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SEMAINE DE LA CRITIQUE - Page 4

  • Programme de la Semaine de la Critique 2008

    58161039.jpgPremière section parallèle du Festival de Cannes, la Semaine Internationale de la Critique se consacre à la découverte des jeunes talents.

    Dès sa création en 1962, elle s’est fixée pour mission de mettre à l’honneur les premières et deuxièmes œuvres des cinéastes du monde entier.

    Cliquez ici pour lire ma présentation de la Semaine de la Critique et mes articles sur ses éditions précédentes.

    Voici le programme de la Semaine de la Critique 2008:

    Ouverture
    Areia
    de Caetano Gotardo, Brésil (court-métrage)
    Les sept jours de Ronit et Shlomi Elkabetz, Israël/France

    La Compétition

    Longs métrages


    Das fremde in mir / The Stranger in Me d’Emily Atef , Allemagne
    Aanrijding in Moscou / Moscow, Belgium de Christophe van Rompaey, Belgique - 1er film
    Better Things de Duane Hopkins, Royaume-Uni - 1er film
    La sangre brota de Pablo Fendrik, Argentine
     Les grandes personnes d’Anna Novion, France - 1er film
    Snijeg / Snow d’Aida Begic, Bosnie/France - 1er film
    Vse umrut a ja ostanus / Everybody Dies But Me de Valeria Gaia Germanica , Russie - 1er film

    Les Spéciales

    Longs métrages

    Rumba de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy, Belgique

    Révélation FIPRESCI de l’année
    Lake Tahoe de Fernando Eimbcke, Mexique

    Palmarès Festival de Morelia
    Mi vida dentro de Lucia Gaja, Mexique

    Courts et moyens métrages

    Court métrage
    L’ondée
    de David Coquard Dassault, France/Canada

    Moyens métrages français
    Les Paradis Perdus de Hélier Cisterne. France
    Les filles de feu de Jean-Sébastien Chauvin, France

    Moyens métrages internationaux
    Young Man Falling de Martin de Thurah, Danemark
    A Relationship in Four Days de Peter Glanz, Etats-Unis
    Clôture
    Beyond the Mexican Bay
    de Jean-Marc Rousseau, France/Mexique (court-métrage)
    Desierto adentro de Rodrigo Pla, Mexique

    Courts métrages

    Ahendu nde sapukai / I Hear Your Scream de Pablo Lamar, Argentine/Paraguay
    Skhizein de Jérémy Clapin, France
    Next Floor de Denis Villeneuve, Canada
    A espera de Fernanda Teixeira, Brésil
    Ergo de Geza M. Tothn, Hongrie
    Nosebleed de Jeff Vespa, Etats-Unis
    La copie de Coralie de Nicolas Engel, France

    Prix du Syndicat Français de la Critique de Cinéma du meilleur court métrage 2007
    Taxi Wala
    de Lola Frederich, France

    Prix Découvertes SPFCC - Rencontres Henri Langlois de Poitiers
    Graffiti
    de Vano Burduli, Géorgie/Russie

    Révélation FIPRESCI de l’année
    The Runt
    d’Andreas Hykade, Allemagne

    Palmarès Festival de Morelia
    Peces platano de Natalia Beristain, Mexique

    La Collection Canal + : Ecrire pour un chanteur
    La Pomme de Newton
    de Vincent Vizioz avec Mathieu Boogaerts. France
    C’est pour quand ? de Katia Lewkowics avec Benjamin Biolay. France
    La dinde d’Anna Margarita Albelo avec Sheila, France
    La consulltation de Frédérick Vin avec Jeanne Chehral. France
    Chang Juan de Claudine Natkin avec Alain Chamfort. France
    Demain peut-être de Guilhem Amesland avec Oxmo Puccino. France
    Là où je pense de Bénédicte Portal avec Rachid Taha. France
    Parade nuptiale d’Emma Perret avec Arno. France
    Site officiel de la Semaine de la Critique: http://www.semainedelacritique.com
  • La (toute) jeune critique: dans la peau d'un critique de cinéma!

    1379518130.jpgVous avez entre 15 et 18 ans? Vous aimez écrire? Vous voulez assister à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes 2008? Alors lisez bien ce qui suit! C'est peut-être votre chance!

    LA (TOUTE) JEUNE CRITIQUE À CANNES: DANS LA PEAU D’UN CRITIQUE DE CINÉMA! DU 14 AU 25 MAI 2008

    La Semaine Internationale de la Critique et l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) invitent 32 lycéens français et allemands de 15 à 18 ans à rédiger des critiques de films pendant une semaine à Cannes. Déposez votre candidature dès maintenant! Glissez-vous dans la peau d’un critique à Cannes durant la Semaine Internationale de la Critique du 14 au 25 mai 2008. Séances de cinéma le matin, rédaction de critiques l’après-midi. Durant une semaine, 8 groupes de 4 lycéens vont s’improviser critiques de film chaque jour dans le cadre du Festival de Cannes, assister à des projections des films de la section paralèle de la Semaine Internationale de la Critique et rédiger seul ou à deux des critiques, dont les meilleures seront publiées dans des médias partenaires. Les lyçéens constituent également un jury qui décerne le Prix OFAJ/TV5MONDE de la (Toute) Jeune Critique au meilleur long métrage de la Sélection.

                                                                                        Conditions de participation
    • Vous êtes lycéen et vous avez entre 15 et 18 ans.
    • Passionné de cinéma, vous souhaitez échanger des idées sur les films et vous aimez rédiger.
    • Vous disposez de connaissances en allemand qui vous permettent de discuter en allemand avec les autres participants.
    • Vous déposez votre candidature au sein d’un groupe constitué de quatre élèves accompagnés de leur enseignant.

      Date limite de dépôt de candidature: 10 avril 2008

    L’OFAJ invite quatre groupes français et quatre groupes allemands à Cannes. Il prendra en charge les frais de voyage, d’hébergement et de repas (demi-pension) ainsi que les accréditations pour la Semaine de la Critique du 14 au 25 mai 2008. Vous pouvez télécharger le dossier de candidature directement sur notre site Internet www.ofaj.org ou sur www.semainedelacritique.com . Les lauréats de la meilleure critique seront invités à la Berlinale 2009.

    Sandra.M

  • "Chacun son cinéma", projection exceptionnelle des 60 ans du Festival de Cannes!

    Cannes. 3H du matin. Dehors la ville bruisse toujours autant de rumeurs, de fêtes, d'extravagances. Cannes, même , surtout à 3H du matin fait encore et toujours son cinéma mais Cannes, ce soir, plus que tout autre a bien le droit: le festival fête ses soixante ans. Avec grâce et magnificence. Ironie du destin, je fêtais hier mon anniversaire. Ni le même âge, ni la même importance, je vous rassure le festival ne m'a pas encore fait perdre le sens des réalités à ce point-là, pourtant ce soir rien n'était tout à fait réel, ma réalité et l'irréalité cannoise se confondaient plus que jamais. Le cinéma d'hier côtoyait  celui d'aujourd'hui, le cinéma d'aujourd'hui célèbrait celui d'hier,  sous un soleil étincelant, devant une foule en ébullition, avec la voix de Frédéric Mitterrand, voix off  intemporelle et réminiscence si symbolique de l'âge d'or du festival pour rythmer ce ballet magique où le Cannes d'hier semblait brusquement ressurgir, retrouvant ses fastes d'antan, son aura mythique. Le temps n'existait plus, la montée des marches était délicieusement interminable et attendant  mon tour pour entrer dans la grande salle du Théâtre Lumière, j'ai pu observer à loisir ce spectacle étrange, cette fébrilité indescriptible, ce générique improbable.

    De là où j'attendais pour entrer à mon tour, juste en bas des marches,  j'ai donc eu le privilège de pouvoir filmer avec mon appareil photo d'où des images plus qu'approximatives que j'ai néanmoins voulu mettre sur ce blog car malgré leur très mauvaise qualité, elles reflètent la folie joyeuse et presque solennelle qui a règné ce soir...et les plus perspicaces d'entre vous, sur les photos et les images,  reconnaîtront Sharon Stone, Alain Delon, les frères Dardenne, Faye Dunaway, Wong Kar Waï, Gérard Depardieu, Roman Polanski et bien d'autres. Rien que cela. Quelques uns des très nombreux prestigieux invités de cette projection de " Chacun son cinéma".

    Claudia Cardinale, Alain Delon. Le générique sublime du Guépard (voir ma critique ici), 44 ans plus tard. Le Guépard sans aucun doute le plus applaudi, arrivée magistrale, majestueuse, viscontienne et émouvante, le dernier, tout un symbole, lui que le festival avait oublié d'inviter pour les 50 ans du festival revient avec les honneurs pour les 60 ans et ferme cette marche somptueuse. Cannes se réconcilie avec son passé. Cannes rend hommage à ceux qui en ont bâti l'histoire. Cannes met aussi à l'honneur ceux qui en écriront l'histoire. 

     Ce soir, sous mes yeux, éblouis, par le soleil, par la magie du cinéma, je ne sais pas, sous mes yeux donc s'est déroulé un pan de l'histoire du cinéma en accéléré. Ce soir, le palais des festivals a réuni un plateau unique et exceptionnel.

     Cannes, 3H du matin. Comment pourrais-je dormir? J'ai certainement d'ailleurs déjà dormi, rêvé cette soirée avec ce générique inouï.

     Bien sûr je vous parlerai bientôt longuement de chacun de ces courts métrages, de l'accueil réservé à chacun d'entre eux dans la salle, de l'étrange ressemblance entre certains d'entre eux, de ce qu'ils nous disent sur le monde et le cinéma d'aujourd'hui, et je vous parlerai plus longuement de cette soirée. Mais à 3H du matin, je vous envoie  simplement quelques images, bien imparfaites, mais qui l'espace d'un instant vous plongeront dans cette effervescence ubuesque, en attendant que des mots, les miens, viennent vous conter cette soirée.

     Si le temps (et le sommeil!) me manque pour vous raconter depuis Cannes tous les évènements de ce festival, rassurez-vous de très nombreux articles seront publiés  ces prochains jours, et de vraies et longues critiques à mon retour. En attendant,  je vous laisse plonger "in the mood for cannes". Happy Birthday Cannes!

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    (Dernière minute...et considérations techniques : après quelques tentatives infructueuses, je ne peux pas mettre en ligne mes 5 autres vidéos inédites -de plus de 5Mo, les autres étant inférieures à 5 Mo-, si quelqu’un à une solution pour réduire des vidéos de plus de 5Mo à moins de 5Mo…merci d’avance !)

    Photos et vidéos © Sandra.M

    Sandra.M

  • Programme de la Semaine internationale de la Critique 2007

    medium_semaine.JPGLongs-métrages

    A via láctea (La voie lactée) de Lina Chamie (Brésil)

    Funukedomo, Kanashimi No Ai Wo Misero (FUNUKE, Show Some Love, You Losers !) de Daihachi Yoshida (Japon)

    Nos retrouvailles de David Oelhoffen (France)

    Voleurs de chevaux de Micha Wald (Belgique / France / Canada)

    Párpados azules d’Ernesto Contreras (Mexique)

    XXY de Lucía Puenzo (Argentine / Espagne / France)

    Meduzot (Les méduses) d’Etgar Keret & Shira Geffen (Israël/France)

    Court-métrages

    Um ramo (Un rameau) de Juliana Rojas & Marco Dutra

    Madame Tutli-Putli de Chris Lavis & Maciek Szczerbowski

    Saliva d’Esmir Filho (Brésil)

    Rabbit Troubles de Mitovski & Kalev

    Fog (Brouillard) de Peter Salmon (Nouvelle-Zélande)

    La route, la nuit de Marine Alice Le Du (France)

    Both de Bass Bre’che (Royaume-Uni / Liban)

    Coup de coeur

    El asaltante de Pablo Fendrik (Argentine)

    Soirée d’ouverture

    medium_heros.JPGHéros de Bruno Merle (France)

    Soirée de clôture

    Expired de Cecilia Miniucchi (Etats-Unis)

    Documentaire

    The Mosquito Problem and Other Stories d’Andrey Paounov (Bulgarie / Etats-Unis / Allemagne) 

    Séance "Très Spéciale"

    El orfanato (L’orphelinat) de Juan Antonio Bayona (Espagne)

    A l’intérieur de Julien Maury & Alexandre Bustillo (France)

    Séance spéciale au palais

    Malos hábitos (Mauvaises habitudes) de Simón Bross (Mexique)

    Moyens métrages

    Primrose Hill de Mikhaël Hers (France)

    Situation Frank de Patrik Eklund (Suède)

    Prix du syndicat français de la critique du meilleur court métrage 2006

    Chambre 616 de Frédéric Pelle (France)

     Gael García Bernal sera l’ambassadeur de la 46e édition de la Semaine de la Critique

    Révélation Fipresci de l'année

    yo de Rafa Cortéz (Espagne)

    Séance en partenariat avec RFI

    Ezra de Newton Aduaka (France / Autriche / Nigeria)

    La Collection Canal+ Ecrire pour...

     Arno, Benjamin Biolay, Mathieu Boogaerts, Alain Chamfort, Oxmo Puccino, Rachid Taha, Jeanne Cherhal, Diam’s, Olivia Ruiz, Sheila

    Prenez de jeunes réalisateurs de courts métrages, ajoutez des chanteurs confirmés enchantés à l’idée de faire leurs premiers pas de comédiens, proposez aux premiers d’écrire des films sur mesure pour les seconds, laissez les Courts et Créations mélanger le tout et vous obtiendrez la nouvelle COLLECTION ECRIRE POUR… !    

     Kozak d’Olivier Fox (France)

    Le Créneau de Frédéric Mermoud (France / Suisse)

    La 17e Marche de Karim Adda (France)

    Chute libre d’Olivier Dorigan (France)

    Un train de retard de Jeanne Gottesdiener (France)

    Pour connaître l'intégralité de la programmation de la Semaine de la Critique et les horaires des projections, je vous renvoie au Site officiel de la Semaine de la Critique.

  • Semaine de la critique: présentation

    Bien sûr la compétition de la Sélection Officielle projetée au Palais des Arts est celle qui reçoit le plus d’échos médiatiques mais en parallèle existent d’autres sélections parfois aussi, voire plus intéressantes. La  première d'entre elles a été  créée en 1962. Il s'agit de la Semaine de la Critique.

     Remarque: Contrairement aux autres articles de ce blog entièrement personnels, ce à quoi je tiens tout particulièrement, ce blog voulant adopter un ton singulier et ne surtout pas se contenter de faire un "copier coller",  exceptionnellement, afin de présenter au mieux et avec le plus de fidélité possible cette Semaine de la Critique je me suis permis de reprendre certaines expressions du site internet de la Semaine de la Critique, néanmoins les deux critiques qui suivent sont bien entendu entièrement personnelles.

    La Semaine Internationale de la Critique se consacre ainsi depuis ses débuts à la découverte des jeunes talents. Dès sa création par le Syndicat Français de la Critique de Cinéma en 1962, elle s’est fixée pour mission de mettre à l’honneur les premières et deuxièmes œuvres des cinéastes du monde entier. Bernardo Bertolucci, Ken Loach, Wong Kar Wai, Jacques Audiard, Gaspar Noé, Arnaud Desplechin ou encore François Ozon ont fait leurs débuts à la Semaine de la Critique. Un rôle de tête chercheuse qui lui a permis, ces dernières années, de faire découvrir et de primer Amores Perros du Mexicain Gonzalez Iñarritu (qui a depuis réalisé 21 grammes), Respiro d’Emanuele Crialese, Depuis qu’Otar est parti de Julie Bertuccelli , Brodeuses d’Eléonore Faucher et Les Amitiés maléfiques d’Emmanuel Bourdieu. Depuis 3 ans, la Semaine de la Critique est en haut de l’affiche de Cannes pour avoir remporté 3 Caméras d’Or consécutives (meilleur premier film à Cannes toutes sections confondues) : Reconstruction de Cristoffer Boe (2003), Or (Mon trésor) de Keren Yedaya (2004) et Moi, toi et tous les autres de Miranda July(2005).
    La Semaine de la Critique propose une programmation très sélective de 7 longs et 7 courts métrages. Elle accueille également des films hors compétition qui témoignent de démarches et de regards originaux et réserve une place toute particulière aux courts et moyens métrages. Ouverte au grand public pour lequel elle multiplie les projections et les rencontres avec les réalisateurs, la Semaine développe aussi un travail sur le jeune public à travers la (Toute) Jeune Critique, une opération réunissant à Cannes une cinquantaine de lycéens français et allemands autour de la critique de cinéma dont je vous reparlerai prochainement à l’occasion d’un article consacré aux divers moyens de venir accrédité au festival.

    Cette année la Semaine de la Critique se déroulera du 17 au 25 Mai 2007.

                      CRITIQUES DE FILMS PRESENTES A LA SEMAINE DE LA CRITIQUE

    Je vous propose les critiques de deux films projetés et remarqués lors de l'édition 2005 de la Semaine de la Critique : tout d'abord La petite Jérusalem de Karin Albou. Ce film y a été présenté en 2005 et a reçu le prix SACD du scénario, ensuite Moi, toi et tous les autres de Miranda July qui a obtenu la caméra d’or et le grand prix de la Semaine de la Critique 2005.

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    La petite Jérusalem est un quartier de Sarcelles, en banlieue parisienne où de nombreux juifs ont émigré. Laura (Fanny Valette), 18 ans, est tiraillée entre  son éducation religieuse  et ses études de philosophie qui la passionnent et lui offrent une autre vision du monde. Alors que sa sœur Mathilde (Elsa Zylberstein) tente de redonner vie à son couple, Laura succombe à ses premières émotions amoureuses. Karin Albou « esquive », avec la même subtilité que le film éponyme, ce qui aurait pu être une caricature sur la banlieue, nous livrant un film au discours et aux questionnements identitaires et philosophiques universels. Le titre renvoie autant à la judéité qu’à la féminité, au fond les deux sources d’atermoiement du personnage principal. Est-on libre en enfreignant la loi ou en la respectant ? Loi du désir ou loi religieuse ? Loi philosophique ou Torah ?  Laura oscille entre l’un et l’autre, entre ses désirs et la raison, sa liberté et la loi, le choix de sa propre loi ou l’obéissance à la loi -religieuse- pour finalement trouver le chemin de sa propre liberté. Je vous laisse découvrir l’itinéraire tortueux et passionnant, passionné aussi, qu’elle aura emprunté pour y parvenir.  Karin Albou nous fait cheminer dans sa conscience fiévreuse, sans jamais juger, nous laissant parfois choisir, douter avec elle, nous renvoyant habilement et constamment à nos propres questionnements. Un film sur le doute amoureux, philosophique, religieux qui n’en laisse planer aucun quant au talent de sa réalisatrice et de son interprète principale. Les dialogues sont aussi bien écrits que les silences, admirablement filmés, plongés dans une obscurité métaphorique. Un film intense sur la liberté. Libre. Mon coup de cœur du festival…du film américain, aussi français soit-il. 

     medium_moi.JPGAvec Moi, toi et tous les autres , son premier long-métrage, c’est  un tout autre univers que nous invite à découvrir l’actrice, scénariste, réalisatrice, Miranda July, et déjà tout simplement à « un univers » qui la caractérise d’emblée, qui ne ressemble à aucun autre.  Elle y interprète (filme et scénarise aussi donc) Christine Jesperson, une jeune artiste touchante et spontanée, qui mélange dans son quotidien, art et réalité. Richard Swersey, vendeur de chaussures, père de deux garçons et tout juste redevenu célibataire, est prêt à tenter de nouvelles expériences. Mais quand Christine entre sur la  pointe des pieds dans sa vie, il panique… Dès les premières images, nous sommes envoûtés par ce monde qu’elle retrace, qui est le nôtre et pas tout à fait, plutôt le nôtre vu par le prisme de son singulier regard. La difficulté de communiquer est là encore au centre de l’histoire. Les moyens de communiquer n’ont jamais été aussi rapides et nombreux et pourtant la communication s’avère plus difficile que jamais avec ces « tous les autres » plus proches et plus lointains qu’ils ne l’ont jamais été, le paradoxe d’une mondialisation qui enferme plus qu’elle n’ouvre au monde et aux autres. A une célérité déconcertante tout peut alors basculer dans l’interdit ou la poésie, et Miranda July n’oublie ni l’un, ni l’autre. L’art contemporain auquel s’est adonnée la réalisatrice et que pratique son personnage principal imprègne également fortement le film et lui procure cet aspect iconoclaste, celui d’une œuvre lunaire et riche, à la fois poétique et réaliste, en tout cas attrayante du début à la fin, nous hypnotisant comme un œuvre d’art moderne, aux contours et au signifié flous dont on ne demande qu’à percer le délicieux mystère… Entre l’art et la réalité, pourquoi faudrait-il choisir ? Pourquoi ne pas faire de sa vie un art ? Le plus beau des défis, certainement. J’attends avec impatience son deuxième film, le prochain voyage dans son univers esquissé, si  intelligemment dépeint.

    Sandra.M