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  • Programme des temps forts du pavillon "Les cinémas du monde" - Festival de Cannes 2012

     Sous le parrainage de Maria de Medeiros & d'Elia Suleiman, le Pavillon Les Cinémas du Monde offrira pour sa nouvelle édition 2012 des moments de rencontres, de travail et d'échanges aux professionnels et organismes impliqués dans la création et la promotion des cinématographies du monde.

    www.lescinemasdumonde.com

     

     PROGRAMME :

    VENDREDI 18 MAI : INAUGURATION DU PAVILLON LES CINÉMAS DU MONDE
    10h30 : Inauguration du Pavillon Les Cinémas du Monde en présence des Parrains Maria de Medeiros & Elia Suleiman, des dix réalisateurs de la Fabrique des Cinémas du Monde et des représentants du Pavillon Les Cinémas du Monde : Sylviane Tarsot-Gillery (Institut français), Alain de Pouzilhac (AEF), Clément Duhaime (OIF), Marie-Christine Saragosse (TV5MONDE), Etienne Fiatte (CFI).
    11h30 : Photocall
    12h15 : Cocktail presse
    19h : Montée des marches officielle de l’ensemble de la délégation du Pavillon

    SAMEDI 19 MAI :
    11h-11h30 : Rencontre avec le réalisateur sénégalais Moussa Touré – La Pirogue, Un Certain Regard - et l’équipe du film, en présence de Clément Duhaime, Administrateur de l'OIF et de Marie-Christine Saragosse, Directrice générale de TV5MONDE.
    11h30-12h30 : Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Rencontre de haut niveau pour la mise en œuvre effective du Fonds panafricain pour le cinéma et l’audiovisuel (FPCA), en présence de son parrain, Moussa Touré et des ministres de la culture du Bénin, du Gabon, de Côte d’Ivoire, de Tunisie et du Sénégal.
    16h-18h : Viva Riva de Djo Tunda Wa Munga : radiographie d’un succès. Nouvelles stratégies de production et de distribution en Afrique, en présence du réalisateur, animé par Olivier Barlet (Africultures).

    DIMANCHE 20 MAI :
    11h-13h : Festival du Film de  Locarno : présentation de la sélection 2012 d'Open Doors
    17h-18h30 : Ardèche Images / DOCMONDE : lancement de DOCMONDE, plateforme internationale de développement et de coopération pour le film documentaire de création : AFRICADOC (continent africain), EURASIADOC (Caucase, Asie centrale, Russie), DOCOI (Océan Indien).

    LUNDI 21 MAI : 
    10h30-12h30 : Euromed Audiovisuel / INA / Euromed Heritage : Medmem (Mémoires audiovisuelles de la Méditerranée) : activités et résultats de la coopération audiovisuelle. Avant première du lancement du site cofinancé par Euromed Heritage IV, les archives des télévisions de la Méditerranée bientôt en ligne!

    MARDI 22 MAI : 
    11h-12h30 : AfricaFilms.tv-Mobiciné : la VOD africaine, ça roule ! 
    15h30-18h : Aide aux cinémas du monde (CNC – Institut français). Présentation du nouveau dispositif d’aide à la coproduction internationale.

    MERCREDI 23 MAI : 
    11h-12h30 : Cinéma numérique ambulant (CNA) : la place des cinémas itinérants dans l'économie cinématographique africaine.

    JEUDI 24 MAI : 
    11h-12h30 : Ecole miroir : la "diversité" à la recherche de l'universalité : l’Ecole miroir, un tremplin pour l'égalité des chances.


                                        Retrouvez l'agenda complet mis à jour, le détail de la délégation artistique et les visuels des films sur www.lescinemasdumonde.com

  • Prix Eric Jean en avant-première à Cannes le 21 Mai: "Emprise" de Vincent Arnaud avec Alysson Paradis, Aurélien Wiik

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    Cannes, c'est bien sûr avant tout la sélection officielle mais c'est aussi le plus grand marché du film au monde, et le moyen également de découvrir des courts-métrages.

    Créateur de lunettes français indépendant depuis une vingtaine d’années, aujourd’hui, Eric JEAN souhaite contribuer à l’industrie cinématographique en accompagnant une nouvelle génération de jeunes réalisateurs français émergeants à se révéler et les aider à  affirmer leur talent et réaliser leurs rêves.

    Mr Eric Jean a ainsi le plaisir d’annoncer  la création d’un prix portant  son nom, pour récompenser le projet de court métrage d’un jeune réalisateur Français, talentueux  et prometteur.

    La société Eric Jean Confidentiel  participera  activement et financièrement  (au travers d’une coproduction) à la réalisation d’une collection de court-métrage de fiction.

    A titre d’expérience pilote, le premier projet de court métrage de fiction qui a été choisi par Eric JEAN et un comité de sélection, coproduit avec la société de production  Tikimage,  est  « Emprise » d’Arnaud Vincent, mettant en scène, entre autres, Alysson Paradis, Anne Sophie Franck, Dany Verissimo, Jean Pierre Martins et Aurélien Wiik ;

    Il sera projeté en avant  première le 21 mai  à Cannes.

  • Le restaurant de la plage privée de l'hôtel Gray d'Albion Lucien Barrière à Cannes: LA bonne adresse cannoise

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    Avant de revenir au cinéma et avant de vous annoncer ici le premier de mes divers partenariats pour ce 65ème Festival de Cannes, je voulais vous parler d'un lieu où je vais depuis mon premier Festival de Cannes il y a 12 ans, et où service et qualité des plats proposés ont toujours été au rendez-vous. J'y suis désormais un peu à la maison mais je peux vous garantir que, que vous soyez des habitués ou non, l'accueil souriant est garanti (même si, parfois, vous aurez peut-être l'impression d'un accueil trop expéditif, l'endroit est pris d'assaut pendant le festival).

     Vous pourrez opter pour une table à l'ombre près de la Croisette ou près de la plage.

     Pendant le festival, il n'est plus possible de louer des transats (c'est en temps normal la plage privée de l'hôtel) puisque c'est là que se tient la Terrazza Martini dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises (le programme, ici), lieu où je préfère terminer mes soirées cannoises, à la fois au coeur du tumulte et un peu à l'écart.

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    La vue sur la baie de Cannes est à couper le souffle et c'est un relatif havre de paix entre deux projections pour un repas copieux et de qualité. Les prix sont plutôt abordables comparés à certains restaurants (voire des pizzerias) qui pratiquent des tarifs beaucoup plus élevés nullement justifiés par le service et la qualité des plats proposés. N'oublions pas que c'est un des deux restaurants d'un hôtel de luxe (que je vous recommande également par ailleurs, un peu à l'écart de la frénésie et tout de même en plein centre et idéal pendant le festival).

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     Vous y trouverez une cuisine mediterranéenne et des spécialités libanaises. Vous pourrez y déjeuner (pas de dîner possible en période de festival, la plage étant privatisée pour les soirées de la Terrazza Martini) pour une moyenne de 30 euros, moins si vous optez pour le plat du jour à 18 euros,  ou la formule à 23 euros (entrée du jour et plat du jour ou plat du jour et dessert du jour).

    Je vous conseille aussi de tester leurs desserts, succulents. J'ai un faible pour le craquant praliné-chocolat. Je vous recommande également leurs "grandes assiettes", riches et copieuses.

     Didier et son équipe vous y accueilleront jusqu'à 17 heures. Allez-y de ma part et les yeux fermés...et surtout n'oubliez pas de réserver en période de festival!

     

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    Renseignements: http://www.gray-dalbion.com

    Hôtel Gray d’Albion
    38, rue des Serbes
    06408 CANNES
    France

    Tél: +33 (0)4 92 99 79 79

    Plage du Gray d'Albion
    La Croisette (face à la rue du Commandant André) - 06400 Cannes
    Tél. 04 92 99 79 99 - Fax. 04 93 99 26 10

    Retrouvez également cet article sur http://www.inthemoodforluxe.com

  • Magic Garden meets Le Baron au 65ème Festival de Cannes

     

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    Pour célébrer la 65ème édition du Festival du Film, Le Baron & Magic Garden montent Les Marches à Cannes. Magic Garden investit l’ancien Jimmy’z,

    situé au coeur du Palais des Festivals pour la deuxième année consécutive.

    Une petite pause avant de reprendre les sujets cinématographiques qui tombe bien puisque, justement, cela pourrait être un des lieux où effectuer d'agréables pauses pendant le festival.

    Pour célébrer la 65ème édition du Festival du Film, Le Baron & Magic Garden montent Les Marches à Cannes. Magic Garden investit l’ancien Jimmy’z, situé au coeur du Palais des Festivals pour la deuxième année consécutive.

     Cette année, il recevra le Baron, qui depuis 7 ans, à l’hôtel 3.14 (2005-2010) puis au Baron Piano Bar (2011), apporte sa fantaisie aux nuits du Festival.

    De Minuit à l’aube, réalisateurs, acteurs, producteurs, artistes et oiseaux de nuits se retrouveront dans ce lieu unique, à la terrasse magique.

    12 nuits de folie douce : attendez-vous à une pluie de concerts réjouissants, de grands noms sont au programme, mais chut…

    La programmation ne sera dévoilée qu’au dernier moment  et je ne manquerai pas de vous la livrer ici!

    12 nuits où danser au son des djs, guests et selectors de l’agence Tête d’Affiche : l’âme du club parisien, gage de qualité et d’éclectisme.

    Un club convivial, festif et exclusif à la terrasse unique, et où le piano bar qui fait le succès du Baron Cannes depuis deux ans vous accueillera chaque soir.

    A partir de minuit 30 et jusqu’à l’aube, Bak, avec sa bonhommie et sa courtoisie habituelles, accueillera les noctambules amoureux du 7ème art.

     

  • Présentation de "Cosmopolis" de David Cronenberg avec Robert Pattinson et vidéo de Robert Pattinson - Compétition officielle du Festival de Cannes 2012

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    Sans aucun doute "Cosmopolis" de David Cronenberg fait partie des films attendus de ce Festival de Cannes 2012. J'essaierai d'aller le voir pour vous en livrer ma critique ici. En attendant, pour vous faire patienter, je vous propose de gagner 10 bandes originales et 10 affiches du film (chacun des 10 gagnants remportera la bande originale ET l'affiche) en vous rendant sur http://www.inthemoodforcinema.com http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2012/05/10/concours-gagnez-10-affiches-et-10-bandes-originales-de-cosmo.html  .

    Le film sort en salles le 25 mai 2012.

    Synopsis: Dans un New York en ébullition, l'ère du capitalisme touche à sa fin. Eric Packer, golden boy de la haute finance, s’engouffre dans sa limousine blanche. Alors que la visite du président des Etats-Unis paralyse Manhattan, Eric Packer n’a qu’une seule obsession : une coupe de cheveux chez son coiffeur à l’autre bout de la ville. Au fur et à mesure de la journée, le chaos s’installe, et il assiste, impuissant, à l’effondrement de son empire. Il est aussi certain qu’on va l’assassiner. Quand ? Où ? Il s’apprête à vivre les 24 heures les plus importantes de sa vie.

    Cosmopolis est l'adaptation du treizième roman du célèbre auteur américain Don DeLillo, publié en 2003, avait, à l'époque, reçu des critiques majoritairement négatives. Le roman est considéré comme prémonitoire de par son point de vue sur les défauts du système financier international.

    Sept ans après « A History of Violence », David Cronenberg se retrouve de nouveau en compétition au Festival de Cannes avec « Cosmopolis" après avoir été en sélection à plusieurs reprises : en 1996 pour « Crash » ( Prix Spécial du Jury), en 2002 pour "Spider" et, entre les deux, il avait également été Président du Jury (1999, « Rosetta » avait alors eu la palme d’or).

    Pour sa première année de présence sur la Croisette, Robert Pattinson devrait ici rompre avec son image de gentil vampire de la saga « Twilight » après avoir joué dans « De l'eau pour les éléphants » et « Remeber me ». C'est aussi la première fois qu'il est dirigé par un réalisateur aussi reconnu que David Cronenberg.

    On retrouve, au casting les acteurs français Mathieu Amalric et Juliette Binoche

    Howard Shore, oscarisé pour son travail sur "Le Seigneur des Anneaux", a composé la musique de tous les films de David Cronenberg depuis Chromosome 3 (à l'exception de Dead Zone). Cosmopolis ne déroge donc pas à la règle et marquera la quinzième collaboration entre les deux hommes.

    A cette occasion, je vous propose également de retrouver ma critique de "De l'eau pour les éléphants" , ma vidéo de la conférence de presse avec Robert Pattinson, ci-dessous et retrouvez ma critique du film et les photos de la conférence de presse en cliquant ici.

     

     
  • Critique - "Etreintes brisées" de Pedro Almodovar (Festival de Cannes 2009 - compétition officielle)

    C'est au Festival de Cannes 2009 que j'avais eu le plaisir de découvrir ce très beau film de Pedro Almodovar, malheureusement reparti sans prix, mais que je vous recommande vivement de découvrir à l'occasion de sa diffusion, ce soir, à 20H35, sur Arte.

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    Lorsque vous voyez un film dans l’effervescence du Grand Théâtre Lumière à Cannes, dans l’euphorie cannoise, de surcroît à côté de l’équipe du film, votre avis est forcément vicié et imprégné de cette atmosphère excessive, c’est pourquoi j’avais tenu à retourner voir « Les Etreintes brisées » quelques jours après l’avoir vu sur la Croisette. Inutile de spécifier à quel point c’est étrange de voir un film dans une salle quasiment vide, qui ne réagit donc pas, après l’avoir vu quelques jours auparavant en présence de l’équipe du film avec un public particulièrement réactif. Alors ? Alors, même loin de l’agitation cannoise, certes «Etreintes brisées » n’est pas le film le plus fou, le plus extravagant, le plus délirant de Pedro Almodovar mais il n’en demeure pas moins remarquable à de nombreux points de vue… et l’un de ses meilleurs films, peut-être même le plus maîtrisé. En tout cas, l’un de mes favoris de cette compétition cannoise 2009 avec, notamment « Inglourious Basterds » de Quentin Tarantino (que Pedro Almodovar, en cinéphile, était d’ailleurs allé voir en séance du lendemain).

    Synopsis : Il y a 14 ans, dans un violent accident de voiture dans l’île de Lanzarote, un homme (Lluis Homar) a perdu la vue mais aussi la femme de sa vie, Lena (Penelope Cruz). Sa vie se partage alors en deux parties à l’image de ses deux noms : Harry Caine, pseudonyme ludique sous lequel il signe ses travaux littéraires, ses récits et scénarios ; et Mateo Blanco, qui est son 2009_0520almodovar0032.JPGnom de baptême sous lequel il vit et signe les films qu’il réalise. Après l’accident, il n’est alors plus que son pseudonyme : Harry Caine. Dans la mesure où il ne peut plus faire de films, il s’impose de survivre avec l’idée que Mateo Blanco est mort à Lanzarote aux côtés de Lena.

     

     

     

    Pedro Almodovar, habitué de la Croisette et de la compétition cannoise (juré en 1992, en compétition pour « Tout sur ma mère » en 1999- prix de la mise en scène -, pour « La mauvaise éducation » en 2004 –présenté hors compétition- ; pour « Volver » en 2006 –prix du scénario et d’interprétation collectif-) est, cette année reparti bredouille pour un film dont la mise en scène d’une impressionnante beauté et maîtrise, le scénario impeccable et l’interprétation remarquable de Penelope Cruz auraient pourtant pu lui permettre de figurer au palmarès, à ces différents titres.

     

    2009_0520almodovar0034.JPGAussi invraisemblable que cela puisse paraître certains cinéastes ne sont pas des cinéphiles (j’aurais bien des exemples mais je m’abstiendrai) mais au même titre que Picasso maîtrisait parfaitement l’histoire de la peinture, condition sine qua non au renouvellement de son art, il me semble qu’un cinéaste se doit de connaître et d’être imprégné de l’histoire du cinéma, comme Pedro Almodovar qui, dans ce film, en plus de témoigner de sa cinéphilie livre une véritable déclaration d’amour au cinéma (il rend notamment hommage à Hitchcock, Antonioni, Malle, Rossellini… ). Et à Penelope Cruz qu’il sublime comme jamais, en femme fatale, brisée et forte, à la fois Marylin Monroe, lumineuse et mélancolique, et Audrey Hepburn, gracile et déterminée.

     

    « Les Etreintes brisées » est un film labyrinthique d’une grande richesse : un film sur l’amour fou, le cinéma, la fatalité, la jalousie, la trahison, la passion, l’art. Un film dans lequel, à l’image du festival de Cannes, cinéma et réalité se répondent, s’imbriquent, se confondent.

    La mise en abyme, à l’image de tout ce film, est double : il y a d’une part le film que réalise Harry Caine mais aussi le making of de son film. Harry Caine est lui-même double puisque c’est le pseudonyme de Mateo Blanco. Il meurt doublement : il perd la vue, la cécité étant la mort pour un cinéaste ; il perd la femme qu’il aime, une étreinte brisée qui représente la mort pour l’homme amoureux qu’il est aussi. Un film morcelé à l’image de ces photos en mille morceaux de Lena, d’une beauté tragique.

    Et puis que dire de la réalisation… Flamboyante comme ce rouge immédiatement reconnaissable comme celui d’un film de Pedro Almodovar. D’un graphique époustouflant comme ce film que Mateo Blanco réalise. Sensuelle comme ces mains qui caressent langoureusement une image à jamais évanouie. Son scénario joue avec les temporalités et les genres (film noir, comédie, thriller, drame) avec une apparente facilité admirable.

    Peut-être la gravité mélancolique a-t-elle désarçonnée les aficionados du cinéaste qui n’en oublie pourtant pas pour autant sa folie jubilatoire comme dans ce film dans le film « Filles et valises », hommage irrésistible à « Femmes au bord de la crise de nerfs ».

    Un film gigogne d’une narration à la fois complexe et limpide, romantique et cruel, qui porte la poésie langoureuse, la beauté mélancolique et fragile de son titre, un film qui nous emporte dans ses méandres passionnées, un film pour les amoureux, du cinéma. Un film qui a la beauté, fatale et languissante, d’un amour brisé en plein vol… Un film qui a la gravité sensuelle de la voix de Jeanne Moreau, la beauté incandescente d’une étreinte éternelle comme dans « Voyage en Italie » de Rossellini, la tristesse lancinante de Romy Schneider auxquels il se réfère.

    Penelope Cruz, d’une mélancolie resplendissante, pour cette quatrième collaboration, aurait de nouveau mérité le prix d’interprétation et sa prestation (mais aussi celles de tous ses acteurs et surtout actrices auxquels il rend ici hommage, parfois juste le temps d’une scène comme pour Rossy de Palma) prouve à nouveau quel directeur d’acteurs est Pedro Almodovar qui sait aussi, en un plan, nous embraser et embrasser dans son univers, immédiatement identifiable, la marque, rare, des grands cinéastes.

    Un film empreint de dualité sur l’amour fou par un (et pour les) amoureux fous du cinéma… le cinéma qui survit à la mort, à l’aveuglement, qui sublime l’existence et la mort, le cinéma qui reconstitue les étreintes brisées, le cinéma paré de toutes les vertus. Même celle de l’immortalité… Un film par lequel je vous recommande vivement de vous laisser charmer et enlacer…

  • Critiques de films du Festival de Cannes 2011...en attendant le Festival de Cannes 2012

    Ci-dessous, retrouvez quelques-unes de mes critiques de films du Festival de Cannes 2011...en attendant celles du Festival de Cannes 2012 qui seront publiées ici en direct du festival. Cliquez sur le nom du film qui vous intéresse pour accéder à la critique.