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  • Composition du jury officiel du Festival de Cannes 2012

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    Après l'annonce de la sélection du Festival de Cannes 2012 lors de la conférence de presse du 19 avril dernier, et en attendant quelques ajouts  à la sélection, voici une des dernières annonces attendue, celle de la composition du jury officiel. Vous retrouverez, ci-dessous, le communiqué de presse complet du festival à ce sujet.

    Le Jury de la Compétition présidé par Nanni MORETTI (réalisateur, acteur, producteur italien) accueillera dans ses rangs :
    Hiam ABBASS (actrice, réalisatrice palestinienne)
    Andrea ARNOLD (réalisatrice et scénariste britannique)
    Emmanuelle DEVOS (actrice française)
    Diane KRUGER (actrice allemande)
    &
    Jean Paul GAULTIER (couturier français)
    Ewan MC GREGOR (acteur britannique)
    Alexander PAYNE (réalisateur, scénariste et producteur américain)
    Raoul PECK (réalisateur, scénariste, producteur haïtien)

    Le jury du 65e Festival de Cannes aura à départager les 22 films en Compétition pour composer son Palmarès, qui sera annoncé sur scène lors de la cérémonie de Clôture, le 27 mai, qui se terminera avec l’attribution de la Palme d’or.


    * * *

    Hiam ABBASS est née en Galilée. Après des études à Haïfa, elle rejoint la troupe de théâtre palestinienne de El-Hakawati. Elle fait sa première apparition au cinéma dans Noces en Galilee de Michel Khleifi (1987) puis accède à la notoriété avec Satin rouge de Raja Amari (2002). On l’a vue dans la Fiancée syrienne (2005) puis les Citronniers (2008) d’Eran Riklis, Free Zone d’ Amos Gitaï (2005, en Compétition à Cannes) et Désengagement (2008) ou la Porte du soleil de Yousry Nasrallah (2004), présenté également en Sélection Officielle. En France, elle tourne également avec Patrice Chéreau, Jean Becker ou Radu Mihaileanu (La source des femmes – en Compétition à Cannes 2011). Aux Etats-Unis avec Jim Jarmusch (The Limits of Control - 2009), Thomas McCarthy (The Visitor - 2008) ou encore Julian Schnabel dans Miral présenté au Festival de Venise en 2010. Elle vient d’achever le tournage de son premier long métrage comme réalisatrice, Inheritance.

    Andrea ARNOLD, réalisatrice et scénariste britannique, a reçu l'Oscar du meilleur court-métrage de fiction en 2004 pour Wasp. Elle est sélectionnée en Compétition à Cannes dès son premier long métrage, Red Road (2006). Ce coup d’essai est un coup de maître : le film remporte le Prix du Jury décerné par le Président Wong Kar-wai. Pour son deuxième film, Fish Tank (2009), elle revient à Cannes et la Présidente du Jury Isabelle Huppert lui offre également le Prix du Jury. En 2011, Andrea Arnold a réalisé son troisième film, une adaptation du roman de Emily Brontë, Les Hauts de Hurlevent, sélectionné en Compétition au Festival de Venise.


    Après des études au Cours Florent, Emmanuelle DEVOS tourne avec les cinéastes de la génération de la Fémis des années 90 : Noémie Lvovsky et Arnaud Desplechin qui l’emmènent en Compétition à Cannes en 1996 pour son film Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle). La consécration arrive en 2001 avec Sur mes lèvres de Jacques Audiard qui lui permet d’obtenir le César de la meilleure actrice. Elle jouera à nouveau pour Desplechin et Audiard et aussi avec Nicole Garcia, Emmanuel Carrère, Alain Resnais et Xavier Giannoli, dont le film A l’origine lui vaut un César du Meilleur Second Rôle en 2010. Restée attachée au théâtre, elle poursuit sa carrière sur le grand écran qui la fera tourner prochainement avec Martin Provost et avec Jérôme Bonnell aux côtés de Gabriel Byrne.


    Née en Allemagne, Diane KRUGER débute une carrière internationale avec Troie de Wolfgang Petersen (2004). On la voit ensuite dans Joyeux Noël de Christian Carion, en Sélection Officielle à Cannes et nommé aux Oscar pour le Meilleur Film Etranger, puis avec Agnieszka Holland, Bille August, Quentin Tarantino. En France, elle a tourné récemment avec Fred Cavayé et Fabienne Berthaud. Elle est à l’affiche de Les Adieux à la Reine de Benoît Jacquot, en ouverture du Festival du Film de Berlin 2012 et vient de terminer le Plan de Pascal Chaumeil et The Host de Andrew Niccol.


    Couturier mondialement célèbre ayant travaillé pour des artistes comme Madonna, Angelin Prejlocaj ou Régine Chopinot, Jean Paul GAULTIER commence sa carrière chez Pierre Cardin puis crée sa propre maison en 1976. Passionné et touche-à-tout, il n’a jamais cessé de se multiplier, travaillant pour la danse, la musique ou le cinéma ; il a créé les costumes de La Cité des Enfants Perdus de Jeunet et Caro ou du Cinquième élément de Luc Besson. Il a surtout travaillé avec Pedro Almodovar pour la Mauvaise éducation, en ouverture de Cannes 2004 et sur la Piel que habito, en Compétition l’an dernier. Cinéphile, Jean-Paul Gaultier a déclaré à plusieurs reprises sa passion des actrices ou de metteurs en scène comme Jacques Becker.


    Ewan MCGREGOR s’est imposé en douceur dans le cinéma international, de Trainspotting de Danny Boyle (Compétition- Cannes 1996) à Star Wars de George Luca (2002-2005) ou Moulin Rouge de Baz Luhrmann qui ouvre le Festival en 2001. Il donne la mesure de l'étendue de son registre dans Le Rêve de Cassandre de Woody Allen (2007), les Chèvres du Pentagone de Grant Heslow (2010) ou encore The Ghost Writer de Roman Polanski (2010). Il tourne actuellement pour HBO une série télévisée adaptée du roman de Jonathan Franzen, The Corrections. Après Jude Law en 2011, Cannes est heureux d’accueillir un nouveau représentant de l’école dramatique anglaise.


    Originaire du Nebraska, Alexander PAYNE étudie le cinéma à UCLA. Il réalise son premier long-métrage, Citizen Ruth, en 1996 et enchaîne avec L’Arriviste (1999), qui reçoit le prix du Meilleur Scénario de la Writers’ Guild of America et de la New York Film Critics Circle, ainsi qu’une nomination aux Oscar pour la meilleure adaptation. En 2002, Monsieur Schmidt est sélectionné en Compétition au Festival de Cannes. Réalisateur sensible s’inspirant de ses propres passions cinéphiles, Payne a signé Sideways en 2004, qui lui a valu un nouvel Oscar, comme son dernier film, The Descendants (2011), avec George Clooney, qui a également remporté l’Oscar de la meilleure adaptation.


    Né en Haïti, Raoul PECK grandit au Congo, en France, en Allemagne et aux Etats-Unis. Il a réalisé une œuvre complexe et variée qui va du documentaire à la fiction télé. Il réalise également des longs métrages : L’Homme sur les Quais, qui fut sélectionné en Compétition à Cannes 1993 et Lumumba, qui fut présenté à la Quinzaine des Réalisateurs en 2000. Sometimes in April (2005) est lui présenté à Berlin, Moloch Tropical (2009) à Toronto et à Berlin. Ancien Ministre de la Culture d’Haïti, Raoul Peck est depuis 2010, Président du Conseil d’Administration de La Fémis.

     

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  • La sélection 2012 de la Quinzaine des Réalisateurs : programme

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    C'était la dernière sélection cannoise dont nous attentions la programmation: la Quinzaine des Réalisateurs 2012 vient de dévoilier son programme. Il sera bien difficile de faire des choix cette année car, à l'image des autres sélections, elle s'annonce riche et passionnante. Comme chaque année, j'essaierai de me concentrer sur la compétition officielle et de voir le maximum des films de la compétition mais j'irai aussi voir quelques films de cette Quinzaine 2012.

    La sélection 2012 de la Quinzaine des Réalisateurs

    LONGS METRAGES / FEATURE FILMS

     

    3 de / by Pablo Stoll Ward (Uruguay, Allemagne, Argentine / Uruguay, Germany, Argentina) – Première internationale

     

    Adieu Berthe - l'enterrement de mémé / Granny's Funeral de / by Bruno Podalydès (France) - Première mondiale

     

    Alyah de / by Elie Wajeman (France) – Caméra d'or – Première mondiale

     

    Camille redouble de / by Noémie Lvovsky (France) - Première mondiale – Film de clôture

     

    Dae gi eui wang / The King of Pigs de / by Yeun Sang-Ho (Corée du Sud / South Korea) – Caméra d'or - Première Internationale

     

    Dangerous Liaisons de / by Hur Jin-Ho (Chine / China) – Première mondiale

     

    El Taaib / Le Repenti de / by Merzak Allouache (Algérie / Algeria) - Première mondiale

     

    Ernest et Célestine de / by Stéphane Aubier, Vincent Patar, Benjamin Renner (France, Belgique, Luxembourg / France, Belgium, Luxembourg) – Première mondiale

     

    Fogo de / by Yulene Olaizola (Mexique, Canada / Mexico, Canada) - Première mondiale

     

    Gangs of Wasseypur de / by Anurag Kashyap (Inde / India) - Première mondiale

     

    Infancia clandestina / Enfance clandestine de / by Benjamin Ávila (Argentine, Espagne, Brésil / Argantina, Spain, Brazil) - Première mondiale

     

    La noche de enfrente / La Nuit d'en face de / by Raoul Ruiz (France, Chili / France, Chile) - Première mondiale – Séance spéciale

     

    La Sirga de / by William Vega (Colombie, France, Mexique / Colombia, France, Mexico) – Caméra d'or - Première mondiale

     

    No de / by Pablo Larraín (Chili, Etats-Unis / Chile, USA) - Première mondiale

     

    Opération Libertad de / by Nicolas Wadimoff (Suisse, France / Switzerland, France) - Première mondiale

     

    Rengaine / Hold Back de / by Rachid Djaïdani (France) – Caméra d'or - Première mondiale

     

    Room 237 de / by Rodney Ascher (Etats-Unis / USA) - Caméra d'or - Première internationale

     

    Sightseers / Touristes ! de / by Ben Wheatley (Royaume Uni / United Kingdom) - Première mondiale - Séance spéciale

     

    Sueño y silencio de / by Jaime Rosales (Espagne, France / Spain, France) - Première mondiale

     

    The We and the I de / by Michel Gondry (Etats-Unis / USA) - Première mondiale – Film d'ouverture

     

    Yek Khanévadéh-e Mohtaram / Une famille respectable / A Respectable Family de / by Massoud Bakhshi (Iran)- Caméra d'or - Première mondiale

     

     

    COURTS METRAGES / SHORT FILMS

     

    PROGRAMME 1 – 1H38

     

    Avec Jeff, à moto / With Jeff de / by Marie-Eve Juste (Canada)

     

    Rodri de / by Franco Lolli (France)

     

    Königsberg de / by Philipp Mayrhofer (France)

     

    Porcos Raivosos / Porcs enragés / Enraged Pigs de / by Leonardo Sette et Isabel Penoni (Brésil / Brazil)

     

    Os vivos tambem choram / Les Vivants pleurent aussi de / by Basil da Cunha (Suisse, Portugal / Switzerland , Portugal)

     

     

    PROGRAMME 2 – 1H25

     

    Portret Z Pamieci / Drawn from Memory de / by Marcin Bortkiewicz (Pologne / Poland)

     

    The Curse de / by Fyzal Boulifa (Royaume Uni, Maroc / United Kingdom, Morrocco)

     

    Tram de / by Michaela Pavlátová (France, République tchèque / France, Czech Republic)

     

    Os mortos-vivos / Les Morts-vivants / The Living Dead de / by Anita Rocha da Silveira (Brésil / Brazil)

     

    Wrong Cops de / by Quentin Dupieux (France)

    Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel de la Quinzaine: http://www.quinzaine-realisateurs.com

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  • Couverture du Festival de Cannes 2012 par Canal plus et par Le Grand Journal

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    Photo ci-dessus, Michel Denisot, vendredi dernier, présentant le dispositif du Grand Journal à Cannes (photo inthemoodforcannes.com ).

    Comme chaque année, vous trouverez également ici tous les éléments afin de suivre au mieux ce Festival de Cannes 2012, que vous y soyez ou non.

    Vendredi, j'étais à la conférence de presse de Canal plus (partenaire officiel du Festival de Cannes depuis 19 ans), au siège de la chaine, conférence au cours de laquelle ont été annoncées les modalités de la présence de la Canal plus à Cannes avec, comme chaque année, un important dispositif.

    Ce dispositif 2012 intitulé "Cannes plus" aura ainsi pour but de "faire vivre Cannes comme si on y était" avec, notamment, 50 heures de programmes en clair (sur 350 heures de programmes) avec, bien entendu, Le Grand Journal, les cérémonies d'ouverture et de clôture en clair, en inédit et en exclusivité et en HD.

     Le Cercle, traditionnellement sur Canal plus cinéma, sera ainsi sur l'antenne de Canal, le samedi, à 12H45. Bien sûr, également au programme, les rencontres de cinéma de Laurent Weil.

     Pour l'occasion 500 personnes (journalistes, techniciens...) feront le déplacement. Chaque soir, à 19H50, vous pourrez également retrouver les Guignols.

    Le site internet de Canal plus vous permettra également de découvrir les montées des marches en intégralité (une nouveauté de cette année).

    Vous pourrez également prolonger l'expérience musicale du Grand Journal avec le bonus et les concerts inédits.

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     Au programme pour l'instant : LMFAO mais aussi Gossip (que j'avais eu le plaisir d'entendre au Grand Journal, dans les coulisses de l'émission, il y a 2 ans, voir mes vidéos ci-dessous ).

    Au programme donc, comme l'a résumé Michel Denisot "De la bonne humeur, du glamour, du cinéma". Comme chaque année, le Grand Journal reste l'émission phare et incontournable de Cannes avec des invités de prestige et le cinéma au coeur de son émission.

    Sur Canal plus, vous pourrez également voir des films en sélection officielle du dernier Festival de Cannes (et non des moindres!) parmi lesquels:

    -"Pater" d'Alain Cavalier (cliquez ici pour lire ma critique)

    -"Minuit à Paris" de Woody Allen (cliquez ici pour lire ma critique)

    -"Le Gamin au vélo" des frères Dardenne (cliquez ici pour lire ma critique)

    -"The Tree of life" de Terrence Malick

    Egalement au programme, un documentaire de mon cher collègue du jury du Festival du Film de Boulogne Billancourt, Didier Allouch: "L'endroit du décor" et le documentaire de Gilles Jacob "Une journée particulière" que j'ai eu le plaisir de découvrir en avant-première et au sujet duquel vous pouvez lire mon article, ici.

    Enfin, sur 21 préachats de Canal, 9 films sont en lice pour la palme d'or.

    Pour suivre Canal plus pendant le Festival de Cannes, cela se passe aussi sur twitter : @cinemacanalplus.

     Je vous rappelle également que pour ce qui sera mon 12ème Festival de Cannes, vous pourrez me suivre en direct de l'ouverture à la clôture sur twitter: @moodforcinema (compte principal) et @moodforcannes (compte cannois).

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    Ci-dessus: sous le plateau du Grand Journal, sur la plage du Martinez (photos inthemoodforcannes, en 2009)

     

     

     

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  • Programme de la Semaine de la Critique 2012

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    En attendant de vous annoncer (très prochainement, et lorsque les rumeurs seront confirmées) le jury de ce 65ème Festival de Cannes, je vous propose de découvrir le programme de la Semaine de la Critique 2012 avec, là aussi, de belles surprises.

    Au programme:

    -10 courts métrages

    -1200 films visionnés soit 200 de plus soumis au comité de sélection par rapport à l’an passé.

    -Quant au visage de la sélection, sur les 10 films choisis, on compte neuf premiers films et un seul deuxième film.

    -Le film d’ouverture "Broken" est un 1er film anglais de Rufus Norris, avec Tim Roth et Cillian Murphy, sur une musique de Damon Albarn.

    -Ensuite, deux séances spéciales autour de deux films français :

    "J’enrage de son absence", le deuxième film de l’actrice–réalisatrice, Sandrine Bonnaire, qui fait figure de second premier film puisque, après le documentaire "Elle s’appelle Sabine," (dont je vous avais dit tout le bien que j'en pensais) elle passe à la fiction.

    Ensuite, Augustine d’Alice Winocour, ancienne étudiante de la FEMIS dont c’est le premier film

    -La compétition avec 7 premiers films

    COMPETITION

    Longs métrages

    Aquí y allá Antonio Méndez Esparza (Espagne/Etats-Unis/Mexique) 1er

    Au galop Louis-Do de Lencquesaing (France) 1er

    Hors les murs David Lambert (Belgique/Canada/France) 1er

    Peddlers Vasan Bala (Inde) 1er

    Los Salvajes Alejandro Fadel (Argentine) 1er Sofia’s Last Ambulance Ilian Metev (Allemagne/Croatie/Bulgarie) 1er

    Les Voisins de Dieu Meni Yaesh (Israël/France) 1er

    Courts et moyens métrages

    La Bifle Jean-Baptiste Saurel (France)

    Ce n’est pas un film de cow-boys Benjamin Parent (France)

    Circle Line Shin Suwon (Corée du Sud)

    O Duplo Juliana Rojas (Brésil)

    Family Dinner Stefan Constantinescu (Suède)

    Fleuve rouge, Song Hong S. Lansaque, F. Leroy (France)

    Hazara Shay Levi (Israël)

    Horizon Paul Negoescu (Roumanie)

    Un dimanche matin Damien Manivel (France)

    Yeguas y cotorras Natalia Garagiola (Argentine)

    SEANCES SPECIALES

    Film d’Ouverture

    Broken Rufus Norris (Royaume-Uni) 1er

    Séances Spéciales

    Augustine Alice Winocour (France) 1er

    J’enrage de son absence Sandrine Bonnaire (France/Luxembourg/Belgique) 2e

    Catégories : SEMAINE DE LA CRITIQUE Lien permanent 0 commentaire Pin it! Imprimer
  • Programme de l'ACID 2012 (Festival de Cannes 2012)

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    Voici le programme de l'Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion cette année à Cannes (communiqué de presse officiel).

    Pour cinq sur neuf de ces longs métrages, il s'agira d'une première projection mondiale, et pour deux autres d'une première française. Six — soit les deux tiers de la programmation — sont des premiers longs. Outre la France, les pays de production ou co-production de ces films sont l'Allemagne, la Belgique, l'Egypte, Israël, le Maroc, le Qatar et le Sri Lanka. La plupart (sept sur neuf) sont sans distributeur à ce jour et on notera que deux d'entre eux ont été autoproduits. Les séances cannoises de l'ACID sont ouvertes à tous les spectateurs, et sont suivies d'une rencontre entre les équipes des films, leurs “parrains” de l’association et le public. Comme l'an dernier, l'ACID, qui soutient activement la sortie en salles d'une quinzaine de films indépendants par an, organisera également à Cannes, en association avec leurs distributeurs, des séances spéciales, destinées aux exploitants et à la presse, de trois films dont la sortie est prévue dans les mois suivant le festival.

    CASA NOSTRA

    de Nathan Nicholovitch

    France, 2012, Fiction, 90 min

    Casa Nostra Production (autoproduction)

    Sans distributeur

    *Premier long / *Première mondiale

    Hélène, Mathilde  et Ben Scappini, frère et sœurs,  sont en route pour la banlieue parisienne où leur père est mourant. Durant le trajet et dans le pavillon paternel, une nouvelle cartographie de la famille va se mettre en place.

     

    THE END

    de Hicham Lasri

    Maroc, 2011, fiction, 103 min

    Production : La Prod

    Sans distributeur

    *Premier long

    Casablanca, Juillet 1999, un air d’incertitude plane sur le Maroc, Mikhi, jeune marginal,  tombe amoureux de Rita, qu’il trouve enchaînée à un volant de voiture...

     

    INI AVAN

    De Asoka Handagama

    Sri Lanka, 2012, Fiction, 104 min

    Production : E-Culture Productions

    Distribution : Héliotrope Films

    *Première mondiale

    Deux ans après la fin de la guerre au Sri Lanka, un ex combattant tamoul retourne dans son village. Il y retrouve la femme qu’il a aimée et entreprend de revenir à une existence normale. Mais les haines du passé, les trafics louches et les rancœurs sont autant de champs de mines pour celui qui revient...

     

    NOOR

    de Çagla Zencirci & Guillaume Giovanetti

    France, 2012, Fiction, 78 min

    Production : C’est au 4 /  C’est au 3

    Sans distributeur

    *Premier long / *Première mondiale

    Noor veut être  un homme. Il ne fait plus partie des Khusras, la communauté des transgenres du Pakistan et  a définitivement tourné la page de l’histoire d’amour qu’il a eue avec l’un d’entre eux. Désormais, il a un travail d’homme dans un Centre de Décoration de Camions, et il  sait ce qu’il veut : trouver une femme qui l’acceptera tel qu’il est...

     

    ROOM 514

    De Sharon Bar-Ziv

    Israël, 2012, Fiction, 91 min

    Production : Cinéma Alpha Productions

    Distribution : Sophie Dulac

    *Premier long / *Première française

    Une jeune et séduisante enquêtrice de la police militaire israélienne est confrontée à un soldat d’élite qu’elle accuse de violence injustifiée à l’encontre d’un Palestinien dans les Territoires occupés. Son intégrité et sa détermination sont progressivement mises à l’épreuve lorsque l’affaire se révèle plus complexe qu’il n’y paraît...

     

    SHARQIYA

    De Ami Livne

    Israël / France / Allemagne, 2012, Fiction, 82 min

    Production : EZ Films, Golden cinema, Laila films, detail film      

    Sans distributeur

    *Premier long

    Lorsque leur village non-autorisé dans le désert du sud d’Israël est menacé par un ordre de démolition de la part des autorités israéliennes, Kamel, le jeune Bédouin, se décide à prendre les choses en main.

     

    STALINGRAD LOVERS

    De Fleur Albert

    France, 2012, Fiction, 82 min

    Production : La Huit Production

    Sans distributeur

    *Première mondiale

    Mehdi, toxicomane, fut le parrain des usagers du crack dans le quartier de Stalingrad à Paris. Isaïe, qui aspire à quitter la rue, est rattrapé par la promesse faite à Mehdi : en cas de malheur, faire revenir son corps au pays...

     

    LA TETE LA PREMIERE

    De Amélie van Elmbt

    Belgique, 2012, Fiction, 92 min

    Production : Média international

    Sans distributeur

    *Premier long / *Première mondiale

    Zoé décide de prendre la route pour approcher un écrivain qu'elle admire et peut-être trouver un sens à son existence. Sur son chemin, elle croise Adrien, un jeune comédien, qui curieux et intrigué par son caractère insaisissable, décide de la suivre...

     

    LA VIERGE, LES COPTES ET MOI

    De Namir Abdel Messeeh

    France / Qatar / Egypte, 2012, Documentaire, 85 min

    Production : Oweda Films (autoproduction)

    *Premier long / *Première française

    Namir est un réalisateur français d'origine égyptienne. Un jour, il regarde une vidéo de l'apparition de la Vierge Marie en Égypte avec sa mère qui, comme des millions d'autres Coptes, voit la Vierge à l'écran, alors que lui ne voit rien. Sceptique quant à la véracité de la cassette, Namir retourne en Égypte, afin de réaliser un documentaire sur le mystère de ces apparitions.

     

    Séances spéciales

     

    AB IRATO, SOUS L'EMPIRE DE LA COLÈRE

    De Dominique Boccarossa  

    Inédit

     2011 /122 min/ France

    Production :  Les Films d’Ici

    Coproduction : abb reportages                                   

    Distribution : Les Films d’Ici

    Sortie : Automne 2012

    Le paysage est délibérément grand et plat. Sans limites. C'est ici, entre le bleu du ciel et l'ocre de la terre, que deux adolescents détiennent en otage le fils d'un riche homme d’affaires.

     

    L'ÉTÉ DE GIACOMO

    De Alessandro Comodin

    2011 / France, Belgique, Italie / 78 min

    Production :  Faber Film (IT) / Les Films Nus (BE) / Les Films d'Ici (FR)

    Distribution : NiZ!

    Sortie : 4 juillet 2012

    Sélections et prix :

    Festival du film de Locarno 2011, Léopard d'Or cinéastes du présent

    Entrevues, Festival du film De Belfort 2011, Grand Prix du Jury

    C’est l’été dans la campagne du nord de l’Italie. Giacomo, un adolescent sourd, part au fleuve avec Stefania, sa meilleure amie. En s’éloignant des sentiers battus, ils se perdent et arrivent dans un endroit paradisiaque où ils se retrouvent seuls et libres. Ils ont 19 ans, leurs sens s’éveillent.

     

    EL PUESTO

    De Aurélien Lévêque

    2011 / France / 75 min

    Production :  Cellulo prod

    Distribution :  Hevadis films

    Festivals : CPH:DOX, Copenhague/Thessaloniki International Film festival/Premier Doc, Le Mans - Prix du jury/Caméra des champs, Ville sur Yron - Prix du jury et Prix des lycéens

    Sortie : 29 août 2012

    Marin vit seul dans une cabane au milieu des étendues de la Patagonie argentine. La rencontre d’un poulain donne à ce conte sauvage une dimension humaine. Un western, sans coup de feu ni bagarre.

     

    Séance "carte blanche à des cinéastes de l'ACID"

    LE CINÉMA FRANÇAIS SE PORTE BIEN

    De Stéphane Arnoux, Aurélia Georges, Jean-Baptiste Germain et Chiara Malta

    2012 / France / 80 min

    Inédit

    Production : Ferris & Brockman

    Vingt ans après la signature du manifeste « Résister » où 180 cinéastes témoignaient de leur insoumission au seul critère du « ciné-chiffres », qu'en est-il du cinéma français indépendant aujourd'hui ?

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  • Critique - « Une journée particulière - Histoires de festival N°4 » de Gilles Jacob et Samuel Faure (sélection officielle hors compétition du Festival de Cannes 2012 – Séance spéciale du 20 mai, diffusion sur Canal + et Arte)

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    Jeudi dernier, lors de la conférence de presse du Festival de Cannes (pour lire mon article détaillé sur la sélection officielle 2012, cliquez ici), Gilles Jacob annonçait la projection de « ce petit travail d’artisan», cette Histoire de Festival numéro 4, son quatrième documentaire sur l’histoire du festival, un documentaire sur l’anniversaire des 60 ans du festival qui sera présenté le jour de l’anniversaire du festival (65 ans, cette fois), en séance spéciale, le 20 mai, en salle Debussy (et diffusé le 20 mai, à 22H10, sur Canal + cinéma et le 27 mai, à 16H20, sur Arte) sous le titre « Une journée particulière », un documentaire que j’ai découvert avec plaisir vendredi dernier, d’autant plus que j’avais vécu cette journée en tant que festivalière dans le grand Théâtre Lumière. Je me souviens avoir été submergée par l’émotion (je crois bien n’avoir pas été la seule) lors de cette journée indéniablement particulière, sans aucun doute un de mes plus beaux souvenirs en 12 ans de Festival de Cannes.

     

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    Il était en effet difficile de rester insensible face à ces 34 déclarations d’amour au cinéma ( « Chacun son cinéma » regroupe 33 courts-métrages pour 35 cinéastes –puisqu’il y a les frères Coen et les frères Dardenne- auxquels il faut ajouter le court-métrage de David Lynch présenté en ouverture du festival), ces mises en abymes qui avaient achevé de détruire la mince frontière qui sépare le cinéma de la réalité, si mince à Cannes plus qu’ailleurs. Le cinéma d'hier y côtoie celui d'aujourd'hui, le cinéma d'aujourd'hui célèbre celui d'hier, après une montée des marches rythmée par la voix de Frédéric Mitterrand, voix off intemporelle, réminiscence si symbolique de l'âge d'or du festival, ballet magique où le Cannes d'hier semblait brusquement ressurgir, avec son aura mythique, avant qu’une autre voix inimitable, celle de l’éblouissante Juliette Binoche, n’annonce tous ces grands cinéastes sur scène. Je me souviens de la folie paradoxalement joyeuse et presque solennelle qui a régné ce soir-là. Je me souviens que le couple lui aussi mythique du chef d’œuvre de Visconti «Le Guépard », Angelica et Tancrède, Claudia Cardinale et Alain Delon, était reconstitué et fut le plus applaudi, 44 ans plus tard (« Le Guépard » fut d’ailleurs projeté en copie restaurée à Cannes, il y a deux ans, en leur présence, autre moment magique et unique). Ce soir-là, sur les marches, sous mes yeux, éblouis, par le soleil, par la magie du cinéma, s'était déroulé un pan de l'histoire du cinéma en accéléré.

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    (photo ci-dessus copyright inthemoodforcinema.com )

    Ce soir-là, le palais des festivals avait réuni un plateau unique et exceptionnel. Un générique inouï. Et l’émotion provenait autant de ce générique, tous ces créateurs rassemblés dont tant étaient à l’origine de ma passion pour le cinéma, dans ce lieu qui l’a exacerbée, que de ce film qui, justement, rendait hommage à cette passion, montrant à quel point, Cannes est "une fenêtre ouverte sur le monde"…et sur le cinéma (et inversement), un monde dont ce festival met si bien en lumière les ombres et les blessures.

    Comme l’a dit Gilles Jacob, lors de la conférence du festival, jeudi, « ce qui n’a pas changé et ne changera pas, c’est ce que sont les créateurs qui font Cannes et non pas l’éphémère ni l’écume des choses ». En effet, si Cannes est parfois versatile, prompte à magnifier ou détruire, à déifier ou piétiner, si des rêves y achoppent, des illusions s’y brisent, des projets s'y esquissent, des carrières s'y envolent, si des films nous y éblouissent, l’essentiel est que des cinéastes émergent, se révèlent au monde, nous révèlent un monde. Le leur. Le nôtre. Cannes, c’est le miroir grossissant et informant du monde, déroutant parfois aussi. Le reflet de ses colères, de ses blessures, de sa poésie.

    J’étais donc curieuse de me remémorer ces instants et de découvrir un peu de l’envers du décor de cette journée si « particulière » dont Gilles Jacob avait été l’initiateur, projet fou, ambitieux, audacieux me rappelant cette phrase de son livre « La vie passera comme un rêve », « Il faut être vraiment fou pour continuer à relever ce défi : révéler, surprendre, faire rêver ». Une folie bienheureusement douce, et même salutaire.

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    Le titre est bien entendu un clin d’œil à Ettore Scola mais aussi à la particularité de cette journée pour laquelle les 35 réalisateurs de « Chacun son cinéma » (et non des moindres !) étaient venus à Cannes en 2007. Gilles Jacob avait en effet commandé (et produit) l’œuvre collective « Chacun son cinéma » à trente-cinq des plus grands cinéastes internationaux, sur le thème de la salle de cinéma.

    Cette journée particulière est celle au cours de laquelle ces trente-cinq réalisateurs ont été suivis dans les différents rites cannois : arrivée, photocall, conférence de presse, montée des marches, répétition de leur parcours sur la croisette, cuisines, feu d’artifice… S’y côtoient, entre autres : David Lynch, Aki Kaurismäki, Roman Polanski, Nanni Moretti, Ken Loach, Raymond Depardon, Olivier Assayas, Alejandro Gonzalez Iñárritu, Michael Cimino, Wong Kar-wai, Manoel de Oliveira, les frères Dardenne, Amos Gitaï, Youssef Chahine, David Cronenberg et Jane Campion. 35 réalisateurs venus de 25 pays différents et signant un film de 3 minutes chacun (avec 25000 euros de budget). Nous les suivons ainsi dans les rituels cannois, des rituels futiles et nécessaires, dérisoires et essentiels.

    Dédié à Theo Angelopoulos et Raoul Ruiz, ce film possède la simplicité, l’élégance et l’humilité de son auteur défini comme un « gentleman old school » par un des cinéastes ou comme le « chef de village » d’un “petit port de pêcheurs isolé au sud de la France ”, dans le film (très drôle) de Walter Salles. Ce qui en émane, c’est son amour immodéré pour les créateurs. Son documentaire possède le même atout que ses ouvrages : il en dit beaucoup sans écorner le mystère, sans jamais être impudique ou indiscret. Et surtout il témoigne d’un amour fou et communicatif pour le cinéma et, peut-être plus encore, pour ceux qui le font. Ainsi débute-t-il : « Mon nom est Gilles Jacob. Petit, je rêvais d’être capitaine de pompiers, ado j’ai été projectionniste au Festival de Cannes, c’est moi qui passais les films en tombant amoureux des belles actrices, dans ce palais où l'on célèbre les réalisateurs du monde entier. »

    Gilles Jacob, en voix off, explique aussi que « Etourdiment, nous visions le record du film le plus prestigieux, de la photo de groupe la plus mirobolante. Mais obtenir l’accord d’autant de grands artistes ne fut pas mince affaire. Finalement, c’est la séduction cannoise qui l’emporta. » Cette voix off se superpose sur les images de l’un de ces films, celui de Gus Van Sant. Une autre histoire de séduction… et s’il est bien un festival séduisant, irrésistible, aussi périlleux que prestigieux, c’est Cannes...

    Les images des films (18 extraits) alternent avec celles de cette journée hors du commun. La caméra débusque subrepticement les sourires, une mélancolie qui affleure, un instant insolite, mais surtout le plaisir d’être ensemble et la complicité de ces « 35 mousquetaires ». Elle s’attarde sur les regards et les mains, la beauté de « la géographie d’un visage », des visages, ceux des artistes. Bel écho avec les extraits des films qui eux-mêmes se concentrent surtout sur les visages et les rites cinématographique comme une mise en abyme de la mise en abyme. Au détour d’un plan, on devine la malice juvénile de Gilles Jacob comme dans la façon de filmer ce mimétisme burlesque dans les gestes des frères Dardenne ou dans la manière de filmer des spectatrices en bas des marches mais le regard est toujours tendre, bienveillant, jamais méprisant ou condescendant. Une malice juvénile qui me fait penser à celle de Woody Allen qu’il a cité en présentant le film mais aussi à Alain Resnais qui, il y a trois ans, à Cannes avait présenté le film finalement le plus jeune, fou et audacieux de cette édition, « Les herbes folles » et qui , je l’espère, continuera de m’enchanter et me surprendre cette année avec son « Vous n’avez encore rien vu » que j’attends avec énormément d’impatience.

    Quel dommage d’ailleurs que Woody Allen ne figure pas dans ces courts-métrages lui, qui avec sa « Rose pourpre du Caire », nous avait justement si bien parlé de la magie du cinéma et de cette fragile frontière entre cinéma et réalité.

    C’est un bonheur de revoir ces images, de constater une nouvelle fois ce qui caractérise un grand cinéaste, un auteur : le caractère immédiatement identifiable de son regard sur le monde et de son univers comme celui de Wong Kar-Wai, avec sa langueur poétique, envoûtante, sensuelle aux couleurs chatoyantes. Celui d’Elia Suleiman avec son humour burlesque. Comme la façon inimitable de Lelouch de filmer et faire jouer les acteurs (dans un film émouvant qui rend sublimement hommage au cinéma, et à ses parents). Comme la composition des plans et la manière de filmer la jeunesse si reconnaissable de Gus Van Sant... Et quand Atom Egoyan filme deux jeunes filles qui dialoguent par SMS tout en regardant des films et notamment « La Passion de Jeanne d'Arc » de Dreyer, la passion du cinéma s’allie subtilement à une dénonciation des dérives de notre époque (le meilleur film sur le sujet de ce monde qui n’a jamais communiqué aussi vite et mal restant d’ailleurs pour moi « Babel » de Inarritu ).

    Le film s’achève par la musique de « La vie est belle » de Roberto Benigni (dont vous pouvez d’ailleurs retrouver ma critique ici, un film tellement indissociable de Cannes), une excellente idée en guise de conclusion et qui aurait d’ailleurs aussi pu être le titre de ce film. Si, comme le disait Gilles Jacob dans « La vie passera comme un rêve », « Cannes n’est pas un paradis pour les âmes sensibles », il l’est pour les amoureux du cinéma. Si Cannes peut encenser, broyer, magnifier, dévaster et en a perdu certains et tant à force de les éblouir, les fasciner, les aliéner ; si, là plus qu'ailleurs, les personnalités peuvent prendre des reflets changeants, finalement éclairants, révélant le portrait de Dorian Gray en chacun ; si Cannes s'enivre de murmures, se grise de lumières éphémères, s'en étourdit oubliant presque celles du Septième Art ; si le cinéma est parfois éclipsé derrière tous ceux qui font le leur, Cannes reste le plus grand festival de cinéma au monde, la plus grande déclaration d’amour au cinéma (et aux cinéastes) qui y règne en maître, lequel finalement toujours sort vainqueur comme dans ce documentaire, bel hommage à Cannes, au cinéma, aux créateurs.

    A n’en pas douter ce 20 mai sera à nouveau une journée exceptionnelle et il se pourrait que, à nouveau, un générique exceptionnel vienne saluer cette projection que je vous recommande (et que je ne manquerai pas). Seul regret : que ces 53 minutes en compagnie de ces grands cinéastes et de leurs univers soient trop courtes mais, à peine la projection terminée, cela nous donne finalement envie de revoir « Chacun son cinéma » (disponible en DVD). Alors, rendez-vous le 20 mai pour les festivaliers et pour les abonnés de Canal plus, et le 27 mai sur Arte. Vous n’aurez aucune excuse pour l’avoir manqué… Et surtout, pour paraphraser le titre du film d’Alain Resnais « Vous n’avez encore rien vu… ».

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    J’en profite également pour vous recommander le dernier ouvrage de Gilles Jacob «Le Fantôme du Capitaine », une correspondance imaginaire, une soixantaine de lettres comme autant de nouvelles que j’ai dévorées comme un roman une évasion pleine de fantaisie dans le cinéma et la cinéphilie, la littérature, l'imaginaire, et en filigrane une réflexion sur l'art, qui réjouira tous ceux qui aiment passionnément le cinéma et la littérature, et aiment s'y perdre délicieusement, au point parfois de les confondre ou même les préférer à la réalité, un livre dans lequel Gilles Jacob, vous fait voyager avec élégance, avec savoureuse et malicieuse (auto)dérision, entre mensonge et vérité, imaginaire et réalité qu'il interroge et manipule, et qui exhale un enivrant parfum de vérité, la plus troublante et réjouissante des illusions, une illusion rassurante pour l'incurable rêveuse que je suis. (suite de mon article à ce sujet ici)

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