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Critique - LES MISERABLES de LADJ LY - Compétition officielle

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Synopsis :

Stéphane, tout juste arrivé de Cherbourg, intègre la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil, dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, deux « Bacqueux » d’expérience. Il découvre rapidement les tensions entre les différents groupes du quartier. Alors qu’ils se trouvent débordés lors d’une interpellation, un drone filme leurs moindres faits et gestes.

Ladj Ly nous plonge d’emblée dans le quotidien de ces policiers, et suscite notre empathie en nous mettant à la place de la nouvelle recrue qui, comme nous, découvre cet univers dans lequel la tension est palpable, constante et la réalité complexe. Loin de tout manichéisme, Ladj Ly filme en effet la réalité qu’il connait dans toute ses ambiguïtés, ses rouages, la perversité que cela engrange, obligeant la police à traiter avec les voyous pour solutionner certaines situations (ou parfois employant leurs méthodes, et franchissant allègrement la ligne rouge).

La caméra à l’épaule nous donne la sensation d’être immergés dans cet enfer urbain dans lequel la corruption règne. Jamais le rythme ou la tension ne faiblissent. Personne n’est idéalisé ou épargné et, dans leur intimité, les policiers apparaissent tout aussi misérables que ceux qu’ils poursuivent.

Le titre qui se réfère à la ville de Montfermeil (où se situent des passages des « Misérables ») les réunit dans une même réalité après un début sur ce qui les réunit aussi, le drapeau, la coupe du monde, l'allégresse. « Sans cohésion pas d’équipe et sans équipe on est seul », entend-on ainsi, ce qui s’applique alors à l’un et l’autre des deux « camps ».

Avec Laurent nous découvrons cet équilibre précaire qu’un rien pourait conduire à s’embraser jusqu’au chaos final, un final explosif, un piège qui se referme inexorablement. Une scène à couper le souffle. Un final terrible et d’une logique implacable après un crescendo éreintant. Déjà un sérieux prétendant au palmarès !

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