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Compétition officielle - DOULEUR ET GLOIRE de Pedro Almodovar (critique et conférence de presse)

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Les journées du Festival s'enchaînent à un rythme effréné et je n'ai pas encore eu le temps de vous parler de mon coup de cœur pour "Douleur et gloire" d'Almodovar.
 
Synopsis : 
Une série de retrouvailles après plusieurs décennies, certaines en chair et en os, d'autres par le souvenir, dans la vie d'un réalisateur en souffrance.
 
Mon avis (avant la critique détaillée) : 
Dans ce film se côtoient   la naissance du désir et l'ombre de la mort, l'éloge du pouvoir de la création, la douleur de la solitude et tant et tant encore. Un récit nostalgique, intime et universel dans lequel le corps souffre des blessures de l'âme. L'art y réconcilie avec la vie, le passé, fait revivre ceux qui ne sont plus, aide à réécrire sa propre histoire et à empoigner l'avenir. Un film particulièrement dense sur la création, la famille, le désir, l'enfance, la part de l'artiste qui imprègne la fiction dont le dénouement m'a terriblement émue. J'y reviendrai bien sûr. Dense, la conférence de presse le fut aussi. 
 

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Déclarations de Pedro Almodovar lors de la conférence de presse : 
 
"Il ne faut pas prendre le film de manière littérale. Il y a une part de fiction."
 
" Ma principale dépendance et presque la seule, c'est de dormir 8h par jour et de savoir que je vais réaliser un nouveau film."
 
"Je voulais relativiser la douleur du personnage par rapport à d'autres qui ont des difficultés à les supporter. Je n'ai pas vécu dans une grotte mais je sais ce que c'est. Mais comme l'enfant du film, je l'ai vu à travers les yeux d'un enfant de 9 ans. J'avais l'impression de vivre dans un western. Cette période terrible d'après guerre je ne la ressentais pas. Je vivais une vie parallèle bien meilleure que  la vie réelle".
 
"Ce n'est pas un récit littéral de ma vie mais ce qui est arrivé au personnage aurait pu m'arriver. Quand on écrit un scénario, on part de soi mais quand on écrit il faut être fidèle à la fiction, pas à la réalité. J'ai eu l'expérience d'un amour rompu au moment où la passion était encore vivante."
 
"Je regrette beaucoup que les Brésiliens, vivent une époque aussi difficile ", "Enfant, on me regardait comme quelque chose d'étrange et de bizarre. Heureusement j'étais un enfant très fort et ces regards n'ont pas pu me briser."
 
Antonio Banderas :
 
"Après un arrêt cardiaque, mon addiction a été de me retrouver moi-même et être un nouveau Antonio Banderas."
 
" C'est un film qui parle de réconciliation et des boucles qu'il faut boucler."
 
"Nous transportons tous ce bagage de douleur de de gloire. Les premiers jours, j'ai dit que pour créer le personnage je devais tuer Antoni0 Banderas."
 
"Pour moi l'Espagne artistiquement s'appelle Pedro Almodovar"
 
Penélope Cruz:
 
"Je partage avec Pedro mon addiction au cinéma. Je l'ai découvert à 16, 17 ans et je me souviens de cette sensation : être perdue et se dire où vais-je aller si je ne peux pas faire de cinéma. En tant qu'acteur on repart toujours de zéro et c'est ce qui crée l'addiction. "

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