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Ouverture du 63ème Festival de Cannes : une édition ouverte sur l’éternité

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Hier soir, avec beaucoup de classe, d'élégance, de sobriété, et une pointe d'humour british (certes moins caustique que celui de son prédécesseur, Edouard Baer), Kristin Scott Thomas  a présenté la cérémonie d'ouverture de cette 63èmé édition du Festival de Cannes, 11 ans après en avoir déjà  été la lumineuse maîtresse de cérémonie. Elle n'a pas cherché à voler la vedette à celui, que, pendant onze jours, nous allons célébrer, qui va faire palpiter nos cœurs, chavirer nos raisons, délicieusement nous obnubiler  au point de nous faire oublier que le temps s'écoule, de nous laisser croire que nous-mêmes, comme lui, comme les actrices, sommes éternels. Alors certes, il y aura toujours les blasés pour qui « Cannes, ce n'est plus ce que c'était », et qui se plairont à afficher un dédain ostentatoire. Et puis il y a les autres pour qui, comme pour Kristin Scott Thomas, comme pour moi, Cannes, c'est vivre « un moment intense », être « transporté par la puissance des films », « partager un instant de l'éternité du cinéma », des « échanges, rencontres, le bonheur de parler cinéma non stop avec d'autres personnes venues de 84 pays », l'inestimable « plaisir de s'échapper du quotidien pour vivre autrement et en concentré les émotions que la vie nous donne », c'est se laisser griser, emporter, éblouir, ensorceler par Cannes « la ville qui ne dort jamais ». C'est adorer ou abhorrer toujours avec excès ou virulence mais essayer de toujours « respecter les films. » Alors, sans doute certains auront-ils trouvé cette cérémonie ennuyeuse, mais moi, déjà elle m'a transportée, ailleurs, fait franchir la fragile frontière, si perméable qui, ici sépare la fiction de la réalité. La voix de Melody Gardot m'a emmenée loin déjà, peut-être dans une boîte de jazz à la Nouvelle Orléans, l'image dans un rai de lumière du président Tim Burton avec Kristin Scott Thomas, quant à elle, me paraissait échapper d'un film noir américain des années 50. Et puis il y a eu ces extraits des films en sélection officielle de cette 63ème édition, véritable concentré du cinéma mondial, de sa diversité, sa richesse, de son inventivité, qui m'a fait frissonner de bonheur cinéphilique et m'a donnée envie de plonger pleinement dans l'irréalité de ces 11 jours. De même que ce très beau montage des films de Tim Burton qui en exaltait la subtile alliance de fantaisie et de mélancolie. Il y  a eu aussi ce fauteuil vide, symbole d'un membre du jury encore emprisonné, le cinéaste iranien Jafar Panahi, symbole aussi de la portée évidemment et éminemment politique de ce festival (comme les palmes d'or de ces dernières années l'ont démontré et à voir les extraits de cette sélection 2010 il est probable que celle de cette 63ème édition ne dérogera pas à la règle), et en l'espère malheureusement son impuissance.  Alors tant pis s'il est de bon ton d'afficher son indifférence, j'assume, affirme, et clame mon enthousiasme et mon plaisir à vous  faire partager cette illusion d'éternité pendant onze jours. Je vous donne donc rendez-vous ici chaque jour pour vous parler de cette sélection 2010 !

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Commentaires

  • Un blog accrédité à Cannes, eux, pourtant si fermés à ce niveau? Etes-vous passée sous le bureau pour avoir ce précieux sésame? Au vu de votre vocabulaire d'une prétention sans nom "almodovardienne étreinte brisée", je comprends à présent les raisons de votre parade dégoulinante et vos récits au style volontairement ostentatoire. On aime ça, là-bas.

  • Accred' presse, c'est la classe ca :)

  • Ta présence à Cannes fait des jaloux si j'en juge certains commentaires déplaisants...

    Il paraît qu'il y a une erreur dans le montage réalisé pour Tim Burton, un extrait de film qu'il n'aurait pas réalisé, j'ai lu ça sur un forum c'est vrai ?

  • Déplaisants Marine ! Comme tu y vas ?
    J'aurais dit vomitif et pathétique.
    Les minables ne peuvent admettre que c'est parfois à force de travail qu'on obtient les choses.

    J'en parlais dernièrement avec Fred (pour ne pas la citer)... tu dois être la seule que je suis, qui se trouve là-bas et qui clame son enthousiasme au lieu de prétendre être blasée bien que ce soit ta 10ème édition.

    En tout cas raconte nous avec ton style tellement enthousiasmant qui nous fait vivre comme personne ce nouveau festival.

  • le festival semble à nouveau palpitant à cette année, mais il ne faut pas en oublier ses réalités économiques; une chronique amusante à ce sujet:
    http://www.youtube.com/watch?v=oOnFPshGz0w

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