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  • Nanni Moretti sera le président du jury du Festival de Cannes 2012

    moretti.jpgNous venons de l'apprendre: le cinéaste italien Nanni Moretti présidera le jury du 65ème Festival de Cannes! Un excellent choix tant ce cinéaste est indissociable du Festival de Cannes (où il avait même obtenu la palme d'or) où il a été maintes fois en compétition, où il a récolté la palme d'or pour le bouleversant "La chambre du fils" en 2001, où il figurait encore en compétition avec l'irrésistible "Habemus Papam" l'an passé. Après l'acteur américain Robert De Niro, en toute logique, c'est donc un réalisateur (parfois acteur aussi d'ailleurs) européen qui lui succède.  La diversité du cinéma du cinéaste italien (drame, comédie, film politique...parfois les trois en même temps) promet un palmarès imprévisible, mais aussi une édition sous le signe de la bonne humeur. J'y reviendrai bien entendu avec des critiques du film de ce dernier. Je vous laisse découvrir le communiqué de presse du Festival de Cannes ci-dessous en vous rappelant que vous pourrez suivre le festival en direct sur ce blog ainsi que sur deux autres de mes blogs: http://inthemoodlemag.com  et http://www.inthemoodforcinema.com . Vous pourrez également me suivre en direct du festival sur twitter (http://twitter.com/moodforcannes  et http://twitter.com/moodforcinema  ) et sur Facebook (http://Facebook.com/inthemoodforcinema , http://facebook.com/inthemoodforcannes  ) .

    Communiqué de presse du Festival de Cannes

    Nanni Moretti sera le Président du Jury du 65e Festival de Cannes qui aura lieu du 16 au 27 mai 2012.

    En acceptant l’invitation, l’acteur et réalisateur italien a déclaré : « C’est une joie, un honneur et une grande responsabilité de présider le jury du festival cinématographique le plus prestigieux du monde, festival qui se déroule dans un pays qui a toujours considéré le cinéma avec attention et respect.
    Comme réalisateur, j’ai toujours vécu avec émotion la participation de mes films au Festival de Cannes. Je me souviens aussi avec bonheur de mon expérience en tant que membre du jury durant l’édition du cinquantenaire, l’attention et la passion avec laquelle notre jury a vu et discuté de tous les films.
    Comme spectateur, je conserve heureusement la même curiosité que dans ma jeunesse et c’est donc pour moi un grand privilège d’entreprendre ce voyage dans le cinéma mondial contemporain.
    »

    Nanni Moretti est né en 1953 à Brunico, en Italie. Après plusieurs courts métrages, il signe son premier long, Io Sono un Autarchico (Je suis un autarcique) en 1976 puis est sélectionné en Compétition à Cannes en 1978, avec Ecce Bombo.

    La critique internationale repère vite ce jeune cinéaste à l’humour corrosif, analyste subtil et politique de la société contemporaine. Ses films seront souvent primés dans les festivals à travers le monde : le Prix spécial du jury est attribué à Sogni d’Oro à Venise (1981) et l’Ours d’Argent est décerné à La Messa è finita (La Messe est finie) à Berlin en 1986.
    Réalisateur en perpétuelle évolution, auteur personnel, et artiste accompli, Nanni Moretti continue de surprendre avec Caro Diario (Journal intime), présenté en 1994 en Compétition au Festival de Cannes (il y reçoit le Prix de la Mise en Scène) et avec La Stanza del figlio (La Chambre du Fils), récompensé par la Palme d’Or en 2001 et marqué par un grand succès public. Puis ce sera Il Caimano (Le Caïman- 2006), un film qui stigmatise avec fermeté et conviction les dérives de la vie politique italienne à l'époque de Silvio Berlusconi.

    Acteur emblématique dans la majorité de ses films, Moretti a également joué dans Padre Padrone des frères Taviani (1977), puis chez Luchetti, Mazzacurati ou encore Calopresti. Cinéaste, mais aussi producteur et distributeur, il a fondé en 1986 la maison de production Sacher film, et ouvert à Rome le cinéma Nuovo Sacher en 1991, une salle dédiée à la sortie des œuvres du cinéma mondial. Depuis 1996, il dirige le « Festival Sacher » consacré aux courts métrages.

    Il a présenté six films au Festival de Cannes, dont l'an dernier le très salué Habemus Papam.

    Gilles Jacob a accueilli l’accord du nouveau président par ces mots : « Quand nous avons décidé de mettre Ecce Bombo, un film en super 8 !, en Compétition dès mon arrivée en 1978, c’est que je pressentais que Nanni Moretti allait bientôt devenir NANNI MORETTI. C’est ce qui s’est passé et je me réjouis de cette longue et affectueuse collaboration. »

    Thierry Frémaux de son côté : « C’est avec un Président de jury européen que le festival souhaitait célébrer sa 65e édition. Marqués par sa fougue, sa modernité et son intelligence, les films de Nanni Moretti incarnent ce que le cinéma a donné de meilleur ces trente dernières années. Son œuvre toujours en construction continue à faire vivre la promesse d’un cinéma en prise avec le monde et avec son temps. »

  • Littérature - « Le Fantôme du capitaine » de Gilles Jacob

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    Le « roman » épistolaire est décidément à la mode, en tout cas sur ce blog (malheureusement ailleurs parfois jugé suranné à l’époque du « règne de la tiédeur et du zapping » comme la qualifie si justement Gilles Jacob) puisque, hasards et coïncidences, après avoir remporté la semaine dernière un concours d’écriture avec une nouvelle épistolaire, et avant de vous parler  des « Liaisons dangereuses » (que je ne me lasse jamais de relire, la perfection du genre) mis en scène par John Malkovich au Théâtre de l’Atelier (que j’ai eu le plaisir d’interviewer avant-hier soir à cette occasion, je vous en reparlerai et vous livrerai ma vidéo tout à l'heure), je me suis plongée avec bonheur dans le dernier livre de Gilles Jacob (récemment réélu à la présidence du Festival de Cannes) « Le Fantôme du Capitaine », justement une correspondance imaginaire, une soixantaine de lettres comme autant de nouvelles que j’ai dévorées comme un roman (qu’il est d’ailleurs aussi, certains destinataires, réels, comme Julienne Binoche à qui il adresse pas moins de cinq lettres qui sont en revanche imaginaires -quoique ...:le degré d'imaginaire et de réel est laissé à l'appréciation du lecteur-, ou des destinataires imaginaires, comme une marchande de chaussures inspirée par Delphine Seyrig, inoubliable Fabienne Tabard dans « Baisers volés », ou encore certains thèmes, servant de fils directeurs, se retrouvant judicieusement ou malicieusement au fil des lettres) .

    Moi qui ai souvent l’impression de venir d’une autre époque, qui ai si souvent rêvé de fréquenter des personnages de romans qui m’ont dès l’enfance accompagnée (ne me dîtes pas que Félix de Vandenesse, Solal, Julien Sorel, Martin Eden, Gatsby n’existent pas, je ne m’en remettrais pas), et qui ai rêvé si souvent en voyant « La rose pourpre du Caire » de voir la réalité et la fiction s’entremêler, se confondre et se rejoindre, j’ai imaginé le plaisir que Gilles Jacob a dû éprouver à écrire ces lettres, même si ce fut sans doute parfois aussi « un supplice »,  « une joie et une souffrance » comme aurait dit Truffaut, la joie seule est en tout cas ici communicative.

    D’ailleurs, il n’est pas étonnant qu’il cite si souvent Woody Allen car, au-delà de cette réflexion commune sur la frontière entre cinéma et réalité  (que l’on retrouvait une nouvelle fois dans le réjouissant « Minuit à Paris », une déclaration d’amour à Paris, au pouvoir de l’illusion, de l’imagination,  à la magie de Paris et du cinéma qui permet de croire à tout, même qu’il est possible au passé et au présent de se rencontrer et s’étreindre, le cinéma,  évasion salutaire  «  dans une époque bruyante et compliquée »), on retrouve la même tendre impertinence, la même ironie jubilatoire, le même humour,  sans doute cette « politesse du désespoir »,   et cette passionnante réflexion sur la vérité, « la vérité, le simulacre du cinéma » : « L’art permet-il tout absolument tout ?» se demande-t-il ainsi. Une question, ainsi que celle de la frontière entre art et vérité, que pose d’ailleurs aussi souvent le cinéma comme récemment encore Aronofsky dans « Black swan ».

     Le fond et la forme se rejoignent ainsi, la forme (des lettres imaginaires avec un fond de vérité) étant une manière malicieuse de répondre (ou, d’ailleurs, de ne pas y répondre) aux questions posées sur ce sujet. Et évidemment, impossible de ne pas songer à ce qui était pour moi le film de l'année 2010, "Copie conforme" d'Abbas Kiarostami (avec une certaine Juliette Binoche qui a d'ailleurs obtenu le prix d'interprétation à Cannes pour ce film). Kiarostami y  responsabilise le spectateur. A lui de construire son propre film. Les personnages regardent souvent face caméra en guise de miroir, comme s'ils se miraient dans les yeux du spectateur pour connaître leur réelle identité. « Copie conforme » est  un film de questionnements plus que de réponses et c'est justement ce qui le rend si ludique, unique, jubilatoire. Le jeu si riche et habité de Juliette Binoche, lumineuse et sensuelle, peut ainsi se prêter à plusieurs interprétations. Un film qui nous déroute, un film de contrastes et contradictions, un film complexe derrière une apparente simplicité. A l'image de l'art évoqué dans le film dont l'interprétation dépend du regard de chacun, le film est l'illustration  pratique de la théorie énoncée par le personnage (de James) sur l'art. De magnifiques et longs plans-séquences, des dialogues brillants, une mise en scène d'une redoutable précision achèvent de faire de ce film en apparence si simple une riche réflexion sur l'art et sur l'amour. William Shimell (chanteur d'opéra dont c'était le premier rôle) et Juliette Binoche excellent et sont aussi pour beaucoup dans cette réussite. Un film sur la réflexivité de l'art  qui donne à réfléchir (un point commun d'ailleurs avec le livre de Gilles Jacob). Un dernier plan délicieusement énigmatique et polysémique qui signe le début ou le renouveau ou la fin d'une histoire plurielle. Voilà que je digresse, mais il m'était impossible de ne pas le faire tant l'intelligence ce film m'avait totalement envoûtée et tant je ne manque jamais une occasion de le faire découvrir.

    Quel bonheur aussi au détour d’une lettre de retrouver des chefs d’œuvre comme « La Règle du jeu », « On connaît la chanson », « César et Rosalie » et de donner envie de découvrir d’autres films comme « Irène » que je n’ai ignominieusement pas encore vu mais que son évocation émouvante m’a donné envie de regarder, ou d’en redécouvrir d’autres comme « Lady Chatterley » de Pascale Ferran à qui il adresse une de ses nombreuses lettres) et quel bonheur de retrouver des scènes de cinéma, de les voir utiliser, détourner, rejoindre une réalité incertaine,  comme de retrouver la Fabienne Tabard de « Baisers volés », ou son double imaginaire, ou comme cette lettre à Mélanie Thierry qui permet d’évoquer ce très beau film de Bertrand Tavernier, « La Princesse de Montpensier » (malheureusement mésestimé à sa sortie) dans lequel elle incarne «  une amoureuse qui aime à la folie » pour qui  « l’amour n’est possible qu’en rêve ».

    Je ne peux m’empêcher de digresser à nouveau pour vous parler de ce film empreint de cette retenue qui seyait à l'époque que certains sans doute auront assimilée à un manque de fièvre mais qui rend au contraire plus bouleversants encore le dénouement et l'émotion qui vous saisit (qui en tout cas m'a saisie) puisque c'est après la mort de … (je ne vous dirai pas qui) que Marie de Mézières comprend la profondeur de l'amour de celui qu'elle a trop souvent ignoré, prêt pour elle à tous les sacrifices, même à la voir libre et amoureuse d'un autre alors que les autres voulaient uniquement la posséder comme une propriété. Avec son coscénariste Jean Cosmos, Bertrand Tavernier a fait de ce roman du XVIIème siècle un film intemporel (comme le thème de la perte des illusions et de l'innocence que symbolise cette princesse de Montpensier), lyrique, romantique et romanesque, tout en décrivant la violence d'une époque, destructrice pour les sentiments plus nobles et passionnés qu'elle muselait, et la théâtralité impitoyable de la cour.  Les chevauchées fantastiques magnifiquement filmées sur la musique envoûtante d'Alain Sarde, la sublime photographie de Bruno de Keyzer, l'élégance des dialogues et de la mise en scène en font un film d'une âpre beauté dont la fièvre contenue explose au dénouement en un paradoxal et tragique silence.

    Mais revenons au livre de Gilles Jacob d’ailleurs parsemé de digressions (savoureuses). Le Fantôme du capitaine, c’est ainsi aussi, au-delà de « Mrs Muir », celui de l’enfance quand sa grand-mère lui racontait des histoires « autant d’invitations au voyage et à l’aventure » et il y a sans aucun doute un plaisir enfantin dans ce livre, celui pour son auteur de se déguiser, de jongler avec les mots et l’imaginaire, d’endosser de multiples personnalités, d’être tout le monde et personne, là, ailleurs, et nulle part, pour mieux (dé ?)voiler la sienne, celui pour le lecteur, ludique, de tenter de déceler la vérité, de s’immiscer dans les coulisses de son imaginaire et du cinéma parfois, évidemment.  Même si, souvent, il se glisse dans une toute autre personnalité que la sienne, Gilles Jacob, avec malice et fantaisie, nous en dit finalement plus sur lui que dans son précédent ouvrage (comme dans cette lettre d’un employé dans l’hôtellerie puis photographe de plateau qui laisse entrevoir son admiration pour Anouk Aimée), cela devenant même jubilatoire pour le lecteur quand il frôle l’absurde ou digresse allègrement et subtilement.

    Le livre fourmille aussi d’anecdotes réjouissantes qui raviront les inconditionnels de Cannes et les passionnés de cinéma (chaque lettre transpirant plus ou moins explicitement de sa passion intacte pour le 7ème art mais pas seulement d’ailleurs, également de sa passion pour la musique dans certaines d’entre elles), comme cette lettre à Mourousi qui vous en dira plus sur la naissance de la montée des marches ou cette autre qui vous apprendra où Woody Allen a puisé la fameuse scène où Mia Farrow est rejointe par le héros du film,  parmi tant d’autres anecdotes instructives.

    Mais derrière l’aspect ludique, la malice et la fantaisie, affleurent une mélancolie, parfois même les regrets (la disparition de son père et un dialogue inachevé), et quelques -toujours pudiques- confidences (finalement malgré -ou grâce à- toutes ces « admirations amoureuses », c’est avant tout une magnifique déclaration d’amour à sa discrète épouse « qui lui a consacré sa vie ») mais aussi le témoignage de sa lucidité», sur la profession, une lucidité jamais hargneuse ou rageuse mais toujours teintée de salutaire dérision ( comme lorsqu’il évoque « Ridicule » de Patrice Leconte, et ce miroir que ne perçoit pas tout de suite le public). Il prouve ainsi qu’il est « homme de sentiments plus que de ressentiments » mais surtout qu’il éprouve beaucoup d’admirations (la liste est longue : Jane Fonda, Rita Hayworth, Youssef Chahine et tant d’autres à qui il rend hommage sans que cela en ait le caractère pompeux et solennel), qu’il possède toujours le regard brillant du « petit garçon timide et peureux » après tant de rencontres (réelles, imaginaires, cinématographiques) si palpitantes, qu'il possède encore cette qualité devenue si rare à l'ère du cynisme, l'enthousiasme, et souvent un regard décalé  qui lui permet d’être gentiment incisif (comme dans cette lettre au Maire de Paris ou dans cette lettre à Catherine Deneuve dans laquelle il nous emmène aux Rencontres de Cortina D’Ampezzo par un récit hilarant d’(auto)dérision) qui, là encore, lorgne du côté de Woody Allen.  C’est aussi une réflexion sur le temps qui passe, la vieillesse (notamment dans « Regrets éternels », lettre à Michel Piccoli, qui lui permet d’évoquer la mort de Don Corleone dans « Le Parrain » qui « en pratiquement un seul plan s’apparente à un chef d’œuvre »  et de dire que « En vérité quand on a compris le dérisoire de l’existence, on ne peut plus être qu’un vieux sale gosse ») pour conclure comme l’aurait sans doute aussi bien dit Woody Allen que « Tout est bien qui finit mal ».

    Plus qu’au cinéma (et aux cinéastes et aux actrices), c’est enfin un hommage à l’écriture, au pouvoir salvateur et jouissif des mots qui vous permettent les rêveries les plus audacieuses, les bonheurs les plus indicibles, et un hommage au pouvoir de l’imaginaire, à la fois sublime et redoutable, ce pouvoir qui fait « passer la vie comme un rêve », mais qui lui fait se demander et se dire aussi : « Est-ce que trop d’imagination nous empêcherait de vivre ? », « Et que pour le rêveur que je suis l’imagination l’emportera toujours sur le réel » , « Seulement à rêver trop ne passe-t-on pas à côté de la -vraie-vie ? » et citant Tchekhov dans « La Mouette » « Il faut peindre la vie non pas telle qu’elle est, ni telle qu’elle doit être, mais telle qu’elle se représente en rêve » et  qui me fait songer à cette citation de Proust « Il vaut mieux rêver sa vie que la vivre, encore que la vivre, ce soit encore la rêver» ou une fois encore à celle de Truffaut extraite de "La Nuit Américaine" et que je cite si souvent ici "Les films sont plus harmonieux que la vie. Il n'y a pas d'embouteillages dans les films, il n'y a pas de temps morts."

    Voilà. Nous y revenons. La vie passera comme un rêve. Tout le mal que je me et vous souhaite. Je vous laisse. Félix de Vandenesse, Solal, Julien Sorel, Martin Eden  m’attendent… Qui a dit qu’il fallait choisir entre le cinéma, l’imaginaire et la réalité…, et se contenter de la tiédeur de cette dernière car, sans doute, « les liaisons imaginaires donnent l'illusion d'un bonheur immatériel et permettent de traverser la vie sans la prendre à bras-le-corps», mais l’illusion d’un bonheur, c’est certainement déjà une part de bonheur, non? Ou d’autres liaisons dangereuses, peut-être…

    Je ne vous en dis pas plus pour vous laisser le plaisir de la découverte de ce livre, une évasion pleine de fantaisie (mais pas fantaisiste) dans le cinéma et la cinéphilie, la littérature, l'imaginaire, et en filigrane une réflexion sur l'art, qui réjouira tous ceux qui aiment passionnément le cinéma et la littérature, et aiment s'y perdre délicieusement, au point parfois de les confondre ou même les préférer à la réalité, un livre dans lequel Gilles Jacob, vous fait voyager avec élégance, avec savoureuse et malicieuse (auto)dérision, entre mensonge et vérité, imaginaire et réalité qu'il interroge et manipule brillamment (copie conforme ou non, le lecteur y retrouve le plaisir du spectateur dans le film éponyme de Kiarostami suscité par cette question bien heureusement non résolue),  et qui exhale un enivrant parfum de vérité, la plus troublante et réjouissante des illusions, une illusion rassurante pour l'incurable rêveuse que je suis.

     En complément :

    - Si vous voulez soutenir mes velléités littéraires (qui m’ont d’ailleurs permis de remporter un concours suite à une nouvelle épistolaire) et mon hypothétique publication, inscrivez-vous comme "fan" sur ma page « My Major Company Books » et découvrez-y mes nouvelles sur le cinéma (et souvent sur Cannes d'ailleurs)

    -Critique de « Baisers volés » de François Truffaut

    -Critique de « La vie passera comme un rêve » de Gilles Jacob

    -Critique de « Black swan » de Daren Aronofsky

    -Critique de « Ridicule » de Patrice Leconte 

    -Dossier Woody Allen

    -"César et Rosalie" et décryptage du cinéma de Claude Sautet

    Et pour le plaisir, en bonus, puisque dans  "Baisers volés" de Truffaut, il est question de Balzac, et du fameux Félix de Vandenesse évoqué ci-dessus, mais aussi parce que dans cet extrait vous pourrez y découvrir Delphine Seyrig (à qui Gilles Jacob adresse une lettre) alias Fabienne Tabard alias Madame de Mortsauf. Un extrait magique qui reflète tout le talent de Truffaut et de ses interprètes :

  • Intégrez le jury jeunes du Festival de Cannes 2012

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    En attendant de vous livrer ici les premières informations sur le Festival de Cannes 2012 (que vous pourrez également suivre en direct sur mes autres blogs http://www.inthemoodforcinema.com et http://inthemoodlemag.com ), je relaie  une annonce, avec d'autant plus de plaisir que ce concours est celui qui me permit de venir au Festival de Cannes la première fois, il y a 12 ans, souvenir magique que ceux de mes premiers pas dans ce festival qui a exacerbé ma passion déjà vivace pour le cinéma. En plus de réaliser une formidable immersion dans le plus grand festival de cinéma au monde, je vous garantis une ambiance exceptionnelle en plus de l'expérience particulièrement enrichissante. A l'époque, il s'agissait de rédiger 3 critiques de films, une lettre de motivation et un CV... J'avais même récidivé deux ans plus tard et été sélectionnée (le concours était alors le même qu'aujourd'hui)...avant qu'on m'avertisse une semaine avant le festival qu'il n'était pas possible d'être sélectionnée deux fois, même dans des régions différentes. Vous imaginez ma déception... Ce qui ne m'empêcha pas de venir quand même cette année-là...comme toutes les années suivantes d'ailleurs, y retrouvant même chaque année certains membres du prix de la jeunesse avec lesquels j'étais venue la première fois, restés aussi fidèle que moi à ce festival. Vous l'aurez compris, je vous recommande vivement de tenter votre chance si vous répondez aux critères. Vous trouverez ci-dessous toutes les modalités pour participer. N'hésitez à venir raconter ici votre expérience si vous êtes sélectionné(e)...

    Vous êtes fan du Septième Art ? Vous avez entre 18 et 25 ans ? Intégrez le Jury-Jeunes du prochain Festival de Cannes qui se déroulera du 16 au 27 Mai 2012.

     Si vous rêvez de fouler le plus célèbre tapis rouge de France au bras des plus grandes vedettes du cinéma mondial,

    Si voir une vingtaine de films en une dizaine de jours ne vous fait pas peur,

    Si le costume ou la belle robe vous vont à merveille,

    Si vous avez un avis et aimez débattre sur tous les films que vous voyez,

    Si la si célèbre ascension des 24 marches de la Croisette ne vous effraie pas,

     C'est que vous avez le profil pour devenir Juré-Jeune au prochain Festival de Cannes et y décerner le Prix de la Jeunesse.

     Adressez-vous donc à votre Centre régional d’information jeunesse (CRIJ). Pour postuler, il vous faudra fournir :

    • Un texte de deux pages sous forme libre (critique, poésie, chanson, conte…) racontant votre plus beau souvenir de cinéma
    • Un texte d’une page sur vos motivations à la participation au Prix de la Jeunesse
    • Un curriculum vitae
    • Un courrier dans lequel vous vous engagez à vous libérer sur la totalité du festival (du 15 au 28 mai 2012 inclus)
    • Une photo d’identité

      Faites vite, les inscriptions sont ouvertes. Vous avez jusqu'au 1er mars pour déposer votre dossier de candidature. A vos plumes !

      Plus d'infos sur le site www.jeunes.gouv.fr/prixdelajeunesse2012

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  • Bonne année 2012 "in the mood for Cannes"!

    En attendant de retrouver ici les premières informations sur le Festival de Cannes 2012 dont, je vous rappelle que vous pourrez le suivre en direct ici, comme chaque année, deux petites vidéos d'un de mes films préférés pour vous souhaiter une année 2012 riche de passions et de cinéma, et n'oubliez pas que désormais en plus de mes trois blogs in the mood, vous pouvez suivre l'actualité sur mon nouveau site: http://inthemoodlemag.com .

    Retrouvez également mon bilan de l'année cinéma 2011, ici.