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  <title>IN THE MOOD FOR CANNES 2012  Le blog en direct du Festival de Cannes 2012  -</title>
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  <subtitle>~Le journal des pérégrinations d'une jeune scénariste~ Elu &amp;quot;meilleur blog du Festival de Cannes 2008&amp;quot;</subtitle>
  <updated>2012-05-20T19:33:37+02:00</updated>
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      <author>
        <name>Sandra Mézière (Webmaster)</name>
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      <title>&quot;Une journée particulière&quot; de Gilles Jacob: le Festival de Cannes célèbre aujourd'hui ses 65 ans!</title>
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      <updated>2012-05-20T09:35:33+02:00</updated>
      <published>2012-05-20T09:35:33+02:00</published>
                      <summary> En attendant de vous livrer mes dernières critiques des films en...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://www.inthemoodforcannes.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En attendant de vous livrer mes dernières critiques des films en compétition, notamment de l'excellent &quot;Reality&quot; de Matteo Garrone,&amp;nbsp;et le récit de ces deux dernières journées, je vous rappelle que le Festival de Cannes célèbre aujourd'hui ses 65 ans et que, à cette occasion, cet après-midi, en salle Debussy, à 17H30 sera projeté le documentaire de Gilles Jacob &quot;Une journée particulière&quot; en présence de 18 des 35 cinéastes de &quot;Chacun son cinéma&quot;...notamment. Une séance à ne surtout pas manquer. Retrouvez ma critique ci-dessous.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3551401&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/3868622824.jpg&quot; alt=&quot;chacun3.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lors de la conférence de presse du Festival de Cannes (&lt;a href=&quot;http://inthemoodlemag.com/2012/04/19/compte-rendu-de-la-conference-de-presse-du-festival-de-cannes-2012/&quot;&gt;pour lire mon article détaillé sur la sélection officielle 2012, cliquez ici)&lt;/a&gt;, Gilles Jacob annonçait la projection de « ce petit travail d’artisan», cette &lt;em&gt;Histoire de Festival numéro 4&lt;/em&gt;, son quatrième documentaire sur l’histoire du festival, un documentaire sur l’anniversaire des 60 ans du festival qui sera présenté le jour de l’anniversaire du festival (65 ans, cette fois), en séance spéciale, le 20 mai, en salle Debussy (et diffusé le 20 mai, à 22H10, sur Canal + cinéma et le 27 mai, à 16H20, sur Arte) sous le titre « Une journée particulière », un documentaire que j’ai découvert avec plaisir vendredi dernier, d’autant plus que j’avais vécu cette journée en tant que festivalière dans le grand Théâtre Lumière. Je me souviens avoir été submergée par l’émotion (je crois bien n’avoir pas été la seule) lors de cette journée indéniablement particulière, sans aucun doute un de mes plus beaux souvenirs en 12 ans de Festival de Cannes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3551398&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/3690354264.jpg&quot; alt=&quot;chacun2.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il était en effet difficile de rester insensible face à ces 34 déclarations d’amour au cinéma ( « Chacun son cinéma » regroupe 33 courts-métrages pour 35 cinéastes –puisqu’il y a les frères Coen et les frères &lt;span style=&quot;color: #1f1f1f;&quot;&gt;Dardenne&lt;/span&gt;- auxquels il faut ajouter le court-métrage de &lt;span style=&quot;color: #1f1f1f;&quot;&gt;David Lynch&lt;/span&gt; présenté en ouverture du festival), ces mises en abymes qui avaient achevé de détruire la mince frontière qui sépare le cinéma de la réalité, si mince à Cannes plus qu’ailleurs. Le cinéma d'hier y côtoie celui d'aujourd'hui, le cinéma d'aujourd'hui célèbre celui d'hier, après une montée des marches rythmée par la voix de Frédéric Mitterrand, voix off intemporelle, réminiscence si symbolique de l'âge d'or du festival, ballet magique où le Cannes d'hier semblait brusquement ressurgir, avec son aura mythique, avant qu’une autre voix inimitable, celle de l’éblouissante Juliette Binoche, n’annonce tous ces grands cinéastes sur scène. Je me souviens de la folie paradoxalement joyeuse et presque solennelle qui a régné ce soir-là. Je me souviens que le couple lui aussi mythique du chef d’œuvre de Visconti «Le Guépard », Angelica et Tancrède, Claudia Cardinale et Alain Delon, était reconstitué et fut le plus applaudi, 44 ans plus tard (« Le Guépard » fut d’ailleurs projeté en copie restaurée à Cannes, il y a deux ans, en leur présence, autre moment magique et unique). Ce soir-là, sur les marches, sous mes yeux, éblouis, par le soleil, par la magie du cinéma, s'était déroulé un pan de l'histoire du cinéma en accéléré.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3551390&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/00/475483212.jpg&quot; alt=&quot;chacun.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;(photo ci-dessus copyright inthemoodforcinema.com )&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce soir-là, le palais des festivals avait réuni un plateau unique et exceptionnel. Un générique inouï. Et l’émotion provenait autant de ce générique, tous ces créateurs rassemblés dont tant étaient à l’origine de ma passion pour le cinéma, dans ce lieu qui l’a exacerbée, que de ce film qui, justement, rendait hommage à cette passion, montrant à quel point, Cannes est &quot;une fenêtre ouverte sur le monde&quot;…et sur le cinéma (et inversement), un monde dont ce festival met si bien en lumière les ombres et les blessures.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comme l’a dit Gilles Jacob, lors de la conférence du festival, jeudi, « ce qui n’a pas changé et ne changera pas, c’est ce que sont les créateurs qui font Cannes et non pas l’éphémère ni l’écume des choses ». En effet, si Cannes est parfois versatile, prompte à magnifier ou détruire, à déifier ou piétiner, si des rêves y achoppent, des illusions s’y brisent, des projets s'y esquissent, des carrières s'y envolent, si des films nous y éblouissent, l’essentiel est que des cinéastes émergent, se révèlent au monde, nous révèlent un monde. Le leur. Le nôtre. Cannes, c’est le miroir grossissant et informant du monde, déroutant parfois aussi. Le reflet de ses colères, de ses blessures, de sa poésie.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’étais donc curieuse de me remémorer ces instants et de découvrir un peu de l’envers du décor de cette journée si « particulière » dont Gilles Jacob avait été l’initiateur, projet fou, ambitieux, audacieux me rappelant cette phrase de son livre « La vie passera comme un rêve », « Il faut être vraiment fou pour continuer à relever ce défi : révéler, surprendre, faire rêver ». Une folie bienheureusement douce, et même salutaire.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/00/00/2395545784.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3351126&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/00/00/3139267542.jpg&quot; alt=&quot;reve45.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le titre est bien entendu un clin d’œil à Ettore Scola mais aussi à la particularité de cette journée pour laquelle les 35 réalisateurs de « Chacun son cinéma » (et non des moindres !) étaient venus à Cannes en 2007. Gilles Jacob avait en effet commandé (et produit) l’œuvre collective « Chacun son cinéma » à trente-cinq des plus grands cinéastes internationaux, sur le thème de la salle de cinéma.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette journée particulière est celle au cours de laquelle ces trente-cinq réalisateurs ont été suivis dans les différents rites cannois : arrivée, photocall, conférence de presse, montée des marches, répétition de leur parcours sur la croisette, cuisines, feu d’artifice… S’y côtoient, entre autres : David Lynch, Aki Kaurismäki, Roman Polanski, Nanni Moretti, Ken Loach, Raymond Depardon, Olivier Assayas, Alejandro Gonzalez Iñárritu, Michael Cimino, Wong Kar-wai, Manoel de Oliveira, les frères Dardenne, Amos Gitaï, Youssef Chahine, David Cronenberg et Jane Campion. 35 réalisateurs venus de 25 pays différents et signant un film de 3 minutes chacun (avec 25000 euros de budget). Nous les suivons ainsi dans les rituels cannois, des rituels futiles et nécessaires, dérisoires et essentiels.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dédié à Theo Angelopoulos et Raoul Ruiz, ce film possède la simplicité, l’élégance et l’humilité de son auteur défini comme un « gentleman old school » par un des cinéastes ou comme le « chef de village » d’un “petit port de pêcheurs isolé au sud de la France ”, dans le film (très drôle) de Walter Salles. Ce qui en émane, c’est son amour immodéré pour les créateurs. Son documentaire possède le même atout que ses ouvrages : il en dit beaucoup sans écorner le mystère, sans jamais être impudique ou indiscret. Et surtout il témoigne d’un amour fou et communicatif pour le cinéma et, peut-être plus encore, pour ceux qui le font. Ainsi débute-t-il : « Mon nom est Gilles Jacob. Petit, je rêvais d’être capitaine de pompiers, ado j’ai été projectionniste au Festival de Cannes, c’est moi qui passais les films en tombant amoureux des belles actrices, dans ce palais où l'on célèbre les réalisateurs du monde entier. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles Jacob, en voix off, explique aussi que « Etourdiment, nous visions le record du film le plus prestigieux, de la photo de groupe la plus mirobolante. Mais obtenir l’accord d’autant de grands artistes ne fut pas mince affaire. Finalement, c’est la séduction cannoise qui l’emporta. » Cette voix off se superpose sur les images de l’un de ces films, celui de Gus Van Sant. Une autre histoire de séduction… et s’il est bien un festival séduisant, irrésistible, aussi périlleux que prestigieux, c’est Cannes...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les images des films (18 extraits) alternent avec celles de cette journée hors du commun. La caméra débusque subrepticement les sourires, une mélancolie qui affleure, un instant insolite, mais surtout le plaisir d’être ensemble et la complicité de ces « 35 mousquetaires ». Elle s’attarde sur les regards et les mains, la beauté de « la géographie d’un visage », des visages, ceux des artistes. Bel écho avec les extraits des films qui eux-mêmes se concentrent surtout sur les visages et les rites cinématographique comme une mise en abyme de la mise en abyme. Au détour d’un plan, on devine la malice juvénile de Gilles Jacob comme dans la façon de filmer ce mimétisme burlesque dans les gestes des frères Dardenne ou dans la manière de filmer des spectatrices en bas des marches mais le regard est toujours tendre, bienveillant, jamais méprisant ou condescendant. Une malice juvénile qui me fait penser à celle de Woody Allen qu’il a cité en présentant le film mais aussi à Alain Resnais qui, il y a trois ans, à Cannes avait présenté le film finalement le plus jeune, fou et audacieux de cette édition, « Les herbes folles » et qui , je l’espère, continuera de m’enchanter et me surprendre cette année avec son « Vous n’avez encore rien vu » que j’attends avec énormément d’impatience.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quel dommage d’ailleurs que Woody Allen ne figure pas dans ces courts-métrages lui, qui avec sa « Rose pourpre du Caire », nous avait justement si bien parlé de la magie du cinéma et de cette fragile frontière entre cinéma et réalité.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est un bonheur de revoir ces images, de constater une nouvelle fois ce qui caractérise un grand cinéaste, un auteur : le caractère immédiatement identifiable de son regard sur le monde et de son univers comme celui de Wong Kar-Wai, avec sa langueur poétique, envoûtante, sensuelle aux couleurs chatoyantes. Celui d’Elia Suleiman avec son humour burlesque. Comme la façon inimitable de Lelouch de filmer et faire jouer les acteurs (dans un film émouvant qui rend sublimement hommage au cinéma, et à ses parents). Comme la composition des plans et la manière de filmer la jeunesse si reconnaissable de Gus Van Sant... Et quand Atom Egoyan filme deux jeunes filles qui dialoguent par SMS tout en regardant des films et notamment « La Passion de Jeanne d'Arc » de Dreyer, la passion du cinéma s’allie subtilement à une dénonciation des dérives de notre époque (le meilleur film sur le sujet de ce monde qui n’a jamais communiqué aussi vite et mal restant d’ailleurs pour moi « Babel » de Inarritu ).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le film s’achève par la musique de «&lt;a href=&quot;http://inthemoodlemag.com/2012/03/22/critique-de-%C2%AB-la-vie-est-belle-%C2%BB-de-roberto-benigni-projection-au-festival-international-du-film-de-boulogne-billancourt-2012/&quot;&gt; La vie est belle » de Roberto Benigni (dont vous pouvez d’ailleurs retrouver ma critique ici,&lt;/a&gt; un film tellement indissociable de Cannes), une excellente idée en guise de conclusion et qui aurait d’ailleurs aussi pu être le titre de ce film. Si, comme le disait Gilles Jacob dans « La vie passera comme un rêve », « Cannes n’est pas un paradis pour les âmes sensibles », il l’est pour les amoureux du cinéma. Si Cannes peut encenser, broyer, magnifier, dévaster et en a perdu certains et tant à force de les éblouir, les fasciner, les aliéner ; si, là plus qu'ailleurs, les personnalités peuvent prendre des reflets changeants, finalement éclairants, révélant le portrait de Dorian Gray en chacun ; si Cannes s'enivre de murmures, se grise de lumières éphémères, s'en étourdit oubliant presque celles du Septième Art ; si le cinéma est parfois éclipsé derrière tous ceux qui font le leur, Cannes reste le plus grand festival de cinéma au monde, la plus grande déclaration d’amour au cinéma (et aux cinéastes) qui y règne en maître, lequel finalement toujours sort vainqueur comme dans ce documentaire, bel hommage à Cannes, au cinéma, aux créateurs.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A n’en pas douter ce 20 mai sera à nouveau une journée exceptionnelle et il se pourrait que, à nouveau, un générique exceptionnel vienne saluer cette projection que je vous recommande (et que je ne manquerai pas). Seul regret : que ces 53 minutes en compagnie de ces grands cinéastes et de leurs univers soient trop courtes mais, à peine la projection terminée, cela nous donne finalement envie de revoir « Chacun son cinéma » (disponible en DVD). Alors, rendez-vous le 20 mai pour les festivaliers et pour les abonnés de Canal plus, et le 27 mai sur Arte. Vous n’aurez aucune excuse pour l’avoir manqué… Et surtout, pour paraphraser le titre du film d’Alain Resnais « Vous n’avez encore rien vu… ».&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/709909571.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3379143&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/1844762349.jpg&quot; alt=&quot;jacob1.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/3014801986.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3379145&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/710192189.jpg&quot; alt=&quot;jacob2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;J’en profite également pour vous recommander le dernier ouvrage de Gilles Jacob «Le Fantôme du Capitaine », une correspondance imaginaire, une soixantaine de lettres comme autant de nouvelles que j’ai dévorées comme un roman une évasion pleine de fantaisie dans le cinéma et la cinéphilie, la littérature, l'imaginaire, et en filigrane une réflexion sur l'art, qui réjouira tous ceux qui aiment passionnément le cinéma et la littérature, et aiment s'y perdre délicieusement, au point parfois de les confondre ou même les préférer à la réalité, un livre dans lequel Gilles Jacob, vous fait voyager avec élégance, avec savoureuse et malicieuse (auto)dérision, entre mensonge et vérité, imaginaire et réalité qu'il interroge et manipule, et qui exhale un enivrant parfum de vérité, la plus troublante et réjouissante des illusions, une illusion rassurante pour l'incurable rêveuse que je suis. (&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/archive/2012/01/11/litterature-le-fantome-du-capitaine-de-gilles-jacob.htm&quot;&gt;suite de mon article à ce sujet ici)&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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      <author>
        <name>Sandra Mézière (Webmaster)</name>
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      <title>Critique « Paradis :Amour » de Ulrich Seidl – Compétition officielle du Festival de Cannes 2012</title>
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      <updated>2012-05-19T09:51:35+02:00</updated>
      <published>2012-05-19T09:51:00+02:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3588001&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/02/02/2682355873.jpg&quot; alt=&quot;seidl.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’amour est décidément au centre de cette compétition 2012, du moins à en croire ses titres éponymes. Après l’histoire d’amour de &amp;nbsp;Jacques Audiard, «&amp;nbsp;De rouille et d’os&amp;nbsp;» qui a bouleversé la Croisette (une des plus longues standing ovation de ces dernières années selon Thierry Frémaux, retrouvez ma critique dans l’article précèdent), en attendant le film de Michael Haneke au titre aussi sibyllin qu’explicite «&amp;nbsp;Amour&amp;nbsp;», film que j’attends avec une impatience grandissante,&amp;nbsp; hier après-midi également en compétition était projeté «&amp;nbsp;Paradis&amp;nbsp;: amour&amp;nbsp;» de l’Autrichien Ulrich Seidl, pour la deuxième fois en compétition à Cannes (d’ailleurs en présence de son compatriote Michael Haneke. )&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est l’histoire de Teresa, une Autrichienne qui part au Kenya, non pas pour un safari, quoique… puisque le tourisme sexuel est l’objectif de son voyage et qu’elle traite les jeunes Africains, avec une condescendance abjecte, comme des animaux… tout en cherchant à être regardée dans le cœur, dans les yeux, bref le véritable amour qu’elle commencera par acheter et qu’elle finira par implorer, l’exploiteur devenant alors l’exploité.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;La dénonciation d’une nouvelle forme de colonialisme, d’un racisme sans complexes, passe par des scènes humiliantes et difficilement soutenables pour le spectateur qui se retrouve soudain malgré lui presque complice. Certes, ce sont aussi elles qui sont humiliées en montrant sans fards leurs corps exposés sans pudeur mais une impudeur qui n’est rien face à la vulgarité de leurs mots indécents, insultants, inconscients et de leur égoïsme, ces dernières ne songeant qu’à leur quête effréné, vaine, vorace de plaisir mais finalement d’amour. Teresa n’est guère plus subtile avec sa fille dont elle ne se soucie vraiment que lorsque celle-ci oublie son anniversaire, implorant là aussi un amour en retour de son égoïsme.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce qui est drôle au début (Ulrich Seidl sait avec un cynisme redoutable les tourner en ridicule) devient gênant et lourd au fil du film. La quête insatiable d’un «&amp;nbsp;amour&amp;nbsp;» qui passe par l’humiliation de l’autre et finalement de soi-même nous est montré par des scènes répétitives et de plus en plus embarrassantes pour le spectateur &amp;nbsp;et qui finissent par frôler la complaisance.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il ne faut néanmoins pas écarter ce film d’emblée pour une récompense, bien au contraire. La réalisation inspirée contribue fortement à cette dénonciation comme ce dernier plan d’une nature sublime et impassible qui dissimule une «&amp;nbsp;humanité&amp;nbsp;» hideuse, celle de ces femmes pathétiques. Comme ces plans, à la fois magnifiques et terribles, beaux et tellement tristes, de corps d’Européens allongés sur des transats séparés par un fil de ces jeunes Africains, debout, qui les regardent depuis la plage, comme deux mondes qui ne se comprennent pas, qui se confrontent, qui se font face sans se voir. D’autres font songer à du Botero comme ce plan du corps de Teresa sous une moustiquaire et un instant, Ulrich Seidl, comme un hommage à une forme de beauté souillée par la bêtise et un égoïsme aveugle. Le cadrage exacerbe aussi bien souvent leur ridicule et met l’accent davantage encore sur leur mépris et leur condescendance comme lorsque Teresa et sa compatriote parlent des jeunes Africains, accoudées au bar, tandis que l’un d’entre eux est en arrière-plan, invisible et inexistant pour elles.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Certaines métaphores sont aussi très (trop) appuyées. Au plan d’un crocodile succède ainsi celui d’un jeune Africain pour bien nous faire comprendre que l’amour qu’il semble témoigner n’est que fallacieux et que Teresa n’est qu’une proie parmi tant d’autres. Au-delà de sa réalisation, ce «&amp;nbsp;Paradis&amp;nbsp;: Amour&amp;nbsp;» &amp;nbsp;aura également le «&amp;nbsp;mérite&amp;nbsp;» de mettre l’accent sur des pratiques tristement banalisées, et sur un racisme tristement et dramatiquement ordinaire. Si Ulrich Seidl regarde ces femmes sans complaisance, il semble néanmoins plus les plaindre que les mépriser sans pourtant les épargner, laissant Teresa, seule, vaincue, humiliée, en larmes, sur son lit.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce soir, je vous parlerai d’un autre film, «&amp;nbsp;Reality&amp;nbsp;» de Matteo Garrone que l’on peut d’ailleurs rapprocher (si, si) de celui-ci en ce qu’il montre aussi la quête effrénée d’amour ou du moins de bonheur d’un homme dans le regard d’une multitude d’autres croyant que là réside le bonheur et qui y trouvera finalement la folie. Cette journée s’est achevée par mon deuxième film d’animation en 12 ans de Festival de Cannes, «&amp;nbsp;Madagascar&amp;nbsp;», après une montée des marches avec un casting éblouissant. Récit également à suivre ce soir.&lt;/p&gt;
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      <author>
        <name>Sandra Mézière (Webmaster)</name>
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      <title>Ouverture et 1er jour du Festival de Cannes 2012 : entre ombres et lumières, bruits et silences…</title>
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      <updated>2012-05-17T23:55:02+02:00</updated>
      <published>2012-05-17T23:55:02+02:00</published>
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                              <summary>    C’est avec une ignominieuse journée de retard que je reviens sur...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3586255&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/02/02/2686835633.jpg&quot; alt=&quot;billet.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est avec une ignominieuse journée de retard que je reviens sur l’ouverture de ce 65ème Festival de Cannes, préférant ne pas me laisser happer par cette course vaine et vorace à l’information, au risque de formules expéditives, faciles et hasardeuses, pour plutôt retranscrire avec justesse mes impressions et émotions et me laisser en revanche happer par le lumineux gouffre des salles obscures. Préférant toujours le silence éloquent au bruit insignifiant, aussi. Cela tombe bien, c’est justement de bruit(s) et de silence(s) dont il fut question lors de cette ouverture et dans le film qui est mon premier coup de cœur (qui, de battre, s’en serait presque arrêté) mais n’allons pas trop vite…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Avant cela, il a fallu entreprendre un trajet Paris-Cannes de 9H aussi absurde qu’un film de Tati (le talent en moins) et aussi rocambolesque que le pire (ou le meilleur) des blockbusters dont je vous épargnerai néanmoins le récit, certainement plus ennuyeux que les films précités. Arrivée une heure à peine avant la montée des marches, je suis miraculeusement parvenue à temps pour la réjouissante ascension&amp;nbsp;; je pense que j’aurais fait un parfait personnage dans un film d’Hitchcock, vous savez dans ces histoires extraordinaires qui arrivent à des hommes ou des femmes ordinaires transcendés par l’excitation et/ou la peur du danger. Le danger en l’espèce était tout de même très relatif.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A peine avais-je donc eu le temps de réaliser que j’étais à Cannes, après m’être transformée en une festivalière avec une allure digne de monter les marches, après avoir récupéré badge et invitation, je me retrouvai donc sur les mythiques marches tout en constatant qu’elles n’étaient toujours pas au nombre de 39 (hitchcockienne jusqu’au bout) mais 24 parait-il. Mais sans doute est-ce la magie de Cannes, une fois sur le tapis rouge, plus rien d’autre n’existait que le bonheur d’être là (si ce ne sont les dizaines de regards qui me font toujours redouter le faux pas, et les gravir comme si je m’entraînais pour le marathon de New York, meilleure manière de faire un faux pas d’ailleurs, vous saurez ainsi de qui il s’agit la prochaine que vous y verrez passer une marathonienne en robe de soirée), sur le point d’entrer dans ce lieu qui est l’antre du 7ème art. A chaque fois, je repense à l’enfant que j’étais qui regardait cette cérémonie comme un cénacle inaccessible, les yeux brillants et rêveurs, bien loin de m’imaginer que quelques années plus tard, un concours (le prix de la jeunesse, qui existe toujours et permet à de jeunes cinéphiles de découvrir le festival) me permettrait d’y assister et d’y retourner, chaque année, quoiqu’il arrive, par la suite. «&amp;nbsp;On&amp;nbsp;» a donc bien fait plaisir à l’enfant que j’étais et à la cinéphile que je suis devenue &amp;nbsp;en m’invitant et me permettant d’y assister, cette fois aux premières loges.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Après ce double marathon (depuis la gare puis sur le tapis rouge, donc), j’avais tellement redouté d’être en retard que je pensais l’être…et que je suis finalement entrée la première dans l’orchestre du Grand Théâtre Lumière. Avec la même émotion que les autres fois, comme une réminiscence de la première où je suis entrée dans cette salle (c’était en 2001, c’était pour «&amp;nbsp;Marie-Jo et ses deux amours&amp;nbsp;» de Guédiguian, cette année-là un certain Nanni Moretti avait obtenu la palme d’or pour «&amp;nbsp;La chambre du fils&amp;nbsp;») songeant à tous les films qui y ont été présentés, à tous les cinéastes qui ont émergé aux yeux du monde, à toute l’émotion contenue ou déployée dans cette salle depuis tant d’années, à tant d’applaudissements qui si souvent m’ont donnée la chair de poule, la réalité rejoignant le cinéma, se confondant presque avec celui-ci lorsque la lumière se rallume et que l’écran laisse entrevoir les visages qui y figuraient quelque secondes plus tôt, dans une autre réalité.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Et puis, une nouvelle fois, il y a eu «&amp;nbsp;le Carnaval des animaux&amp;nbsp;» de Saint-Saëns qui clôt la/les marche(s) et qui me fait à chaque fois frissonner comme la bande-originale de mes souvenirs cannois. Puis, la lumière s’est éteinte. Et la petite fille, une nouvelle fois, s’est réveillée.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ensuite ELLE est apparue, dans une robe rouge dont la flamboyance n’aurait pas déplu à Pedro Almodovar. Tentant de prendre un air exagérément assuré masquant mal son trac, si touchant pourtant. Peppy Miller. Bérénice Béjo.&amp;nbsp;Un an après «&amp;nbsp;The Artist&amp;nbsp;», film que ne peut pas ne pas aimer tout amoureux du cinéma, mais surtout film sur l’orgueil doublé de solitude des artistes, sublimés mais aussi révélés dans leurs nobles fragilités. Elle était là grâce à Peppy Miller, un peu elle aussi, sans doute hier soir. Elle a d’ailleurs remercié le festival «&amp;nbsp;où tout a commencé pour moi et pour le film l’année dernière&amp;nbsp;». J’ai même cru qu’elle avait vu mes yeux d’enfant éblouie lorsqu’elle a dit «&amp;nbsp;Tais-toi, toi qui dis à ton enfant qu’il ne faut pas rêver, que ce n’est pas possible.&amp;nbsp;» D’ailleurs, la référence aux «&amp;nbsp;soupirs des personnages de Wong Kar Wai&amp;nbsp;» n’étaient-elle pas une référence explicite à ce blog «&amp;nbsp;in the mood&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? (Le Marathon est épuisant pour les neurones et la lucidité, je le crains). Je crois pouvoir dire avec un peu plus de certitude qu’elle a fait référence à ce qui existe, aussi, à Cannes&amp;nbsp;: ceux qui ne sont JAMAIS contents pour bien marquer leur supposée supériorité sur la masse de cinéphiles enthousiastes (imaginez-vous, s’enthousiasmer pour un film, c’est forcément ne pas avoir d’esprit critique) quand elle a dit «&amp;nbsp;Tais-toi, toi qui cherches la petite bête, toi qui râles&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et puis la musique a presque tout emporté dans mes souvenirs, du moins leur chronologie. Mais pas les frissons toujours bel et bien là. La musique de Saint-Saëns donc. La voix assurée de Beth Ditto rendant hommage à Marilyn (égérie de l’affiche 2012 , &amp;nbsp;finalement &amp;nbsp;ce festival est à l’image de Marilyn, un mélange de force et de fragilité, d’ombre et de lumière, de glamour masquant la mélancolie) en reprenant la chanson d’Elton John. La petite musique de la voix si émue de Bérénice Béjo. La Sérénade de&amp;nbsp; Schubert qui n’a fait que renforcer mon envie ardente de voir «&amp;nbsp;Amour&amp;nbsp;» de Michael Haneke. La musique de «&amp;nbsp;Like someone in love&amp;nbsp;» qui n’a fait que renforcer mon envie, tout aussi ardente, de découvrir le film de Kiarostami. Et puis tous ces extraits de films à donner le tournis, plus que la plus échevelée des valses. Tant d’instants rares de cinéma contenus déjà dans ces quelques bribes de films, formidable mise en bouche (parfois en abyme comme chez Resnais), réponse cinglante et incontestable à ceux qui reprochent tout et n’importe quoi à la sélection (les râleurs précités par Bérénice Béjo doivent bien les connaître). Entretemps le jury est monté sur scène&amp;nbsp;: Emmanuelle Devos, Raoul Peck, Hiam Abbas, Ewan McGregor, Alexander Payne, Andrea Arnold, Jean-Paul Gautier (vêtu d’une de ses remarquables créations) et Diane Kruger. Un astucieux montage de films de Nanni Moretti a été présenté. En deux phrases, ce dernier nous a rappelé son humour décalé mais aussi qu’il est un cinéaste engagé «&amp;nbsp;Je veux remercier dès maintenant mes merveilles jurés, merci à votre talent, à votre compétence, à votre bonne humeur. Merci au Festival de Cannes et à ce pays qui a contrairement à d’autres réserver toujours un rôle important au cinéma dans la société&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Et puis, jusqu’au bout suspendue au souffle coupé de Bérénice Béjo, je l’ai entendu dire dans un souffle (si redouté qu’on aurait dit le dernier, redouté par elle en tout cas, un peu aussi soulagée sans doute)&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Et maintenant je vais suivre mon conseil et me taire à mon tour pour laisser parler le cinéma car c’est toujours lui qui a le dernier mot&amp;nbsp;». (précisons que son discours a été écrit par Kyan Khojandi et Bruno &quot;Navo&quot; Muschio, les auteurs de la mini-série &lt;em&gt;Bref&lt;/em&gt; diffusée sur Canal +).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Oui, le cinéma qui, de toutes façons, sortira vainqueur, quel que soit le lauréat de la palme d’or. Quels que soient le tumulte ou le silence qu’elle suscitera, qu’elle nous éclaire sur le monde ou nous en révèle les ombres (ou qu’elle nous éclaire en nous en révélant les ombres). &amp;nbsp;Et peut-être une petite fille aux yeux éblouis qui aura acquis la certitude qu’il ne faut jamais faire taire ses rêves en sortira-t-elle, elle aussi, victorieuse…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3586244&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/01/02/3771328742.2.jpg&quot; alt=&quot;album3.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3586246&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/02/00/1871256902.jpg&quot; alt=&quot;album5.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3586247&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/02/00/2584329094.jpg&quot; alt=&quot;album1.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3557760&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/02/00/1715881365.jpg&quot; alt=&quot;rouille1.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Plutôt que de vous parler du film de Wes Anderson, le film d’ouverture, conte mélancolique et tendrement déjanté sur lequel je reviendrai ultérieurement, puisque le bruit et le silence étaient à l’honneur lors de cette ouverture, je ne pouvais pas ne pas vous parler d’abord du film de Jacques Audiard (brièvement, j’y reviendrai également dans une critique digne de ce nom après le festival) qui nous raconte justement l’histoire d’un homme qui va acquérir les mots…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cet homme, c’est &amp;nbsp;Ali (Matthias Schoenaerts) qui se retrouve avec Sam, 5 ans son fils qu’il connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa sœur (Corine Masiero) à Antibes. Elle les héberge dans le garage de son pavillon, elle s’occupe du petit.&amp;nbsp; A la suite d’une bagarre dans une boîte de nuit, son destin croise celui de Stéphanie (Marion Cotillard). Il la ramène chez elle et lui laisse son téléphone. Stéphanie est dresseuse d’orques au Marineland. Il faudra que le spectacle tourne au drame, que Stéphanie perde ses jambes, pour qu’un coup de téléphone dans la nuit les réunisse à nouveau. Lors de la conférence de presse Jacques Audiard a ainsi évoqué des «&amp;nbsp;destins simples magnifiés par les accidents&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;une histoire d’amour des années de crise&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;deux personnages qui tentent de s’extraire de leurs conditions.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Jacques Audiard revient ainsi sur la Croisette et en compétition officielle avec «&amp;nbsp;De rouille et d'os&amp;nbsp;», adapté d’une nouvelle de Craig Davidson &amp;nbsp;après avoir &amp;nbsp;remporté le prix du Meilleur Scénario pour «&amp;nbsp;Un héros très discret&amp;nbsp;» lors de l'édition 1996 du festival, et le Grand Prix du Jury pour «&amp;nbsp;Un prophète&amp;nbsp;», il y a 3 ans. Cette fois, il revient avec une histoire d’amour entre deux êtres blessés (mais les personnages d’Audiard le sont finalement toujours), et comme toujours chez Audiard, pas forcément immédiatement aimables mais emportant progressivement notre adhésion. Son cinéma est à l’image de ce film et de ces deux personnages&amp;nbsp;: un mélange habile et poignant de rudesse et de délicatesse. C’est un film de sensations, de chair, de corps, de sang. Le corps meurtri de Stéphanie face à celui presque animal d’Ali. Le corps brutalisé et filmé avec délicatesse, caressé presque par la caméra de Jacques Audiard (comme par le regard de Stéphanie). La dureté sublimée par une douce lumière et une chaleureuse atmosphère qui atténuent la violence (sociale) ravageuse du film. «&amp;nbsp;J’ai horreur de la violence. Curieux de dire que j’ai horreur de la violence et d’y revenir tout le temps&amp;nbsp;» a ainsi déclaré Jacques Audiard, ce midi, en conférence de presse.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bien qu’ils soient très différents dans leurs manières de filmer, ce film d’Audiard en particulier m’a fait penser au cinéma des Dardenne qui, eux aussi, mettent en scène des êtres cabossés par la vie et la société (avec certes beaucoup plus de réalisme, évidemment), dont les enfants sont souvent les involontaires victimes, et ils ont bien sûr en commun une remarquable direction d’acteurs, et une force de la mise en scène, aussi différentes soient-elles.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est un film de contrastes et d’évolutions. De l’arrogance, ou du moins du contrôle à l’abandon. De l’impossibilité de s’exprimer à la possibilité de dire les plus beaux mots qui soient. Et surtout de la solitude à la réconciliation avec leurs proches (sœur, enfant) et avec eux-mêmes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un film âpre et plein d’espoir. De rouille et d’os. De chair et de sang. De rudesse et de délicatesse. De douceur et de violence. De troublants paradoxes pour un troublant film. Des contrastes à l’image de ceux de l’esthétique du film. Le (magnifique montage) &amp;nbsp;met en exergue et oppose les sons, les silences, les corps, le contrôle, l’abandon. Ajoutez à cela une bande originale réussie, de la musique de Desplat à «&amp;nbsp;Firework&amp;nbsp;» de Katy Perry. Deux acteurs extraordinaires et extraordinairement dirigés. Comme dans «&amp;nbsp;Bullhead&amp;nbsp;», c’est l’animalité de son personnage que fait ressortir ici Matthias Schoenaerts, mais ici, au contraire de son personnage dans le film qui l’a révélé, il va aller vers la parole, l’humanité. Son personnage concentre aussi les contrastes du film, de même que celui de Marion Cotillard. Tous deux sont bouleversants de justesse, de dureté et de douceur, d’humanité et d’animalité, et en tout cas de fragilité masquée.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Marion Cotillard était ainsi visiblement très heureuse d’être à Cannes. Lors de la conférence de presse, elle a ainsi déclaré&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;C’est ma première fois dans un film en compétition officielle à Cannes. Je ne pensais pas que ça allait me rentre si joyeuse.&amp;nbsp;C’est un festival mythique qui a vu tellement de grandes histoires, de grands acteurs, de grands artistes et je suis particulièrement heureuse d’y être avec le film de Jacques» tandis que Matthias Schoenaerts a déclaré à son propos&amp;nbsp;«&amp;nbsp;C’est une comédienne exceptionnelle. On va dans l’absolu&amp;nbsp;». Pour Jacques Audiard, «&amp;nbsp;Marion est une actrice très virile et sensuelle en même temps. Elle a une autorité dans le jeu. Elle est capable de passer de l’autre côté du mur&amp;nbsp;». Signalons enfin la présence de Corinne Masiero (dans le rôle de la sœur d’Ali),&amp;nbsp; révélée par le personnage de Louise Wimmer dans le film éponyme de Cyril Mennegin.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Prix d’interprétation masculine ou féminine, prix de la mise en scène, grand prix du jury… Le festival commence très fort avec ce film qui pourrait prétendre à tous les prix, ou presque. &amp;nbsp;Un film coup de poing qui est aussi mon premier coup de cœur de cette édition 2012. Un film sensoriel magistralement monté, joué, pensé et mis en scène.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Vivement la suite de la compétition&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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      <author>
        <name>Sandra Mézière (Webmaster)</name>
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      <title>Patience: entre bruits et silences...</title>
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      <updated>2012-05-17T18:30:38+02:00</updated>
      <published>2012-05-17T18:30:38+02:00</published>
                      <summary>    C’est avec plus d'une journée de retard que je reviendrai sur...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://www.inthemoodforcannes.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3585854&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/01/02/3771328742.jpg&quot; alt=&quot;album3.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est avec plus d'une journée de retard que je reviendrai sur l’ouverture de ce 65&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;Festival de Cannes préférant ne pas me laisser happer par cette course vaine et vorace à l’information, au risque de formules expéditives, faciles et hasardeuses pour plutôt retranscrire avec justesse mes impressions et émotions et&amp;nbsp;pour&amp;nbsp;me laisser en revanche happer par les salles obscures. Préférant toujours le silence éloquent au bruit insignifiant. Cela tombe bien, c’est justement de bruit et de silence dont il fut question lors de cette ouverture et&amp;nbsp;dans un film qui mon premier coup de cœur de cette compétition 2012 ... je vous raconterai tout (l'ouverture et le film en question)&amp;nbsp;demain matin. Patience... et, justement, pour patienter, une photo de la conférence de presse du film en question.&lt;/p&gt;
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      <author>
        <name>Sandra Mézière (Webmaster)</name>
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      <title>Comment suivre  le Festival de Cannes 2012 et me suivre en direct du 65ème Festival de Cannes : rendez-vous quotidiennement sur inthemoodforcannes.com  et…</title>
      <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.inthemoodforcannes.com/archive/2012/05/13/comment-suivre-le-festival-de-cannes-2012-et-me-suivre-en-di.html" />
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      <updated>2012-05-14T11:24:28+02:00</updated>
      <published>2012-05-15T01:48:00+02:00</published>
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                              <summary>    Pour mon 12 ème  Festival de Cannes, vous pourrez me suivre sur...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://www.inthemoodforcannes.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3579990&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/00/02/422640909.jpg&quot; alt=&quot;bannierecannesgrand.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour mon 12&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; Festival de Cannes, vous pourrez me suivre sur mes&amp;nbsp;blogs comme les années&amp;nbsp;passées, néanmoins avec quelques changements mais aussi avec de nouveaux partenariats.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;BLOGS:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; Tous mes articles consacrés au festival et publiés en direct le seront sur &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://www.inthemoodforcannes.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; quotidiennement (et non en parallèle sur&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com&quot;&gt;http://www.inthemoodforcinema.com&lt;/a&gt;&amp;nbsp; comme d’habitude même si certains articles pourront y&amp;nbsp;être repris ) avec des articles sur la sélection officielle, les conférences de presse, des interviews etc. Je vous&amp;nbsp;donne donc quotidiennement rendez-vous ici&amp;nbsp;pour&amp;nbsp; mes articles quotidiens du 16 au 28 Mai.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Vous trouverez aussi quelques articles consacrés au Festival de Cannes sur mon nouveau blog &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://inthemoodlemag.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://inthemoodlemag.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; .&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3579992&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/02/01/4046533234.jpg&quot; alt=&quot;logointhemoodlemag2.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-3579996&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/00/01/3548079201.jpg&quot; alt=&quot;twitter.jpg&quot; /&gt;TWITTER:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; Pour connaître mes commentaires encore plus régulièrement, vous pouvez aussi me suivre sur twitter&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://twitter.com/moodforcinema&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://twitter.com/moodforcinema&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(@moodforcinema) et &lt;a href=&quot;http://twitter.com/moodforcannes&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://twitter.com/moodforcannes&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (@moodforcannes ). Mes twitts sont également en&amp;nbsp;direct sur ce blog (colonne de gauche).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;J’essaierai aussi de prendre&amp;nbsp;quelques photos d’ambiance sur twitter notamment via instangram (@moodforcinema ).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3580000&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/01/00/2555530877.jpg&quot; alt=&quot;facebook613.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;FACEBOOK:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; Vous pourrez aussi retrouver des informations sur les pages Facebook d’inthemoodforcannes.com et inthemoodforcinema.com&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://facebook.com/inthemoodforcinema%20/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://facebook.com/inthemoodforcinema /&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://facbeook.com/inthemoodforcannes&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://facebook.com/inthemoodforcannes&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le rythme du festival ne me permettra pas de parler ici de tous les films que je verrai et aussi longuement que le reste de l’année mais, bien entendu, je vous ferai au retour un compte-rendu complet et détaillé.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comme chaque année, j’aurai également divers&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;PARTENARIATS&lt;/span&gt;&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-Avec Orange, vous pourrez ainsi retrouver certains de mes articles sur&lt;a href=&quot;http://live.orange.com/&quot;&gt;&lt;strong&gt; le blog live Orange&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; (et d’ores et déjà &lt;a href=&quot;http://live.orange.com/sandra-meziere-in-the-mood-for-cannes-presentation-pronostics-festival-cannes-2012/&quot;&gt;mon article de présentation, ici&amp;nbsp;&lt;/a&gt;) . Vous y retrouverez aussi des vidéos de temps à autre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-&lt;strong&gt;Avec &lt;a href=&quot;http://www.touscoprod.com/&quot;&gt;Touscoprod.com&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;: des vidéos sur lesquelles je partagerai mes coups de cœur et peut-être aussi des interviews.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-Cette année, j’aurai également le privilège de figurer dans le palmomètre quotidien du &lt;strong&gt;journal Metro&lt;/strong&gt;, bible des festivaliers.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-Enfin, certains&amp;nbsp;&lt;strong&gt;MEDIAS locaux et nationaux&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;(journaux et télévisions) m’ont contactée pour des reportages. Je vous en informerai au fur et à mesure.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;EMAIL/CONTACT: &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;Pour me joindre pendant le festival : &lt;a href=&quot;mailto:inthemoodforcinema@gmail.com&quot;&gt;inthemoodforcinema@gmail.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quoiqu’il en soit, la passion, la liberté et l’enthousiasme restent les maîtres mots…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et pour ceux qui découvriraient ce blog à cette occasion, je vous renvoie vers &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/archive/2012/05/14/editorial-en-attendant-l-ouverture-du-65eme-festival-de-cann.html&quot;&gt;l’édito dans l’article ci-dessus&lt;/a&gt; pour en savoir plus sur l’auteur de ces lignes, mais aussi sur mes attentes et «&amp;nbsp;pronostics&amp;nbsp;» pour cette 65&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; édition.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;SITE OFFICIEL :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; Pour d’autres informations, je vous recommande l’excellent site officiel du festival&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.festival-cannes.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://www.festival-cannes.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; . Vous trouverez également de nombreux liens utiles sur &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://www.inthemoodforcannes.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bon festival à tous et pour ceux qui n’auront pas la chance de le vivre en direct, j’essaierai de vous le relater le mieux possible pour vous donner l’impression d’être réellement «&amp;nbsp;in the mood for Cannes&amp;nbsp;&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Retrouvez toute l'année les 5 blogs inthemood: &lt;a href=&quot;http://inthemoodlemag.com&quot;&gt;http://inthemoodlemag.com&lt;/a&gt; , &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com&quot;&gt;http://www.inthemoodforcinema.com&lt;/a&gt; , &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com&quot;&gt;http://www.inthemoodforcannes.com&lt;/a&gt; , &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com&quot;&gt;http://www.inthemoodfordeauville.com&lt;/a&gt; , &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforluxe.com&quot;&gt;http://www.inthemoodforluxe.com&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Pour en savoir plus, retrouvez aussi les rubriques &lt;a href=&quot;http://inthemoodlemag.com/about/&quot;&gt;&quot;A propos&lt;/a&gt;&quot; et &quot;&lt;a href=&quot;http://inthemoodlemag.com/presse/&quot;&gt;Dans les médias&lt;/a&gt;&quot; d' In the mood -Le Magazine.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Découvrez aussi mon recueil de nouvelles sur&amp;nbsp;le cinéma&amp;nbsp;pour lequel je recherche un éditeur (4 sur 13 nouvelles sont en ligne): &lt;a href=&quot;http://mymajorcompanybooks.com/meziere&quot;&gt;http://mymajorcompanybooks.com/meziere&lt;/a&gt; . A bons entendeurs!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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      <author>
        <name>Sandra Mézière (Webmaster)</name>
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      <title>Editorial - En attendant l'ouverture du 65ème Festival de Cannes: mes attentes pour ce Festival de Cannes 2012</title>
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      <updated>2012-05-14T11:10:08+02:00</updated>
      <published>2012-05-14T11:10:08+02:00</published>
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                              <summary>       Comme je vous le disais dans l’article précèdent, cette année, mes...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://www.inthemoodforcannes.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/1187888397.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3462749&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/3185356890.png&quot; alt=&quot;affichecannes2012.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Comme je vous le disais dans l’article précèdent, cette année, mes blogs seront à nouveau partenaires&amp;nbsp;(notamment, cf le prochain article pour la liste des partenariats)&amp;nbsp;du &lt;a href=&quot;http://live.orange.com/sandra-meziere-in-the-mood-for-cannes-presentation-pronostics-festival-cannes-2012/&quot;&gt;blog Live Orange&lt;/a&gt; pour lequel on m’a demandé de me présenter (&lt;a href=&quot;http://live.orange.com/sandra-meziere-in-the-mood-for-cannes-presentation-pronostics-festival-cannes-2012/&quot;&gt;ici),&lt;/a&gt; ainsi que mes attentes et «&amp;nbsp;pronostics&amp;nbsp;» pour cette 65&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; édition du Festival de Cannes. Voici à nouveau l’article en question dans une version plus longue et ceux qui découvrent &amp;nbsp;les blogs inthemood à cette occasion en sauront ainsi plus sur celle qui rédige ces lignes (désolée pour les autres pour qui le début sera sans doute un peu rébarbatif voire présomptueux). Et en attendant l’ouverture à laquelle j’espère pouvoir assister (rien de certain pour le moment),&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/archive/2012/05/12/critique-minuit-a-paris-de-woody-allen-le-16-mai-a-20h55-sur.html&quot;&gt; retrouvez mon compte-rendu de l’ouverture du Festival de Cannes 2011 en cliquant ici.&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sans aucun doute, en 2001, lors de mon premier Festival de Cannes auquel j’avais assisté grâce au concours du prix de la jeunesse, n’imaginais-je pas y retourner, quoiqu’il arrive, chaque année, et y être encore en 2012. Après 5 blogs (dont le premier créé il y a 9 ans et dont un consacré à ce festival), 13 participations à des jurys de festivals de cinéma (dont 10 sur concours d’écriture), 10 années de passionnantes&amp;nbsp; études (droit, sciences politiques, médiation culturelle, cinéma)&amp;nbsp;; ma passion viscérale du cinéma et de l’écriture, cette envie irrépressible de les partager (notamment dans un recueil de 13 nouvelles sur le cinéma pour lequel je recherche un éditeur -à bons entendeurs&amp;nbsp;!- mais aussi par l’écriture de scénarii) sont plus que jamais vivaces. 11 ans plus tard, après tant de pérégrinations, j’y vais avec le même enthousiasme, la même curiosité insatiable que cette première fois où je découvrais, fascinée, le vertigineux et mythique Grand Théâtre Lumière, ses rituels dérisoires et sublimes. C’est en effet ce festival, la plus grande des&amp;nbsp; «&amp;nbsp;fenêtres ouvertes sur le monde&amp;nbsp;», tourbillon enivrant d’images, qui a exacerbé ma passion pour le cinéma.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Bien sûr, je connais les pièges et revers de ce théâtre des vanités,&amp;nbsp; cette comédie humaine fascinante et terrifiante, la versatilité des personnalités et avis pour un sursaut de vanité. Je sais que tant d’illusions s’y fracassent, que Cannes peut encenser, broyer, magnifier, dévaster et en a perdu certains et tant à force de les éblouir, les fasciner, les aliéner, que le cinéma est parfois éclipsé derrière tous ceux qui font le leur mais Cannes reste la plus grande déclaration d’amour au cinéma et aux cinéastes qui y émergent, se révèlent au monde, nous révèlent un monde. Le leur. Le nôtre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comme chaque année, la compétition reflète ainsi la diversité du cinéma mondial (contrairement à ce que certains prétendent, chaque année), mais aussi les colères, les blessures, les ombres et les lumières du monde, parfois sa poésie. Certainement cela sera-t-il le cas de «&amp;nbsp;Like someone in love&amp;nbsp;» de Kiarostami, le film de cette compétition que j’attends le plus. Pour sa 5ème sélection en compétition, le cinéaste iranien qui avait obtenu la palme d'or en 1997 pour &quot;Le goût de la cerise&quot;, nous emmène au Japon. Je lui dois ainsi un de mes plus grands chocs cinématographiques cannois avec «&amp;nbsp;Copie conforme&amp;nbsp;», film de questionnements plus que de réponses si ludique, unique, jubilatoire dans lequel le jeu si riche et habité de Juliette Binoche, lumineuse et sensuelle, se prête à plusieurs interprétations, à l'image de l'art évoqué dans le film dont l'interprétation dépend du regard de chacun, comme une illustration pratique de la théorie énoncée. Brillante réflexion sur l'art et l'amour.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Amour&amp;nbsp;», tel est justement le titre simple et sibyllin du film de Michael Haneke, de retour en compétition trois ans après sa palme d’or pour l'œuvre austère à la cruauté tranchante, dérangeante, à la mise en scène fascinante qu’est « Le Ruban blanc ». Il devrait à nouveau nous dérouter avec ce film que je suis particulièrement curieuse de découvrir, également pour le retour de Jean-Louis Trintignant.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’attends également beaucoup du dernier film, aussi en compétition, d’un réalisateur dont le cinéma semble paradoxalement de plus en plus juvénile et inventif&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Vous n’avez encore rien vu&amp;nbsp;» d’Alain Resnais, une adaptation très libre d’&quot;Euridyce&quot; de Jean Anouilh qui s'apparente vraisemblablement à un hommage&amp;nbsp; au cinéma et au théâtre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est avec la même avidité que je dégusterai un autre des trois films français en compétition&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;De rouille et d’os&amp;nbsp;» de Jacques Audiard, trois ans après le Grand prix pour&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Un Prophète&amp;nbsp;», une histoire entremêlant amour et brutalité de l’existence dont la mise en scène, le sujet et l’interprétation semblent particulièrement prometteurs.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Parmi mes attentes encore&amp;nbsp;: le film de Catherine Corsini à Un Certain Regard que Thierry Frémaux a défini comme un &quot; film policier qu'on pourrait dire inspiré par Claude Sautet »,&amp;nbsp; lequel est un de mes cinéastes de prédilection&amp;nbsp;: argument imparable.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’attends également beaucoup de «&amp;nbsp;Reality&amp;nbsp;» de Matteo Garrone&amp;nbsp;; de «&amp;nbsp;The Hunt&amp;nbsp;» de Vinterberg dans lequel le mensonge se métamorphose en vérité dans l'esprit de ceux qui le reçoivent, un film&amp;nbsp; sur la rumeur qui, à Cannes, si souvent atteint son paroxysme.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il faudrait encore citer «&amp;nbsp;Killing them soflty&amp;nbsp;» qui signe le retour d’Andrew Dominik après le western crépusculaire et magistral&amp;nbsp;«&amp;nbsp;L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; «&amp;nbsp;Cosmopolis&amp;nbsp;»&amp;nbsp; qui(ré)concilie vraisemblablement glamour et film d’auteur&amp;nbsp;; «&amp;nbsp;Laurence anyways&amp;nbsp;» de Xavier Dolan après sa grisante fantasmagorie «&amp;nbsp;Les amours imaginaires&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; «&amp;nbsp;Confession d’un enfant du siècle&amp;nbsp;» étant&amp;nbsp; curieuse de voir comment l’œuvre de Musset a pu être adaptée, de même que celle de Kerouac («&amp;nbsp;Sur la route&amp;nbsp;») par Walter Salles.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’aimerais revoir «&amp;nbsp;Lawrence d’Arabie&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Cléo de «&amp;nbsp;5 à 7&amp;nbsp;», &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/archive/2012/05/05/critique-de-tess-de-roman-polanski-cannes-classics-festival.html&quot;&gt;«&amp;nbsp;Tess&amp;nbsp;»,&lt;/a&gt; chefs d’œuvre dont les projections des copies restaurées dans le cadre de Cannes Classics promettent de grands moments d’émotion.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je retournerai voir &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/archive/2012/04/23/critique-une-journee-particuliere-histoires-de-festival-n-4.html&quot;&gt;«&amp;nbsp;Une journée particulière&amp;nbsp;» de Gilles Jacob&lt;/a&gt; que j’ai découvert récemment, documentaire sur les 60 ans du festival qui sera projeté pour le 65ème anniversaire en présence de 18 des cinéastes de «&amp;nbsp;Chacun son cinéma&amp;nbsp;». Un film qui s’attarde sur « la géographie d’un visage », des visages, ceux des artistes. Bel écho avec les extraits des films qui le jalonnent et qui eux-mêmes se concentrent surtout sur les visages et les rites cinématographiques comme une mise en abyme de la mise en abyme. Au détour d’un plan, on devine la malice juvénile de Gilles Jacob&amp;nbsp;; le regard est toujours tendre, bienveillant. Son documentaire met en lumière ce qui caractérise un grand cinéaste, un auteur : le caractère immédiatement identifiable de son regard sur le monde et de son univers.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Etablir des pronostics revient à s’interroger sur les caractéristiques&amp;nbsp; d’une palme d’or. Un film qui justement témoigne d’un regard sur le monde&amp;nbsp;? Un film avec une portée sociale, politique, philosophique ? Un film intemporel ? Un film qui porte l’art cinématographique et ses composantes à leur firmament ? Un film qui nous transporte, nous éblouit, nous émeut ? Un film qui nous questionne ? Un film qui nous apporte des réponses&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nanni Moretti, cinéaste «&amp;nbsp;engagé&amp;nbsp;», pourrait primer&amp;nbsp; un film en résonance avec l’actualité comme celui de Yousri&amp;nbsp;Nasrallah. Ou celui de Kiarostami à qui il a consacré un court-métrage et qui lui doit en partie la palme d’or en 1997 (il faisait alors partie du jury.) Marion Cotillard ou Matthias Schoenaerts pourraient recevoir un prix d’interprétation, manière détournée de récompenser Jacques Audiard qui aura tant de concurrents pour la mise en scène. Je ne peux m’empêcher de souhaiter un prix du scénario pour Resnais, l’écriture de ses films étant toujours remarquable mais, à vrai dire, je préfère ne rien présager, laisser place au vertige de la surprise et la découverte cinématographiques.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je ne prends guère de risques, en revanche, en pronostiquant 11 jours de chocs et d’éblouissements cinématographiques, &amp;nbsp;d’exquise et troublante confusion entre fiction et réalité enlacées en un tango langoureux annihilant frontières et repères, où la vie sera alors exaltante, palpitante, grisante. Comme au cinéma…&lt;/p&gt;
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      <author>
        <name>Sandra Mézière (Webmaster)</name>
        <uri>http://www.inthemoodforcannes.com/about.html</uri>
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      <title>La composition du jury d'Un Certain Regard 2012</title>
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      <updated>2012-05-14T18:49:39+02:00</updated>
      <published>2012-05-14T00:47:00+02:00</published>
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      <content type="html" xml:base="http://www.inthemoodforcannes.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voici une des dernières annonces concernant la programmation et les jurys&amp;nbsp;de ce Festival de Cannes 2012, la composition complète du jury Un Certain Regard. Je vous laisse découvrir le communiqué de presse du festival, ci-dessous:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aux côtés de la Compétition, la Sélection Officielle Un Certain Regard accueille également un Jury qui décerne ses prix lors d’une cérémonie sur scène, salle Debussy, le samedi 26 mai. Le Jury, présidé par l’acteur et réalisateur britannique Tim Roth est composé de cinq personnalités du cinéma qui composeront leur palmarès parmi les vingt films sélectionnés au Certain Regard.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tim Roth (acteur et réalisateur), Président du Jury.&lt;br /&gt;Leïla Bekhti (actrice), Tonie Marshall (réalisatrice et productrice), Luciano Monteagudo (Critique cinéma à Pàgina/12 à Buenos Aires) et Sylvie Pras (Responsable des Cinémas au Centre Pompidou à Paris, Directrice artistique du Festival de La Rochelle).&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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      <author>
        <name>Sandra Mézière (Webmaster)</name>
        <uri>http://www.inthemoodforcannes.com/about.html</uri>
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      <title>Concours - Gagnez un exemplaire du Studio Ciné Live spécial Festival de Cannes 2012</title>
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      <updated>2012-05-14T19:05:22+02:00</updated>
      <published>2012-05-12T18:49:00+02:00</published>
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                              <summary>    Un dernier petit concours avant de vous retrouver (ou en tout cas de me...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3582145&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/00/02/3398386933.jpg&quot; alt=&quot;studio999.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un dernier petit concours avant de vous retrouver (ou en tout cas de me retrouver) sur la Croisette pour vous faire gagner un exemplaire du Studio Ciné Live spécial Cannes. C'est toujours une mine d'informations précieuse (que j'achète d'ailleurs chaque année!)&amp;nbsp;et chaque film de la sélection est toujours soigneusement détaillé. Je vous le recommande donc. Vous pourrez y retrouver un article sur le film tant attendu de Jacques Audiard &quot;De rouille et d'os&quot;&amp;nbsp;avec notamment tous les secrets de la prestation de Marion Cotillard qui s’annonce bouleversante&amp;nbsp; mais aussi une rencontre avec &amp;nbsp;Jacques Audiard.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je vous recommande aussi la rencontre entre Gilles Jacob et les lecteurs du magazine. Je vous avais dit tout le bien que je pensais de sa «&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2012/04/23/avant-premiere-une-journee-particuliere-histoires-de-festiva.html&quot;&gt;&amp;nbsp;Journée particulière&amp;nbsp;», ici.&lt;/a&gt; Découvrez le reste du sommaire ci-dessous&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;_ David Cronenberg s’attaque au grand capital&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le réalisateur canadien adapte le prophétique et sombre Don DeLillo et engage la star de Twilight, Robert Pattinson, pour le troublant Cosmopolis en compétition cette année. Explications.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;_ Harvey Weinstein, le dernier Nabab&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Producteur de deux films en compétition – Lawless et Killing Them Softly, Harvey Weinstein sera l’invité d’honneur du Champs-Elysées Film Festival en juin.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Entretien avec ce fou de cinéma.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;_ Le business de Cannes&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le Festival de Cannes projette souvent l’image d’une débauche de luxe et d’argent au milieu du cinéma. En pleine crise, est-il aussi déraisonnable qu’il le paraît ? Combien coûte-t-il vraiment ? Enquête.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;_ EN TOURNAGE : Gatsby le magnifique&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sous l’égide de Baz Luhrmann, DiCaprio incarne le millionnaire de Fitzgerald. L’alcool, les femmes et le jazz pimentent le tout. Immersion dans les années&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;folles, sur un tournage vintage.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;_ Prometheus: in Scott we trust&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Retour sur le parcours chaotique d’un scénario à 250 millions de dollars et interviews de Ridley Scott et Michael Fassbender.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et tous ceux qui font l’actu : Alain Resnais, Leos Carax, Wes Anderson, Ryan Gosling, Jonah Hill, …&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;CONCOURS&lt;/strong&gt;: Comme le temps me manque, je vais faire simple (pour une fois). Le premier à me dire par email à &lt;a href=&quot;mailto:inthemoodforcinema@gmail.com&quot;&gt;inthemoodforcinema@gmail.com&lt;/a&gt; avec pour intitulé de l'email &quot;Concours Studio Cannes&quot;, (sans oublier vos coordonnées) de quel film est extraire cette image, remportera cet exemplaire:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3582159&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/02/01/1646157175.jpg&quot; alt=&quot;ccci.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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      <author>
        <name>Sandra Mézière (Webmaster)</name>
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      <title>Critique - &quot;Minuit à Paris&quot; de Woody Allen, le 16 Mai, à 20H55 sur Canal plus</title>
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      <updated>2012-05-12T11:32:49+02:00</updated>
      <published>2012-05-12T11:20:00+02:00</published>
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                              <summary>    Canal plus a eu la bonne idée de diffuser &quot;Minuit à Paris&quot;l'enchanteur...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3578662&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/00/02/2552094893.jpg&quot; alt=&quot;woody.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Canal plus a eu la bonne idée de diffuser &quot;Minuit à Paris&quot;l'enchanteur film de Woody Allen qui avait fait l'ouverture du dernier Festival de Cannes 2011, le jour de l'ouverture du Festival de Cannes 2012. Pour l'occasion, je vous propose donc ma critique du film ainsi que mon article publié suite à l'ouverture du Festival de Cannes 2011. Flashback...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'article ci-dessous a été publié suite à l'ouverture du Festival de Cannes 2011:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/00/806855014.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3027294&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/00/1521990959.jpg&quot; alt=&quot;ouv9.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Hier après-midi, à peine descendue du train de 14H51 dans lequel tout le monde ne parlait déjà que cinéma, après un véritable marathon : marathon pour aller chercher mon accréditation, sans prendre le temps de regarder la façade rajeunie du palais des festival, marathon pour répondre à quelques questions de France 3 pour un documentaire sur les coulisses du festival (je vous en reparlerai), marathon pour aller chercher mon invitation pour l’ouverture, et marathon pour monter les marches aussi rapidement que me le permettaient ma robe longue et mes talons d’un nombre de centimètres indécent en essayant d’oublier que, bien évidemment, à ce moment-là, je me retrouvais seule sur le tapis rouge soudain interminable, en essayant de donner l’air de ne pas voir les dizaines de caméras et de photographes braqués sur ledit tapis rouge, et potentiellement sur moi, et que si certes le ridicule d’une chute éventuelle ne tue pas, il peut tout de même blesser l’amour propre, oui après tout cela en un espace temps de 1H30, et en ayant à peine eu le temps de réaliser et de me cogner au soleil, à la foule, à l’irréalité cannoise, j’étais à nouveau dans ce Grand Théâtre Lumière, lieu de tant de souvenirs de vie et de cinéma.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je me retrouvais là, surprise mais ravie d’être émue à nouveau en entendant « Le Carnaval des animaux » de Saint-Saëns qui accompagne la montée des marches de l’équipe du film. Je me retrouvais là à frissonner en entendant le générique de l’ouverture que tant d’années j’ai regardé devant mon petit écran, avant tant d’années ensuite de l’entendre en direct dans la salle vertigineuse du Grand Théâtre Lumière. D’ailleurs, je n’ai pas arrêté de frissonner pendant cette cérémonie d’ouverture…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’ai frissonné de joie à l’idée d’être à nouveau là où bat le cœur du cinéma mondial, avec tant de vitalité et de passion, et d’excès. J’ai frissonné de bonheur cinématographique en découvrant ce bijou de cinéma qui a précédé la cérémonie : une version couleur peinte à la main du « Voyage dans la lune » de Méliès de 1902 sur une musique de Air, une version restaurée dont Serge Bromberg a été l’artisan (qui déjà avait restauré ce chef d’œuvre inachevé de Clouzot : &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2009/10/25/l-enfer-d-henri-georges-clouzot-critique-du-film.html&quot;&gt;« L’Enfer »).&lt;/a&gt; Moment magique concentrant toute la beauté, la richesse, la modernité, la puissance du cinéma.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Puis, j’ai frissonné de peur pour Mélanie Laurent, seule face à cette foule impitoyable parmi laquelle un grand nombre attendait sans doute le faux pas qu’elle a magistralement évité, radieuse, arrivant à paraître spontanée, faisant même esquisser quelques pas de danse à Uma Thurman.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/3535337954.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3027296&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/268936590.jpg&quot; alt=&quot;ouv3.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’ai frissonné d’émotion en revoyant les images des films de Robert De Niro longuement ovationné par la salle, debout, (« Quand on cherche le mot acteur dans le dictionnaire, il y a écrit Robert de Niro » a dit Mélanie Laurent), Robert de Niro accompagné pour ce jury 2011 de : la productrice chinoise Nansun Shi, l'écrivaine norvégienne Linn Ullmann, l'Américaine Uma Thurman, le Britannique Jude Law, le Français Olivier Assayas, le Tchadien Mahamat Saleh Haroun, la productrice argentine Martina Gusman du Hongkongais Johnnie To.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/2750371232.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3027299&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/3639028478.jpg&quot; alt=&quot;ouv6.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/973943713.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3027302&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/2672250926.jpg&quot; alt=&quot;ouv5.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’ai à nouveau frissonné d’émotion en entendant le chanteur Jamie Cullum rendre un hommage musical à Robert de Niro, avec une version remixée de «New York, New York», mélange de &lt;em&gt;New-York New-York&lt;/em&gt; de Frank Sinatra et de &lt;em&gt;NewYork&lt;/em&gt; d'Alicia Keys, fortement taraudée par l’envie d’esquisser quelques pas de danse, moi aussi (mais je n’avais ni Robert, ni Uma, à portée de main, moi).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/00/2329165859.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3027304&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/00/1791489774.jpg&quot; alt=&quot;ouv1.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’ai frissonné d’impatience et de jubilation en voyant les extraits des films de la sélection officielle. De mémoire de festivalière cannoise, rarement elle aura été si diversifiée, prometteuse, alléchante. Emotion encore quand Gilles Jacob, l’homme pour qui le Festival et la vie « passent comme un rêve », avec son humour décalé et pince sans-rire, a rendu hommage au cinéaste italien Bernardo Bertolucci qui a reçu une palme d’honneur (nouveauté de cette édition 2011), avant d’ouvrir le festival en dédiant notamment sa palme à « tous les Italiens qui ont encore la force de lutter, critiquer, s'indigner. »&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/01/4219726945.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3027306&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/01/2720496030.jpg&quot; alt=&quot;ouv4.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’ai enfin frissonné d’émerveillement devant ce nouveau et 42ème Woody Allen qui décidément, ne cessera jamais de m’enchanter.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/02/01/479506918.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2956123&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/02/01/3379816413.jpg&quot; alt=&quot;paris7.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Après que cette cérémonie d’ouverture ait célébré New York, ville natale du président du jury de cette 64&lt;sup&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;ème&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt; édition, c’était donc au tour du cinéaste qui a lui aussi si souvent sublimée « Big apple » de nous présenter son dernier film. D’ailleurs, en voyant les premières images de « Minuit à Paris » on songe à celles de « Manhattan », Woody Allen sublimant ainsi l’une et l’autre sans retenue. Cela commence comme un défilé de cartes postales en formes de clichés sur Paris, en réalité un trompe l’œil.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est alors aisé de comprendre pourquoi Woody Allen voulait que rien ne soit dévoilé sur son film dont le synopsis officiel ne laissait rien soupçonner : un jeune couple d’Américains (incarné par Owen Wilson et Rachel McAdams) dont le mariage est prévu à l’automne se rend pour quelques jours à Paris. La magie de la capitale ne tarde pas à opérer, tout particulièrement sur le jeune homme amoureux de la Ville-lumière et qui aspire à une autre vie que la sienne.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Après quelques minutes (certes très drôles, grâce à des dialogues caustiques dans lesquels on retrouve le style inimitable de Woody Allen), l’espace d’une seconde j’ai senti poindre la déception. J’ai cru un instant que Woody Allen nous faisant une autre version de « Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu » avec ce couple mal assorti dont l’homme est un scénariste hollywoodien qui se rêve romancier sans y parvenir.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une seconde seulement. C’était oublier que Woody Allen est un génie, et un génie très malin, ce qu’il prouve ici une nouvelle fois magistralement. C’était oublier qu’à Minuit à Paris, tout est possible. Il nous embarque là où on ne l’attendait pas à l’image de son personnage principal qui se retrouve plongé dans les années 20, son âge d’or. A partir de là, chaque seconde est un régal. Empruntant au cinéaste les traits et mimiques du personnage lunaire que ce dernier incarne habituellement, Owen Wilson, chaque soir à minuit, se retrouve plongé dans les années 20 et confronté à Hemingway, Gertrud Stein (Kathy Bates), Fitzgerald, ( Francis Scott et Zelda), Pablo Picasso… Chaque rencontre est surprenante (et a d’ailleurs déridé les spectateurs du Grand Théâtre Lumière qui, en revanche, on mollement applaudi à la fin du film) et absolument irrésistible. Woody Allen s’amuse de leurs images, mais leur rend hommage, à eux aussi, peintres et écrivains. La vie, la passion qui les animent contrastent avec sa future fiancée matérialiste. Lui qui vit une expérience surréaliste les rencontre justement les Surréalistes (ce qui donne lieu à un dialogue absurde là aussi réjouissant, ces derniers trouvant son expérience surréaliste forcément parfaitement logique ).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Woody Allen, plus inventif et juvénile que jamais, joue et se joue des fantasmes d’une ville qu’il revendique ici d’idéaliser, ce Paris qui, à l’image du titre du roman d’Hemingway « est une fête », ce Paris où un écrivain ne peut écrire qu’au Café de Flore, ce Paris où passé et présent, rêve et réalité, littérature et peinture vous étourdissent.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je ne veux pas trop vous en dire pour vous réserver l’effet de surprise. Un mot quand même sur la prestation de Carla Bruni-Sarkozy qui joue juste mais dont le rôle, se réduisant à quelques plans, ne méritait pas tout ce battage médiatique. Marion Cotillard, quant à elle, est lumineuse et mystérieuse, comme ce Paris qu’elle incarne pour le cinéaste.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une déclaration d’amour à Paris, au pouvoir de l’illusion, de l’imagination, à la magie de Paris et du cinéma qui permet de croire à tout, même qu’il est possible au passé et au présent de se rencontrer et s’étreindre, le cinéma évasion salutaire « dans une époque bruyante et compliquée ».&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour obtenir la formule magique, prenez une pincée de « Manhattan », une autre de « La rose pourpre du Caire », un zeste de Cendrillon, beaucoup de l’humour caustique de Woody Allen, vous obtiendrez ce petit joyau d’intelligence au scénario certes moins abouti que dans d’autres films du cinéaste, mais que la vitalité de l’écriture, sa malice et son regard enamouré (sur Paris avant tout ), et la beauté des images nous font oublier et pardonner. Woody Allen réenchante Paris, ville Lumière et ville magique où tout est possible surtout donner corps à ses rêves (dont Marion Cotillard est l’incarnation). Un film ludique, jubilatoire, au charme ensorcelant, d’une nostalgie joyeuse. Au passage, Woody Allen s’adresse à ceux pour qui c’était mieux avant et montre qu’on peut s’enrichir du passé pour glorifier la beauté du présent. Cette fois, fataliste, malicieux, plutôt que de s’interroger sur sa propre mort, il a préféré donner vie à ceux qui le sont, semblant nous dire : hé bien, rions et amusons-nous après tout.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Laissons le mot de la fin à Mélanie Laurent qui est aussi celui du début de ce festival après cette cérémonie d’ouverture qui moi aussi m'a transportée dans une autre époque et un ailleurs idéalisés, une cérémonie sous le signe de la cinéphilie, de la politique, de la magie, de la musique, de l’Histoire, et (fait plus rare) de la bonne humeur ...à l’image de ce que sera sans doute cette 64&lt;sup&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;ème&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt; édition. Oui, encore et toujours malgré les travers cannois que j’ai décidé de ne plus voir, oui, « Cannes c’est magique. » Et cette année plus que jamais. Suite au prochain épisode !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/archive/2011/05/03/dossier-special-woody-allen-a-l-occasion-de-la-projection-de.html&quot;&gt;Cliquez ici pour retrouver mon dossier spécial consacré à Woody Allen.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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      <author>
        <name>Sandra Mézière (Webmaster)</name>
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      <title>&quot;La Chambre Noire de Belvedere&quot;au Festival de  Cannes 2012</title>
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      <updated>2012-05-12T10:35:09+02:00</updated>
      <published>2012-05-12T10:35:09+02:00</published>
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                              <summary>    &amp;nbsp;  En 12 ans de festivals, j'ai eu l'occasion de découvrir la...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3578596&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/00/02/3027896623.jpg&quot; alt=&quot;belvedere4.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En 12 ans de festivals, j'ai eu l'occasion de découvrir la plupart des lieux festifs (souvent éphémères)&amp;nbsp;de Cannes...même si j'avoue le plus souvent préférer une soirée tranquille à parler cinéma sur une plage. J'ai en tout cas horreur des lieux dont le principe consiste à se regarder en chiens de faïence et être habillé le plus court vêtu possible (je pense à un lieu en particulier, je vous laisse trouver).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est un lieu que j'apprécie également tout particulièrement (et qui n'a rien à voir avec le lieu précité)&amp;nbsp;c'est la très chic&amp;nbsp;terrasse du J.W Marriott depuis laquelle la vue sur la Croisette est idyllique et l'endroit devrait être d'autant plus agréable cette année avec la chambre noire dédiée à l'art cinématographique et musical, une belle idée qui concilie aspect festif et artistique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;C'est Aline Afanoukoué, l'animatrice phare de radio nova pendant 10 ans, qui se chargera ainsi de la direction artistique. Tous les soirs, de 18h à 21h, vous pourrez ainsi profiter de sa sélection groovy et pointue dans un cadre enchanteur. Je vous laisse découvrir le programme gustatif et musical, ci-dessous.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3578599&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/01/02/2300190879.jpg&quot; alt=&quot;belvedere5.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&quot;Check out party&quot;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Au programme: une nuit blanche de clôture&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3578602&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/01/00/4091180031.jpg&quot; alt=&quot;belvedere7.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Alors, je vous y retrouve?&lt;/p&gt;
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        <name>Sandra Mézière (Webmaster)</name>
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      <title>Programme du Château du Cercle pour le 65ème Festival de Cannes</title>
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      <updated>2012-05-12T10:13:57+02:00</updated>
      <published>2012-05-12T10:13:57+02:00</published>
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                              <summary>          Je poursuis mes présentations des lieux festifs...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3578564&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/02/02/1713447511.jpg&quot; alt=&quot;cercle11.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3578566&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/02/02/562124935.jpg&quot; alt=&quot;cercle12.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3578568&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/media/02/02/2931928359.jpg&quot; alt=&quot;cercle14.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je poursuis mes présentations des lieux festifs incontournables du 65ème Festival de Cannes avec le lieu où aura lieu la soirée du film d'ouverture &quot;Moonrise kingdom&quot;, le château du cercle. A l'occasion du 65ème Festival International du Film de Cannes Le Cercle revient sous les projecteurs de la croisette. Le club ouvrira les portes de son château cannois, lieu dédié au 7èmeArt,&amp;nbsp; jour et nuit :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les soirées privées de films en compétition officielle&lt;br /&gt;- tous les soirs du 16 au 27 mai -&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le restaurant éphémère du chef étoilé japonais, Keisuke Matsushima&lt;br /&gt;- de midi à minuit - ouvert au public - réservation conseillée&amp;nbsp; au &lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Helvetica;&quot;&gt;++33 1 42 36 98 57 le service sera en continu de midi à minuit.&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;(50% des recettes reviendront à l'association cinématographique etcaritative d'après Fukushima&lt;br /&gt;fondée par le chef Keisuke Matsushima, Light Up Nippon, une très bonne raison d'y aller!)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'espace bar et cocktail &lt;br /&gt;- de midi à 5h du matin - ouvert aux membres -&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le Château du Suquet &lt;br /&gt;35 rue Louis Périssol &lt;br /&gt;06400 Cannes&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <name>Sandra Mézière (Webmaster)</name>
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      <title>Partenariats Festival de Cannes 2012 (1): retrouvez-moi sur le blog live Orange</title>
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      <updated>2012-05-11T18:59:10+02:00</updated>
      <published>2012-05-11T18:59:10+02:00</published>
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                              <summary>    Comme chaque année, pour mon 12ème Festival de Cannes, j'aurai divers...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3577995&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/1851717483.jpg&quot; alt=&quot;orangemoi.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comme chaque année, pour mon 12ème Festival de Cannes, j'aurai divers partenariats pour vous faire suivre au plus près ce 65ème Festival de Cannes et écrire et parler à son sujet sur divers supports.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je vous présente le premier d'entre eux: Orange. J'écrirai ainsi, avec 4 autres blogueurs, pour &lt;a href=&quot;http://live.orange.com/&quot;&gt;le blog live Orange&lt;/a&gt; (vous m'y trouverez actuellement à la une) qui reprendra mes articles également publiés ici et sur &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/&quot;&gt;http://www.inthemoodforcannes.com&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans le premier article, on m'a demandé de me présenter, ainsi que de livrer mes attentes et mes pronostics.&lt;a href=&quot;http://live.orange.com/sandra-meziere-in-the-mood-for-cannes-presentation-pronostics-festival-cannes-2012/&quot;&gt; Retrouvez mon article de présentation sur le blog live Orange en cliquant ici et n'hésitez pas à le commenter&lt;/a&gt; et à livrer vos propres attentes et pronostics.&lt;/p&gt;
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        <name>Sandra Mézière (Webmaster)</name>
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      <title>Bande annonce de Talents Cannes Adami 2012</title>
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      <updated>2012-05-11T11:36:45+02:00</updated>
      <published>2012-05-11T11:36:45+02:00</published>
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                              <summary> Chaque année, la projection des courts-métrages de Talents Cannes Adami 2012...</summary>
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          &lt;p&gt;Chaque année, la projection des courts-métrages de Talents Cannes Adami 2012 est un évènement que j'esssaie de ne pas manquer. Ce sera cette année la 19ème édition avec 24 comédiens, 6 courts-métrages et&amp;nbsp;6 réalisateurs.&amp;nbsp;Voilà qui devrait aussi vous donner envie d'y assister:&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page Facebook de l'évènement: &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/pages/Talents-Cannes-Adami/100309676681213&quot;&gt;https://www.facebook.com/pages/Talents-Cannes-Adami/100309676681213&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <name>Sandra Mézière (Webmaster)</name>
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      <title>Projection de &quot;Tess&quot; de Roman Polanski le lundi 21 Mai à 19H30 - Cannes Classics - Festival de Cannes 2012</title>
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      <updated>2012-05-11T11:21:04+02:00</updated>
      <published>2012-05-11T11:21:04+02:00</published>
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                              <summary>    Le chef-d'œuvre de Roman Polanski sera présenté à Cannes Classics, dans...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3569127&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/1551259863.jpg&quot; alt=&quot;tessaffiche.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le chef-d'œuvre de Roman Polanski sera présenté à Cannes Classics, dans une version entièrement restaurée,&amp;nbsp; le lundi 21 mai 2012 à 19h30. Le cinéaste et sa comédienne, Nastassja Kinski, assisteront à la projection et monteront les marches du Palais des Festivals à 19h.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcannes.com/archive/2012/05/05/critique-de-tess-de-roman-polanski-cannes-classics-festival.html&quot;&gt;Retrouvez dès à présent ma critique de &quot;Tess&quot; en cliquant ici.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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