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La leçon de cinéma de Marco Bellocchio: mercredi 19 mai, salle Buñuel, à 17h00

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Je vous annonçais il y a quelques jours que la leçon de cinéma du Festival de Cannes 2010 serait donnée par le cinéaste italien Marco Bellocchio. Voici le dernier communiqué de presse à ce sujet avec le lieu et l'heure de la leçon de cinéma!

Il a déclaré, en acceptant l’invitation :
«…Une leçon de cinéma n’a de sens, à mes yeux, que si elle est pratique, le travail sur le plateau, les prises, diriger l’équipe, les acteurs, commander, fais ceci, fais cela... Sur le plateau, la démocratie, l’égalité n’existent pas, il faut de la rigueur, de l’intérêt, de l’affection, du respect... Je ne crois pas en ces réalisateurs qui, pour faire pleurer, pensent être en droit de gifler une belle fille ou de l’insulter, etc. (on raconte souvent l’histoire de ce réalisateur de la fin du néo-réalisme qui, pour faire pleurer une toute jeune actrice, la frappait sur les jambes avec une cravache tandis qu’il la filmait en gros plan.)… Mais dans la mesure où je ne peux ici apporter qu’un témoignage oral, je dis que la chose la plus précieuse qu’un réalisateur puisse enseigner à ceux qui veulent faire ce métier (un métier, entre autres, extrêmement compliqué et je suis toujours étonné qu’il séduise tant de jeunes) c’est le travail avec les acteurs et les actrices… Parce que ce n’est pas la même chose de diriger un acteur ou une actrice lorsqu’il y a nécessité de convaincre, de “séduire” (et la “séduction” uniquement “artistique” d’une actrice est totalement différente de la “séduction” d’un acteur), voire d’être “séduits”, ce qui ne signifie pas nécessairement être fragiles ou passifs… Tout le monde peut enseigner la technique mais la manière de faire interpréter un personnage que vous avez imaginé par un être humain vivant est un don de la nature. On peut toutefois l’apprendre, en partie, d’un metteur en scène qui ne se soustrait pas au risque d’un échec… Il est impossible de garantir une jolie fin à toute relation humaine… »

Au fil de son parcours, Marco Bellocchio a présenté dix films en Sélection officielle au Festival de Cannes, du Saut dans le Vide (1980) qui a remporté deux Prix d’interprétation, à Vincere (2009) considéré par la critique internationale comme un des meilleurs films de l’année.

Après Martin Scorsese, Stephen Frears mais aussi Nanni Moretti, Wong Kar Wai ou Sydney Pollack, il va dialoguer avec Michel Ciment de sa pratique de réalisateur, son expérience du plateau, des difficultés du métier et de la manière dont il peut être transmis.

Marco Bellocchio accueillera les journalistes et les cinéphiles mercredi 19 mai, salle Buñuel, à 17h00

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