard (competition officielle du Festival de Cannes 2012)

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    Je continue  mes présentations des films de ce Festival de Cannes 2012 que j'attends le plus. Après le film d'Abbas Kiarostami, celui de Jacques Audiard "De rouille et d'os" qui signe le retour au cinéma et à Cannes du cinéaste après le grand prix reçu pour "Un Prophète", en 2009. Ce film adapté d'un recueil de nouvelles de Craig Davidson  sortira en salles, le 17 mai, et ne devrait laisser personne indifférent entre le casting impressionnant (avec notamment Marion Cotillard pour la première fois en compétition à Cannes), un sujet en or, et une bande-annonce qui promet déjà le meilleur pour la mise en scène . Alors, après un prix du meilleur scénario en 1996 pour "Un héros très discret" et un grand prix en 2009 pour "Un Prophète", l'année 2012 sera-t-ellle celle de la palme d'or pour Jacques Audiard? Du prix d'interprétation pour Marion Cotillard ou Matthias Schoenaerts? Réponse le 27 Mai! En attendant, je ne manquerai pas d'aller voir le film à Cannes pour vous en livrer ma critique.

    Synopsis:

     Ça commence dans le Nord.

    Ali se retrouve avec Sam, 5 ans, sur les bras. C’est son fils, il le connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa sœur à Antibes. Là-bas, c’est tout de suite mieux, elle les héberge dans le garage de son pavillon, elle s’occupe du petit et il fait beau.

    A la suite d’une bagarre dans une boîte de nuit, son destin croise celui de Stéphanie. Il la ramène chez elle et lui laisse son téléphone.

    Il est pauvre ; elle est belle et pleine d’assurance. C’est une princesse. Tout les oppose.

    Stéphanie est dresseuse d’orques au Marineland. Il faudra que le spectacle tourne au drame pour qu’un coup de téléphone dans la nuit les réunisse à nouveau.

    Quand Ali la retrouve, la princesse est tassée dans un fauteuil roulant

    : elle a perdu ses jambes et pas mal d’illusions.

    Il va l’aider simplement, sans compassion, sans pitié. Elle va revivre.

    Avec: Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Armand Verdure, Céline Sallette, Corinne Masiero, Bouli Lanners et Jean-Michel Correia

     

    NOTE DE REALISATION (extraite du site officiel du film)
    Il y a quelque chose de saisissant dans le recueil de nouvelles de Craig Davidson «Un Goût De Rouille Et d’Os»: le tableau d’un monde moderne vacillant, à l’intérieur duquel des trajectoires individuelles, des destins simples, se trouveraient magnifiés par le drame et les accidents. Une vision des Etats-Unis en univers rationnel où les corps devraient lutter pour trouver leur place, pour tenter de bousculer le sort qui leur est réservé.


    Ali et Stéphanie, nos deux personnages n’existent pas dans les nouvelles, et le recueil de Craig Davidson semble appartenir à la préhistoire du projet, mais la force et la brutalité du récit, la volonté de sublimer les personnages par le drame, par le mélodrame, en sont directement issues.


    Dès le début de notre travail d’adaptation, nous nous sommes tournés vers une forme cinématographique que faute de mieux nous appelions « expressionniste », où la force des images viendrait servir le mélodrame. Une esthétique tranchée, brutale et contrastée. Celle de la Grande Dépression, celle des films de foire, où l’extraordinaire étrangeté des propositions visuelles sublime la noirceur du réel. Celle d’un monde où « Dieu vomit les tièdes ».


    C’est cette forme qui nous a guidés tout au long de l’écriture du scénario. Elle porte cette histoire d’amour qui est le véritable héros du film. Elle est le monde à travers les yeux d’un enfant perdu. Elle rend compte de la noblesse de nos personnages au milieu de la violence d’un monde de catastrophe économique. Elle respecte l’opiniâtreté dont Ali et Stéphanie font preuve pour s’extraire de leur condition.
    Jacques Audiard et Thomas Bidegain

    Films présentés à Cannes

    • 2009 - UN PROPHÈTE- En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 1996 - UN HÉROS TRÈS DISCRET- En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 1994 - REGARDE LES HOMMES TOMBER- Section parallèle Réalisation

    Le Palmarès

    • 2009 - Grand Prix - UN PROPHÈTE - Long métrage
    • 1996 - Prix du meilleur scénario - UN HÉROS TRÈS DISCRET - Long métrage

     

  • "Like someone in love" de Abbas Kiarostami et critique de "Copie conforme" de Abbas Kiarostami

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    Jusqu'à l'ouverture du festival, le 16 mai, je vous présenterai régulièrement des films au programme de cette édition 2012 du Festival de Cannes et en particulier les que j'attends tout particulièrement. Je commence avec "Like someone in love" de l'Iranien Abbas Kiarostami, peut-être celui que j'attends le plus (avec trois autres films dont je vous parlerai les jours prochains), une envie de découvrir ce film accrue par cette bande-annonce.

     En bonus, à la fin de cette note, vous retrouverez ma critique de "Copie conforme", film en compétition à Cannes, en 2010 , et pour lequel Juliette Binoche avait reçu le prix d'interprétation (amplement mérité!).

     Kiarostami est parti tourner "Like someone in love" au Japon. Ce sera la 5ème sélection du cinéaste en compétition, à Cannes. Il avait même obtenu la palme d'or en 1997 pour "Le goût de la cerise" (Nanni Moretti faisait partie du jury cette année-là!).

    Synopsis: De nos jours dans une grande ville du Japon. Un vieil universitaire très érudit, garant des traditions ; une jeune et séduisante étudiante, qui doit vendre ses charmes pour payer ses études ; un jeune homme jaloux, dont la violence ne demande qu’à exploser : entre ces trois-là, se nouent en une journée des relations inattendues, qui changeront leurs vies à jamais.

    Avec, Ryo Kase, Denden, Rin Takanashi, Tadashi Okuno

    Films présentés à Cannes

    • 2010 - COPIE CONFORME- En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 2007 - CHACUN SON CINÉMA- Hors Compétition Réalisation
    • 2007 - MAN OF CINEMA: PIERRE RISSIENT (HOMME DE CINEMA : PIERRE RISSIENT)- Cannes Classics Images, Interprète
    • 2004 - 10 ON TEN- Un Certain Regard Réalisation
    • 2004 - FIVE- Hors Compétition Réalisation
    • 2003 - TALAYE SORGH (SANG ET OR)- Un Certain Regard Scénario & Dialogues
    • 2002 - TEN- En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 2001 - A.B.C AFRICA- Hors Compétition Réalisation, Montage
    • 1997 - TA'M E GUILASS (LE GOÛT DE LA CERISE)- En Compétition Réalisation, Montage
    • 1994 - ZIRE DARAKHTAN ZEYTON (AU TRAVERS DES OLIVIERS)- En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues, Montage
    • 1992 - ZENDEGI EDAME DARAD (ET LA VIE CONTINUE)- Un Certain Regard Réalisation, Scénario & Dialogues, Montage

    Le Palmarès

    • 1997 - Palme d'Or - TA'M E GUILASS (LE GOÛT DE LA CERISE) - Long métrage

    Membre du Jury

    • 2005 - Caméra d’Or - Président
    • 2002 - Courts métrages Cinéfondation - Membre
    • 1993 - Sélection officielle - Membre

    Critique de "Copie conforme" de Abbas Kiarostami

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    La sélection de ce film a suscité quelques remous avant même son annonce officielle en raison de la présence de Juliette Binoche au casting également sur l'affiche officielle du 63ème Festival de Cannes parce que ce serait susceptible sans doute d'influer sur le vote du jury. Vaine polémique (mais Cannes aime, aussi, les polémiques surtout quand elles sont vaines) à laquelle son jeu magistral est une cinglante réponse.

     

    « Copie conforme » est le premier film du cinéaste iranien tourné hors de ses frontières, un film qu'il a écrit pour Juliette Binoche.

     

    Face à James (William Shimell), un écrivain quinquagénaire anglo-saxon qui donne en Italie, à l'occasion de la sortie de son dernier livre, une conférence ayant pour thème les relations étroites entre l'original et la copie dans l'art elle est une jeune femme d'origine française, galeriste qu'il rencontre. Ils partent ensemble pour quelques heures à San Gimignano, petit village près de Florence. Comment distinguer l'original de la copie, la réalité de la fiction ? Ils nous donnent ainsi d'abord l'impression de se rencontrer puis d'être en couple depuis 15 ans.

     

    Selon James, lors de sa conférence, une bonne copie peut valoir un original et tout le film semble en être une illustration. James et la jeune femme semblent jouer à « copier » un couple même si la réponse ne nous est jamais donnée clairement. Peut-être est-elle folle ? Peut-être entre-t-elle dans son jeu ? Peut-être se connaissent-ils réellement depuis 15 ans ? Ce doute constitue un plaisir constant pour le spectateur qui devient alors une sorte d'enquêteur cherchant dans une phrase, une expression une explication. Il n'y en aura pas réellement et c'est finalement tant mieux.

     

    Ainsi Kiarostami responsabilise le spectateur. A lui de construire son propre film. Les personnages regardent souvent face caméra en guise de miroir, comme s'ils se miraient dans les yeux du spectateur pour connaître leur réelle identité. « Copie conforme » est donc un film de questionnements plus que de réponses et c'est justement ce qui le rend si ludique, unique, jubilatoire. Le jeu si riche et habité de Juliette Binoche, lumineuse et sensuelle, peut ainsi se prêter à plusieurs interprétations.

     

    Un film qui nous déroute, un film de contrastes et contradictions, un film complexe derrière une apparente simplicité. A l'image de l'art évoqué dans le film dont l'interprétation dépend du regard de chacun, le film est l'illustration pratique de la théorie énoncée par le personnage de James. De magnifiques et longs plans-séquences, des dialogues brillants, une mise en scène d'une redoutable précision achèvent de faire de ce film en apparence si simple une riche réflexion sur l'art et sur l'amour.

     

    William Shimell (chanteur d'opéra dont c'est le premier rôle) et Juliette Binoche excellent et sont aussi pour beaucoup dans cette réussite. Un film sur la réflexivité de l'art qui donne à réfléchir. Un dernier plan délicieusement énigmatique et polysémique qui signe le début ou le renouveau ou la fin d'une histoire plurielle. Un très grand film à voir absolument. Un vrai coup de cœur.

     

    « Copie conforme » est le 9ème film présenté à Cannes par Kiarostami qui a par ailleurs été membre du jury longs métrages en 1993, du jury de la Cinéfondation en 2002 et Président du jury de la Caméra d'Or en 2005. Enfin, il a remporté la Palme d'Or en 1997 pour "Le goût de la cerise."

     

    Juliette Binoche raconte ainsi sa rencontre avec Kiatostami: "Je suis partie en Iran rencontrer Abbas (je l'avais croisé à Cannes, à l'Unesco, chez Jean-Claude Carrière). Il m'a dit "Viens à Téhéran !". Je l'ai cru, j'y suis allée, deux fois. Un soir il m'a raconté l'histoire que nous avons tourné ensemble cet été, il m'a raconté chaque détail, le soutien-gorge, le restaurant, l'hôtel, bref, il m'a dit que c'était une histoire qui lui était arrivée. A la fin, après avoir parlé pendant 45 minutes dans un anglais impeccable, il m'a demandé : "Tu me crois ?". Je lui ai dit : "Oui". Il m'a dit : "Ce n'est pas vrai !". Je suis partie d'un éclat de rire qui lui a donné envie de faire ce film, je crois !", explique-t-elle.

     

  • Création du Jury Révélation France 4 présidé par Céline Sciamma à la Semaine de la Critique 2012

    Une belle initiative de la part de la Semaine de la Critique 2012 que celle de permettre à de jeunes cinéphiles de décerner leurs prix, aussi une belle alternative au prix de la jeunesse (qui permet aussi à de jeunes cinéphiles de décerner leurs prix parmi les films de la sélection officielle).

    Retrouvez, ci-dessous, le communiqué de presse officiel de la Semaine de la Critique, à ce sujet:

    Fidèle à sa mission de découverte et à l’idée d’émergence qui font sa spécificité, la Semaine de la Critique a créé un nouveau prix qui entend refléter la passion et l’enthousiasme de jeunes cinéphiles pour les nouveaux talents du cinéma.
    Le Jury Révélation France 4, présidé par la réalisatrice Céline Sciamma, sera composé de jeunes apprentis critiques ou professionnels et récompensera l’un des sept longs métrages en compétition.
    Comme pour le Jury du Grand Prix, la Semaine souhaite mettre en avant la critique et confronter ces regards à celui d’une jeune réalisatrice. Ensemble, les membres du Jury Révélation étudieront les premiers et seconds longs métrages réalisés par des cinéastes appartenant à la même génération.

    Céline Sciamma

    Céline Sciamma, Présidente du Jury Révélation France 4 de la Semaine de la Critique
    Céline Sciamma a suivi une formation de scénariste à la Fémis. Sur les conseils de Xavier Beauvois, membre de son jury de fin d'année, elle utilise son scénario de fin d'étude pour réaliser, en 2006, Naissance des pieuvres. Saluée par la critique, cette première œuvre est présentée dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2007 et récompensée du Prix Louis-Delluc du premier long métrage. Tomboy, son second long métrage, fait l’Ouverture de la section Panorama de la Berlinale 2011 et poursuit une carrière remarquée à travers le monde.

     

    Les membres du jury:

     

    Victor-Emmanuel-Boinem

    Victor-Emmanuel Boinem
    24 ans, étudiant en Arts du Spectacle à Liège après un Master en Réalisation à l’INSAS et blogger sur CineBel (Belgique)

    KIM Sehee

    KIM Sehee
    24 ans, étudiante membre de l’atelier “Citizen Critic” au Festival International de Busan. Elle couvrira la Semaine pour Cine21 (Corée du Sud).

     

    Ryan Lattanzio

    Ryan Lattanzio
    22 ans, étudiant à Berkeley, responsable cinéma du Daily Californian il écrit pour le San Francisco Bay Guardian et le San Francisco Chronicle (Etats-Unis).

    Bikas Mishra

    Bikas Mishra
    31 ans, fondateur et rédacteur en chef de DearCinema.com. Il couvrira la Sélection pour son site, il vit à Mumbai (Inde).

     

     

  • Bertrand Bonello, Président du Jury du Grand Prix Nespresso de la Semaine de la Critique et João Pedro Rodrigues, Président du Jury du Prix Découverte Nikon du court métrage

    Voici le communiqué de presse de la Semaine de la Critique à ce sujet:

    Grand Prix Nespresso de cette 51e Semaine de la Critique sera placé sous la Présidence du cinéaste français Bertrand Bonello. Le Jury mettra à l’honneur la critique et sera composé de quatre journalistes internationaux. Il récompensera l’un des sept longs métrages en compétition pour succéder à Take Shelter de Jeff Nichols, primé en 2011.

    Bertrand Bonello

    Bertrand Bonello est l’auteur d’une œuvre étonnamment obsessive et cohérente, qui compte aujourd'hui cinq longs métrages. Il revient à la Semaine de la Critique qui l’a révélé en 2001 avec Le Pornographe primé par la FIPRESCI. Il impose son univers singulier avec Tiresia en Compétition Officielle à Cannes en 2003, puis De la guerre, à la Quinzaine des Réalisateurs en 2008. Avec L’Apollonide - Souvenirs de la maison close en Compétition Officielle au Festival de Cannes 2011, il expose devant la scène internationale l’un des plus beaux films sur la chair féminine.

     

    João Pedro Rodrigues, Président du Jury du Prix Découverte Nikon du court métrage

    João Pedro Rodrigues

    João Pedro Rodrigues est la grande révélation du cinéma portugais de ces dernières années. Le plus prometteur, le plus novateur par son œuvre qui explore des identités sexuelles troubles. Il est révélé à la Mostra de Venise avec son court métrage Parabéns ! en 1997 puis son premier long métrage, O Fantasma en 2001. Il s’impose avec Odete, presenté à la Quinzaine des réalisateurs en 2005 où il obtient le Prix cinémas de recherche. En 2009, il signe Mourir comme un homme, un mélodrame sur le milieu des travestis de Lisbonne présenté au Festival de Cannes dans la section Un Certain Regard.

    Accompagné d’un jury composé de producteurs et de directeurs de festivals, il décernera le Prix Découverte Nikon à l’un des 10 films de la compétition courts métrages, qui a révélé dans le passé des artistes de renom: François Ozon, Gaspar Noé ou Andrea Arnold.

    Le Grand Prix Nespresso de la Semaine de la Critique et le Prix Découverte Nikon  seront décernés le jeudi 24 Mai lors de la soirée de clôture de la Semaine de la Critique.

  • FIVE HÔTEL & SPA : la plus belle terrasse du Festival de Cannes 2012 face au palais des festivals

    five3.jpgJe vous avais parlé ici de ce nouvel hôtel en amont de son ouverture l'an passé. Malheureusement, celui-ci n'était pas encore ouvert pour le Festival de Cannes 2011, déjà  une bonne raison pour en profiter pleinement cette année, d'autant plus que l'hôtel est le plus proche du palais des festivals et qu'il bénéficie d'une splendide terrasse.

     "À l’occasion du 65ème anniversaire du Festival de Cannes du 16 au 27 mai 2012, le Five Hotel & Spa s’est associé à l’expertise de l’agence ADR Prod pour la gestion de l’hébergement et de ses événements.

    Face au Palais des Festivals, le ive Hotel & Spa allie la proximité immédiate avec la Croisette à la plus élégante des terrasses cannoises au dernier étage de l'hôtel !

    Terrasse en plein air avec vue à couper le souffle, sun deck autour de la piscine, petite Suite discrète ou Salon privé, nos équipes RP répondront aux besoins des attachés de presse et mettront l’intégralité de ce dernier étage à leur disposition tous les jours de 10h à 18h.

    A l'heure du déjeuner, venez profiter du restaurant Sea Sens, dont la carte est signée par Jacques et Laurent Pourcel."

     

    FIVE HÔTEL & SPA 5* : 1 rue Notre Dame à Cannes www.five-hotel-cannes.com