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IN THE MOOD FOR NEWS - Page 9

  • Toutes les infos sur la présence de CANAL + au 66ème Festival de Cannes

    Cela fait vingt ans que est partenaire du festival de Cannes et que la chaîne, notamment, produit et retransmet en clair, en direct et en exclusivité les cérémonies d’ouverture et de clôture dont cette année, Audrey Tautou, sera la pétillante maîtresse de cérémonie.

    CEREMONIES

    Mercredi 15 mai à partir de 19H15, en clair et en direct sera donc diffusée la cérémonie d’ouverture

    Dimanche 26 mai à partir de 19H00, en clair et en direct, sera diffusée la cérémonie de clôture

    La cérémonie sera suivie de l’Après-clôture, une émission présentée en direct par Laurent Weil.

    LE GRAND JOURNAL DE CANNES

    Du 15 au 24 mai, en direct et en clair, présenté par Michel Denisot. Chaque soir à partir du 15 mai, à 19H05, en direct et en clair, Michel Denisot et son équipe recevront sur le plateau les plus grandes stars du cinéma pour un moment unique et privilégié, au coeur de l’événement. Mouloud Achour, Doria Tillier la Miss Météo, Augustin Trapenard, Chris Esquerre, ébastien Thoen et Vincent Glad ont aussi leur passeport cannois pour deux semaines.

    LES GUIGNOLS DE L’INFO, fidèles au rendez-vous, feront aussi le déplacement sous les palmes de Cannes. Mais

    Enfin, à l’heure de la montée des marches, en duplex depuis le Palais des festivals, Laurent Weil nous fera vivre l’événement comme si on y était.

    20H00-20H25 LE GRAND JOURNAL DU FESTIVAL

    Michel Denisot et son équipe accueillent chaque soir les invités prestigieux qui font vivre le cinéma.

    La scène musicale internationale est également attendue chaque soir et avec elle la promesse d’artistes prestigieux pour un live quotidien inédit. Vanessa Paradis en tête, dès le premier jour !

    Tous les cinémas sont dans LE GRAND JOURNAL.

    LES MARCHES

    Tous les jours à 18H45, en clair et en direct, au coeur du GRAND JOURNAL à Cannes, Laurent Weil nous fait partager l’actualité du festival avec les plus grandes stars internationales.

    20H30 – LE PETIT JOURNAL

    ,Yann Barthès et son équipe du PETIT JOURNAL décryptent l’actualité avec la malice et l’impertinence qui leur sont propres et ouvrent une page cannoise pendant toute la durée du festival.

    RENCONTRES DE CINÉMA

    Présenté par Laurent Weil

    Du 11 au 25 mai, chaque samedi à 12H20 en clair, Laurent Weil nous conviera à des tête-à-tête exceptionnels avec les talents qui feront l’événement lors de cette 66e édition du festival.

    Pour inaugurer ces rencontres cannoises, Laurent Weilnous proposera, le 11 mai, de découvrir en exclusivité un documentaire de 26 minutes réalisé par Baz Luhrmann nous ouvrant les coulisses de la réalisation de GATSBY LE MAGNIFIQUE, son dernier long métrage présenté en ouverture du festival.

    LE CERCLE

    Présenté par Frédéric Beigbeder, entouré de Philippe Rouyer, Xavier Leherpeur, Marie Sauvion, François Bégaudeau, Maroussia Dubreuil, Jacky Goldberg, Eric Neuhoff, Christine Haas, Jean-Marc Lalanne et Jérôme Momcilovic. Frédéric Beigbeder et sa troupe de joyeux critiques cinéma débattent avec fougue des films présentés à l’occasion du plus grand rendez-vous cinéphilique mondial.

    Vendredi 17 mai, deux jours après le coup d’envoi du 66e festival de Cannes, Frédéric Beigbeder et ses acolytes nous convient à un tour d’horizon de la sélection cannoise. Coup de projecteur sur les films les plus attendus, débats autour de films sortis en salles le même jour, sujets sur la Quinzaine des réalisateurs et la Semaine de la critique seront au rendez-vous.

    Lundi 27 mai, un jour après l’annonce du palmarès du président Spielberg et de son jury, toute la bande se retrouve autour de la table du CERCLE pour commenter les résultats et faire part au public de ses coups de coeur mais aussi de ses déceptions.

    FILMS

    Seront également diffusés un certain nombre de films du Festival de Cannes 2012 comme « Sur la route » de Walter Salles, « Moonrise Kingdom » de Wes Anderson, « De rouille et d’os » de Jacques Audiard, « Journal de France » de Raymond Depardon, « Laurence Anyways » de Xavier Dolan…

    PRIX DU CARROSSE D’OR

    Chaque année, Canal plus CINÉMAest présente sur la Croisette pour soutenir la Société des réalisateurs de films qui récompense depuis 2002 un cinéaste contemporain pour l’audace, la qualité novatrice et l’indépendance de son oeuvre. Cette année, c’est la réalisatrice et scénariste néo-zélandaise Jane Campion, première femme à avoir décroché la Palme d’or à Cannes en 1993 pour LA LEÇON DE PIANO et présidente du jury des courts métrages de cette 66e édition, qui sera couronnée lors de la cérémonie d’ouverture de la Quinzaine des réalisateurs.

    DISPOSITIF DIGITAL #CANNES2013 !

    Vivez au rythme du festival en immersion totale au coeur du plus grand événement cinéma mondial avec CANALPLUS.FR. Du cinéma, mais aussi du glamour et de l’humour seront au programme de cette édition 2013, du 15 au 26 mai. Le site dédié de CANALPLUS.FR proposera autour de ces thèmes des programmes originaux avec l’expertise cinéphilique décalée de Didier Allouch ou encore le regard acéré de Mademoiselle Agnès sur les robes de stars, qui conseillera aussi aux “fashionistas” des looks cannois à emporter à prix abordables ! Avec le hashtag officiel #CANNES2013, les réseaux sociaux seront au cœur du dispositif avec les livetweets quotidiens des montées des marches et du GRAND JOURNAL, le zaptweet cannois sur les meilleurs moments du festival illustrés des meilleurs commentaires de nos twitos VIP, le vinecall des stars sur la Croisette et les galeries photos thématiques sur Pinterest…

    Ce site incontournable, déjà riche de vidéos et de photos des éditions précédentes, permettra de suivre tous les événements de #CANNES2013 à travers de nombreuses exclusivités web : diffusion live des cérémonies d’ouverture et de clôture, réactions des lauréats, montées des marches quotidiennes, interviews des comédiens et réalisateurs et bandes-annonces des films en sélection officielle, et bien sûr les principaux rendez-vous de Cabal plus consacrés au festival : LE GRAND JOURNAL DE CANNES avec ses live diffusés en exclusivité sur CANALPLUS.FR, les RENCONTRES DE CINÉMA de Laurent Weil, LE CERCLE de Frédéric Beigbeder… Chaque jour, des galeries photos thématiques offriront un nouveau regard sur les coulisses des émissions  et sur tous les événements de la Croisette, comme les photocall et les montées des marches.

    En attendant la diffusion en direct de la cérémonie d’ouverture, le mercredi 15 mai, le site dédié de CANALPLUS.FR propose aux internautes de revoir les meilleurs moments de l’édition 2012 en vidéos et photos, notamment l’incroyable parcours du film AMOUR de Michael Haneke. C’est aussi le lieu incontournable pour suivre les infos indispensables sur le festival #CANNES2013 dévoilées au jour le jour, comme la sélection officielle 2013, qui feront vibrer Cannes cette année. Et soyez prêts à d’autres surprises à l’approche du festival ! www.canalplus.fr/cannes

    TV FESTIVAL

    TV FESTIVAL, la chaîne officielle du festival de Cannes, ouvre son antenne pendant toute la durée de l’événement du mercredi 15 mai à 18H15 au dimanche 26 mai 2013.

    Coproduite par Canal plus et Orange pour le compte du festival de Cannes (production exécutive KM), elle retransmet les best of des cérémonies d’ouverture et de clôture et, quotidiennement et en direct, le parcours des équipes des films en sélection officielle : photocalls, interviews, montées des marches, conférences de presse et réactions des équipes des films après les projections dans le grand théâtre Lumière du Palais des festivals. TV FESTIVAL est diffusée sur des canaux événementiels propres.

    La chaîne est accessible aux abonnés de CANALSAT (canal 39 en multilingue) et aux abonnés des chaînes Canal plus (canal 39). Plus d’informations sur www.tvfestival.tv

    Et, pour tous les professionnels de l’audiovisuel, un site de distribution online http://video.tvfestival.tv

    CHAQUE JOUR PHOTOCALL (10 min)

    En exclusivité pour les caméras de TV FESTIVAL, le moment privilégié des photographes face aux équipes des films et aux personnalités du cinéma.

    INTERVIEW (10 min)

    Les interviews exclusives des équipes en sélection officielle réalisées par Pierre Zéni et illustrées par des extraits des films.

    CONFÉRENCE DE PRESSE (45 min)

    La rencontre très attendue de chaque équipe de film avec les médias internationaux.

    LES MARCHES (20 min)

    Chaque jour, en direct à 19H00 et 22H00, Didier Allouch commente l’arrivée sur le tapis rouge des stars et interviewe les équipes des films de la sélection officielle.

  • Sélection des courts-métrages du Festival de Cannes 2013

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    Alors que la Sélection officielle des longs métrages du 66e Festival de Cannes sera présentée jeudi 18 avril (vous pourrez suivre mon live tweet en direct de la conférence dès 11h sur http://twitter.com/moodforcinema ) , celle des courts métrages est dévoilée en avant-première.

    C’est le jury de la Cinéfondation et des courts métrages, présidé par Jane CAMPION, qui récompensera les meilleurs films de la Compétition des courts métrages et de la sélection Cinéfondation.




    LA COMPÉTITION DES COURTS METRAGES 2013



    Cette année, le comité de sélection a reçu 3500 courts métrages, représentant 132 pays de production différents.

    Neuf films vont concourir en 2013 pour la Palme d’or du court-métrage, qui sera remise par Jane Campion, Présidente du Jury, lors de la Cérémonie de clôture du 66e Festival de Cannes, le 26 mai prochain.
    Pour la première fois, un film palestinien participe à la compétition des courts métrages.

     

     

     

     

    LES COURTS METRAGES EN COMPETITION:

     

     

    Ali ASGARI BISHTAR AZ DO SAAT
    (More than two Hours)
    15’ Iran
           
    Mohammed ABOU NASSER,
    Ahmad ABOU NASSER
    CONDOM LEAD 14’ Palestine, Jordanie
           
    Gudmundur Arnar GUDMUNDSSON HVALFJORDUR
    (Whale Valley)
    15’ Islande, Danemark
           
    SASAKI Omoi INSEKI TO IMPOTENCE
    (The Meteorite and Impotence)
    10’ Japon
           
    Gilles COULIER MONT BLANC 14' Belgique
           
    Elzbieta BENKOWSKA OLENA 14’ Pologne
           
    Annarita ZAMBRANO OPHELIA 15’ France
           

    MOON Byounggon

    SAFE

    13’ Corée du Sud
           
    Adriano VALERIO 37°4 S 11’ France
           

     

     

     

    LA SÉLECTION CINÉFONDATION 2013



    La Sélection Cinéfondation a choisi dix-huit films (14 fictions et 4 animations) parmi les 1550 qui ont été présentés cette année par 277 écoles du monde entier.

    La Sélection reflète la diversité de l’enseignement du cinéma en mettant l’accent sur la qualité du travail d’écoles moins reconnues que les références traditionnelles. Cet élargissement du champ d’investigation est significatif cette année, avec un tiers d’écoles en sélection pour la première fois et un pays, le Chili, jamais encore représenté.

    Les trois Prix de la Cinéfondation seront remis lors d’une cérémonie précédant la projection des films primés le vendredi 24 mai, salle Buñuel.

     

     

     

    LA SÉLECTION CINÉFONDATION:

     

     

    Evgeny BYALO THE NORM OF LIFE 23’ High Courses for Scriptwriters and Film Directors
    Russie
           
    Ana CARO THE MAGNIFICENT LION BOY 10’ NFTS
    Royaume-Uni
           
    Eliška CHYTKOVÁ O ŠUNCE 6’ Tomas Bata University in Zlίn
    République Tchèque
           
    Navid DANESH DUET 24’ Karnameh Film School
    Iran
           
    Gan DE LANGE BABAGA 26’ The Sam Spiegel Film & TV School
    Israël
           
    Anahita GHAZVINIZADEH NEEDLE 21’ The School of the Art Institute of Chicago
    États-Unis
           
    Sarah HIRTT EN ATTENDANT LE DÉGEL 20’ INSAS
    Belgique
           

    Alejandro IGLESIAS

    MENDIZÁBAL

    CONTRAFÁBULA DE UNA NIÑA DISECADA

    25’ CCC
    Mexique
           
    Joey IZZO STEPSISTER 18’ San Francisco State University
    États-Unis
           
    JOW Zhi Wei AU-DELÀ DE L’HIVER 19' Le Fresnoy
    France
           
    Tudor Cristian JURGIU ÎN ACVARIU 20' UNATC
    Roumanie
           
    KIM Soo-Jin SEON 27' Chung-Ang University
    Corée du Sud
           
    Camila LUNA TOLEDO ASUNCIÓN 21' Pontificia Universidad Católica
    Chili
           
    Jefferson MONEO GOING SOUTH 15' Columbia University
    États-Unis
           
    Małgorzata RŻANEK DANSE MACABRE 5' Academy of Fine Arts in Warsaw
    Pologne
           
    Sebastián SCHJAER MAÑANA TODAS LAS COSAS 17' UCINE
    Argentine
           
    Vladilen VIERNY EXIL 16' La fémis
    France
           
    Matúš VIZÁR PANDY 12' FAMU
    République Tchèque
  • Talents Cannes Adami 2013

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    Les « Talents Cannes ADami » sont des projections auxquelles j’assiste chaque année avec plaisir, l’occasion de découvrir des courts-métrages inédits, insolites, souvent de qualité et des comédiens de talent.

    La société de production Mon Voisin Productions (Antoine Le Carpentier, Michel Mintrot et Dominique Besnehard) s’est, cette année, associée à l’opération Talents Cannes Adami 2013 pour coproduire 7 courts métrages autour du thème : les moments forts de la vie d’un acteur, d’une actrice.
    22 comédien(ne)s ont été sélectionnés parmi 942 postulants.
    La réalisation des 7 courts métrages a été confiée à des comédien(ne)s issus des promotions antérieures :

    - Aure Atika (Talents Cannes 1994) : « On ne badine pas avec Rosette »

    avec Sarah Stern, Alexandra Roth, Benjamin Wangermée et Héléna Soubeyrand

    - Léa Drucker (Talents Cannes 1995) : « Jeudi 15H » avec Natalie Beder et Estéban Carvajal Alegria

    - Clément Sibony (Talents Cannes 1996) : « Not to be » avec Bellamine Abdelmalek et Julia Piaton

    - Elodie Navarre (Talents Cannes 1996) : « Ce sera tout pour aujourd’hui » avec Maud Baecker, Sigrid Bouaziz, Bartholomew Boutellis et David Houri

    - Tomer Sisley (Talents Cannes 1999) : « Faites l’amour ! » avec Margot Bancilhon et Vincent Heneine

    - Alice Taglioni (Talents Cannes 2002) : « C’est fini avec Loïc » avec Lucile de San José Sbrissa, Johann Dionnet, Pierre Cachia et Louis Thelier

    - Pierre Niney (Talents Cannes 2007) : « Pour le rôle » avec François Civil, Yann Sorton, Brice Hillairet et Noémie Merlant

    Ces 7 courts-métrages seront projetés dans le cadre du Festival de Cannes, le lundi 20 mai 2013 à 15h00, salle Buñuel. Les jeunes comédien(ne)s qui joueront dans les courts-métrages découvriront les films le jour de cette projection.

    D’autres projections seront organisées pendant le Festival de Cannes en partenariat avec la Semaine de la Critique et l’Acid.

    Par ailleurs, les films seront diffusés sur Paris Première le lundi 20 mai à partir de 22h40 et sur France 4 le mercredi 22 mai à partir de 23h25.

    Suivez-moi en direct du Festival de Cannes du 15 au 26 Mai sur http://inthemoodforfilmfestivals.com .

  • MAGNUM ouvre sa plage privée pendant le Festival de Cannes 2013 !

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    En attendant la conférence de presse officielle de sélection de ce 66ème Festival de Cannes, ce 18 Avril, que vous retrouverez bien entendu, comme chaque année, commentée et détaillée ici, partons pour un des lieux qui s’annonce comme l’incontournable des soirées cannoises pour débattre des films jusqu’au bout de la nuit… Je vous rappelle au passage que vous pourrez me suivre en direct du festival, du 15 au 26 Mai sur http://inthemoodforcannes.com et http://inthemoodforfilmfestivals.com.

     

    C’est une nouvelle venue sur la Croisette et son entrée en scène a en effet de grandes chances d’être remarquée ! À l’occasion du 66ème, Magnum, la marque de glaces iconique, créera l’événement. Elle ouvrira les portes de sa plage privée, baptisée Magnum Cannes, un espace entièrement dédié au plaisir pour vivre des expériences uniques. Glamour, sensualité, passion, plaisir : autant de valeurs que Magnum partage avec le 7 Glamour, sensualité, passion, plaisir : autant de valeurs que Magnum partage avec le 7ème art. La marque s’est ancrée dans l’univers du cinéma grâce à ses collaborations avec des égéries de renommée internationale, qui l’ont incarnée dans des sagas publicitaires réalisées comme de véritables films.

     

    Pour cette première apparition à Cannes, une soirée exceptionnelle sera dédiée à la magnifique Liv Tyler, qui honorera Magnum Cannes de sa présence. À l’occasion du lancement de l’innovation phare de l’année, Magnum 5 Kisses, elle prête son image à la marque dans une « mood video » réalisée par le célèbre Wim Wenders. C’est ainsi que, tout naturellement, la marque brillera à ce rendez-vous international du cinéma.

     

    Après le succès de la boutique éphémère Magnum Paris, la marque a choisi cette année une destination de rêve… Elle prendra ses quartiers sur la Croisette entre deux des plus grands palaces cannois où elle ouvrira les portes de sa plage privée, baptisée Magnum Cannes. Une adresse qui deviendra rapidement incontournable pour des invités privilégiés

     

    Avec sa scénographie résolument glamour et son esprit festif, Magnum Cannes fera vivre chaque jour à ses invités des moments uniques, alternant press junkets et happenings. Dans le premier rôle : le plaisir façon Magnum, bien sûr !

     

    Au coeur de cette plage privée, le « Make My Magnum Bar » fera littéralement fondre les festivaliers. Ils y découvriront un bar majestueux avec une vue imprenable sur la mer… Grâce à des toppings « gold » et des ingrédients exclusifs rappelant toute la magie du cinéma, cet espace de dégustation permettra de créer et de personnaliser le Magnum de ses rêves !

     

    Chaque jour de la quinzaine, entre midi et 18h, les festivaliers se verront proposer des happenings à l’image de Magnum : gourmands, sensuels, fondants, craquants ! On pourra s’y prélasser sur de confortables transats en savourant sa création Magnum ou s’offrir une manucure réalisée par The Manucurist au Nail Bar de la plage…

     

     De plus, ils pourront craquer pour la dernière nouveauté de la marque : Magnum 5 Kisses. Une collection glacée en édition limitée qui revisite les classiques de la pâtisserie française. L’occasion également de découvrir ce qu’il y a de meilleur après un baiser …

     

    Magnum Cannes promet une programmation d’exception aux festivaliers ! Des soirées inoubliables et des concerts exceptionnels orchestrés par André et Lionel de La Clique, l’équipe du mythique club Le Baron.

     

    Au coucher du soleil, Magnum Cannes se métamorphoser en un lieu des plus exclusifs, avec la complicité de Lionel et André du Baron. Sa programmation musicale mettra à l’honneur têtes d’affiche et événements uniques intimement liés au cinéma, dans un esprit résolument exclusif et festif.

     

     Pendant la montée des marches, Magnum Cannes passera en mode « warm up » avec des dégustations de cocktails et de glaces au son d’une playlist décontractée… Le temps de se préparer pour la soirée et d’admirer la plage au coucher du soleil.

     

    Une fois la nuit tombée, place à une programmation pointue, digne des plus belles fêtes de la Croisette ! Magnum Cannes célébrera son grand opening le jeudi 16 mai avec le showcase exceptionnel d’un des artistes les plus en vogue du moment ! Tout au long de la quinzaine, la plage Magnum Cannes vivra au rythme des soirées officielles de films, concerts exclusifs et DJs sets des résidents du Baron… Si la programmation est encore tenue secrète, une chose est certaine : Magnum Cannes sera l’adresse incontournable de ce 66ème Festival de Cannes !

  • Festival de Cannes 2013 - Audrey Tautou : maîtresse de cérémonie à l'ouverture et à la clôture du 66ème Festival de Cannes

    Nous l’avons appris hier soir: cette année, ce sera la pétillante Audrey Tautou qui sera la maîtresse de cérémonie de l’ouverture et de la clôture de ce 66ème Festival de Cannes, après Bérénice Béjo, l’an passé. La cérémonie d’ouverture aura lieu le 15 Mai et la cérémonie de clôture le 26 Mai. Audrey Tautou sera à l’affiche de « L’écume des jours », le film de Michel Gondry adapté du roman de Boris Vian, le 24 Avril prochain. Elle reste pour moi avant tout l’inoubliable Amélie Poulain mais elle a depuis incarné de nombreuses autres héroïnes. Ci-dessous, à cette occasion, je vous propose deux critiques de films avec Audrey Tautou: »Coco avant Chanel » d’Anne Fontaine » et « La délicatesse » de David et Stéphane Foenkinos, ainsi que la filmographie de cette éclatante comédienne qui, à n’en pas douter, sera une maîtresse de cérémonie lumineuse et espiègle.

    CRITIQUE DE LA DELICATESSE DE DAVID ET STEPHANE FOENKINOS

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    Il y a quatre ans, dans le cadre du jury des lectrices de Elle dont je faisais partie, je découvrais « La Délicatesse », le roman de David Foenkinos en lice pour le prix et dont le film éponyme est l’adaptation signée par ce dernier et Stéphane Foenkinos. Je découvrais aussi l’écriture fantaisiste, précise et délicate de David Foenkinos (oui, je l’avoue, il m’a fallu attendre son 8ème roman pour cela) après avoir remarqué la présence joliment discrète de l’auteur quand d’autres se mettaient en avant avec une ridicule et présomptueuse ostentation, lors d’un débat dans le cadre de feu Forum International Cinéma et Littérature de Monaco. Bien qu’ayant obtenu dix prix littéraires, « La Délicatesse » (à mon grand regret) n’avait pas reçu celui des lectrices de Elle…mais cela ne l’a pas empêché d’en vendre 700000 exemplaires et d’être traduit dans 21 pays…et c’est particulièrement rassurant. Rassurant de voir que pour cela il n’aura fallu ni faire voyager le lecteur dans le temps, ni lui raconter des histoires rocambolesques improbables, ni faire preuve d’un cynisme vengeur et racoleur, ni recourir à un style même pas digne d’un scénario avec deux phrases par page (vous voyez à qui je songe ?). Un livre dont l’auteur ose l’intituler « La Délicatesse » dans une société (pas seulement littéraire) souvent brutale qui prône et glorifie plutôt le cynisme, cela force déjà le respect. A l’encontre d’une société qui veut qu’une pensée se résume à 140 caractères d’exagération ou de mauvaise foi (ah, twitter, mon amour…), ou qu’une personne soit appréhendée et jugée en quelques secondes, le temps d’un regard scrutateur et sentencieux.

    « C’est l’histoire d’une femme qui va être surprise par un homme. Réellement surprise ». Ainsi était résumé ce roman. C’est l’inverse aussi. L’histoire d’un homme qui va être surpris par une femme. Réellement surpris. Et c’est surtout l’histoire de Nathalie (Audrey Tautou), une jeune femme qui a tout pour être heureuse, jeune, belle, insouciante, amoureuse de François (Pio Marmaï) qui avait décidé de la séduire parce qu’elle avait choisi un jus d’abricot, ou à peu près. Ils se marièrent et n’eurent pas le temps d’avoir beaucoup d’enfants car François décède brutalement. Tout pourrait s’arrêter là. D’ailleurs, pour elle le temps s’est arrêté, le jour où la lecture de son livre a été interrompue par la mort de François, mais après le deuil va venir le temps de la renaissance, là où et comme on ne l’attendait pas : un jour, sans raison, un peu perdue dans ses rêveries, elle embrasse un de ses collègues, l’insignifiant Markus (François Damiens)…enfin a priori insignifiant. Va alors naitre l’idée de ce couple improbable…

    Pas facile de transcrire à l’écran ce qui faisait en partie le charme du roman : l’écriture sensible, à la fois pudique et sensuelle, de David Foenkinos, une écriture émaillée d’une réjouissante fantaisie (aphorismes, digressions aussi savoureuses que décalées) qui faisait de ce roman une passionnante histoire autant qu’une aventure ludique pour le lecteur que Foenkinos, avec, décidément, une délicatesse quasiment amoureuse, n’oubliait jamais, ce qui n’est finalement pas si courant…

    « La Délicatesse » est un film à l’image de son personnage principal : d’apparence simple, discret, grave et triste, il se révèle gai, d’une lucidité joyeuse, tendre, et il vous charme d’une manière totalement inexplicable. Le charme des rencontres impromptues, improbables, inattendues. Les plus belles. Et ce n’était pas gagné d’avance. Il faut voir la première apparition de face de Markus, au bout de trente minutes de film (on aperçoit son dos et ses mains lors d’une réunion auparavant mais son visage reste invisible, insignifiant) avec son physique peu évident, son allure débraillée, son assurance hasardeuse. Le jeu du comédien est tel, remarquable François Damiens qui se glisse dans la peau du personnage avec une apparente facilité déconcertante (aidé par la réalisation), que le spectateur finit (presque) par le trouver séduisant, par être charmé à son tour, et en tout cas par comprendre le charme qu’il opère sur Nathalie. Il apparaît comme un personnage aussi lunaire que solaire, grâce à une photographie bienveillante, qui auréole la deuxième partie du film d’une douceur rassurante (très belle photographie de Rémy Chevrin) mais aussi grâce à la douce et énergique bo d’Emilie Simon.

    C’est sans doute cela la délicatesse : une sensation indicible, des petits gestes qui vous vont droit au cœur, une empathie du personnage qui emporte celle du spectateur et qui m’a totalement charmée. Par sa fantaisie (celle du roman qui se retrouve par petites touches). Par son mélange subtil de gravité et légèreté. Par sa manière d’appréhender le deuil et de célébrer le retour à l’espoir, à la vie.

    Dommage peut-être que Markus ne parle pas davantage puisque dans le roman, le charme opérait surtout par la parole. Il n’empêche que ce film est d’une douceur aussi simple que renversante. Audrey Tautou est l’actrice idéale pour incarner Nathalie. A la fois fragile et décidée, entre détermination énergique et une grâce enfantine qui me fait toujours penser à Audrey Hepburn. Une actrice trop rare qui jongle habilement entre le drame et la comédie, à l’image du film qui mêle subtilement les deux genres.

    Un bel hymne à la différence. Un film qui rend hommage aux anonymes, héros du quotidien, ces « émotifs anonymes » (on retrouve d’ailleurs une sensibilité commune avec celle de Jean-Pierre Améris), ces êtres vulnérables qui se découvrent plus qu’ils ne se remarquent mais qui n’en sont que plus intéressants. Avec le même sens de la précision et de l’humour décalé (ah, les joies de la Suède et du 114), avec ces mêmes accents truffaldiens, David et Stéphane Foenkinos réussissent non pas à transposer mais à retranscrire le style enchanteur du roman, son romantisme décalé et dénué de mièvrerie.

    Un délicieux film d’une gravité légère à déguster sans modération, l’histoire d’une renaissance lumineuse qui fera du bien tous ceux qui ont été touchés par le deuil, à tous ceux qui ne croient plus à la beauté foudroyante des hasards et coïncidences et des rencontres singulières, qui ne croit plus que le bonheur réside là où on ne l’attend pas. Voilà ce film m’a totalement charmée, aussi rare (et précieux) que la délicatesse qu’il met en scène, avec le même charme progressif et non moins ravageur. Une des grandes réussites de cette année !

    CRITIQUE DE « COCO AVANT CHANEL » D’ANNE FONTAINE

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    Anne Fontaine, avant de s’intéresse à Chanel s’intéresse à Coco, l’enfant placée dans un orphelinat avec sa sœur Adrienne (Marie Gillain), puis à la chanteuse sans voix et sans voie qui s’époumone et cherche un bon parti dans un bar interlope où se mêle une foule bigarrée et où elle rencontrera Etienne Balsan (Benoît Poelvorde), puis à la couturière dans l’arrière-boutique d’un tailleur de province, puis à l’anticonformiste, déjà, dans le château de Balsan…

    La bonne idée est d’avoir choisi un moment précis et déterminant de sa vie, nous épargnant le classique biopic avec maquillage outrancier et ridicule de rigueur, et d’avoir choisi cette période qui éclaire sa personnalité, son parcours, toute une époque aussi, celle où les femmes étaient encore corsetées et avides de liberté(s)…

    A la fois fière et arriviste, forte et fragile, émouvante et agaçante, frondeuse et menteuse, svelte et cassante, androgyne et symbole de féminité, comme son titre l’indique, le grand intérêt du film est de nous faire découvrir Coco avant qu’elle devienne Melle Chanel, avant qu’elle se fasse un nom, son obsession : qu’on se batte pour dîner à sa table, elle que Balsan faisait, dans un premier temps, dîner dans l’arrière-cuisine avec les domestiques. Elle s’humanise en tombant amoureuse de Boy Capel ( Alessandro Nivola, assez transparent pourtant) mais elle y perd aussi de son mordant, et le film avec elle…

    Audrey Tautou prête ses traits androgynes, sa fragilité apparente, sa détermination inébranlable, son allure et son élégance à ce fabuleux destin et moi qui dois avouer avoir souvent (mal) jugé son jeu assez limité, j’ai été totalement embarquée par son personnage, oubliant Audrey Tautou pour ne plus voir que Coco, fière et rebelle, éprise de liberté et terriblement vivante.

    Si la mise en scène reflète l’élégance de son personnage principal, dommage que Coco ne lui ait pas aussi insufflé sa liberté, son anticonformisme et sa modernité. Anne Fontaine nous avait habitués à des mises en scène fiévreuses, voire charnelles, mettant habilement en lumière passions destructrices et dévastatrices, d’où probablement ma déception devant cette réalisation académique même si, l’espace d’un instant, une caméra qui glisse avec sensualité sur les étoffes et caresse amoureusement le noir et blanc, nous rappelle la langueur envoûtante dont son cinéma sait faire preuve.

    Le scénario qui a l’élégante simplicité de son personnage principal a été coécrit par Anne Fontaine avec Camille Fontaine et Christopher Hampton (notamment scénariste de « Chéri » et des « Liaisons dangereuses », mais, côté scénario, on lorgne ici malheureusement davantage du côté du premier) et la musique a été composée par le très demandé Alexandre Desplat (notamment nommé aux Oscars pour la musique de « L’Etrange histoire de Benjamin Button » de David Fincher) apportant au film la touche de lyrisme qui lui fait défaut.

    Quant à Benoît Poelvoorde dont Anne Fontaine avait déjà révélé une autre facette dans l’excellent « Entre ses mains », il excelle à nouveau parvenant à être tour à tour odieux, touchant, désinvolte, pathétique et Emmanuelle Devos en courtisane est assez réjouissante.

    Reste ce plan final où Coco devenue Chanel regarde son passé défiler en même temps que ses mannequins, un regard dans lequel se reflète une jubilation mélancolique, le regard d’une actrice qui a intelligemment su se départir du mimétisme pour incarner un personnage, faire oublier l’original tout en lui rendant hommage, et dont la forte personnalité laisse une empreinte dans son sillage, le film s’effaçant devant celle-ci, devant Chanel et celle qui l’incarne admirablement. Rien que pour cela, ce parfum entêtant d’une forte personnalité, ce film vous est recommandé par Inthemoodforcinema.com.

    FILMOGRAPHIE D’AUDREY TAUTOU (source : wikipédia)

    1998 : Casting : Archi-dégueulasse (court-métrage) : Comédienne 1 (Talents Cannes 1998)

    1998 : La Vieille Barrière (court-métrage) : La jeune fille du quartier

    1998 : Vénus Beauté (Institut) de Tonie Marshall : Marie

    1999 : Triste à mourir (court-métrage) : Caro

    1999 : Épouse-moi de Harriet Marin : Marie-Ange

    1999 : Voyous, voyelles de Serge Meynard : Anne-Sophie

    2000 : Le Libertin de Gabriel Aghion : Julie d’Holbach

    2000 : Le Battement d’ailes du papillon de Laurent Firode : Irène

    2001 : Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet : Amélie

    2001 : Dieu est grand, je suis toute petite de Pascale Bailly : Michèle

    2001 : À la folie… pas du tout de Laetitia Colombani : Angélique

    2001 : L’Auberge espagnole de Cédric Klapisch : Martine

    2002 : Dirty Pretty Things de Stephen Frears : Senay

    2002 : Happy End de Amos Kollek : Val

    2003 : Les Marins perdus de Claire Devers : Lalla

    2003 : Pas sur la bouche de Alain Resnais : Huguette Verberie

    2004 : Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet : Mathilde

    2005 : Les Poupées russes de Cédric Klapisch : Martine

    2006 : Da Vinci Code de Ron Howard : Agent Sophie Neveu

    2006 : Hors de prix de Pierre Salvadori : Irène

    2007 : Ensemble, c’est tout de Claude Berri : Camille

    2009 : Coco avant Chanel de Anne Fontaine : Gabrielle Chanel

    2010 : De vrais mensonges de Pierre Salvadori : Émilie

    2011 : Des vents contraires de Jalil Lespert : Sarah

    2011 : La Délicatesse de Stéphane et David Foenkinos : Nathalie

    2012 : Thérèse Desqueyroux de Claude Miller : Thérèse Desqueyroux

    2013 : L’Écume des jours de Michel Gondry : Chloé

    2013 : Casse-tête chinois de Cédric Klapisch

  • L'affiche de l'ACID - Cannes 2013

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    Après avoir célébré 20 ans d'indépendance par des programmations spéciales, notamment à la Cinémathèque française, au Forum des Images et au Festival du Réel, mais aussi à Istanbul, Buenos Aires ou New York, l'ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) présentera à nouveau 9 films cette année à Cannes.


    Du 16 au 25 mai, ces longs métrages, documentaires ou de fiction, productions indépendantes françaises ou internationales, avec ou sans distributeur en France, seront projetés en présence des équipes des films et de leurs parrains de l'association, lors de séances ouvertes à tous les publics.


    L'’ACID a sa propre programmation au Festival International du Film de Cannes depuis 1993, qui repose sur le coup de cœoeur des cinéastes.


    En 20 ans, les cinéastes de l'association ont fait découvrir de nombreux auteurs en s’'engageant sur plus de 450 films, dont près de 200 montrés à Cannes.


    Parmi ceux-ci, beaucoup de premiers films : ceux, entre autres, de Serge Bozon, Lucas Belvaux, Alain Gomis, Claire Simon, Djinn Carrénard, Pierre Schoeller, Vincent Dieutre, Arnaud et Jean-Marie Larrieu, Rachid Djaïdani, Nicolás Pereda, Ursula Meier, Avi Mograbi, Yolande Moreau et Gilles Porte...


    Soucieuse du devenir des films après Cannes, l'ACID les propose à d'autres festivals ainsi qu’à des distributeurs et les accompagne à leur sortie auprès de ses 300 salles partenaires.


    L’'ACID, c’est aussi depuis 20 ans nombre de textes politiques et de propositions pour améliorer la diffusion des œuvres, de même que de nombreuses actions en direction des publics : animation d’un réseau de spectateurs relais, édition de documents pédagogiques, organisation de projections scolaires ...


    La programmation ACID Cannes 2013 sera dévoilée mercredi 24 avril.


    Elle sera reprise du 27 au 29 septembre au Nouveau Latina à Paris et dans une trentaine de salles en Ile-de-France et en régions.

    Notons enfin que tous les films présentés l'an dernier à Cannes par l'ACID ont trouvé un distributeur (*).

  • Chopard partenaire officiel du 66ème Festival de Cannes : Chopard fête ses 15 ans d’amour avec le Festival de Cannes par une exposition

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    Depuis 15 ans, Chopard vit une véritable romance avec le Festival de Cannes. Pour marquer cet anniversaire, l’horloger-joaillier organise pendant la quinzaine une exposition photographique des plus beaux baisers du cinéma et dévoile d’autres merveilles parmi lesquelles sa nouvelle collection de Haute Joaillerie Red Carpet, en partie déclinée sur le thème de l’amour, avec diamants, pierres aux couleurs chatoyantes, motifs floraux et… entrelacs de cœurs bien entendu.

     

    Tout a commencé en 1997, lorsque Pierre Viot, alors président du Festival, demanda à Caroline Scheufele, Co-Présidente et directrice artistique de Chopard, de redessiner la Palmed’Or. L’année suivante, en 1998, tandis qu’est récompensé le meilleur film de la compétition, le public découvre une Palme d’Or à la beauté inédite dont la tige se termine en forme de cœur, symbole de la Maison Chopard et de son amour pour le cinéma.

    L’horloger-joaillier genevois et le Festival se sont unis à travers cette œuvre et ne se quitteront plus. Depuis, fabriquant la Palme d’Or dans ses ateliers, parant les stars pour la montée des marches, récompensant les jeunes talents du cinéma et donnant des soirées parmi les plus courues de la quinzaine, Chopard est devenu une figure emblématique du plus grand rendez-vous du cinéma et du glamour.

    In Love With Cinema, une exposition photographique des plus beaux baisers du cinéma

    Le premier baiser de l’histoire du cinéma en 1896, les enlacements d’Ingrid Bergman et Cary Grant dans Notorious (dont vous pouvez retrouver ma critique en cliquant ici) ou encore les torrides étreintes de Sharon Stone et Michael Douglas dans Basic Instinct ne sont que quelques-uns des iconiques moments d’amour sur grand écran que Chopard et Canal + proposeront de revivre avec l’exposition de photos In Love With Cinema. Exposées au Chopard Lounge du dernier étage de l’Hotel Martinez et au Patio Canal +, proche du Palais des Festivals, ces images de couples cultes de l’histoire du cinéma seront réunies pour le temps du 66ème Festival de Cannes.

     

    Collection Red Carpet 2013

    Chopard aime les actrices. C’est en pensant à elles, qu’en 2007 Caroline Scheufele à créé la 1ère collection de Haute Joaillerie Red Carpet. C’est depuis une tradition, chaque année au Festival de Cannes la Maison Chopard dévoile les nouvelles créations de cette collection. Des pièces uniques, réalisées dans les ateliers du joaillier, qui parent les stars chaque soir lors de la mythique « montée des marches ». Cette année en l’honneur de la 66ème édition du festival, la collection s’enrichira de 66 pièces inédites et exclusives. Notamment inspirée par le thème de l’amour, Caroline Scheufele a imaginé cette année des parures serties de pierres précieuses aux accents chatoyants, des tailles cœur ou encore des motifs floraux.

    « Le roi des tapis rouges reste le diamant » ajoute-t-elle bien à propos, il sera en effet et comme chaque année également mis à l’honneur dans la Collection Red Carpet.

    La Palme d’Or

    Ce prestigieux trophée récompense le meilleur film du Festival de Cannes.

    En 1997, Pierre Viot, alors président du Festival, rencontre Caroline Gruosi-Scheufele. Séduit par la créativité et l’énergie de la co-présidente de Chopard, il lui demande de redessiner la Palme d’Or.

     

    Celle-ci lui propose alors une nouvelle interprétation joaillière du célèbre trophée récompensant le film primé: une tige en or 18ct à la courbe délicate formant à sa base un petit cœur – clin d’œil au symbole de la Maison – dont les feuilles semblent avoir arrêté leur mouvement et qui repose sur un coussin de cristal de roche de la forme d’un diamant de taille émeraude. Ce détail précieux confère àla Palmed’Or un statut unique, la nature ne donnant jamais naissance à 2 cristaux de roche identiques…

    En 2000, se sont ajoutées à cet objet symbolique deux “mini-palmes”, répliques identiques de leur célèbre aînée, remises aux prix d’interprétations masculin et féminin. A partir de 2011, la Palme d’Honneur devient une tradition annuelle. Cette cousine de la Palme d’Or, de la même taille mais montée sur un cristal de roche fumé, sera remise chaque année en début de festival à un réalisateur important jamais primé à Cannes. Toutes ces Palmes sont fabriquées à la main dans les ateliers de la Maison Chopard par ses artisans. Signe de talent et de reconnaissance, l’emblème du plus célèbre Festival de Cinéma au monde est désormais indissociable de l’histoire du fameux horloger-joaillier.

     

  • A l'occasion des 80 ans de Belmondo, retour sur le bouleversant hommage du Festival de Cannes 2011

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    Le grand Jean-Paul Belmondo (que nous pourrons prochainement voir à nouveau au cinéma grâce à Claude Lelouch) célèbre aujourd’hui ses 80 ans, l’occasion de revenir sur le bouleversant hommage que lui rendit le Festival de Cannes 20111 auquel j’avais eu le plaisir d’assister. En bonus, deux critiques : « Borsalino » de Jacques Deray et « La Sirène du Mississipi » de François Truffaut mais aussi l’interview de Jeff Domenech (coréalisateur du film sur Belmondo projeté lors de l’hommage du Festival de Cannes 2011) réalisée en 2011.

    RETOUR SUR L’HOMMAGE DU FESTIVAL DE CANNES 2011 (article publié en Mai 2011)

    Le festival s’achève dans 5 jours déjà, et les journées (et les soirées) se succèdent à un rythme joyeux et vertigineux sans que je trouve le temps de vous raconter tout ce que je souhaiterais (mais je le ferai après le festival), mais je ne pouvais pas ne pas vous parler de l’incroyable émotion qui s’est emparée de Cannes hier soir, un de ces moments qui resteront sans aucun doute comme un des plus beaux de la mémoire du festival, et de ma mémoire de festivalière. Devant la salle Debussy où s’est déroulé l’hommage, l’affluence n’était étrangement pas au rendez-vous, beaucoup de festivaliers ayant préféré, sans doute, assister à la montée des marches, une montée des marches qui a bouleversé l’assistance, les photographes français et internationaux ayant exceptionnellement déposé leurs appareils photos, non pas en signe de protestation comme avec Isabelle Adjani il y a quelques années mais pour applaudir Jean-Paul Belmondo (sur la musique de Chi Mai, composé par Ennio Morricone , sublime musique du film « Le Professionnel ») comme nous l’a raconté Thierry Frémaux en arrivant dans la salle, précisant que le présentateur de la montée des marches en avait même perdu la voix.

    Pendant ce temps, dans la salle Debussy, de plus en plus fébrile, tandis qu’arrivaient les premiers invités (Faye Dunaway, l’indétrônable Jack Lang…), nous attendions l’arrivée de cet acteur qui a su concilier cinéma d’auteur et cinéma populaire, et qui ne s’est jamais pris pour la star incontestable qu’il est. Belmondo n’était pas venu à Cannes depuis l’hommage à Gérard Oury en 2001 (auquel je me souviens d’avoir assisté, dans la salle Bunuel, avec, là aussi, une incroyable assistance), sa dernière sélection en compétition remontant à 1974 pour « Stavisky » d’Alain Resnais.

    Puis est arrivé le moment tant attendu avec la montée sur scène d’un formidable générique où se mêlaient des acteurs ayant tourné avec lui, ses amis du Conservatoire (leur présence étant la première chose souhaitée par Belmondo lorsque cet hommage lui a été annoncé) , des réalisateurs pour lesquels il a tourné etc : Claudia Cardinale, Marielle, Rochefort, Vernier, Charles Gérard, Guy Bedos, Claudia Cardinale, Claude Lelouch, Albert Dupontel, Samy Naceri, Richard Anconina, Xavier Beauvois, Michel Hazanavicius, Nicole Calfan… Puis « Il » est arrivé, descendant aussi rapidement que lui permettait son état de santé, acclamé par la salle Debussy et ses amis sur scène. Quand, comme moi, on a aimé le cinéma avec « Borsalino » (cf critique ci-dessous), « Le Doulos », « La Sirène du Mississippi » (cf critique ci-dessous) mais aussi tous ces films populaires et jubilatoires et évidemment « A bout de souffle », impossible de ne pas être bouleversée par cet homme qui a incarné tous ces rôles et qui cheminaient vers la scène avec tant de difficultés mais avec un imperturbable sourire d’enfant, et sous les acclamations d’un public particulièrement ému.

    Avec lui, c’était tout un pan du cinéma français qui se déplaçait vers la scène, dans un lent, magnifique et douloureux flashback. Thierry Frémaux et Gilles Jacob ont rivalisé d’humour et d’élégance, visiblement eux aussi émus, Gilles Jacob lui disant « vous avez réussi ce soir votre plus belle cascade ». Puis ce dernier lui a remis un palme d’or pour sa carrière, une distinction reçue avant lui par Jeanne Moreau, Catherine Deneuve, Clint Eastwood et Gérard Oury. Pour Gilles Jacob : « l’étendue du registre de Bébel, le charisme de sa personnalité, la précision de son jeu, la gouaille de ses propos, l’aisance de son allure en ont fait avec Jean Gabin et Michel Simon, l’un des plus grands comédiens français de tous les temps ». « Je suis très ému par cette Palme qui me va droit au coeur. Je veux remercier tous ceux qui sont ici, ceux que je connais et ceux que je ne connais pas. Un grand merci du fond du coeur ! » a alors déclaré Jean-Paul Belmondo, avant que la salle, toujours debout, ne l’acclame à nouveau.

    A ses côtés, son fils Paul arborait un visage grave, peut-être pour contenir son émotion, Claude Lelouch et Richard Anconina ne pouvaient retenir leurs larmes, à l’image d’une grande partie de l’assistance. Enfin, Vincent Perrot et Jeff Domenech ont pris la parole, ce dernier n’oubliant pas d’adresser une pensée pour Marie-France Pisier (qui aurait dû être là…) et pour celle qui fut sa costumière pendant plus de 50 ans.

    A ensuite débuté la projection du documentaire que vous avez pu également voir sur France 2…sans entendre néanmoins les applaudissements de la salle Debussy qui ont ponctué la projection : lors des cascades impressionnantes de Belmondo (notamment celles du « Guignolo » à Venise), lors de la lecture d’une lettre d’amitié de Bruno Crémer, lors de l’apparition à l’écran de Marie-France Pisier, lors de scènes inoubliables (comme celle d’ « Itinéraire d’un enfant gâté », une de mes préférés, ou comme celle de la fin du « Professionnel » avec Robert Hossein)…ou lorsque Delon dit que la différence entre eux se résume au fait que si Belmondo passe sa tête hors du train tout le monde rit, et reste impassible s’il s’agit de lui.

    Le documentaire fait défiler sa carrière à travers des extraits de ses films mêlés avec les témoignages d’acteurs de sa génération et d’aujourd’hui, le tout accompagné par une voix-off signée Jean Dujardin, le film commençant par Belmondo qui va assister lui-même au film de sa vie d’acteur (et le documentaire s’y cantonne strictement et c’est tant mieux), étrange mise en abyme puisque nous-mêmes voyions le film en sa compagnie. De temps, à autre, je ne pouvais m’empêcher de me retourner pour voir ses réactions, deux rangs derrière moi, assis à côté de Claudia Cardinale, comme l’était Alain Delon, dans cette même salle, pour la projection de la version restaurée du « Guépard » l’an passé. Tandis que, l’un, l’année dernière, Alain Delon, avait le visage grave et soucieux, Belmondo avait à nouveau ce visage d’enfant ébloui et amusé de ses propres blagues, échangeant des sourires complices avec Claudia Cardinale, radieuse. Que pouvait-il bien penser, en voyant défiler tous ces témoignages d’amitié, en se voyant effectuer les cascades les plus improbables, en revoyant tous ces extraits sans doute associés pour lui à tant de souvenirs ? Que pouvait bien penser Claudia Cardinale, voyant ce film, qui d’une certaine manière, à l’image du « Guépard » de Visconti, l’an passé, lui montrait l’évanouissement d’un monde, la fin d’une époque ? C’était à la fois joyeux (le festival voulait faire de cet hommage une fête et il l’a été) et douloureux, au souvenir de sa lente montée vers la scène qui contrastait tellement avec ses cascades spectaculaires sur l’écran, et qui résonnait parfois comme un hommage posthume à cet acteur qui, aujourd’hui encore incarne tellement la vie, « foudroyant de vie et d’amitié ». Comment ne pas être nostalgique aussi en revoyant tous ces comédiens comme Gabin dans l’inénarrable scène de « Un singe en hiver »… ?

    Cannes ne pouvait pas ne pas rendre hommage à celui qui résume finalement ce festival qui sait concilier cinéma d’auteur et cinéma populaire. Un grand moment, vraiment. Merci Cannes. Merci M.Belmondo. Merci Jeff Domenech (qui, auparavant travaillait dans la restauration rapide à Grasse, très cinéphile et proche de Lautner et qui, avec Vincent Perrot a monté ce projet que leur envie certainement plus d’un réalisateur) pour ce documentaire qui m’a replongée dans le cinéma que j’aime et qui m’a fait aimer le septième art, un documentaire malheureusement trop court (les extraits donnant envie de revoir tous ses films !). Je crois que je garderai longtemps le souvenir de ce géant du cinéma au regard et au sourire d’un enfant malicieux qui n’a pas dit son dernier mot et qui semble déjà songer à sa prochaine blague ou pirouette. En revoyant ces archives Belmondo aurait déclaré à Vincent Perrot que cela lui avait donné envie de remonter sur scène. Si seulement…

    Pour clore cet hommage, retrouvez ma critique de « Borsalino » de Jacques Deray et de « la Sirène du Mississippi » de Truffaut, ci-dessous.

    Critique de « La Sirène du Mississippi » de François Truffaut (1969): entre joie et souffrance

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    Après « Baisers volés » (1969) et « La Femme d’à côté » (1981), je poursuis aujourd’hui le cycle consacré à François Truffaut », en remontant un peu dans le temps, avec « La Sirène du Mississippi », un film sorti en 1969. Dédié à Jean Renoir, adapté, scénarisé et dialogué par Truffaut d’après un roman de William Irish intitulé « Waltz into Darkness » (pour acquérir les droits François Truffaut dut emprunter à Jeanne Moreau, Claude Lelouch et Claude Berri), c’est davantage vers le cinéma d’Alfred Hitchcock, que lorgne pourtant ce film-ci, lequel Hitchcock s’était d’ailleurs lui-même inspiré d’une nouvelle de William Irish pour « Fenêtre sur cour ». Truffaut avait lui-même aussi déjà adapté William Irish pour « La mariée était en noir », en 1968.

    Synopsis : Louis Mahé (Jean-Paul Belmondo) est fabriquant de cigarettes à La Réunion. Il doit épouser Julie Roussel qu’il a rencontrée par petite annonce et dont il doit faire la connaissance le jour du mariage. Lorsqu’elle débarque à La Réunion, d’une beauté aussi froide que ravageuse, elle ressemble peu à la photo qu’il possédait d’elle. Elle lui affirme ainsi lui avoir envoyé un faux portrait, par méfiance. Peu de temps après le mariage, l’énigmatique Julie s’enfuit avec la fortune de Louis. Louis engage alors le solitaire et pointilleux détective Comolli (Michel Bouquet) pour la rechercher, et il rentre en France. Après une cure de sommeil à Nice, il retrouve Julie qui se nomme en réalité Marion (Catherine Deneuve) par hasard, elle travaille désormais comme hôtesse dans une discothèque. Il est déterminé à la tuer mais elle l’apitoie en évoquant son enfance malheureuse et ses sentiments pour lui qui l’aime d’ailleurs toujours… Commence alors une vie clandestine pour ce singulier couple.

    Ce film connut un échec public et critique à sa sortie. Truffaut expliqua ainsi cet échec : « Il est aisé d’imaginer ce qui a choqué le monde occidental. La Sirène du Mississippi montre un homme faible (en dépit de son allure), envoûté par une femme forte (en dépit de ses apparences) ». Voir ainsi Belmondo ravagé par la passion qui lui sacrifie tout explique pour Truffaut l’échec du film. C’est vrai que ce film peut dérouter après « Baisers volés », quintessence du style Nouvelle Vague. Son romantisme échevelé, sombre, voire désespéré (même si Doinel était déjà un personnage romantique) mais aussi son mélange des genres (comédie, drame, film d’aventures, film noir, policier) ont également pu dérouter ceux qui voyaient avant tout en Truffaut un des éminents représentants de la Nouvelle Vague.

    Comme chacun de ses films « La Sirène du Mississippi » n’en révèle pas moins une maîtrise impressionnante de la réalisation et du sens de la narration, des scènes et des dialogues marquants, des références (cinématographiques mais aussi littéraires) intelligemment distillées et le touchant témoignage d’un triple amour fou : de Louis pour Marion, de Truffaut pour Catherine Deneuve, de Truffaut pour le cinéma d’Hitchcock.

    Truffaut traite ainsi de nouveau d’un de ses thèmes de prédilections : l’amour fou, dévastateur, destructeur. Malgré la trahison de la femme qu’il aime, Louis tue pour elle et la suit au péril de sa propre existence… Après les premières scènes, véritable ode à l’île de La Réunion qui nous laisse penser que Truffaut va signer là son premier film d’aventures, exotique, le film se recentre sur leur couple, la troublante et trouble Marion, et l’amour aveugle qu’elle inspire à Louis. Truffaut traitera ce thème de manière plus tragique, plus subtile, plus précise encore dans « L’Histoire d’Adèle.H », dans « La Peau douce » (réalisé avant « La Sirène du Mississippi) notamment ou, comme nous l’avons vu, dans « La Femme d’à côté », où, là aussi, Bernard (Gérard Depardieu) emporté par la passion perd ses repères sociaux, professionnels, aime à en perdre la raison avec un mélange détonant de douceur et de douleur, de sensualité et de violence, de joie et de souffrance dont « La sirène du Mississippi » porte déjà les prémisses.

    Bien qu’imprégné du style inimitable de Truffaut, ce film est donc aussi une déclaration d’amour au cinéma d’Hitchcock, leurs entretiens restant le livre de référence sur le cinéma hitchcockien (si vous ne l’avez pas encore, je vous le conseille vivement, il se lit et relit indéfiniment, et c’est sans doute une des meilleures leçons de cinéma qui soit). « Les Oiseaux », « Pas de printemps pour Marnie », « Sueurs froides», « Psychose », autant de films du maître du suspense auxquels se réfère « La Sirène du Mississippi ». Et puis évidemment le personnage même de Marion interprétée par Catherine Deneuve, femme fatale ambivalente, d’une beauté troublante et mystérieuse, d’une blondeur et d’une froideur implacables, tantôt cruelle, tantôt fragile, empreinte beaucoup aux héroïnes hitchcockiennes, à la fois à Tippie Hedren dans « Pas de printemps pour Marnie » ou à Kim Novak dans « Sueurs froides » notamment pour la double identité du personnage dont les deux prénoms (Marion et Julie) commencent d’ailleurs comme ceux de Kim Novak dans le film d’Hitchcock- Madeleine et Judy-.

    A Deneuve, qui vient d’accepter le film, Truffaut écrivit : « Avec La Sirène, je compte bien montrer un nouveau tandem prestigieux et fort : Jean-Paul, aussi vivant et fragile qu’un héros stendhalien, et vous, la sirène blonde dont le chant aurait inspiré Giraudoux. » Et il est vrai qu’émane de ce couple, une beauté ambivalente et tragique, un charme tantôt léger tantôt empreint de gravité. On retrouve Catherine Deneuve et Jean-Paul Belmondo dans des contre-emplois dans lesquels ils ne sont pas moins remarquables. Elle en femme fatale, vénale, manipulatrice, sirène envoûtante mais néanmoins touchante dont on ne sait jamais vraiment si elle aime ou agit par intérêt. Lui en homme réservé, follement amoureux, prêt à tout par amour, même à tuer.

    A l’image de l’Antiquaire qui avait prévenu Raphaël de Valentin dans « La Peau de chagrin » à laquelle Truffaut se réfère d’ailleurs, Louis tombant par hasard sur le roman en question dans une cabane où ils se réfugient ( faisant donc de nouveau référence à Balzac après cette scène mémorable se référant au « Lys dans la vallée » dans « Baisers volés »), et alors que la fortune se réduit comme une peau de chagrin, Marion aurait pu dire à Louis : « Si tu me possèdes, tu possèderas tout, mais ta vie m’appartiendra ».

    Enfin ce film est une déclaration d’amour de Louis à Marion mais aussi et surtout, à travers eux, de Truffaut à Catherine Deneuve comme dans cette scène au coin du feu où Louis décrit son visage comme un paysage, où l’acteur semble alors être le porte-parole du cinéaste. Le personnage insaisissable, mystérieux de Catherine Deneuve contribue largement à l’intérêt du film, si bien qu’on imagine difficilement quelqu’un d’autre interprétant son rôle.

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    Comme souvent, Truffaut manie l’ellipse avec brio, joue de nouveau avec les temporalités pour imposer un rythme soutenu. Il cultive de nouveau le hasard comme dans « Baisers volés » où il était le principal allié de Doinel, pour accélérer l’intrigue.

    Alors, même si ce film n’est pas cité comme l’un des meilleurs de Truffaut, il n’en demeure pas moins fiévreux, rythmé, marqué par cette passion, joliment douloureuse, qui fait l’éloge des grands silences et que symbolise si bien le magnifique couple incarné par Deneuve et Belmondo. Avec « La Sirène du Mississippi » qui passe brillamment de la légèreté au drame et qui dissèque cet amour qui fait mal, à la fois joie et souffrance, Truffaut signe le film d’un cinéaste et d’un cinéphile comme récemment Pedro Almodovar avec « Les Etreintes brisées ».

    « La Sirène du Mississippi » s’achève par un plan dans la neige immaculée qui laisse ce couple troublant partir vers son destin, un nouveau départ, et nous avec le souvenir ému de cet amour fou dont Truffaut est sans doute le meilleur cinéaste.

    Dix ans plus tard, Catherine Deneuve interprétera de nouveau une Marion dans un film de Truffaut « Le dernier métro », et sera de nouveau la destinataire d’ une des plus célèbres et des plus belles répliques de Truffaut, et du cinéma, que Belmondo lui adresse déjà dans « La Sirène du Mississippi »:

    « – Quand je te regarde, c’est une souffrance.

    - Pourtant hier, tu disais que c’était une joie.

    - C’est une joie et une souffrance. »

    Sans doute une des meilleures définitions de l’amour, en tout cas de l’amour dans le cinéma de Truffaut… que nous continuerons à analyser prochainement avec « L’Histoire d’Adèle.H ». En attendant je vous laisse méditer sur cette citation et sur le chant ensorcelant et parfois déroutant de cette insaisissable « Sirène du Mississippi ».

    Critique de « Borsalino » de Jacques Deray

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    C’était en 1970. 4, 7 millions de spectateurs avaient alors vu ce film produit par Alain Delon. Un film alors très médiatisé. Et pour cause : deux mythes du cinéma s’y retrouvaient pour la première fois, 28 ans avant que Patrice Leconte les réunisse à nouveau pour « Une chance sur deux ». Belmondo avait d’ailleurs reproché à Delon d’être deux fois sur l’affiche, en tant que producteur et en tant qu’acteur. Ce jeu et cette apparente concurrence entre les deux acteurs avaient même conduit Jacques Deray à s’arranger pour qu’ils aient exactement le même nombre de plans et il est vrai que les deux acteurs y sont autant l’un que l’autre à leur avantage…

    Basé sur le roman « Bandits à Marseille » d’Eugène Saccomano, « Borsalino » est inspiré de l’histoire des bandits Carbone et Spirito dont les noms avaient finalement été remplacés en raison de leurs rôles pendant l’Occupation. On y retrouve, outre Delon et Belmondo, Nicole Calfan, Françoise Christophe, Corinne Marchand, Mireille Darc (qui fait une apparition remarquée) mais aussi Michel Bouquet, Julien Guiomar, Mario David, Laura Adani. Les dialogues sont signés Jean-Claude Carrière, co-scénariste avec Claude Sautet, Jacques Deray, Jean Cau. Rien de moins !

    Début des années 30 à Marseille. Roch Siffredi (Alain Delon) sort de prison. Venu retrouver son amie Lola (Catherine Rouvel) il rencontre par la même occasion son nouvel amant François Capella (Jean-Paul Belmondo). S’ensuit une bagarre entre les deux rivaux, elle scellera le début d’une indéfectible amitié. Capella cherche à se faire une place dans la pègre marseillaise. Les deux truands vont ainsi se trouver et se respecter. De cette réunion va naître une association de malfaiteurs florissante puis une amitié à la vie, à la mort qui va leur permettre de gravir les échelons de la Pègre marseillaise !

    D’un côté, Capella/Belmondo séducteur, désinvolte, bon vivant, aux goûts clinquants et aux manières cavalières. De l’autre Siffredi/Belmondo élégant, ambitieux, taciturne, froid, implacable, presque inquiétant. Deux mythes du cinéma face à face, côte à côte qui jouent avec leurs images. Parfois avec dérision (ah la scène de la baignade, ah la bagarre…), démontrant ainsi d’ailleurs l’humour dont ils savaient et savent faire preuve même celui dont ses détracteurs l’accusaient à tort d’en être dépourvu, même si dans le DVD on reconnaît plus volontiers cette qualité à Jean-Paul Belmondo et à Delon… sa générosité. Jouant avec leur image encore lorsqu’ils deviennent des gangsters stars sur le passage desquels on se détourne, et applaudis par la foule, comme ils le sont en tant qu’acteurs.

    C’est aussi un hommage aux films de gangsters américains, aux films de genre, avec leurs voitures rutilantes, leurs tenues élégantes parfois aussi clinquantes (dont le fameux Borsalino qui inspira le titre du film), leurs femmes fatales mystérieuses ou provocantes, leurs lieux aussi folkloriques et hauts en couleurs que les personnages qui les occupent. En toile de fond la pittoresque Marseille, Marseille des années 30, sorte de Chicago française, Marseille luxueusement reconstituée que Deray filme avec minutie, chaleur, avec l’allégresse qui illumine son film influencé par l’atmosphère ensoleillée et chaleureuse de Marseille. Sa caméra est alerte et virevoltante et elle accompagne avec une belle légèreté et application quelques scènes d’anthologie comme celle de la fusillade dans la boucherie. Tout cela donne au film une vraie « gueule d’atmosphère » qui n’appartient qu’à lui. Et s’il n’y a pas réellement de suspense, Deray nous fait suivre et vivre l’action sans penser à la suivante, à l’image de Siffredi et Capella qui vivent au jour le jour; il ne nous embarque pas moins avec vivacité dans cette ballade réjouissante, autant teintée d’humour et de second degré (dans de nombreuses scènes mais aussi dans les dialogues, savoureux) que de nostalgie, voire de mélancolie suscitée par la solitude du personnage de Delon dont la majesté de fauve, parfois la violence, semblent être les masques de la fragilité. Et dont la solitude fait écho à celle de l’acteur, auréolé d’un séduisant mystère. Celui d’un fauve blessé.

    Un film que ses deux acteurs principaux font entrer dans la mythologie de l’Histoire du cinéma, et qui joue intelligemment avec cette mythologie, ce film étant par ailleurs avant tout un hymne à l’amitié incarnée par deux prétendus rivaux de cinéma. Ce sont évidemment deux rôles sur mesure pour eux mais c’est aussi toute une galerie de portraits et de personnages aussi pittoresques que la ville dans laquelle ils évoluent qui constitue d’ailleurs un véritable personnage (parmi lesquels le personnage de l’avocat magistralement interprété par Michel Bouquet). Un film avec un cadre, une ambiance, un ton, un décor, deux acteurs uniques. Et puis il y a l’inoubliable musique de Claude Bolling avec ses notes métalliques parfois teintées d’humour et de violence, de second degré et de nostalgie, d’allégresse et de mélancolie, de comédie et de polar entre lesquels alterne ce film inclassable.

    « Borsalino » fut nommé aux Golden Globes et à l’ours d’or. Quatre ans plus tard Jacques Deray réalisera Borsalino and co, de nouveau avec Alain Delon, sans connaître le même succès auprès du public et de la critique. Reste un film qui, 40 ans après, n’a rien perdu de son aspect jubilatoire et semble même aujourd’hui encore, pour son habile mélange des genres, en avoir inspiré beaucoup d’autres. Imité, rarement égalé. En tout cas inimitable pour ses deux personnages principaux que ses deux acteurs mythiques ont rendu à leurs tours mythiques, les faisant entrer dans la légende, et dans nos souvenirs inoubliables, inégalables et attendris de cinéphiles.

    Interview de Jeff Domenech, réalisateur de « Belmondo, itinéraire… » (projeté lors du Festival de Cannes 2011, pour l’hommage à Jean-Paul Belmondo)

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    Même si j’ai décidé de continuer à développer les interviews vidéo comme celle de John Malkovich (à propos, il est encore temps d’aller voir son adaptation des « Liaisons dangereuses« , retrouvez mon interview et ma critique en cliquant ici) ou Anthony Delon récemment (une interview que vous pouvez retrouver là, même si la pièce pour laquelle je l’ai interviewé « Panik » est malheureusement arrêtée prématurément), je n’abandonne pas pour autant les interviews écrites et j’ai le plaisir de publier aujourd’hui celle de Jeff Domenech. Si ce nom ne vous dit peut-être rien, en revanche certainement avez-vous entendu parler de son documentaire « Belmondo, itinéraire… » projeté lors du mémorable hommage que lui a rendu le Festival de Cannes 2011 ( un documentaire par ailleurs diffusé à la télévision le même jour). Ce passionné de cinéma (et de Belmondo) au parcours atypique qui a d’abord réussi dans la restauration rapide à Grasse, très cinéphile, est parvenu, avec Vincent Perrot, à monter ce projet que certains auront sans doute jugé complètement fou et utopique.

    Moi qui n’en suis pas avare de projets fous et qui sais à quel point la route est semée d’embûches autant que passionnante, j’avais envie de connaître son regard sur cette aventure, d’en savoir plus sur sa cinéphilie et ses projets.

    Je le remercie d’avoir accepté de répondre à ces questions.

    Pour le plaisir, en bonus, après l’interview, vous trouverez la fameuse scène de l’étonnement d’ »Itinéraire d’Un Enfant gâté », mon article sur l’hommage mémorable du Festival de Cannes à Jean-Paul Belmondo et mes commentaires sur le documentaire de Jeff Domenech, et la critique de « La Sirène du Mississipi » de François Truffaut, avec Jean-Paul Belmondo.

    Les photos qui illustrent l’interview appartiennent Jeff Domenech. Celles qui illustrent le compte-rendu de l’hommage sont celles que j’ai prises lors de cet évènement .

    INTERVIEW DE JEFF DOMENECH

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    . Votre propre histoire qui vous a mené à « Belmondo, itinéraire… », c’est finalement aussi, l’« itinéraire d’un enfant gâté » ?

    Oui on peut le résumer ainsi … meme si le parcours pour monter un tel projet n’a pas été simple . On peut dire que j’ai réalisé mon rêve … L’image la plus symbolique , c’est cette photo que mon père a prise de moi en Mai 1985 , lors de ma premiere visite au festival de Cannes. Je pose devant une l’affiche du film « Hold-up » ( mon père me disant : « profites-en c’est la seule fois où tu pourras approcher Belmondo ! » )

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    Et me voila 26 ans plus tard tout en haut des marches dans ce meme festival , aux côtés de mon idole pour venir présenter le film que je lui ai consacré … Avec a l’issue de cette projection , la remise d’une palme d’or …

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    Copyright Christophe Geral

    C’est une belle histoire et un beau clin d’oeil du destin. Je résume d’ailleurs tout ce parcours et cette histoire assez incroyable dans mon livre « Belmondo du rève à la réalité » . Et si cela peut donner des envies à certains d’aller au bout de leur rêves les plus fous … j’en serai très fier.

    2. Quel souvenir gardez-vous de la projection cannoise, cet hommage bouleversant, en présence d’un incroyable générique ?

    Dès le départ de ce projet , j’ai eu deux idées en tête. La première :réunir un casting multi générationel ( où chacun nous parlerait de « son Belmondo ») et la seconde de présenter le film au festival de Cannes. Deux idées ambitieuses et pas si simples à réaliser … Mais là encore j’ai fait preuve de culot et de tenacité et j’ai réussi a aller au bout de mes rêves … Pour le casting on retrouve Delon, Cardinale, Rochefort, Marielle, Galabru, Cardinale, Lelouch, Lautner, Blier, Besson… mais aussi la jeune génération Cassel, Dujardin, G. lellouche, Cornillac, Dupontel, Paradis, Marceau … Et deux clins d’oeil l’un du DJ Bob Sinclar et le deuxieme de Zinedine Zidane … Concernant le festival de Cannes, Thierry Fremaux et Gilles Jacob se sont montrés immédiatement très enthousiastes a l’idée de célèbrer la carrière de Belmondo lors d’une soirée spéciale . Restait quand meme le challenge le plus difficile, celui de réaliser un film à la hauteur de l’immense carrière de Jean-Paul.

    3. Si vous deviez définir Jean-Paul Belmondo en trois adjectifs tel que vous l’imaginiez avant de le connaître et en trois adjectifs tels que vous le définiriez après l’avoir rencontré ?

    Avant de connaitre Jean Paul , je le voyais avec les yeux d’un fan pour son idole … Héroïque. Magnifique. Charismatique. A présent qu’il est devenu un ami intime je vous répondrais … Généreux , fidèle et … déconneur !

    4. Qu’avez-vous retiré de cette expérience que j’imagine humainement et cinématographiquement particulièrement enrichissante …et peut-être d’ailleurs parfois aussi déstabilisante?

    Lorsque vous évoluez dans un monde qui n’est pas le vôtre vous commencez par faire profil bas et observer les soit-disants « professionnels de la profession ». Mais je me suis vite rendu compte que la franchise , la sincérité , et la loyauté ne sont sont pas des valeurs très présentes dans ce milieu ( je ne parle pas des artistes ) . Pourtant dès le départ Belmondo , Lautner et meme Michèle Mercier m’avaient affranchis en me parlant des pièges de ce métier , et des personnes mal intentionnées qui gravitent tout autour . Alors au départ j’ai fait des erreurs que j’ai payé très cher ( dans tous les sens du terme ! ). Si l’on dit souvent que l’on paye pour apprendre … alors on va dire que j’ai énormément appris en 3 ans . J’ai dû abandonner mon premier projet de film sur Belmondo , pour en monter un second avec Vincent Perrot qui lui a reussi a mener ce projet a son terme de facon rigoureuse et professionnelle .

    5. Y a-t-il des extraits que vous auriez souhaité mettre dans le documentaire mais que vous n’avez pas pu inclure pour des raisons de droits ou d’autres raisons ? Y a-t-il des interviews que vous auriez aimé ajouter au documentaire et que vous n’avez pas eu l’opportunité de réaliser ?

    En général, j’évite de regarder en arrière pour justement éviter d’avoir des regrets … le seul refus d’interview que j’ai eu c’est Godard. Sinon je regrette de ne pas avoir pu utiliser les interviews de certains acteurs pourtant présents dans le premier projet . ( Romain Duris, Edouard Baer , Richard Anconina , Laurent gerra ou Michele Mercier) . Mais je regrette surtout de ne pas avoir pu réaliser la scène finale que j’avais écrite et dont je rêvais … En fait pour conclure le film, on revoyait la scène culte d’ » A bout de souffle » ou Belmondo remonte les Champs Elysées aux cotés de Jean Seberg. Il lui rend son journal en lui disant » Tiens je te le rends , il ya pas d’horoscope » … Seberg lui demande » C’est quoi l’horoscope ? » … Belmondo réplique : » L’horoscope c’est l’avenir , j’ai envie de savoir l’avenir… » Et a la suite de cela , on faisait un fondu enchainé sur Jean Paul avec sa fille Stella au même endroit sur les Champs Elysées mais de nos jours … Avec Stella qui dit a son père … » Mais papa , c’est quoi l’avenir ? » et Jean Paul baisse son regard sur elle en lui disant : » l’avenir … c’est toi. » Voila comment j’avais imaginé la scène finale … Donc si je devais avoir un regret ca serait celui de ne pas avoir pu filmer cette scène .

    6. Quel est le témoignage qui vous a le plus surpris et celui qui vous a le plus touché et pourquoi ?

    Difficile de ressortir un seul témoignage … Je peux quand même vous dire que Jean-Paul a été très touché par la lettre de son ami Bruno Cremer ( décédé peu de temps près ) et il a été aussi très sensible aux témoignages de la jeunes génération , et surpris de l’influence qu’il a pu avoir sur eux .

    7. Si vous ne deviez choisir qu’un seul film de Jean-Paul Belmondo, quel serait-il et pourquoi (même s’il y a sans doutes de grandes chances pour qu’il s’agisse du « Professionnel ») ? Et si vous ne deviez choisir qu’une seule scène d’un film avec Jean-Paul Belmondo, (peut-être celle qui le représente le mieux ou que vous préférez), quelle serait-elle ?

    J’ai souvent demandé a Jean Paul quel était son film préféré … et il m’a toujours répondu très justement , que ses films c’était comme ses enfants il est impossible d’en préférer un plutot qu’un autre. Je me souviens qu’un jour, mon pote Albert Dupontel m’as dit une chose très juste … » A chaque moment de notre vie on a un Belmondo qui nous correspond » Alors sur ce postulat je dirais que mes préférences pour le début de sa carrière vont vers « A bout de souffle », « Un nommé la Rocca », » Un singe en hiver » et « Pierrot le fou » Dans les années 70 » Peur sur la ville » » Le magnifique » et surtout » l’incorrigible » où Jean Paul est en totale liberté ! Puis evidement » Le professionnel » dont j’ai usé à l’époque la bande vhs … Mais là ou Jean Paul arrive au sommet de son art c’est bien évidemment sous l’oeil de Claude Lelouch dans » Itineraire d’un enfant gâté » . La scène du face à face avec Anconina restera a jamais dans l’histoire du 7 ième art.

    8. Pouvez-vous nous parler de votre prochain projet. Celui-ci ne vous a-t-il pas donné envie de passer à la réalisation de fictions ?

    C’est pas les projets ni les idées qui me manquent … mais après une telle aventure j’ai eu besoin de faire un break. Mais J’ai quand même pris le temps d’écrire un programme court destiné au petit ecran , et je suis en préparation d’un nouveau film documentaire. Et concernant la réalisation d’un long metrage , c’est dans un coin de ma tête depuis des années.

    9. Si une baguette magique vous permettait de réaliser un documentaire sur trois personnalités que vous admirez (mortes ou vivantes), quelles seraient-elles ?

    Sans hésitation faire un face a face » De niro vs Pacino » en retracant leur parcours et leur carrière en parallèle … Concernant la troisième personne , vous le saurez très prochainement … 10. En mettant de côté les films de Jean-Paul Belmondo, quels sont les 5 films que vous considérez comme vos films de prédilection ? C’est pas simple … Pour les films francais : 37, 2 le matin , Série Noire , Irreversible , Bernie , Le père noel est une ordure. Pour les films americains : Raging Bull , Voyage au bout de l’enfer, Pulp fiction , Il etait une fois en amerique, Apocalyse now.

  • Critique - "Les pas perdus" de Gilles Jacob : un récit enchanteur et "en-chanté"

    Commencer un livre, c’est comme aborder un nouveau rivage, intrigant car inconnu. C’est aussi se lancer dans une exploration à la fois excitante et angoissante, a fortiori quand on apprécie l’auteur dont les précédents romans étaient particulièrement enthousiasmants. Je vous recommande ainsi La vie passera comme un rêve et Le Fantôme du Capitaine, les précédents récits de Gilles Jacob (sur lesquels vous trouverez, à nouveau, quelques lignes ci-dessous) qui, pour ceux qui l’ignoreraient encore, n’est pas seulement le président du Festival de Cannes depuis plus de trente ans mais aussi critique, auteur, réalisateur, photographe…

    Grâce à son autobiographie, La vie passera comme un rêve , nous savions ce que nous devinions : que sa vie était un roman. Ce livre mêle en effet astucieusement les lumières, souvent aveuglantes, de la Croisette (mais par lesquelles il ne s’est jamais laissé éblouir sans pour autant en être blasé), et la mélancolie de son enfance. Il en apprendra beaucoup à ceux qui ne connaissent rien du festival et ravira encore davantage ceux qui le fréquentent. Gilles Jacob n’y évoque pas uniquement ce tourbillon étourdissant, qui pourrait évidemment l’être d’autant plus pour lui qu’il en occupe les plus hautes fonctions depuis plus de trente ans, mais il a également eu la bonne idée d’y mêler sa propre histoire personnelle à l’Histoire et de construire l’ouvrage de manière très cinématographique, une (dé)construction judicieuse un peu à la Mankiewicz ou à la Orson Welles, un ouvrage assaisonné d’humour et d’autodérision à la Woody Allen.

    Quant au Fantôme du Capitaine, il s’agit d’une correspondance imaginaire, une soixantaine de lettres comme autant de nouvelles que j’ai dévorées comme un roman, une évasion pleine de fantaisie dans le cinéma et la cinéphilie, la littérature, l’imaginaire et, en filigrane, une réflexion sur l’art, qui réjouira tous ceux qui aiment passionnément le cinéma et la littérature, et aiment s’y perdre délicieusement, au point, parfois, de les confondre ou même les préférer à la réalité, un livre dans lequel Gilles Jacob, vous fait voyager avec élégance, avec savoureuse et malicieuse (auto)dérision, entre mensonge et vérité, entre imaginaire et réalité aussi qu’il interroge et manipule, et qui exhale un enivrant parfum de vérité, la plus troublante et réjouissante des illusions. Un témoignage d’une tendre lucidité sur la profession, une lucidité jamais hargneuse ou rageuse mais toujours teintée de salutaire dérision, celle d’un « homme de sentiments plus que de ressentiments ». C’est enfin un hommage à l’écriture, au pouvoir salvateur et jouissif des mots qui vous permettent les rêveries les plus audacieuses, les bonheurs les plus indicibles, et un hommage au pouvoir de l’imaginaire, à la fois sublime et redoutable, ce pouvoir qui fait « passer la vie comme un rêve ».

    Avant d’en venir aux Pas perdus, je vous recommande enfin Une journée particulière, le film de Gilles Jacob que certains d’entre vous auront peut-être découvert lors de la mémorable journée anniversaire des 65 ans du Festival de Cannes l’an passé, un documentaire sur l’anniversaire des 60 ans du festival et qui suit les protagonistes de cette journée. Cette journée particulière est celle au cours de laquelle les trente-cinq réalisateurs de Chacun son cinéma ont été suivis dans les différents rites cannois : arrivée, photocall, conférence de presse, montée des marches, répétition de leur parcours sur la croisette, cuisines, feu d’artifice… Nous suivons ainsi ces réalisateurs (venus de 25 pays différents et signant un film de 3 minutes chacun) dans ces rituels futiles et nécessaires, dérisoires et essentiels. La caméra y débusque discrètement les sourires, une mélancolie qui affleure, un instant insolite, mais surtout le plaisir d’être ensemble et la complicité de ces « 35 mousquetaires ». Elle s’attarde sur les regards et les mains, la beauté de « la géographie d’un visage », des visages, ceux des artistes. Un bel écho avec les extraits des films qui eux-mêmes se concentrent surtout sur les visages et les rites cinématographiques comme une mise en abyme de la mise en abyme. A voir pour tous les amoureux du Festival de Cannes !

    Mais revenons à ce nouveau rivage, aux Pas perdus… L’excitation, avant d’aborder ce nouveau rivage, a rapidement pris le pas sur l’angoisse (relative angoisse, tout de même) tant j’ai eu l’impression de me retrouver en terre familière, en parcourant ces pages, de croiser des êtres et des émotions réels ou fictifs bien connus, personnels et universels, et relatés avec tant d’humour et de délicatesse. J’ai parcouru les premières pages des Pas perdus, décidée à le laisser et le reprendre dans la soirée…puis je me suis laissée entraîner, emporter…pour le terminer en oubliant que les minutes s’égrenaient, implacables malgré tout. Auparavant, j’avais regardé la couverture en songeant à ce que pouvaient bien dissimuler ces pages et ce titre. Je ne savais rien de ce nouveau récit. Les Pas perdus. Etait-ce une référence à André Breton? Ou plutôt à tous ces kilomètres de marches et de tapis foulés pendant toutes ces années ? Une réflexion sur tous ceux que, de son œil tendrement malicieux, il a observés (les photographiant souvent, aussi) les gravissant, établissant peut-être une typologie en fonction du caractère de cette ascension souvent doucement périlleuse, en apesanteur, et parfois incertaine, parfois décidée, parfois désinvolte, parfois impériale, parfois arrogante, parfois tremblante… ou même tout cela à la fois. Une référence à la salle des pas-perdus ? Un vestibule qui relierait tous ces univers, tous ces films et toutes ces personnalités si différents qu’il a croisés et qui se croisent et se rejoignent, chaque année, sur ce même célèbre escalier comme une salle des pas-perdus qui nous conduit partout et se rejoint toujours en un même point : l’amour du cinéma ou la curiosité insatiable pour la vie et les autres et donc, forcément, les films, peut-être ?

    Ces pas perdus débutent en réalité par l’évocation de ce doux mal incurable par lequel je crains bien d’être atteinte (mais que je souhaite néanmoins à tous tant il est une délicieuse brûlure) : « le démon de l’écriture » dont il donne une magnifique définition justifiée par ses débuts d’auteur (que je vous laisse découvrir dans le récit) : « Alors, quand un journaliste me demande : « C’est quoi pour vous l’écriture ? », j’évoque sans hésiter la fièvre de mon adolescence. ». »Je me souviens… »: ainsi débute chaque court chapitre, comme un refrain. Cet ouvrage est ainsi avant tout une douce chanson, à la fois mélancolique et joyeuse -surtout joyeuse-, qui me fait penser, au-delà de la référence formelle à Georges Perec, à la fameuse musique des mots de Sagan si singulière, avec cet humour et cette mélancolie qui l’étaient tout autant, et ce regard espiègle et lucide. Et comme une chanson délicieusement entrainante, nous n’avons pas envie de l’interrompre et, même, une fois terminée, nous avons envie de la réécouter ou de l’entendre par bribes, pour le jeu et la musique des mots. Sagan , justement, disait que « La culture c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale ». Gilles Jacob a ainsi l’intelligence de ne pas « étaler » sa culture ou ses rencontres mais de nous faire partager avec bonheur son enthousiasme, ses coups de cœur avec son regard tendrement malicieux.

    Bien sûr, au-delà du bonheur communicatif d’écrire, les pages exhalent et exaltent sa passion du cinéma et des mots. Il jongle avec les mots mais aussi avec les années, les souvenirs, les films, avec une tendre ironie. La mélancolie surgit, comme dans ses autres ouvrages, subrepticement et pudiquement, lorsqu’il évoque ses parents, son frère et quelques autres, célèbres ou inconnus. Il reste avant tout un amoureux : des mots, du cinéma, des actrices, de la vie, de l’amour, de ses parents, de son frère…et ses pages résonnent de cet amour. Se souvenir des belles choses. Le temps d’une anecdote savoureuse en compagnie de Chabrol. D’un hommage à l’intelligence de Sharon Stone. A la réjouissante insolence de Jane Campion. A la pétillante Jane Fonda. Le temps d’un bel hommage à Claude Miller « grand cinéaste de sa génération » dont l’ « art mêle violence et subtilité », par l’évocation de « Dites-lui que je l’aime ». Un hommage à la « folie douce » de Tim Burton. Et à tant d’autres…

    Ce qui marquera certainement ceux qui ne le suivent pas encore sur twitter (« Je me souviens que pour naviguer sans effort dans la blogosphère, j’avais choisi @jajacobbi comme nom de geek ») où, chaque jour ou presque, avec une impressionnante régularité, il délivre de savoureuses et caustiques (mais, là aussi, jamais cruelles) pensées, c’est à quel point il est ancré dans son époque, curieux de celle-ci, ce qui n’étonnera en revanche probablement pas les habitués de Cannes, festival qui, toujours, a su s’adapter à l’époque, débusquer de nouveaux talents, se renouveler. Il cite aussi bien des films (« Camille redouble ») ou des séries récents que des classiques même si cela ne l’empêche pas d’énoncer quelques regrets : « Je me souviens que François Truffaut disait que les cinéastes seraient bientôt jugés par des gens n’ayant pas vu « L’Aurore », de Murnau. Nous y sommes. » Sans même remonter jusqu’à Murnau (je crois même que c’est presque une vision optimiste), il est triste d’observer que le cinéma est parfois jugé par des gens qui pensent qu’il commence en 2000 et ne dépasse pas les frontières des Etats-Unis.

    Mais s’il y a quelques piques sibyllines réjouissantes (jamais gratuites comme au sujet de cette Ministre « responsable mais pas coupable » ), c’est surtout un admirateur, et finalement, il est sans doute la personne avec laquelle il est le moins tendre et le moins indulgent, même si, du haut de ses impériales marches, il a certainement pu observer tant de mesquineries, d’indélicatesses qu’il a l’élégance d’oublier ou de résumer d’un trait d’humour plus ou moins énigmatique. Je me souviens, à mon tour que, dans un autre livre, il disait que « Cannes n’est pas un paradis pour les âmes sensibles. » La sienne a parfois dû être mise à rude épreuve.

    Ces Pas perdus plairont, évidemment, aux amoureux du cinéma (même s’il n’y est pas question que de cinéma mais aussi de peintures, de politiques, de littérature, mais que, d’une certaine manière, ces pas perdus relient tous entre eux et finalement de manière plus ou moins lointaine, au cinéma) mais donnera aussi envie de découvrir certains films, d’en revoir d’autres comme , par exemple, Casablanca dont il parle magnifiquement. « Alors, revoir « Casablanca », c’est fredonner une fois encore la complainte du temps qui passe. » Je dois avouer revoir chaque fois ce film avec le même plaisir, et bien que l’ayant en DVD, ne jamais résister à un passage télévisé : le charme troublant de ce couple de cinéma mythique et le charisme ensorcelant de ceux qui les incarnent, la richesse des personnages secondaires, la cosmopolite Casablanca d’une ensorcelante incandescence, la musique de Max Steiner, la voix de Sam douce et envoûtante chantant le nostalgique « As time goes by », la menace de la guerre lointaine et si présente, la force et la subtilité du scénario, le dilemme moral, la fin sublime, le romantisme désenchanté et l’exaltation nostalgique et mélancolique de la force du souvenir et de l’universalité de l’idéalisme (amoureux, résistant) et du combat pour la liberté qui font de ce film un chef d’œuvre…et un miracle quand on sait à quel point ses conditions de tournage furent désastreuses. La magie du cinéma, tout simplement, comme le dit Lauren Bacall : « On a dit de Casablanca que c’était un film parfait évoquant l’amour, le patriotisme, le mystère et l’idéalisme avec une intégrité et une honnêteté que l’on trouve rarement au cinéma. Je suis d’accord. Des générations se plongeront dans le drame du Rick’s Café Américain. Et au fil du temps, le charme de Casablanca, de Bogey et de Bergman continuera à nous ensorceler. C’est ça, la vraie magie du cinéma ».

    Nous apprenons aussi que sa première critique fut La Règle du jeu, qu’il regrette de n’avoir pas sélectionné Femmes au bord de la crise de nerfs de Pedro Almodovar… Vous saurez aussi l’éminente raison pour laquelle Jack Nicholson a décliné son invitation au jury du Festival de Cannes, ce qu’il pense de Lars von Trier et de son incompréhensible dérapage/provocation, en conférence de presse, à Cannes…

    Et puis, il y a ces aphorismes, ces maximes, ces petites phrases, ces couplets qui se retiennent comme une musique, irrésistible, dont voici quelques exemples parmi 496 « couplets » :

    « Je me souviens d’être allé au cinéma Le Rialto à Nice pendant la guerre et sur le pont du Rialto à Venise après la guerre.»

    « Je me souviens que les gens de droite prononçaient Mit’rand et ceux de gauche Mittérand. »

    « Je me souviens très bien du jour où Armstrong a fait les premiers pas de l’homme sur la Lune, parce que ce jour-là j’ai marché sur les lunettes. »

    Il y a ces transitions (ou absences de transitions), habiles, incongrues, qui sont parfois aussi drôles que les phrases elles-mêmes :

    « Je me souviens de la petite souris du dessinateur Plantu.

    Je me souviens de la souris d’agneau, je me souviens du morceau du boucher. Et aussi de La souris qui rugissait.

    Je me souviens de la Jouvence de l’Abbé Soury. »

    Ou cette autre, parmi tant d’autres, plus malicieuse encore, entre l’évocation des succès de Jérôme et Nicolas Seydoux et M. Verdoux, faussement innocente…

    Ces Pas perdus présentent de nombreux points communs avec ses précédents ouvrages. Il devrait donc ravir, à la fois, ceux qui, comme moi, avaient été enchantés par ces derniers et inciter les autres à les découvrir. On y retrouve ainsi cette autodérision « woodyallenienne » (auquel il semble, en plus de l’humour, désormais emprunter son rythme d’un projet par an, pour notre plus grand plaisir) dont il loue une fois encore les qualités, la « prodigalité créatrice et son humour dévastateur », en effet incontestables et qui ne cessent aussi de m’enchanter, me surprendre, récemment encore avec son To Rome with love . Au passage, je croise les doigts pour que son Blue Jasmine soit en sélection à Cannes. La date de sortie n’a pas encore été annoncée. Peut-être est-ce un bon présage… Comme dans ses précédents ouvrages, il reste toujours discret alors que sa mémoire doit détenir tant d’indiscrétions. Comme dans ses précédents ouvrages, il transmet avec élégance sa passion du cinéma, de l’écriture, de la vie, avec un humour réjouissant teinté de mélancolie pudique et légère. Après en avoir vu tant –de gens, de films, de pas perdus-, de le voir rester aussi curieux, jamais cynique (mal de l’époque qui, aux yeux de certains, tristement, devient une qualité), amusé, amusant, est réellement rafraîchissant quand tant d’autres en ayant vu et vécu bien moins sont déjà las, blasés, condescendants et évidemment : cyniques. Comme dans ses précédents ouvrages également : tendre impertinence et ironie jubilatoire sont au rendez-vous.

    Ces Pas perdus sont un voyage sinueux et mélodieux dans sa mémoire, une vie et des souvenirs composés de rêves, sans doute de cauchemars, qu’il a toujours la délicatesse de dessiner en filigrane. S’il parle de lui, ce n’est jamais par orgueil, mais finalement pour nous parler à nous ou de nous, faisant de ses pas perdus, aussi, les nôtres. Ces Pas perdus se lisent comme s’écouterait une chanson (du passé, et du présent, et même de l’avenir) qui a l’effet d’une madeleine de Proust que l’on fredonne avec une nostalgie joyeuse, ou comme se regarde une suite de courts-métrages ou de nouvelles ( comme un délicieux court texte sur Hopper, notamment, en témoigne). Si vous aimez et voulez croiser le si cinématographique Hopper donc, Truffaut, Sautet, Sagan et Sartre, Casablanca, Monsieur Arnaud, le cinéma, Cannes (les souris ?), Woody Allen, Tom Ripley (ah, Tom Ripley…), La Madone au Chardonneret de Raphaël, Catherine Deneuve, la danse des petits pains dans La Ruée vers l’or, des Présidents de la République, Antoine Doinel et tant d’autres… alors… écoutez cette chanson, elle vous fera irrésistiblement monter le sourire aux lèvres, pas un sourire cynique, non, mais un sourire tendre, joyeux, nostalgique, amusé, empathique.

    As time goes by… La vie passera comme un rêve, surtout si on a l’élégance, comme l’auteur de ces Pas perdus, de plonger dans sa mémoire et de regarder le passé et les autres avec bienveillance, lucidité, tendresse. Le livre, décidément, d’un« gentleman old school » qui reste finalement le « chef de village » d’un « petit port de pêcheurs isolé au sud de la France » (ceux qui ont vu « Une journée particulière » comprendront).

    Ces réjouissants Pas perdus s’achèvent par un hommage à la vie, une douce confusion entre cinéma et réalité, et par « Woody », évidemment par Woody dont le plaisir à mélanger fiction et réalité, l’enthousiasmante et enthousiaste curiosité, l’amour du cinéma et plus encore l’humour, décidément, le rapprochent tant. Leur lecture, elle, s’achève par l’envie de réécouter la chanson de ces Pas perdus et de retourner sur ce doux rivage bercé par le flux et le flot d’une mémoire composée d’oublis judicieux et de souvenirs drôles, élégants, émouvants. Pouvoir, inestimable, de ce doux « démon » de l’écriture que de rendre universelle une mélodie finalement très personnelle et que de rendre harmonieux tous ces souvenirs épars de 7 décennies. Partez vite trouver et entonner ces Pas perdus, savoureux et mélodieux tourbillon de (la) vie, de mots et de cinéma, « en-chanté » et enchanteur !

    Les Pas perdus Date de parution : le 24 Avril 2013 – Flammarion

    Suivez le Festival de Cannes 2013 en direct sur http://inthemoodforfilmfestivals.com, http://inthemoodlemag.com et http://inthemoodforcannes.com . A ne pas manquer également, en ce moment : « Phèdre » à la Comédie Française (retrouvez ma critique, en cliquant ici) et la sortie du DVD du 20ème anniversaire de « La Liste de Schindler », ce 9 avril, un chef d’oeuvre du « président » Spielberg (dont vous pouvez retrouver ma critique, en cliquant ici).